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  • La déprime de nos éditorialistes distingués

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     Emmanuel macron, société, finkielkraut, poolony, amaury watremez, hypocrisie, fn, lr, en marcheLes éditorialistes politiques français sont de leur milieu de nantis où tous se fréquentent, se côtoient, couchent l'un avec l'autre, et ce quel que soit leur camp supposé. Dans leur milieu on ne peut comprendre le vote le Pen en particulier et celui de la France périphérique en général, un vote de ploucs xénophobes, un vote de pauvres certes mais tellement vulgaires.

     

    Dans leur milieu aussi, on respecte les hiérarchies sociales, à commencer par celles de l'argent...

     

    Ces belles âmes ont tous appelé à voter Macron en le présentant comme la seule alternative à le Pen et à un risque pris au sérieux d'un retour du fascisme, d'une dictature. Ils sont tous tombés dans le piège d'Emmanuel Macron, y compris ceux se prétendant politiquement incorrects, hors du système tels Alain Finkielkraut et Natacha Polony.

     

    Ils se sont dits, après on pourra discuter, notre vote sera pris en considération, ainsi que nos grandes et belles envolées contre le risque de renaissance des ordres noirs.

     

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  • La nouvelle trahison des clercs

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    Les catholiques ne représentent certes plus grand monde en France. Je parle ici des catholiques pratiquants réguliers : de 1 à 2 % de la population globale. Et pourtant ce qu'ils disent, les valeurs qu'ils soutiennent, est encore largement commenté, critiqué, raillé voire injurié. Cela pour les catholiques qui ne sont pas en phase. Ceux qui le sont, dont le discours est comme il faut dans l'air du temps, sont tolérés comme des "cathos de service" gentils, bien braves mais un peu carencés intellectuellement. Dans ces catholiques je compte la majorité des clercs en France dont la conférence des évêques de France dans sa plus grande part.

     

    Ou alors, on aime bien le pape François qui a de grandes déclarations très belles, avec lesquelles tout le monde est d'accord mais qui n'engagent pas grand-chose....

     

    Quand les catholiques de ce genre sortent de ce rôle, ils sont tous mis dans le même sac de l'atroce réaction. Ils ne l'ont d'ailleurs pas encore compris et s'évertuent à répéter sur tous les tons qu'ils ne sont pas de droite, qu'ils ne sont pas traditionalistes, qu'ils aiment beaucoup le progrès, les changements sociétaux, qu'ils sont très, très ouverts. Rien n'y fait, ils sont rejetés dans les ténèbres extérieures de l'enfer des bien-pensants. Cela ne serait pas bien grave si ces catholiques d'âge mûr pour la plupart qui ne sont plus qu'une minorité n'avaient plus aucun pouvoir de nuisance.

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  • L'utilité réelle de Marine le Pen

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    FN, Marine le pen, société, politique, présidentielles 2017,n amaury watremez

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    Marine le Pen a perdu les élections présidentielles et a été médiocre durant le débat télévisé l'opposant à Emmanuel Macron. Elle s'est basée pour s'opposer à lui sur les divagations d'un psychologue de carnaval. Elle a malgré tout doublé le résultat de son père contre Chirac en 2002 ce qui en dit long sur la fracture existant en France entre les élites et la base. Si elle avait été meilleure politique, les oligarques auraient pu véritablement s'en faire. Mais tout comme son père et malgré la "dédiabolisation" on sait trop "d'où elle parle" et qui elle est. Elle a aussi tout comme son géniteur viré bon nombre de cadres de son parti qui auraient pu être des soutiens de poids non négligeables dans la campagne.

     

    On dirait qu'elle ne sait pas trop quoi faire de son succès et qu'elle est presque gênée de tenter de crever le fameux "plafond de verre". Et il faut bien dire qu'elle est bien utile pour parquer les mécontents dans un enclos bien délimité des fââchiistes, des crypto-nazis, des ploucs xénophobes ce qui permet d'éviter tout questionnement pour la "France d'en haut" sur sa responsabilité dans la précarisation du salariat, la paupérisation de la "France périphérique". Elle est bien utile afin de faire passer la pilule des mesures dites de réforme qui sont autant de mesures antisociales, et de désengagement progressif de l'État de ses prérogatives régaliennes.

