Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Indigestion de primaires

    Imprimer Pin it!

    primaires de la droite et du centre, politique, société, fillon, juppé, amaury watremez

    On constate sur la photo à quel point les trois candidats principaux des primaires étaient antagonistes...

     

    Cette nuit, je me suis réveillé en sueur, fébrile. Je me sentais ballonné, j'avais un peu mal au ventre, une légère nausée aussi. J'ai essayé de comprendre pourquoi. La tête me tournait un peu, et je n'arrivais pas à me rendormir quand soudain j'ai saisi, j'avais une belle indigestion de primaires, celles de la Droite et du Centre. Cela fait déjà plusieurs mois que comme tout le monde que ce soit en écoutant la radio, en regardant les informations, en parcourant les sites politiques, ceux suivant la ligne officielle et les autres, j'absorbais à la file, sans prendre le temps même de les faire mijoter ou de les déguster, des articles, des éditoriaux sur les primaires.

     

    Mais à force de toujours absorber les mêmes choses, de les gober, on manque du reste, et on finit par être complètement dégoûté. En politique aussi on a besoin de vitamines. Ou alors on souffre d'une addiction ce qui est tout aussi grave. Et en France on est « addict » à « l'homme providentiel », au « père de la nation » qui vient sauver le pays et prendre les décisions difficiles à la place du peuple, ou qui prétend les prendre. De belles âmes s'y laissaient prendre et c'était le pire car que de bonnes volontés déçues plus tard, fichues en l'air !

     

    A se demander quand ce pays atteindrait une réelle maturité démocratique....

    Lire la suite

  • Démagogie libérale-conservatrice

    Imprimer Pin it!

    François Fillon, libéral conservateur, société, les républicains, primaires de la droite et du centre, Amaury Watremez

    Mon article sur Fillon sur "Mauvaise Nouvelle"

     

    François Fillon, homme soit-disant neuf ayant participé au gouvernement désastreux de la France depuis Chirac, a été élu sur deux points précis de son programme : il tape sur les fonctionnaires, ce qui est très populaire parmi sa clientèle libérale-conservatrice. Il va « dégraisser » la fonction publique. Affirmer ce genre de choses provoque toujours l'émoi de l'électorat matériellement aisé voire très riche. C'est un de leur rêve humide et moite. Cette cure d'amaigrissement a pourtant déjà largement commencé en 2002, sous le gouvernement Jospin, au moment de la mise en place de la Loi d'Orientation Loi de Finances.

     

    Ce sont les mêmes qui râlent dans les files d'attente qui s'allongent à la Poste de par les -déjà- nombreux dégraissages de personnel ou qui sont furieux en apprenant qu'il y a 40 élèves dans la classe de leur petit dernier. Ils se demandent également tous ce que fait la Police quand une petite vieille se fait piquer son sac pour la vingt-septième fois tout en réclamant une diminution des prérogatives régaliennes de l'État, donc des institutions assurant la Sécurité des citoyens, au nom de l'Entreprise.

     

    Et Fillon a d'ailleurs, causant leur extase, porté au nadir de ses convictions la sacro-sainte Entreprise (que le Très Haut le Miséricordieux Milton Friedmann la protège de ses saintes prières), avec un grand « E » comme tous les autres politiques de son camp et de la gauche sociétale. L'Entreprise est un des piliers du dogme, l'alpha et l'oméga de toutes décisions quelles que soient les conséquences humaines. Je ne comprendrait jamais qu'à droite l'on pense que cela implique automatiquement d'être libéral. Cela amène à chérir les causes dont on déplore les effets (dixit ce gauchiste bien connu de Bossuet).

    Lire la suite

  • Mort d'un vieux salopard

    Imprimer Pin it!

    Castro, mort, la havane, société, communisme, politique, révolution, utopie, amaury watremez Fidel Castro est mort hier à la Havane. C'était un des derniers dirigeants « historiques » d'un « paradis » communiste toujours et encore vanté par le PCF ou le Front de gauche et d'autres, une légende historique avec Ernesto « Che » Guevara, pourtant boucher d'opposants politiques dans de nombreux pays d'Amérique Latine loin du mythe. Nonobstant, Castro était un des derniers « véritables » révolutionnaires. Les derniers militants communistes, il en reste quelques uns dans les salons bourgeois mais qui pensent ainsi qu'en banlieue dans l'une ou l'autre MJC « Youri Gagarine » et autre cantine « Joseph Staline » ne se sentent pas très bien.

