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Marlène, Najat, Sibeth et Anne

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Ce sont des femmes d'une trentaine d'années pour la plupart, des ambitieuses. On les trouve dorénavant à tous les niveaux au plus haut sommet de l’État et dans toutes les administrations à divers degrés. Elles ne se sont pas particulièrement distinguées la plupart du temps par des facultés intellectuelles exceptionnelles ou des compétences flagrantes, n'ont pas un parcours scolaire exemplaire. Elles ont cependant un énorme avantage sur les autres. Elles savent très bien comment fonctionnent les rouages du pouvoir, les réseaux, comment les utiliser à leur avantage, comment s'en servir pour leur ascension. Elles ont su également utiliser à leur avantage ce qui était à première vue de grandes faiblesses :

 

Elles sont françaises de deuxième ou troisième génération venant des « quartiers », issues parfois de la « diversité » selon l'hypocrite appellation...

 

Elles mettent en avant leur qualité de femmes, montant leur réussite en épingle.

Elles ont su pour accéder aux plus hautes sphères intriguer en servant jusqu'à l'obséquiosité les chefs, les leaders. Elles ont été d'une fidélité sans failles avec eux tant que ceux-ci leurs étaient utiles. Je pense notamment à Sibeth N'Diaye avec DSK, puis avec Martine Aubry, et ensuite Emmanuel Macron avouant sans barguigner qu'elle était prête à mentir pour le chef (cf « le Canard Enchaîné » du 2 Août). Najat fut également d'une grande loyauté avec Ségolène Royal quand celle-ci était candidate de la Gauche, puis avec François Hollande. Tout comme Anne Hidalgo. Chez les Républicains, le cas de Rachida Dati avec Nicolas Sarkozy est flagrant (voir au lien ci-contre), tout comme celui de Nadine Morano.

 

Gare à celui qui oublient leur loyauté originelle !

 

Il lui en cuira !...

 

Elles respectent l'autorité sans se poser aucune question. Mais ce n'est pas désintéressé une seconde. Gare à celui qui ne leur donnera rien en échange. Il est notoire que Anne Hidalgo a menacé Hollande de révélations fracassantes si elle n'était pas la candidate du PS à la mairie de Paris. Et il existe des doutes raisonnables importants sur la part de responsabilité de madame Dati dans les tribulations judiciaires de François Fillon qui l'avait oubliée dans son comité de campagne présidentielle (même si elle a nié être à l'origine du « penelopegate » de manière un peu trop fracassante).

 

Elles savent flatter l'orgueil du patron, la vanité du chef, quitte à user de moyens naturels. Souvent ayant un physique attrayant, on me rétorquera qu'elles ont la partie belle avec des hommes dont le cerveau n'est pas toujours au niveau de leur crâne. Un décolleté opportun ou une minijupe découvrant ce qu'il faut de jolies jambes permettent des prises de décisions dans le bon sens et ce très rapidement. Elles savent aussi très bien comment se mettre en valeur. Elles comprennent qu'elles sont également l'alibi « banlieue » des dirigeants, l'alibi « popu ».

 

Désignées comme ministres ou secrétaires d'Etat elles ont un avantage énorme sur les candidats masculins, en plus d'être de temps à autres photogéniques. Critiquées, même de manière très diplomatique, il leur suffit à elles ou leurs partisans d'invoquer le racisme voire le sexisme des esprits chagrins remettant en question leur place à de tels postes. Des méchants, des jaloux, des fââchiistes ! A leur décharge il faut bien convenir que ceux qui les attaquent donnent le plus souvent à toute allure dans le panneau, tombent dans ce piège grossier pourtant.

 

C'est sur ce qu'elles font qu'il faut attaquer ces femmes, sur leurs décisions, sur leurs gestion toute aussi hasardeuse que leurs collègues masculins de la vie politique. Il faut les prendre à leur piège car elles feignent toujours de n'accorder aucune importance au fait d'être femmes et éventuellement « issues de la diversité ». Il se trouvera alors toujours un hypocrite de droite pour jurer ses grand dieux que la droite dite républicaine est féministe et ouverte à la diversité et un chevalier blanc de gauche pour fustiger tous ces « machos » de « réacs »...

 

Je me rappelle de ce que disait Françoise Giroud sur l'avènement réel de l'égalité entre hommes et femmes : Ce serait quand une femme incompétente accèderait à une charge d'homme. Nous y sommes donc.

 

Je ne leur jette en rien la pierre. Je connais beaucoup trop de femmes sur-diplômées mais peu douées pour l'obséquiosité ayant dû se résoudre à porter des cafés alors que titulaires d'un bac +5...

 

Sic Transit Gloria Mundi,

 

Amaury – Grandgil

 

illustration empruntée ici

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