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  • La littérature, seulement la littérature, rien que la littérature

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    à propos de « Ecrivains et artistes » de Léon Daudet, aux nouvelles éditions Séguier

     

    wilde4.jpgIl y a un livre que je lis, relis, et relis encore sans me lasser. J'en connais même des passages par cœur. Ce sont ces « fabuleux » -pour reprendre le mot de Proust- souvenirs littéraires de Léon Daudet réédités ici dans une forme plus ou moins expurgée de toutes les considérations politiques de l'auteur de par leur parfum encore méphitique en 2017. Léon Daudet était d'Action Française, catholique profond, maurrassien convaincu, nourrissait quelques doutes sur la démocratie bourgeoise, toutes choses impardonnables à notre époque si coincée sur le plan de l'appréciation des arts. C'est un peu dommage, il me semble qu'un lecteur adulte est capable de faire la part des choses selon ses propres convictions et de passer outre ce qui pourrait les heurter.

     

    S'ils y tenaient absolument, ils mettaient des « smiley face » souriantes ou mécontentes pour signaler les passages corrects et ceux qui sentaient le soufre. Cela aurait été post-moderne, tellement d'époque. On note encore que l'image soigneusement choisie provient de sa jeunesse quand le fils turbulent d'Alphonse Daudet était encore un des espoirs de la jeune IIIème République et non un de ses plus terribles contempteurs.

     

    Léon Daudet était aussi un homme cultivé, au sens classique du terme, goûtant le verbe d'un auteur, son style et non les correspondances avec ses propres opinions ou son utilité dans la défense d'une « cause » ou d'une autre. Contrairement à l'abbé Bethléem, célèbre prêtre et censeur catholique, contrairement à nos arbitres des élégances littéraires actuels tout aussi pudibonds dans leurs détestations et leurs célébrations, Léon Daudet avait le « nez creux » et reconnaissait le vrai talent beaucoup plus sûrement que ce genre de lecteurs suscités au foie sans doute bilieux. Barbey d'Aurevilly lui-même s'était heurté et se heurte encore à ces procureurs des lettres qui le limitent et s'en tiennent bêtement à sa réputation de dandy flamboyant un peu réactionnaire sur les bords...

     

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  • L'Esprit inspire-t-il le vote catholique ?

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    politique, société, christianisme, foi, Emmanuel macron, présidentielles 2017

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    Une amie catholique, bonne paroissienne elle, pas comme moi qui n'en ait cure de toutes façons, vient de m'appeler pour me dire combien elle était réjouie que Macron devienne président, "parce qu'il est jeune et que c'est bien que ce soit un jeune", "parce qu'il est beau" (à ses yeux), "parce qu'il va tout changer". Cette amie est chômeuse presque en fin de droits, je n'ai pas voulu l'effrayer mais lui ai rappeler deux ou trois choses. Et cela m'a donné envie de rédiger ce petit entrefilet... 

     

    Si on posait la question aux catholiques et qu'on leur demandât de répondre avec franchise et honnêteté ne fût-ce que par correction fraternelle, on est à peu près certains des réponses malheureusement. Ils ne pensent qu'à la Charité, aux plus petits, ils ne songent qu'à protéger les pauvres, qu'à mettre en avant les valeurs évangéliques dont la présence dans notre monde est un nouveau défi. Je connais bien leurs éléments de langage. Ils évoqueraient également les migrants et leur souci d'accueillir ces populations. Et bien entendu, il est de coutume de terminer sur les discours enflammés du pape François tellement super...

     

    Tout en sachant que dans les paroisses si quelques familles sont bel et bien hospitalières sans conditions, il est excessivement difficile pour les prêtres d'en trouver pour concrétiser leurs belles intentions. Il y a loin de la jolie théorie à la pratique.

