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  • Ces génies du Jazz fracassés

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    à propos de « Low down : jazz, came, et autres contes de la princesse be-bop » de Amy Joe Albany en 10-18

     

    littérature, cinéma, société, amérique, amy joe albany, amaury watremezLorsque sont évoqués les génies du jazz, en particulier ceux ayant créé le style « be bop », on se rend compte que la plupart sont complètement fracassés par la vie, des inadaptés flamboyants, des « losers » magnifiques, des comètes musicales. La plupart étaient afro-américains mais on oublie souvent les autres, dont les blancs, excepté Chet Baker et sa belle gueule de travers. Je ne connaissais pas Joe Albany, pianiste délicat dans le style de Bud Powell, le père de la narratrice. Il était un des compagnons de création de Charlie Parker, drogué comme lui jusqu'à l'os, spécialiste du « travail du négatif ». Il vécut une période d'accalmie relative en Europe, en France plus exactement, dans les années 70.

     

    Heureusement que notre pays existait afin d'offrir aux musiciens de jazz qui chez eux jouaient souvent devant des convives parfaitement indifférents à leur musique un public à leur mesure, plus réceptif, plus bienveillant.

     

    Joe crut pouvoir oublier ses démons un temps, offrir à son « Amy Joe », sa « princesse be-bop » une vie presque normale, équilibrée, mais ses cauchemars, ses angoisses, une fois qu'il rentra aux États-Unis se rappelèrent à lui. Comme tous les artistes ou les âmes sensibles, ce monde ne suffisait à contenir sa soif de sensation et il eût voulu tout retranscrire, tout redonner. Mais un art si maîtrisé soit-il sera toujours imparfait dans l'expression de la beauté, L'idéal du créateur est toujours, en théorie du moins, chez les vrais créateurs, de parvenir à ne serait-ce qu'approcher la perfection. Ils se laissent parfois aller aux paradis artificiels afin de combler leur soif de ressentir toujours plus profondément le monde et sa beauté, ou sa laideur.

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  • Violence politique et sodomie

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    Où l'auteur évoque les pratiques sexuelles du militant de base et les conclusions qu'il en tire...

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    politique, militantisme, société, sodomie, violence politique, amaury watremezSi je suis convaincu depuis longtemps déjà de la sottise crasse de certains militants, quel que soit leur camp, c'est aussi de par leur propension aux fantasmes homosexuels brutaux dés que confrontés à un interlocuteur les contredisant. Que ces militants soient de gauche, de droite, de « Nuit debout », ou plutôt réacs, qu'ils soient des « cailleras » des cités en pleine émeute, pour Théo ou Adama Traoré ou des petits bourgeois en révolte post-pubère, cela finit toujours par ressortir très grossièrement ou un chouïa plus subtilement.

     

    Je ne parle même pas des distributeurs de tracts, que ce soit pour Fillon ou Mélenchon, pour Macron ou Marine le Pen.

     

    On se dit également qu'ils ont une conception très étrange de la sexualité proche en définitive du viol à les entendre invectiver celui qui ne pense pas comme eux...

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  • Les français et leur bagnole

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    politique, société, voiture, deux roues, camions, pollution, amaury watremez

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    L'auteur est un de ces inadaptés sociaux qui ne conduit pas et comme je ne me refuse jamais rien, je n'ai aucun scrupule je m'en fiche complètement. Bien sûr, c'est plus facile de l'être en banlieue parisienne ou à Paris. Là-bas ne pas conduire n'est pas un handicap contrairement à la province où les réseaux de transports en commun sont dramatiquement sous-développés à l'exception des traditionnels cars hors d'âge qui tournicotent encore entre les petits villages. Ainsi que partout ailleurs le « tout voiture » y a été favorisé et les réseaux ferroviaires secondaires abandonnés pour la plupart.

     

    Je ne déteste pas admirer les belles carrosseries, les « designs » bien faits. J'aime bien le côté « ancienne mode » de certaines nouvelles voitures mais au fond constatant les ravages de la pollution, cela ne me déplaît pas d'être un de ces inadaptés...

     

    Il existe une très forte hypocrisie autour de celle-ci et en particulier celle engendrée par les voitures, poids lourds et « deux roues ». Les interdictions, les vignettes diverses et variées, la taxation des véhicules polluants n'y changeront rien. Les français continueront à rouler en bagnole jusqu'à épuisement des stocks de carburant fossile. Et la bagnole demeurera encore longtemps cet objet fantasmatique qu'elle a toujours été. L'individu maître, (en théorie !), de son véhicule, aime cette sensation de puissance dans les mains, d'avoir virtuellement droit de vie et de mort sur les piétons ou les cyclistes.

