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Chronique du pays réel – Mère et fille tellement complices

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Vu à la télévision lors d'un zapping paresseux et somnolent un soir d'esseulement m'ayant ôté l'envie de regarder des trucs intelligents...

 

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politique, société, porno, sexe, amaury watremez, abjection, saloperieJ'aurais pu zapper immédiatement certes de peur que mon cerveau ne m'en coule par les oreilles mais j'ai tenu à voir jusqu'où cela allait, jusqu'à quel abîme intersidéral, jusqu'à quel néant intellectuel.

 

Melissa est une « quadra » encore appétissante malgré ses pattes d'oie charmantes et quelques plis coquins. Elle porte un pull blanc moulant et transparent sur un soutien-gorge blanc compensant l'affaissement naturel de son buste. On la voit dans une salle de sport quelques secondes en train de s'auto-torturer sur des machines de supplices volontaires. C'est une « maman » dynamique mais tellement seule hélas. Musique nostalgique et gros plan sur le visage triste, et en sueur après du « step », de Melissa la « MILF » parfait fantasme de geek post-pubertaire.

 

Sa file Mélina, une adolescente de 17 ans ce qui est indiqué par un bandeau sous son visage, maquillée comme un camion volée, explique face caméra que sa mère ne tombait que sur des types romantiques et faibles qui se trouvaient désarmés face à elle. Alors que sa mère attendait des assauts impétueux et des types virils. Mélina a les sourcils si fins qu'ils paraissent dessinés. Elle porte une ticheurte imprimé panthère vulgaire qui moule ses formes amples. Elle a un piercing argenté sur la langue. On l'aperçoit furtivement s'agiter de droite et de gauche, en avant en arrière quand elle parle.

 

politique, société, porno, sexe, amaury watremez, abjection, saloperieIl fascine le téléspectateur presque autant que les banalités débiles qu'elle balance visiblement sans conscience...

 

Mélina explique maintenant avec un enthousiasme parfaitement inconscient assise à côté de Mélissa sa mère que ce qu'il lui fallait c'était tourner dans un porno « amateur », en particulier un de ceux de « Jacquie et Michel ». A ce moment on note que Mélissa a un sourire un peu crispé. Mélina ne remarque pas et révèle qu'elle a conseillé ce genre de choses à sa mère car « s'était elle-même libérée de toutes contraintes », et de « tout ces tabous » en tournant elle aussi ce genre de films. Elle prétend qu'elle s'en fout si les autres de sa classe l'ont vu, elle assume, dit-elle. Au comble de l'émerveillement et au bord de l'extase (elle passe à la télé) elle avoue même avoir fini par « tourner » avec sa mère.

 

On sent presque tangiblement le contentement cynique de l'interviouveur toujours hors champ :

 

« c'est dans la boîte Coco ? T'as la saloperie de la gamine ? Tout ça va faire un sacré buzz tu vas voir, Coco, deux salopes mère et fille, tu te rends compte ? on va en gagner du pognon avec ça ! ».

 

Mélina n'est pas trop certaine que cela mérite autant de publicité, elle encore son sourire un peu crispé, tellement complice. Et elle dit que oui bien sûr c'était merveilleux, un beau moment tout ça, une belle aventure tout ça, mais qu'elle ne le referait pas parce que « hein bon quand même, faut pas aller trop loin avec ces trucs » bredouille-t-elle. Elle n'est plus trop sûre que c'était une si bonne idée que ça. Mais on voit bien que ça ne lui déplait pas de passer à la télévision. On voit bien aussi qu'elle est comme un de ces animaux pris au piège dans les phares d'un 4X4 de notable rural. Elle est prise au piège.

 

Pauvre femme...

 

On imagine déjà les réactions des mateurs-palucheurs. Elle est adulte, elle est majeure, elle sait ce qu'elle fait, tant pis pour elle !

 

Personnellement, je me suis juste dit que cette société dite de progrès était d'une telle abjection, sans fond. Et j'ai fait ce que j'aurais dû sans doute faire dés le départ, j'ai éteint ma télévision.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration empruntée là

 

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