     

    A examiner les statistiques du vote catholique aux dernières présidentielles (voir à ce lien les intentions déclarées, voir à cet autre lien les votes aux deux tours d'avril et mai 2017), on imagine en réalité de toutes autres réponses aux questions posées. Les catholiques dans leur ensemble ont voté Macron à 71%, les pratiquants réguliers à 62%. Ont-ils seulement lu son programme ? Car ce qui ressort de tout ça est clair :

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  • Les Lettres contre la connerie

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    à propos de "Endetté comme une mule" de Eric Losfeld réédité chez Tristram en "souple"

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    Littérature, société, politique, censure, connerie, amaury watremezJ'ai eu envie de lire ce livre car au-delà de tous les clivages, des brouilles, des colères, la littérature et l'appétence pour icelle est toujours la plus forte dans ce que je partage avec d'autres (de "vieilles connaissances pour reprendre le terme de l'auteur de l'article en lien) comme moi passionnés par les Lettres. Dans cette biographie, Eric Losfeld, éditeur célèbre de livres sulfureux en son temps, des ouvrages des surréalistes, des bouquins érotiques à deux sous, des BD novatrices pour adultes telles "Barbarella" ou "Pravda la surviveuse", évoque cette même passion pour la chose écrite et comment il en est venu à l'édition après un parcours personnel pour le moins original. Il raconte ses rencontres avec des personnages connus, d'autres plus modestes, leur accordant à chacun la même bienveillance, la même sympathie. Il est également heureux qu'il soit très subjectif quant à ses affections littéraires, qui ne sont pas toujours les miennes. Mais quelle importance ?

     

    Cette pseudo objectivité affichée depuis quelques décennies par les critiques, les auteurs, les critiques est de toutes façons particulièrement pénible. Elle les encourage à une vision scolaire, laborieuse, trop appliquée et difficile à supporter de la littérature. Celle-ci doit automatiquement servir à porter une cause, fût-ce de manière parfaitement ridicule, fût-ce bien après ce que l'on dénonce. Quand l'on ne sait pas trop quoi dénoncer, contre quoi s'indigner, il est d'usage de dénoncer encore et toujours le nazisme au nom du "plus jamais ça". Cela ne mange pas de pain, tout le monde est d'accord. Et personne n'osera dénoncer le ridicule d'une telle démarche par peur d'être assimilé au camp du Mal englobant toute la droite en général....

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  • Du messianisme en post-démocratie

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    L'anarchiste de droite que je suis ne supporte pas les idéologues, même les théocratiques, qui ont la seule et unique solution à leurs yeux pour apporter le bonheur au monde et aux peuples, fût-ce contre leur gré. Ils ont tous la panacée, mais attention, pour les autres. Que ces idéologies soient ceci ou cela, marxisantes ou libérales, qu'elles s'affirment généreuses ou non. Ce prosélytisme appuyé qu'ils ont tous, les yeux brillants, le cœur fiévreux, ayant renoncé à toute forme de libre-arbitre ou de pensée personnelle par confort intellectuel, est proprement écœurant.

     

    Il leur faut à chacun et chacune un messie pour porter leur bonne parole, un messie de pacotille bien entendu à adorer au moins pendant un temps. Ensuite il pourra encore servir comme bouc-émissaire...

     

    On se demande s'ils n'attendent pas de leur messie qu'ils guérissent les écrouelles, qu'ils soignent les éclopés par l'imposition des mains ?

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  • Les perles précieuses et moins précieuses du cinéma d'exploitation

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    à propos de « Drive-in & grindhouse cinema : 1950's-1960's » paru aux éditions IMHO

     

    cinéma, télévision, société, grindhouse, amaury watremezLe cinéma est un tout, ce n'est pas seulement les « grandes » œuvres, les « classiques » reconnue comme tels, les œuvres réputées obligatoires. Le cinéma c'est aussi et surtout le « cinoche », ces films populaires qui se permettaient parfois d'innover et d'aller beaucoup plus loin que les œuvres plus honorables. Rester curieux sur les « petits » films permet de temps en temps de dénicher des talents extraordinaires. Henri Langlois lui-même voulait sauver tout les films, s'angoissait à l'idée d'en oublier un seul.

