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La trouille face au communautarisme

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La photo est celle d'une rue de banlieue française actuelle...

 

Il n'y a pas de « grand remplacement ». C'est un fantasme séduisant pour certains mais faux. Quand 90% des populations de la planète meurent de faim et de liberté il est normal qu'au bout d'un moment elles aient envie de changer d'air.

 

Il n'y a pas non plus de grand complot mondial afin de détruire ce qui reste des nations et des peuples pour les fondre dans un grand tout.

 

Nul besoin de l'un ou de l'autre...

 

Il n'y a plus de civilisation occidentale, elle s'est perdue dans le matérialisme abject et nihiliste de la société de consommation, la société des loisirs.

Il n'y a plus de valeurs universelles, de grands principes en France comme dans la plupart des pays riches, chacun ne songeant qu'à avoir un petit coin de bauge personnelle.

 

Par contre, face aux revendications communautaristes (les « voiles » de différentes tailles, la mixité hommes/femmes, le porc dans les cantines...) il y a la trouille, une trouille bleue, une trouille infecte, la peur panique, essentiellement face à l'Islam. Qu'il soit « patient » ou « pressé » pour reprendre les termes de Salman Rushdie.

 

Ce n'est pas l'humanisme, encore moins la grandeur d'âme, qui motivent les bien-pensants à plus de multiculturalisme, plus de satisfaction des revendications religieuses qui étaient à l'origine le fait de quelques excités fanatiques. Ce n'est pas non plus le désir de plus de mixité sociale ou de tolérance qui motivent les bourgeois pédagogues, ces donneurs de leçons continuelles qui détestent toutes les religions mais faisant preuve d'une indulgence plus forte envers les musulmans. Bien sûr, ce n'est pas non plus la volonté de construire un projet de société commun qui motive ces braves gens.

 

Ils n'en ont que faire...

 

Ils ont la trouille car ils veulent à tout prix pouvoir continuer à vivre selon leurs critères ultra-libertaires, se rouler dans la fange leur hédonisme étriqué sans aucunes conséquences, sans ressentir le moindre remords ni scrupule. L'hédonisme le vrai ce n'est pas ça, il a plus de grandeur, est plus aristocratique. Ils se fichent que leurs enfants et petits enfants se convertissent parfois à l'islamisme et partent combattre en Syrie à cause de ce qu'ils ne leur ont pas transmis. Car ils ne leur ont rien transmis, ni idéaux, ni éducation, ni altérité, ni sens de la beauté. Ils étaient trop à leur recherche effrenée de jouissance immédiate.

 

Ils ne pouvaient pas tout faire...

 

Certains pour se justifier de leur peur évoquent le fait qu'il ne faudrait pas aller jusqu'à la haine ou la guerre contre l'Islam, qu'il y a des intégristes religieux partout y compris chez les catholiques. L'on suggèrera ensuite que les intégristes catholiques sont tout aussi dangereux que les islamistes pour clore le sujet. On a bien vu pendant les « manifs pour tous » tous ces affreux réactionnaires tirer sur la foule à la « kalash » et ils ont posé des bombes un peu partout, c'est bien connu. Mais qui parle de guerre ? Et d'une certaine manière elle est déjà perdue...

 

Qu'avons-nous à opposer à l'Islam ? Rien.

 

Ce que ne comprennent absolument, ou feignent de ne pas comprendre, la plupart des « bourgeois pédagogues », c'est que l'Islam est un projet de société théocratique refusant la sécularisation et la moindre contradiction, interdisant la laïcisation des valeurs inscrites en germe dés l'origine du Christianisme (« rendre à César ce qui appartient à César, à Dieu ce qui est à Dieu »). Ils le savent bien tout cela. Mais si cela peut permettre de vivre exactement comme avant, ils sont prêts à toutes les compromissions avec les islamistes.

 

Je n'ai pas d'illusions, ils n'opposeront sans doute à ce texte que ma supposée « islamophobie », mon supposé « racisme » et bien sûr, cerise sur le gâteau, ma possible nostalgie des ordres noirs. Peu m'importe, cela ne changera rien à l'ordre des choses et à cette réalité, ils ont terriblement peur...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration empruntée ici

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