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La haine et le rejet

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Dédié à Paul Piccarreta, (je ne ferai jamais au grand jamais le genre d'auto-confession publique qu'il a faite hier car affolé à l'idée d'avoir pu écrire dans une revue d'extrème-droite, le « pôvre »)

 

politique, extrème-droite, société, FN, amaury watremezJ'ai eu l'honneur insigne bien que sans doute un peu contestable d'avoir un échange sur les réseaux dits sociaux avec une grande conscience morale sur la difficulté de définir ce que l'on entend par extrème-droite, vocable recouvrant une multitude de groupuscules, partis et manières de voir. Il suffit de lire le livre de Christophe Bourseiller sur la question pour s'en convaincre (voir à ce lien « l'extrême-droite, l'enquête »). Mon interlocuteur n'avait pas cru bon de préciser si ce qu'il entendait par ce terme c'était les électeurs du FN, les « tradis » de « Civitas », les skins-head bas du front, les thuriféraires de Soral ou Serge Ayoub.

 

Non pour lui, tout le monde était dans le même sac. L'extrème-droite c'était la haine et le rejet. Bien sûr il ne voyait pas la contradiction dans son propos. Affirmer péremptoirement que des électeurs, des militants ne sont que haine et rejet c'est justement en faire preuve concrètement. Les personnes habitant dans les « quartiers », dans les « cités » HLM n'ont pas le droit de s'angoisser, pas le droit de se poser de questions sur les incivilités.

A entendre l'augure moral politique échangeant avec moi elles ne sont que haine et rejet.

 

Des éditorialistes, blogueurs ou internautes peuvent également se questionner sur l'Islam et les problèmes de société qu'il pose de manière tangible, remettant en question le contrat social français. Là aussi, aucun dilemme, ce qu'ils expriment n'est que haine et rejet de la différence. A croire que les bonnes consciences vivent tous au milieu des immeubles de béton géants et qu'ils partagent le quotidien des précaires, de ces « indigènes » français laissant beaucoup de monde indifférents. C'est là que mon arbitre des élégances politiques en est venu à l'argument massue, on ne pouvait rien dire à l'entendre à cause de la colonisation.

 

Rien à sauver de la colonisation, rien de bon, à se demander pourquoi des « harkis » se sont faits tuer pour la France, ou des tirailleurs sénégalais ? La grande tirade de mon donneur de leçons était en somme un crachat sans remords dans leur gueule, c'était de pauvres hères manipulés, des pauvres bougres...

 

Lui évoquerait des dérives inévitables, des dommages collatéraux sans importance. Un peu, mais c'est un autre sujet, quand ce genre d'individus parlent des guerres de Vendée. Des massacres qui ne sont que des « dérives ». Puisque l'on vous dit que c'était au nom du progrès. Et de toutes façons à l'entendre lui et ses semblables, il n'y a pas de problèmes avec l'Islam, puisque les islamistes n'ont aucun rapport avec cette religion. On se demande bien pourquoi ils font sauter des bombes si ce n'est pas pour Allah.

 

A note que lorsqu'un ou plusieurs catholiques en arrivent à des actes violents, là par contre l'amalgame est tout à fait encouragé. C'est l'ensemble des catholiques qui portent les fautes de deux ou trois brebis égarés. Il faut dire que les catholiques ont un avantage, quand on se comporte mal avec eux, qu'on les gifle sur la joue droite, ils sont censés tendre complaisamment la gauche et se laisser taper dessus. Mon discoureur était de toutes façons catégorique. Qui le contredit faisait preuve de haine et de rejet. Voire on pouvait le soupçonner de nostalgie pour les ordres noirs....

 

C'est le même genre de personnage à s'inquiéter gravement de la montée de l'extrème-droite et ne pas se poser de questions quand un opportuniste concentre en ses mains plus de pouvoirs, assemblée à sa botte, totipotent, plus beaucoup plus que le général de Gaulle lui-même en 1958.

 

Sans doute une question de paille et de poutre encore...

 

Illustration empruntée à ces braves gens

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil

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