     

    Le cinéma dit « bis », les « séries Z » selon le terme en vigueur un peu méprisants, sont devenues à la mode depuis déjà quelques années. N'importe quel pékin moyen peut se déclarer cinéphile en déterrant de l'oubli un film d'épouvante, de SF fauchée ou d'horreur. Un peu à cause de Tarantino, se voyant comme grand cinéphile devant l'éternel, et de « Pulp Fiction » où il cite de nombreux films « d'exploitation » qu'il connait par cœur. Car plutôt que d'évoquer des « séries B » ou « Z » sans trop savoir ce qu'il y a derrière ces termes, il convient plutôt de parler pour les longs métrages parfois transgressifs, parfois talentueux, mettant en scène des extra-terrestres aux yeux pédonculés poursuivant des jeunes filles terrifiées en bikini, ou sans bikini.

     

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  • Tenir compte du vote barrage ?

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     politique, société, présidentielles 2017, emmanuel macron, société, politiqueAussi sur Agoravox

    Ainsi qu'en 2002 votant Chirac après un certain 21 avril, ils ont été nombreux à voter Macron pour, disent-ils, faire barrage au Front National, la Le Pen ayant à les entendre des intentions « putschistes ». Ils se boucheraient le nez en votant qu'ils disaient, ils voteraient à contrecœur qu'ils disait. Ces fiers antifascistes de la vingt-cinquième heure concernés et responsables l'ont dit, affirmé, leur vote Macron n'est en aucun cas un vote d'adhésion, il voulait juste résister contre les risques de nouvelle dictature rappelant les z-heures les plus sombres de notre histoire qui seraient advenues de nouveau derechef si l'autre candidate serait arrivé au pouvoir.

     

    Ce soir de dimanche, on les vit clairement reprendre du poil de la bête. Ils bombaent le torse non sans noblesse, croyaient-ils, se frappaient la poitrine avec majesté et énergie, là encore selon eux, attention, il faudrait bien que Macron ne prenne pas leur vote pour un vote réellement pour lui. Il faudrait qu'il les respectât, ce sont des résistants contre le fascisme. Il faudrait qu'il tienne compte de leurs desiderata. Sinon, gare à leur sainte colère, on verrait ce qu'on verrait. Et là ils continuaient à prendre la pose, une pose avantageuse, sur les réseaux dits sociaux ou dans les soirées « fooding » entre potes...

     

    Et je pense aussi intimement que la plupart d'entre eux croit encore sincèrement au Père Noël.

     

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  • Tous addicts à la technocratie

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     ob_ae846d_emmanuel-macron-meeting-paris-720x403.jpgNotre pays est gouverné depuis maintenant plus de 70 ans par la technocratie, par des hauts fonctionnaires formés pour cela, ce qu'est Emmanuel Macron, modèle de « réussite » selon les critères des nantis, des oligarques. Ceux-ci sortent tous des mêmes grandes écoles, ont tous les mêmes perceptions des situations, ont tous les mêmes propositions en réponses. Tous ces gouvernants professionnels considèrent que le politique doit se plier impérativement à l'économique, et donc à des obligations de rentabilité ou de performance. Ils n'ont pas d'idées, pas d'idéologies, ils choisissent généralement tel ou tel parti comme le comédien choisit son "emploi" de théâtre. Ils sélectionnent un "créneau" pour eux porteur pour leur carrière.

     

    Rien de sincère là-dedans, seule leur réussite personnelle compte. Si encore d'aventure ils avaient le souci du Bien Commun...

     

    Si encore ils avaient une vision pour notre société, des rêves, des idéaux...

     

    ...Ce qui était au départ une idée pouvant sembler rationnelle est devenu le principal mal de notre système politique, le principal vecteur de manque de représentativité de nos représentants théoriques et par là leur manque total d'empathie envers le « pays réel ».

