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Un peu de dérision dans la campagne des présidentielles...

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politique, présidentielles 2017, société, amaury watremez, dérision, Desproges, le luron, Coluche En 2017 encore de temps en temps le téléspectateur a le droit à des rétrospectives lacrymatoires sur tel ou tel comique et ou humoriste d'avant, plus incisif, plus caustique, beaucoup moins révérencieux que ceux de maintenant. C'est toujours le refrain du « Ahlala il nous manque ! » : Pierre Desproges, Jean Yanne, Thierry le Luron, Coluche et d'autres. Par contre, dans le même temps, que quelqu'un, rigolo assermenté, vu à la télé ou pas, s'aventure imprudemment à remettre en question ne serait-ce qu'un tout petit peu les clichés de langage ou les -confortables- certitudes politiques sur l'un ou l'autre candidat, tous saisis du « complexe du gourou », ça ne va plus du tout.

 

Là, il n'a plus aucun regret de l'absence totale de dérision afin de contrebalancer -un peu- les choses. Au contraire !

 

Gare à celui ou celle qui s'en moque, qui les dynamite, qui se fiche des « chapelles » et du fameux « respect » que n'importe quel imbécile réclame avec force gueulements sur le net ou ailleurs pour des convictions et un discours parfois complètement farfelus. Il se fiche de savoir s'il est cohérent. Il se fiche de savoir s'il a réellement quelque chose à dire. Il sait parfaitement qu'il n'est pas forcément pertinent ou intéressant. Il veut juste pouvoir le dire, qu'on l'entende et qu'on le « respecte ». Et éventuellement pouvoir avoir son quart d'heure de gloire à la télévision ou sur le web pour compenser l'une ou l'autre frustration ou carence intellectuelle...

 

...Ou les deux.

 

 

Il se fiche également d'être partie intégrante du spectacle, du grand cirque des médias. Il veut il est vrai en être à tout prix, y compris celui élevé de perdre toute dignité et de se faire payer sa fiole par des « infoclowns » dits « citoyens » ou juste obséquieux avec les vrais maîtres de ce monde : comiques prétendûment engagés qui ont le rire étriqué ou comiques juste décérébrés pour mieux décerveler le bon peuple qui regarde en lui offrant du pain et des jeux. Le pseudo-respect qu'il réclame ainsi que les gosses des « cités », ce n'est en somme que la liberté de dire les pires sottises sans que personne ne le reprenne.

 

Le tout au nom de coutumes différentes, d'éducations différentes, de « diversitude » ou juste à cause de l'atomisation de la société française qui il n'y a pas si longtemps admettait un contrat sociale « a nimima » supposant des compromis indispensable afin de vivre en bonne entente.

 

Ce genre de respect frelaté il l'obtient sous couvert du simili-anonymat du net sur les forums, sur les réseaux dits sociaux et les sites politiques se voulant interactifs. Il sait bien que pour faire du « click « toute modération se doit de laisser passer de temps à autres une ou deux bêtises même énormes afin de continuer à avoir des visiteurs. Et que ceux-ci cliquent aussi sur les pubs proposées. Il faut bien vivre, même lorsque l'on s'affirme politiquement incorrect ou que l'on est juste réputé tel. Et plus une thèse exposée ou une opinion flatte le lecteur dans sa médiocrité, son ignorance, son inculture satisfaite, mieux c'est. Plus c'est gros, mieux c'est.

 

Bien entendu, dés qu'il s'agirait de s'affranchir pour de bon de tous les diktats idéologiques ou politiques dénoncés à cor et à cris par tous ces rebelles friands de respect, il n'y a plus grand monde. Il suffit de siffler la fin de la récréation et chacun de voter docilement pour le dirigeant désigné obligeamment par les médias, après avoir parfois défilé entre deux rangées de CRS pour dénoncer le risque de l'instinct grégaire de la saine colère menant comme chacun sait au fââchiisme et aux fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire.

 

Bien entendu, la dérision n'a rien à voir avec l'injure et l'attaque personnelle en vigueur sur le réseau afin de tenter vainement de contredire celui ou celle ne pensant pas dans les rails...

 

Et c'est ainsi qu'Allah est grand...

 

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration empruntée ici

 

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