Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Vieilles lunes

Imprimer Pin it!

politique, société, idéologies, france, télévision, médias, amaury watremezLes vieilles lunes ont la vie dure, très dure. Elles sont hors d'âge, elles sont rances, mais encore bien vivaces. Elles sont plus que mûres voire blettes, normalement prêtes à tomber, mais qu'importe. Elles sont solidement accrochées aux esprits. On aurait pu croire pourtant s'en être débarrassées depuis longtemps déjà. Dés qu'un sujet est évoqué, elles apparaissent, on les ressort du placard. Elles existent pour interdire toute discussion constructive, toute réflexion sur des thèmes qui pourtant mériteraient autre chose que leur évocation systématique, automatique, sans nuances.

 

Dés qu'un politique, un éditorialiste ou n'importe qui d'autres osent s'attaquer aux mythes du communautarisme, de la pseudo "diversité", à souhaiter le retour de valeurs nationales, elles sont rondes, pleines et larges ces vieilles lunes et envahissent tout le ciel médiatique à perte de vue. C'est à qui dira le plus fort "plus jamais ça !" avec le plus de larmes à l'œil, à qui sera le plus énergique dans la dénonciation du nazisme ce qui convenons en plus de 72 ans après son effondrement le 8 mai 1945 est d'un courage extraordinaire, à qui assimilera tout discours raisonnable sur ces questions à du racisme.

Cela me fait toujours rire amèrement ces vaillants dénonciateurs du nazisme qui en 2017 refusent avec constance par contre de lutter contre un antisémitisme tout aussi virulent sévissant presque totalement impunément en prenant l'antisionisme comme prétexte sans que d'ailleurs personne ne soit vraiment dupe.

 

Que l'on critique le mythe multiculturel, il est de suite question des camps de concentration, des ghettos, ou de l'apartheid. Que l'on émette des doutes sur l'intégration, on est forcément nostalgique du colonialisme et de l'exploitation des peuples d'Afrique. Que l'on parle des "incivilités" commises dans les quartiers et sans cesse excusées, l'esclavage et ses ravages commis unilatéralement par les occidentaux revient sur le tapis. Étrangement il n'est jamais question de la traite négrière arabe, elle n'a jamais été abolie. Là, si on se risque à cette objection somme toute raisonnable on est obligatoirement négationniste même si cela n'a strictement rien à voir.

 

Les vieilles lunes ont encore du pouvoir car elles terrorisent toute personne dotée d'un minimum de cervelle dans ce pays. Incompréhensiblement, personne ne veut vraiment s'en libérer complètement. N'importe quel historien se lançant dans un embryon de remise en cause des dogmes officiels, n'importe quel politicien, n'importe quel impétrant journaliste désirant apparemment ne plus obéir aux diktats politiquement corrects éprouvent tous ou presque le besoin de se justifier et de donner des gages de bonne pensée par peur d'être alors rejeté dans les ténèbres extérieurs, et d'être beaucoup moins visibles médiatiquement.

 

Je songe à tous ces "nouveaux" réacs protestant de leur mode de vie sexuel libertaire comme les autres à les entendre, de leurs dénégations d'être de droite, ou d'avoir des convictions dites traditionnelles...

 

La visibilité, il faut dire, suppose la soumission "a minima" aux vieilles lunes idéologiques...

 

On peut aussi se payer la tête des vieilles lunes, les ridiculiser, les montrer pour ce qu'elles sont, et passer enfin à autre chose, faire preuve d'un peu plus d'audace...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil

 

illustration empruntée ici

Commentaires