     

    S'il n'y avait pas la « peur du gendarme » et de la punition, je suis persuadé que certains conducteurs n'hésiteraient pas à s'en donner à cœur joie.

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  • « Chez nous » film anti-FN nuancé

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    cinéma,chez nous,société,politique,front national,amaury watremez

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    Quand l'auteur de ce blog est capable, lui aussi de nuances...

     

    J'ai vu « Chez nous » aujourd'hui dans une salle parisienne entouré de spectateurs qui étaient déjà persuadés du bien-fondé du message véhiculé par le film. Je doute sincèrement que des sympathisants du Front National ou des électeurs s'apprêtant à voter Marine le Pen aillent le voir. Une leçon de morale même intelligente, même raisonnée solidement, même donnée au sein d'un film bien réalisé demeure une leçon de morale. Et je suis convaincu que la plupart des citoyens appartenant à cette « France périphérique » méprisée largement par les élites de ce pays ait envie d'en entendre une de plus, si finement amenée soit-elle.

     

    Ce qui est ironique est que ce film est peut-être trop fin, trop complexe, pas assez dans la dénonce, pour les bourgeois pédagogues et les arbitres des élégances politiques. Certains se demandent déjà où se positionne Lucas Belvaux qui ne leur paraît pas suffisamment agressif finalement dans son portrait-charge, telle Elizabeth Martichoux éditorialiste et intervieweuse sur RTL. Sans doute aurait-elle préféré ces diatribes anti-FN où les invectives vertueuses tiennent lieu d'argumentaire.

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  • Relire Yourcenar

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    "Je ne vis pas comme ils vivent, je n'aime pas comme ils aiment, je mourrai comme ils meurent" était sa devine toute empreinte de morale aristocratique au vrai sens du terme...

     

    Face à la bassesse avérée d'une époque, il n'existe parfois pas de solution réelle, pas d'alternative tangible. La bêtise peut être trop forte, plus que le reste. Comment se heurter à la sottise à « front de taureau » ? C'est d'ailleurs déjà l'accepter souhaiter argumenter contre elle. Pourquoi alors ne pas se retirer dans une refuge propice et passer ses journées durant l'orage à lire les auteurs que l'on aime à l'abri du soleil sous les feuilles d'une branche propice.

     

    En la matière, on en revient toujours à ses anciennes amours, ses anciennes passions à tort ou à raison. La nostalgie, le sentiment que l'on n'aimera jamais quelqu'un aussi bien. C'est idem en littérature où l'on relit des auteurs encore et encore, en redécouvrant encore et toujours quelque chose à chaque fois. Marguerite Yourcenar est de ce genre d'amour. Tant d'intelligence, tant de finesse, tant de culture ne peuvent laisser indifférents. Certes, elle a écrit et dit quelques sottises sur les bébés phoques entre autres ou le nécessaire malthusianisme à l'entendre mais c'est tellement infime dans son œuvre que cela n'a guère d'importance.

     

    Des imbéciles, ils sont légions, se manifesteront peut-être pour s'étonner du fait qu'un réac indécrottable dans mon genre, du moins c'est ce qu'ils pensent, puisse se passionner pour une lesbienne très libertaire, très cosmopolite. Mais Yourcenar a beau invoquer le bouddhisme, se dire citoyenne du monde, parler du hasard de la naissance voire de son inconvénient, elle n'en est pas moins une des dernières incarnations de la civilisation française à son point le plus élevé.

     

    Ne voir en elle qu'une vieille femme laide comme malheureusement Albert Cohen serait réducteur...

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  • Des "héritiers" politiquement incorrects ?

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    politique, société, politiquement incorrects, amaury watremez, blog, hypocritesJ'ai toujours eu un gros doute sur la sincérité des milieux se prétendant « politiquement incorrects ». Quand ils ne cherchent pas toujours à s'en justifier il leur faut sans cesse se trouver des cautions de gauche ou « de progrès ». Ils cherchent à se raccrocher à la modernité tout en affirmant la critiquer. Au fond, ce qu'ils veulent c'est faire partie du spectacle comme tous les autres, l'épisode que j'évoque ci-dessous me confirme dans mon opinion...