     

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  • Poujadisme qu'ils disaient

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    macronpresse.jpgQuand un électeur de droite, ou de gauche, ça arrive aussi, ou un éditorialiste, ou un journaliste, évoquait même de manière timide, nuancée, argumentée, la collusion, la connivence, pourtant plus qu'évidente :

     

    Entre les médias et la plupart des oligarques,

     

    entre les politiques issus des partis de gouvernement,

     

    entre tous les obligés de la caste, on leur objectait immédiatement un des mots « magiques ». On les objecte toujours même si cela n'a plus l'effet terrorisant d'avant sur les populations.

     

    Ils étaient soient poujadistes soient populistes, ou démagogues. Très vite on enchaînait sur le fait que cela rappelait les heures les plus sombres de l'histoire politique française, que c'était une idée « nauséabonde » ou tortueuse. Celle ou celui l'exprimant était forcément un nostalgique du nazisme caché, ou du régime de Vichy, un « antidreyfusard », un antisémite forcément. Il est en clair excommunie de l'église des bons apôtres, il est hors du monde, rejeté dans les limbes de la « France périphérique » avec les « ploucs »...

     

    Curieuse chose d'ailleurs d'imaginer que des pensées, des convictions aient une odeur...

     

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  • Le retour des heures les plus sombres de notre histoire

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    Je me disais qu'ils avaient compris fort naïvement :

     

    présidentielles 2017, société, politique, marine le pen, emmanuel macron, amaury watremezLes journalistes, les éditorialistes comme il faut, les politiques, les militants, les citoyens z-engagés, les bons apôtres....

     

    Je me disais qu'ils allaient entendre réellement l'expression démocratiques des électeurs sans les injurier...

     

    Je pensais qu'ils n'allaient pas refaire le coup des refrains habituels moralisateurs, des couplets entendus depuis des décennies dés que quelqu'un s'avise d'être de droite sans barguigner car ce genre de moralisation est une des raisons de la progression du vote FN. J'avais tort. Si pendant quelques jours, on ne les entendit pas beaucoup, ils étaient comme éteints. Depuis ce qui s'est passé à « Whirlpool » à Amiens, c'est le concert à tout va et dans tous les sens, l'affolement. Comme des fourmis dont un coup de pied a secoué le refuge ils courent partout sans même penser encore au pique-nique.

     

    Je pense aussi que Macron a raison de dire qu'il y a une « clarification » de la vie politique française, excepté que j'y vois une signification toute autre. Il y a maintenant deux France, celle des nantis, le pays dit « légal », des très nantis aux encore un peu nantis, et celle dite « pérphérique », le pays dit « réel » en voie de précarisation, d' «überisation »accélérées voire de paupérisation ; la France des ravis de la mondialisation et celle de ceux en subissant douloureusement les conséquences.

     

    Christophe Guilluy il y a déjà quelques mois dans une interview à « Marianne » avait souligné l'absolue nécessité pour cette France des riches de faire son « aggiornamento » quant à son mépris des classes moyennes, des précaires « indigènes ». Il soulignait également qu'ils n'allaient pas le faire...

     

    ...Mais qu'ils soient aveugles à ce point sur leur responsabilité majeure dans la catastrophe actuelle, amphigouriquement vaniteux à ce point, qu'ils rajoutent autant de prétentions à poser en guides progressistes des peuples sans leur demander leur avis, cela me surprend encore malgré tout et me sidère à m'en décrocher la mâchoire.

     

    Il fallait entendre cet après-midi dans le train de banlieue, dans le métro, tous ces militants se proclamant avec emphase « anti-fââchiistes ». L'un évoquait Hitler, l'autre prétendait que Marine le Pen était nazie, allait nous y mener et que les foules qui la suivaient étaient uniquement composées de racistes et xénophobes indécrottables violents, et en plus ce n'était rien que des ploucs affreux. Le tout en parlant de leur achat prochain d'une maison de vacances, rêve inaccessible de nombreux français plus assez riches pour s'en sortir, pas assez pauvres pour avoir le droit aux aides sociales.

     

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