     

    Devant leur queue de cheval juvénile, il leur semble que leur calvitie s'agrandit, ils se regardent dans le miroir et constatent que leur petite brioche de notaire de province pointe un peu plus. Avant d'aller pointer au « Flore », ils lèvent le poing face au miroir de leur salle de bains scandant « Révolution ! ». Ce geste fait un peu trembloter la graisse de leur bras.

     

    Les pauvres gens ! Les pauvres vieux ! Qui va les secourir, les soulager de leur immense chagrin ?

    Lire la suite

  • Le clivage le plus important

    Imprimer Pin it!

    politique, FN, LR, PS, élections présidentielles, amaury watremez

    réponse à Régis de Castelnau.

     

    Parcourant un statut facebook (TM°) de Régis de Castelnau, contributeur de "Causeur", je lis que pour lui ce qui sera le plus important sera de combattre Marine le Pen en mai 2017 comme pour tous les observateurs issus des fameuses élites remises pourtant en questions depuis quelques élections. Pour la contrer il soutenait Sarkozy, et porte maintenant aux nues Mélenchon seul capable à le lire de récupérer le vote populaire parti au FN ainsi qu'il le développe dans cet article, tout en soutenant Fillon malgré tout, son nouveau champion contre la famille d'extrême-droite la plus célèbre.

     

    Vous suivez toujours ?

     

    Son raisonnement est honorable et argumenté bien qu'un peu difficile à saisir pour un pauvre idiot d'électeur "lambda" comme moi, modeste rédacteur de petits billets "de comptoir". Malheureusement il a le tort de raisonner selon les paradigmes en vigueur dans la "France d'en haut". Son combat contre Marine le Pen se mène donc par le haut et non en écoutant le peuple, en répondant  à ses angoisses engendrées par l'insécurité (qui n'est pas seulement un "sentiment d'insécurité"), le chômage, la précarisation accrue des salariés, et la montée des communautarismes dont en particulier l'islamiste, toutes choses qu'il n'aborde pas dans sa réflexion.

    Lire la suite

  • Les cathos tous dans le même sac

    Imprimer Pin it!

    joffrin, Christianisme, fillon, société, réacs, amaury watremez, christianismeLa sortie de Laurent Joffrin considérant qu'un nouvel activisme catholique politique tout aussi dangereux à ses yeux que l'islamisme de Daech ne vaudrait même pas la peine d'un coup d’œil distrait si elle n'était pas représentative de ce que la gauche morale pense très fort des catholiques, tous les catholiques. Le plus amusant, si l'on veut, est qu'il balance ça sans scrupules ni remords au sujet de la course en tête aux primaires de la droite de Fillon dorénavant réputé « réac », ce qui fait littéralement quand même mourir de rire car le nouveau champion de « Les Républicains » a tout de l'ancien notable « rad soc » de la IIIème République et rien d'un héraut du catholicisme.

     

    Celui-ci a certes dit ce qu'il ne fallait pas, il a commis le crime idéologique ultime :

    Lire la suite

  • Les observateurs politiquement incorrects et le vote le Pen

    Imprimer Pin it!

    radio, télévision, médias, politiquement incorrect, société, politique, amaury watremez, primaires, le Pen, FN, LR, PSParmi les observateurs avisés, du moins c'est ce qu'ils prétendent, dits politiquement incorrects et reconnus ainsi, que ce soit un peu, moyennement, beaucoup, on ne comprend goutte non plus au vote le Pen. Il est toujours assimilé en 2016 à un vote protestataire, un vote d'humeur, et ce depuis les élections européennes de 1984. Les électeurs qui vont vers ce côté « obscur » de la démocratie française y restent, ils ne reviennent pas du côté des partis réputés « traditionnels ». Cela fait trente-deux ans que ça dure et qu'à chaque grande soirée électorale les politiques affirment avoir je cite « compris la colère des français »...

     

    ...Et qu'ils ne font strictement rien afin d'y remédier.

     

    Pour ces observateurs, quel que soit leur niveau d'incorrection politique le FN demeure encore le mal absolu, la pire alternative. Ce n'est pas un parti républicain à leurs yeux, ce n'est pas un parti fréquentable. En plus, on y trouve beaucoup trop de « beaufs » et de « ploucs ». Pour ces grands esprits, ce serait une mésalliance intolérable, terrible. Ils n'ont pas saisi non plus que le problème le plus brûlant, incandescent, en ce moment, c'est d'abord et avant tout l'inquiétude grandissante des ces mêmes « beaufs » et « ploucs » envers toutes les problématiques liés à la « diversité » :

    Lire la suite

  • Vieux chevaux de retour

    Imprimer Pin it!

    politiques, primaires, fillon, juppé, société, élection, démocratie, amaury watremezL'auteur de ces lignes ne milite pour personne, il n'a pas la carte de Les Républicains, ni celle du Parti Socialiste, encore moins du Front National ou d'autres partis. Et le fait que des électeurs votent et se passionnent pour les primaires le conforte dans son « anarchisme de droite » et ce que l'effrayante « sottise démocratique » peut amener. Car être un « anar de droite », ce n'est pas seulement être le type rigolo balançant des gros mots faisant rougir les dames et donnant le sentiment aux petits garçons sages d'être des « affranchis ».