     

    De par mes activités bloguesques « coupables », un soir, j'ai eu envie d'aller écouter une célébrité médiatique réputée politiquement incorrecte. Je pensais que cela pouvait être intéressant. Au pire, sans doute le vin serait-il bon ?

     

    Quand elle est apparue, sachant ménager son apparition soudaine, connaissant ses « effets » de scène par coeur, fardée comme un camion volé et comme pour une émission de télévision, j'avais le sentiment de voir apparaître une "professionnelle" aguerrie ayant ses méthodes pour plaire au client, sourire mécanique aux lèvres et fausse convivialité.

     

    Étaient présents toute une cour des miracles de favorisés, de nantis en rupture de ban, d'héritiers, des courtisans plus ou moins subtils, des jeunes ambitieux aux profils encore curieusement enfantins et ce malgré leurs barbes à la mode, des plus vieux un peu aigris, heureux de jouer ne fût-ce qu'un soir les pseudo-maîtres à penser, des bons élèves en quête d'affranchissement, d'anciens journalistes « mainstream » en recherche de respectabilité.

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  • Macron aime l'autoflagellation

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     histoire,emmanuel macron,société,politique,algérie,amaury watremezLa France a un rapport particulier avec l'Algérie qui fit partie intégrante du territoire national. Il existe encore une blessure ouverte entre les deux pays. Et l'histoire réelle de la Guerre d'Algérie, nuancée, argumentée, étayée, est encore à faire. Des jeunes français qui étaient sans doute loin d'être tous des « fachos » bas du front étaient prêts à beaucoup de chose pour défendre ce que l'on appelait « l'Algérie française ». Si l'on évoque en 2017 complaisamment la torture et les exactions certes indubitables commises par l'armée française pendant ces « évènements ».

     

    On glose à qui mieux mieux sur la « manif de Charonne » mais on ne parle jamais de la fusillade de la rue d'Isly ou des massacres de « harkis » et de « pieds noirs » parqués pour les survivants « rapatriés » dans des camps de rétention dans le Sud de la métropole sans le confort moderne...

     

    ...Et ce pendant trente ans pour certaines familles. Au mieux on minimise. Cela aurait été des dérives inévitables après une guerre d'indépendance...

     

    Tant qu'à s'indigner pourquoi ne pas le faire pour ces harkis eviscèrés, écharpés, brûlés vifs ? Ils ne le méritent pas ? Ils étaient du mauvais côté ? Le nôtre d'ailleurs. Et pourquoi ne pas le faire pour tous ces innocents qui n'étaient pas tous de l'OAS tant s'en faut sur lesquels les soldats ont tiré le 26 mars 1962 ?

     

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  • Se sent-on français dans les cités ?

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    société, immigration, diversité, cités, quartiers, aulnay sous bois, amaury watremez

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    Le propos de mon petit texte n'est pas une seconde de dire que les jeunes des « quartiers » ne sont pas français. Selon la loi, ils le sont à part entière. Ils ont des papiers français, suivent une scolarité française, ont les mêmes droits que les autres citoyens, les mêmes devoirs aussi. Par contre leur ressenti quant à cette citoyenneté est tout autre et fort différent. Se sentent-ils pour autant français à part entière ? La réponse est beaucoup moins évidente qu'ils soient de la deuxième, troisième ou quatrième génération « issues de la diversité » selon le vocable hypocrite.

     

    Et le fait est qu'à leurs yeux ils ne sont pas vraiment français...

     

    Il suffit de passer en revue leur manière de se présenter sur les réseaux dits sociaux. Ils se présentent généralement comme malien, marocain, algérien, sénégalais, vietnamien, chinois mais très rarement comme français. Ce seront des exceptions qiui confirment la règle, des exemples de réussite méritocratique montés en épingle alors que c'est loin d'être une généralité. Que ce soit dans la vie réelle ou virtuelle ils disent souvent « vous les français », disent nous et eux en évoquant les français indigènes. Quand ils parlent d'un blanc, d'un européen en général dans leurs quartiers, ils parlent d'un « français » ou « céfran ».

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  • Marine le Pen qui monte qui monte

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    FN, Marine le Pen, société, politique, présidentielles 2017, amaury watremezarticle faisant parler de lui sur Agoravox

     

    Des émeutes violentes dans les cités, des violences contre les habitants de ces endroits qui ne s'y mêlent pas, de la destruction de mobilier urbain, des voitures brûlées, des gamins qui font de la compétition de vidéos débiles sur Periscope et, ou Facebook. C'est à qui sera le plus destructeur...



