Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Prendre Sausage party au sérieux ?

    Imprimer Pin it!

    Moraliser le cinéma

    dessin animé, sociologie, politique, société, cinéma, censure, sottise, religions, catholicisme, amaury watremezLa polémique, si on peut appeler ça ainsi car elle est picrocholine, autour du dessin animé pour adultes « Sausage Party », m'amuse beaucoup. Et je ne comprends pas trop : ceux qui condamnent « Sausage Party » sont dans le même temps pour une libéralisation encore plus marquée de l'économie, libéralisation qui entraîne mécaniquement celle des mœurs. Ou alors sont-ils hypocrites ?

     

    Cette discussion ridicule m'évoque également l'abbé Bethléem. Cet abbé a pratiqué tout le temps de son sacerdoce la censure attentive des œuvres littéraires et cinématographiques de son temps. Il s'est régulièrement trompé sur la valeur artistique de ce qu'il prétendait interdire au nom de la foi chrétienne manquant singulièrement de discernement sur la plupart des auteurs de livres et de films. Il s'est systématiquement trompé avec une constance qui inspire l'admiration.

     

    Il les aura tous manqué, y compris les écrivains catholiques...

    Lire la suite

  • Hommage à Gotlib et toute cette sorte de choses

    Imprimer Pin it!

    On pourrait pour rendre hommage à Marcel Gotlib, le maître de l'Umour (sans H) glacé et sophistiqué, le créateur de « l'écho des Savanes » ou « Fluide Glacial » écrire un texte bien sinistre et bien pompeux, genre enterrement de première classe, rappelant la vie et l'œuvre de l'auteur avec force sanglots dans la voix, l'œil humide et la bouche en cul de poule :

     

    Gotlib la tendresse, Gotlib la dérision, Gotlib le libertaire, Gotlib et son psy, Gotlib le petit enfant de Montmartre triste, Gotlib le gosse inadapté etc...

     

    Et puis terminer sur un « Ahlala il va nous manquer », il nous faudrait un nouveau Gotlib, tout ça...

     

    gotlib1.gifGrâce à lui et les « petits mickeys » qu'il commit des années 50 jusqu'au milieu des années 80, comme de nombreux quadragénaires, j'ai découvert qu'on avait le droit d'avoir le sens de la dérision et qu'en plus c'était extrêmement drôle. J'ai appris aussi que l'humour à froid était non seulement recommandé mais indispensable contre la sottise de la plupart des pitoyables primates humains, contre la mienne aussi il est vrai en faisant partie de ces pitoyables bipèdes anthropoïdes, pitoyables mais aussi très drôles.

    Lire la suite

  • Fillon et sa base MST

    Imprimer Pin it!

    société, politique, fillon, MST mocassiçns serre-tête, versailles XVIème, Amaury WatremezSi je ne risque sûrement pas de voter à gauche en avril et en mai, je ne voterai certainement pas non plus Fillon, en premier lieu par dégoût de sa base électorale « MST ». On me dira que ce que je vote n'a strictement aucune espèce d'importance. Je ne suis même pas un de ces éditorialistes proche du ciel des z-élus du régime, au fait des secrets des puissants. Je ne suis pas un de cex types qui sait tout, voit tout, comprend tout, fût-ce après tout le monde. Je ne suis qu'un pauvre moustique, un citoyen lambda...

     

    Et il est décidément des temps troublés comme le nôtre ou entre deux maux on ne peut même pas choisir le moindre.

     

    Il vaut mieux prendre un peu de champ, faire quelques pas de côté, garder le sens de la dérision face à tant de grotesque, de ridicules étalés avec aussi peu de de retenue, face à la dictature insupportable de l'affectif infantile. On peut aussi entretenir sa bibliothèque, profiter de la vie comme le conseillait Montaigne dans ses magnifiques « Essais » écrits durant les guerres de Religion, autre période de sottise triomphante.

    Lire la suite

  • Lynchage sauce hollandaise

    Imprimer Pin it!

    Suivez-l-allocution-de-Francois-Hollande-en-direct.jpgFrançois Hollande a annoncé hier qu'il ne se représenterait pas à la présidence de la République sans doute encouragé en cela par son entourage. Il était presque touchant. Cela ne manquait pas de courage. Ce qui ne l'est pas du tout par contre, touchant, c'est le lynchage généralisé s'en étant ensuivi sur les réseaux sociaux, comme si la crise morale gravissime que traverse ce pays et ses pesanteurs n'étaient que de sa seule et unique responsabilité. Il a le dos large le président normal, et il est un bouc-émissaire facile.

     

    Au moins, pour une fois je suis d'accord avec Estrosi, il a fait preuve de dignité.

