Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

L'oubli crucial des nationalistes

Imprimer Pin it!

Aussi sur Agoravox

 

...quand ils parlent de la France.

 

politique, société, réacs, christianisme, religions, France, amaury watremezA droite, et dans la sphère nationaliste, particulièrement la fameuse « fachosphère » ou « réacosphère » dans laquelle votre serviteur a été très souvent relégué (ce dont je me fiche complètement), on déplore la perte des valeurs, de la morale commune et individuelle, des idéaux. Mais on s'arrête là. Les nationalistes, cette droite bien de droite et non libérale libertaire, ne vont pas plus loin. Ils adoptent dans leur famille, dans leur vie personnelle exactement le même comportement que le reste de la population, à savoir de consommateur des biens et des personnes sans se poser guère plus de questions.

 

Ils protestent même le plus souvent avec véhémence de leur « non-réactionnariat ». Ce qui ne sert strictement à rien puisque l'expression même très mollassone de leurs convictions les condamne d'avance aux yeux des gardiens de la doxa idéologique actuelle, de la bonne parole bien-pensante selon qui l'histoire de France commence en 1789 ou 93...

 

Ces pseudo-réacs couchent avec qui ils veulent, ils ne sont pas de droite (ni de droite ni de gauche qu'ils disent), ils ne sont pas réacs non plus, ils s'affirment comme tout le monde d'ailleurs croient-ils bon de rajouter alors ils ont des amis homosexuels, pleins, ce qui prouve bien leur capacité de tolérance. Ils sont catholiques parfois, oui mais attention ils choisissent ce qui les arrange dans la Foi. Un peu de ceci, un peu de cela, pas trop d'obligations morales surtout.

Et surtout ils oublient -sciemment à mon avis- que le socle qui a construit la France c'est la Foi catholique et ses valeurs...

 

Si le catholicisme est encore combattu avec tant de véhémence dans notre société dite progressiste, c'est justement pour cette raison. Il terrifie ces adeptes de la modernité qui le haïssent même s'il ne représente plus aujourd'hui que de 2 à 3 % maximum de la société française. Ce qu'il véhicule est en contradiction totale avec leur mode de vie, avec leurs appétences. Et bien que se prétendant libres, sans plus aucune culpabilité à jouir selon les préceptes d'un hédonisme que ne renierait pas les porcs eux-mêmes, les valeurs catholiques, la morale qu'elle implique les gênent quand même encore un peu aux entournures.

 

Ils n'aiment pas.

 

Ils n'ont de cesse pour compenser d'évoquer un catholicisme très coercitif, arbitraire, dominateur et dur, et violent. Comme si il y eut des curés et des bonnes sœurs sous le lit de chaque couple, chaque personne sous l'Ancien Régime. Comme si il y eut une surveillance de tous les instants sur la question. Comme si finalement l'enfer était réellement l'aboutissement de la liberté de mœurs. Leur raisonnement manque de la plus élémentaire psychologie. Sous l'Ancien Régime, il y avait dans certaines régions une ferme tous les deux-cent mètres, tout le monde avait sous les yeux constamment des animaux se livrant parfois au sexe à la saison des amours. Et donc on faisait son éducation sexuelle naturellement sans aucune coercition.

 

Cette droite et ces nationalistes oubliant le rôle du catholicisme le font parce qu'au fond ils n'ont pas tellement envie que ça change. Ils n'ont pas vraiment envie de revenir à des valeurs morales un peu plus solides, voire à des valeurs spirituelles plus profondes qu'un « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil-isme ». A leur décharge l'Eglise de France elle-même par la voix de ses évêques oublie le plus souvent cet apport prépondérant du catholicisme à l'histoire de France.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration empruntée ici

Commentaires