    Des bonnes intentions, des grandes déclarations vides de sens sur le « vivrensemble », la xénophobie, le rejet des étrangers...



    Maître Dupont-Moretti, avocat médiatique, qui chez Zemmour et Naulleau semble penser que les arabes et les africains ne sont bons qu'à faire le ménage...



    Marine le Pen monte dans les intentions de vote



    Des manifs pour Théo par les anti racistes et les bonnes consciences, des « marches blanches » où l'on incendie des bagnoles en marge...



    Un aveuglement sur la réalité des « quartiers », sur l'islamisme, sur la violence...

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  • La maternité c'est supêêr

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    Femmes, ménagères desespérées, Société, politique, féminisme, amaury watremez

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    Dans Versailles où j'habite on croise plein de mamans avec les poussettes et tout, des mamans socialement favorisées pour la plupart. Précisons que Versailles est constitué de plusieurs quartiers, selon les revenus, et que normalement l'on ne doit pas se mêler. Il y a même près de la gare des « Chantiers » un quartier plus « populaire ». Par contre on rencontre de ces mamans partout. Et dans les parcs et petits jardins les milieux se côtoient grâce aux mères. Une jeune femme « moderne » peut ainsi échanger sur son expérience avec une jeune femme « voilée » en « hijab » et se trouver des points communs.

     

    Cela a des côtés plaisants tous ces enfants surtout pour un misanthrope comme moi qui ne s'entend facilement qu'avec les tout petits gosses et les animaux. Les gosses ont ceci pour eux qu'ils ne sont pas encore trop marqués par les préjugés des grandes personnes, les conformismes, les lieux communs. Ils leurs arrivent, pas toujours, d'être plus ouverts, plus sensibles aux autres bien que souvent la nature humaine étant ce qu'elle est, ils sont loin d'être tous idéalisables. Une cour de récréation peut être un endroit tout aussi cruel que « l'open space » d'une grande entreprise.

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  • Complexe d'infériorité littéraire

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    littérature, culture, société, politique, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    J'ai remarqué que lorsqu'un scientifique ou présumé tel parle de son domaine, ou un quelconque philosophe improvisé et que parfois il en tire des conclusions délirantes n'ayant plus rien à voir avec un raisonnement équilibre, la plupart des gens se taisent respectueusement et écoutent. Voire mettent en pratique les recommandations dudit penseur. Ils s'inclinent. Lorsqu'un « littéraire » parle de littérature, l'attitude change, elle est alors beaucoup plus agressive. Les interlocuteurs sont alors sur la défensive, prêts à mordre comme si leurs manques de culture allaient en devenir criants et exposés sur la place publique. Cela ne les empêche pas dans le même temps, sans qu'ils n'y voient de contradiction, de proclamer l'inutilité de la littérature comme savoir...

     

    On en vient dans 90% des cas à ressortir le lieu commun éculé de « l'école de la vie » qui serait infiniment supérieure à toutes les autres....

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  • La construction fantasmée de la diversité

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    politique, diversité, nation, société, amaury watremez, renan, qu'est-ce qu'une nationLa diversité est une idée qui séduit de moins en moins d'électeurs et de citoyens un peu lucides. Elle a encore ses adeptes, et fait encore très peur à la droite. Il convient d'être adepte du multiculturalisme, voire de l'identité réputée multiple de la France. Or, un pays est comme un individu, sa personnalité est une et indivisible, si elle est multiple c'est soit qu'il n'en a pas, soit qu'il est schizophrène. L'idée de diversité imprègne l'enseignement de l'histoire, le discours sur la citoyenneté. Elle terrorise encore la plupart de nos politiques qui n'osent que timidement encore parler de culture française, bien timidement par peur de passer pour des séides de Marine le Pen, des nostalgiques des fameux z-heures les plus sombres de notre histoire.

     

     

    Oser critiquer la diversité montrée toujours comme inéluctable c'est risquer de se faire traiter de raciste sans plus de jugement. On ne voit pas tellement en quoi il est raciste de revendiquer une culture française dans la multiplicité des accents, des régions, des traditions ce que d'autres peuples font sans que les bourgeois pédagogues ne s'en émeuvent.

     

    Cette idée pénètre y compris à l’extrême de l'extrème-droite où certains microcéphales et « minus habens » de la pensée sont persuadés dur comme fer, convaincus mordicus que la France serait née du mélange de peuples celtes, gallo-romains et païens. Le « juif Jésus » ainsi qu'ils disent a perverti tout cela avec une religion considérée comme une foi de faibles (oui, parfois l'antisémitisme, pardon « l'antisionisme » va jusque là).