     

    La situation actuelle est le résultat de décennies d'inaction, d'inertie et de bavardages sans fin sur le sexe des anges. Elle découle aussi de politiques désastreuses de gouvernement aussi bien de droite, dont ceux auxquels Fillon et NKM, a participé, que de gauche. Elle est également la conséquence directe de la prépondérance absolument dramatique des idéologiques libérales ou socialisantes dont on justifie encore l'échec par le fait que celles-ci n'auraient pas été mises en application comme il convient jusque là.

     

    Ils nient l'évidence de l'échec patent de leurs théories globalisantes chéries étant pour eux de véritables fois religieuses avec dogmes et gardiens du temple. Ce sont toutes ses idéologies et leur emprise qui nous tuent.

    Lire la suite

  • Wes Craven et le Mal sur grand écran  

    Imprimer Pin it!

    à propos de "Wes Craven, quelle horreur ?" de Emmanuel Levaufre aux éditions Capricci, novembre 2016.

     

    cinéma, wes craven, société, politique, cinéma bis, amaury watremezLes éditions Capricci viennent encore de sortir un excellent de livre de cinéma et sur le cinéma, ici sur l'Horreur et le Gore, l'Épouvante. Mais aimer le cinéma n'est-ce pas aimer Orson Welles ET Ridley Scott, Fellini ET John Carpenter, Visconti ET Wes Craven ? L'auteur s'intéresse à la personnalité de Wes Craven, le créateur du "croquemitaine" le plus célèbre du Fantastique, Freddy Krueger, et à sa mise en abyme des films horrifiques dés "La dernière maison sur la gauche". Emmanuel Levaufre recadre également ce qui relève des "séries B", du cinéma dit d'exploitation et ce qu'est vraiment un "film culte", à savoir une œuvre ne trouvant le succès que grâce au bouche à oreille des "happy few". Il s'intéresse aussi aux réflexion "méta" que sont nombre de films de Wes Craven mais aussi de John Carpenter.

     

    Il ne tombe pas dans le travers maintenant habituel de nombreux critiques de cinéma qui est de porter aux nues des "zèderies" immondes, et qui le resteront jusqu'à la fin des temps (et des siècles et des siècles amen) et ce malgré leur côté toujours involontairement rigolo au trente-sixième degré, car ignorées, croient-ils, du reste des cinéphiles. A leur décharge il faut dire que la culture cinématographique de nombreux auteurs commence en 1992, 93 avec les premiers films ultra-référentiels de Tarantino.  Ne parlons pas de la majorité des spectateurs brouteurs abrutis de "pop corn" devant des "blockbusters" qui ne sont que des "séries B" gonflées...

    Lire la suite

  • Pourquoi existe-t-il encore la haine des juifs en 2016 ?

    Imprimer Pin it!

    aush2.jpgTel établissement de quartier dit « difficile » ou de « centre ville » faisant œuvre éducative organise encore cette année un voyage à Auschwitz ou quand il est riche au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem. On pourra lire encore bientôt ainsi qu'à chacun de ces voyages combien les jeunes que les enseignants ont emmené là-bas ont été tellement émus et touchés. Dans tel autre établissement, on se souvient des enfants déportés pendant la Seconde Guerre Mondiale. Les adolescents fiers d'eux, sans nul doute à juste titre, posent l'œil humide devant leurs réalisations effectués en cours d'histoire et d'éducation civique sur ce thème, bouleversés par les images qu'ils ont déniché et les témoignages qu'ils ont lus, et, ou entendus..

     

    A la télévision tout comme au cinéma, les œuvres de fiction tout comme les documentaires traitant sans détours du sujet, en long, en large et en travers sont montés et projetées aux clients réguliers des « salles obscures » et aux « scolaires.

     

    L'antisémitisme, qui englobe la haine des arabes, la « nouvelle judéophobie » définie par Pierre-André Taguieff, auraient dû disparaître depuis déjà bien des décennies? Or, c'est tout l'inverse qui arrive.

     

    Ces fléaux auraient dû s'éteindre d'eux-mêmes si l'on suit la logique des promoteurs de ces actions certes méritoires. Mais il n'en est rien du tout et l'antisémitisme tout comme la « nouvelle judéophobie » ne cessent de progresser au cœur de la société française et de sa jeunesse. Il suffit de jeter un coup d'œil aux « fils » de discussion sur Israël ou l'histoire de la Shoah, ou plutôt de superpositions de monologues, de réseaux sociaux pour en être convaincus. Parfois on le fait au nom des palestiniens -ceux-ci n'en demandent pas tant- et d'un « antisionisme » mollement affirmé car bien que ne le faisant pas totalement à visage découvert on n'assume pas sa haine...

    Lire la suite