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La déprime de nos éditorialistes distingués

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 Emmanuel macron, société, finkielkraut, poolony, amaury watremez, hypocrisie, fn, lr, en marcheLes éditorialistes politiques français sont de leur milieu de nantis où tous se fréquentent, se côtoient, couchent l'un avec l'autre, et ce quel que soit leur camp supposé. Dans leur milieu on ne peut comprendre le vote le Pen en particulier et celui de la France périphérique en général, un vote de ploucs xénophobes, un vote de pauvres certes mais tellement vulgaires.

 

Dans leur milieu aussi, on respecte les hiérarchies sociales, à commencer par celles de l'argent...

 

Ces belles âmes ont tous appelé à voter Macron en le présentant comme la seule alternative à le Pen et à un risque pris au sérieux d'un retour du fascisme, d'une dictature. Ils sont tous tombés dans le piège d'Emmanuel Macron, y compris ceux se prétendant politiquement incorrects, hors du système tels Alain Finkielkraut et Natacha Polony.

 

Ils se sont dits, après on pourra discuter, notre vote sera pris en considération, ainsi que nos grandes et belles envolées contre le risque de renaissance des ordres noirs.

 

 

Ils se sont gargarisés de l'importance qu'ils se donnent. Ils se disent soulagés mais abattus -les pôvres- par le résultat du second tour comprenant que Macron est depuis le début un candidat se contentant d'appliquer avec d'ailleurs une grande habileté les recommandations « terranovistes ». Il est clairement communautariste, il est pour la GPA, la PMA et toutes choses qui remettront en question la filiation, la, transmission. Et pour lui comme pour tous les technocrates membres de son gouvernement la France n'est plus qu'un espace même plus délimité par une culture ou des valeurs communes. Il se fiche de la montée en puissance d'un Islam radical ou de revendications identitaires et religieuses.

 

Elles ont un avantage, elles pourraient permettre d'acheter la paix civile en banlieue et de laisser les religieus s'occuper des questions d'autorité, d'éducation, de sécurité, tout domaines progressivement abandonnés par les gouvernements depuis quarante ans, et ceci sciemment.

 

Macron a un autre avantage sur eux, il a parfaitement compris qu'il existe une coupure nette entre deux France, celle de la mondialisation dite heureuse et celle beaucoup plus nombreuse qui la subit. Il n'en a cure bien sûr, mais en recrutant ses partisans sur Internet, des « vraigens » à qui il donne le sentiment que leur opinion est enfin entendue sans mépris, sans condescendance, il a eu un vrai coup de génie. Ces partisans lui sont maintenant acquis à vie, sans aucun recul ni sens critique.

 

Nos éditorialiste distingués, s'ils parlent très souvent de la France périphérique, de la France qui souffre, de la coupure des élites d'avec le peuple, ne l'on en fait pas du tout compris ni réalisé. Cela reviendrait il faut dire à reconnaître dans leur cas qu'ils font partie des privilégiés eux aussi. Ils critiquent ainsi que leurs lecteurs et auditeurs les médias, n'ont pas de mots assez durs pour le « système », pour les bien-pensants, (toujours les autres) mais au fond se sentent bien dans leur rôle de trublions officiels.

 

Pour eux aussi la place est bonne, même si leur emploi – dans le sens d'emploi comme au théâtre- n'est pas toujours évident à tenir.

 

Je me suis toujours demandé d'où leur vient leur incroyable crédulité face aux politiques, leur incroyable naïveté. Si celle-ci est feinte ou sincère ? La plupart sont des personnes intelligentes, formées intellectuellement, ayant un raisonnement politique construit. A moins que leur instinct grégaire face au pouvoir, face à des figures d'autorité soit plus puissant que tout le reste. Ou alors sont-ils parfaitement lucides sur leur situation et n'ont pas envie de la perdre. Il faut dire que toute personne franchissant le pas de demander une union de toutes les droites ou de tous les souverainistes est instantanément rejetée dans les ténèbres extérieures.

 

Celles qui rappellent les fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire, celles qui seraient un rien nauséabondes...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration empruntée ici

 

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