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  • Paris, Audiard et le goût du verbe

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    à propos de « le Paris de Michel Audiard » de Philippe Lombard chez Parigramme

     

    cinéma, audiard, littérature, amaury watremez

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    Dans ce petit texte, je ne fais pas dans la nostalgie, dans le violon, j'évoque...

     

    Le Paris d'Audiard a quasiment entièrement disparu métastasé par la gentryfication, les bourgeois « équitables » et, ou « durables », « citoyens ». Il est pourtant encore là, plus ou moins présent, caché dans des endroits que les prétentieux, les malfaisants ne connaissent pas. Il reste des traces, des vestiges pour qui veut bien les voir. Le Paris d'Audiard était celui des petites gens, des gamins combinards, des petits voyous gouailleurs, des escrocs à la petite semaine un rien mythomanes, des filles faisant le trottoir et s'usant petit à petit entre « l'affectueux du dimanche » et le client « qui venait en voisin ».

     

    On s'y mélangeait, on s'y fréquentait, on s'y parlait entre prolos et notables, bonnes dames et catins. Les milieux se croisaient, se jaugeaient, parfois aussi échangeaient autre chose que des cartes de vœux. Les plus riches étaient dans la « part de gâteau » décrite par Céline dans le « Voyage au bout de la nuit », de l'Arc au Triomphe aux serres d'Auteuil. On n'allait pas dans le XVIème, on n'y croisait que des petits vieux, des matrones sans âge, parfois des sous-maîtresses montées en grade, ayant fidélisé le client d'une manière ou d'une autre.

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  • La banlieue va brûler

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    aulnay sous bois, politique, société, théo, télévision, maître dupont moretti, amaury watremez

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    Cela n'a pas l'air d'inquiéter grand-monde durant la polémique Fillon qui alimente la sphére politico-politicienne depuis plus de deux semaines mais la banlieue va brûler, la banlieue dite « difficile », la banlieue des cas sociaux inextricables et de la diversité pas vraiment heureuse. Depuis quelques jours, Aulnay sous Bois brûle déjà depuis qu'un « jeune », Théo, a accusé un policier d'avoir exercé sur lui une tentative de viol avec sa matraque. La scène aurait été dûment filmée. Dans les médias parmi les grandes consciences on accrédite sans écouter celle de l'agent des forces de l'ordre la version du « jeune » sans chercher plus avant.

     

    La banlieue peut brûler d'autant plus rapidement par l'habitude des jeux de guerre en réseau, de l'utilisation des « smartphones » et des réseaux dits sociaux. Ceux-ci créent l'émulation, une émulation débile, c'est à qui mettra en ligne la vidéo montrant le plus de violences contre la police.

     

    Dans ces quartiers la loi et les valeurs républicaines n'ont plus vraiment cours. Ce n'est pas qu'ils soient d'ailleurs forcément agités, les dealers, tous les « lascars », faisant du « business », des « grossistes » au petit guetteur, y font le plus souvent régner une loi d'airain, une discipline de fer, une omerta bien plus dures que ne pourrait l'être celles de la République. Tout ce petit monde a parfaitement intégré les lois du marché qu'il reproduit dans son microcosme. Et tout le monde sait bien que ça fait marcher le commerce. Le trafic permet de consommer les biens vendus dans les zones commerciales à proximité de ces quartiers zones qui sans cet apport d'argent frais et douteux ne seraient pas viables.

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  • Gros lard !

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    société, politique, témoignage, gros, obèse, physique, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    On ne peut plus dire comme Pierre Desproges il y a une trentaine d'années que l'Occident est en train de crever de sa mauvaise graisse. Ce serait plutôt l'inverse, il crèverait plutôt d'anorexie. Il ne s'agira pas dans ce petit billet de dire du mal de ce qui peut nous tenir en bonne santé, mais juste de se moquer encore un peu de l'hygiénisme quasiment totalitaire sévissant en 2017 afin de standardiser les corps humains. Les femmes se doivent d'être minces jusqu'à l'absurde, jusqu'à l'anorexie, jusqu'à la maigreur, les hommes également. Il s'agit de montrer que l'on est un individu performant, sportif et dynamique.

