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Les nouvelles forces en présence au lendemain du premier tout

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politique, législatives 2017, société, Emmanuel macron, amaury watremezAussi sur Agoravox

 

Sur un blog de gauche pas encore converti au macronisme, l'auteur déplore la division de son camp antilibéral tout comme à droite d'autres le font aujourd'hui. Comme si les anciens "camps" avaient encore une signification alors que le vrai clivage n'est plus entre droite et gauche, mais entre ravis de la mondialisation et ceux qui la subissent durement parfois. Le temps que les militants de droite comme de gauche le comprennent il sera bien tard alors qu'il serait urgent qu'ils oublient au moins pour un temps tout cela.

 

Il n'est plus temps de défendre chacun "son" champion pour ensuite rentrer dans le rang, y compris les "champions" obscurs ou confidentiels, "sauveurs" de la France évidents pour leurs adeptes qui sont autant de "croyants" sans trop de cervelle. Il n'est plus temps de se disperser en divers partis qui seront au moins pour cinq ans des "particules" voire des "particulets" pour certains à peine représentés à l'Assemblée. N'étant pas un optimiste de nature, je suis à peu près certain qu'ils perdront encore longtemps leurs temps en disputes et polémiques sans fondement des années encore.

Certains prétendent qu'il faut laisser sa chance à Macron comme s'il n'avait jamais gouverné, d'autres déjà fatalistes se soumettent. Ils n'ont donc pas lu son programme pourtant excessivement clair sur ce qu'il s'apprête à faire. Ils oublient qu'il a été secrétaire général de l'Elysée et ministre de l'Economie de Hollande. Il est plus facile en effet d'être dans l'allégeance que dans la résistance, plus simple d'être apathique et passif qu'actif, plus commode de se répandre en slogans ronflants sur le net, bien planqués derrière un anonymat de façade que de s'engager clairement dans la "vraie" vie.

 

Peut-être également que cela ne les dérange pas que l'Assemblée se transforme en simple chambre d'enregistrement composés de représentants du peuple totalement inexpérimentés et donc d'autant plus malléables. Vous vouliez du sang neuf, vous allez en avoir, du sang neuf sans personnalité ni libre-arbitre entièrement inféodés au président jupitérien autoproclamé. Ils ne représenteront plus grand monde, aussi peu que les politicards dégagés du PS et de Les Républicains sur le sort desquels on ne va certes non plus pas pleurer. La question du manque de représentativité de l'Assemblée se posera encore et toujours malgré tout. Ce n'est pas un renouvellement de façade dont on sait à quoi s'en tenir ne serait-ce qu'en lisant le "Canard" de la semaine dernière qui montrait ce à quoi on pouvait s'en tenir. La plupart des perdreaux de l'année en marche sont tous des "clients" d'oligarques, des bons amis, des copains et coquins habituels, des courtisans et courtisanes sans scrupules.

 

Ce tsunami en faveur de Macron c'est aussi le résultat d'une politique progressivement coupée du peuple depuis déjà des décennies, une politique politicienne "hors sol" où était favorisé "l'entre soi", consistant à d'abord défendre les intérêts de la bourgeoisie au pouvoir, et non à se soucier du Bien Commun. Cet "entre soi" continuera à être pratiqué, cette fois un peu plus au grand jour, car le macronisme c'est la manière qu'ils ont trouvé de conserver le pouvoir en jouant "l'Union sacrée" contre les extrêmes que seraient et l'héritière le Pen et Mélenchon.

 

On peut donc soit continuer à s'engueuler sur le sexe des anges, soit réagir, enfin.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil

 

Illustration empruntée ici

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