     

    Je n'ai rien contre la pratique du sport sauf quand elle devient une manière d'affirmer à tout crin son adaptation, combien on est un rouage docile des diktats totalement délirants que sont les normes modernes pesant sur chaque personne, des normes étouffantes et aliénantes ne serait-ce que pour les jeunes filles. Juger une personne sur son physique est de mise, des « quartiers » aux salons feutrés des bourgeois pédagogues où «vraiment ma chèèère on ne supporte pas les zobèzes ». Je pense particulièrement à celles qui cherchent par exemple à avoir le même « drop tights » que les mannequins maigrichonnes à la mode.

     

    Elles font des régimes ahurissants pour y arriver, se font vomir, sont dans la compétition par l'entremise des réseaux dits sociaux et finalement sont tout aussi soumises que leurs aînées au regard des mâles, lui-même biaisé par la pornographie omniprésente, celle-ci allant de pair avec une ignorance -apparemment paradoxale- de la sexualité.

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  • Dans la tête des jeunes filles sages - « Et devant moi le monde » de Joyce Maynard

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    à propos de « Et devant moi le monde » de Joyce Maynard

     

    littérature, écriture, société, joyce maynard, amaury watremez, et devant moi le mondeLe sujet de ce texte n'est plus tellement d'actualité. Les jeunes filles sages ne lisent plus, elles rêvent plus en parcourant les « tweets » des « pipeaules » et autres « statuts » facebook mais ne se passionnent plus du tout pour la littérature et les auteurs. Elles ne peuvent donc pas vivre de grandes passions qui risqueront de les mener au bord du gouffre dont elles sortiront par l'écriture telle Joyce Maynard. J'avais bien aimé « une adolescence américaine » de cet auteur dans lequel la jeune fille qu'elle était se racontait et racontait sa génération des années 60 un peu à la manière d'une Holden Caufield au féminin. Ce roman faisait suite et développait un article du « Times » dans lequel elle avait esquissé ce portrait en creux des jeunes de juste avant la « parenthèse enchantée ».

     

    Elle était de ces jeunes filles sages capables de passion, capables de brûler et se brûler pour un amour sans y réfléchir aucunement avant...

     

    Les femmes y sont plus hardies quoique les petits garçons sages également partagent cette qualité ou ce défaut jusqu'à risquer d'en mourir.

     

    Il demeurait quelques scories dues à son immaturité mais j'avais largement préféré ce livre à « l'Attrape Coeurs ». Dans « Et devant moi le monde », elle a quarante-quatre ans et raconte l'amour à sens unique qu'elle a vécu avec le père d'Holden Caufield, la rupture brutale s'en étant ensuivi et les années qu'elle a passé à se reconstruire. Elle avait dix-neuf ans. Elle aborde tout crûment et de front, sans aucune vulgarité, y compris la sexualité avec un homme à l'époque de trente-cinq ans son aîné. Elle était une de ces adolescentes inadaptées brûlant d'un feu intérieur que personne ne voyait ou ne voulait voir, déjà passionnée par les lettres comme tous les gosses qui ont du mal à s'adapter à la société des êtres humains. Elle avait des parents très artistes et largement excentriques dont le couple était déséquilibré, un père peintre raté et une mère flamboyante mais frustrée de reconnaissance envers ses dons.

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  • Le choeur des vierges effarouchées, Trump et l'Islam

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    Il se trouvera sans doute des vierges effarouchées afin de prétendre que le petit billet ci-dessous naît surtout de mon « islamophobie » ou de mon racisme supposés. Cela évite tout questionnement raisonnable ce genre d'attaques personnelles et, ou d'injures. Peu m'importe...

     

    Donald Trump, société, politique, immigration, société de classes, Amérique, amaury watremezTrump le nouveau président américain a pris un décret bannissant « de facto » les musulmans de nombreux pays du territoire des États Unis. Donald Trump est le président élu de ce pays, il a été élu tout à fait légalement ce qu'oublie tous ses détracteurs. Il n'a pas pris le pouvoir, ne le vole pas. Il l'a été car il a su répondre, que l'on soit ou non d'accord avec lui et les solutions qu'ils proposent, aux angoisses des électeurs quant aux multiples coups de canif dans les contrats sociaux des pays occidentaux dont la laïcité. Et il applique son programme.

     

    Une des plus fortes et des plus légitimes également parmi ces angoisses est induite par la question de l'intégration de l'Islam et de ses croyants au sein des sociétés occidentales. Lucidement, quel que soit le camp auquel on appartient, quelles que soient les raisons que l'on invoquera, il est évident que ce n'est pas précisément une réussite brillante.

     

    Les conséquences en sont connues :

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