     

    En France, les vieux chevaux de la politique courent jusqu'à l'épuisement, et le pire est qu'ils font ça volontairement par addiction au pouvoir. Et l'encore pire est qu'ils aiment cette souffrance et que le public en redemande à chaque fois. Ils tournent encore et encore autour de la piste, et autour du paddock. De temps à autre, l'un d'eux crève malgré tout sous son cavalier et les huées du public, et on l'achève aussi sec où il fait la besogne lui-même. Il arrive également que des pur-sang soit mis sur le circuit mais ils se révèlent bien souvent aussi tocards que les autres, ils ne tiennent pas sur la durée, sont peu endurants.

    Lire la suite

  • Les grandes naïvetés du vote catholique de droite

    Imprimer Pin it!

    politique, vote catholique, sens commun, LR, FN, jean-frédéric poisson, François Fillon, amaury watremezParcourant les forums, sites, et « pages » de catholiques de droite, discutant avec eux, je suis encore une fois très surpris par la grande naïveté de leurs points de vue face aux primaires de la droite et du centre. Ne serait-ce le fait de croire que voter pour « choisir » le candidat « naturel » de la droite et du centre apporte plus de démocratie est le signe d'une grande crédulité. Mais ils ne sont pas les seuls. Voient-ils que pour les médias et la « France d'en haut » il est même déjà élu, le vieux cheval de retour Alain Juppé ou « Péju »).

     

    Pourquoi donc aller voter en avril 2017 se demande-t-on puisque cela ne paraît être qu'une simple formalité ?

     

    Pourtant, ils se sont déjà faits suffisamment avoir au cours des dernières décennies. Je me souviens entre autres de Sarkozy face à « Sens Commun » promettant ce que les personnes qu'il avait en face de lui voulaient entendre. De la même manière qu'un vendeur de cravates l'aurait fait. Juste après avoir dit qu'il ne reviendrait pas sur le mariage gay, subissant des huées, il leur dit quelque chose du genre « vous voulez l'abrogation je vous la donne (bande d'imbéciles, c'est sous-entendu dans le ton). Et le pire est qu'il se fait alors acclamer...

    Lire la suite

  • Éloge des beaufs

    Imprimer Pin it!

    politique, société, spiritualité, beaufs, ploucs, prolos, amaury watremez, dédain, mépris, bourgeois pédagoguesQue l'on ne se méprenne pas, je ne vais pas faire dans ce petit texte l'éloge des beaux-frères. Ils n'en ont pas besoin le moins du monde en effet. Les beaux-frères, particulièrement les miens, sont des individus d'élite, des personnes hors normes. Non, il est question de ceux que les bourgeois pédagogues appellent avec beaucoup de condescendance des « beaufs » à cause de celui dessiné par Cabu. Le « beauf » du dessinateur était un sale type raciste, xénophobe, inculte et fier de l'être, alcoolique, violent, grossier, serpillère avec les puissants, agressif avec les faibles. Je ne dis pas que cela n'existe pas, mais il me semble que toute généralisation serait hâtive.

     

    Pour les bourgeois pédagogues, pour les donneurs de leçon de morale politique est beauf un type qui ne pense pas comme ils leurs intiment de penser. De plus un beauf ne semble jamais faire partie d'une communauté « issue de la diversité ». il n'en existerait pas issu des minorités. Le beauf habite en banlieue, il colle des nains en plâtre dans son jardinet. Un beauf a un boulot précaire mais en somme, lui c'est de sa faute.

     

    Un électeur de le Pen est un beauf, un électeur de Donald Trump aussi tout comme un soutien du « Brexit » ou du « Non » au Traité Consitutionnel Europée ».

     

    Un lecteur de Éric Zemmour est un beauf. Un patriote également ou quelqu'un opposé au communautarisme, sans parler de la plupart des souverainistes. Des sales types qui n'aiment pas les spectacles de danse contemporaine, les « happenings », les fêtes « citoyennes » sont des beaufs.

     

    Sans parler de leurs femmes !

     

    Des vulgaires, des grasseyantes, des malveillantes...

    Lire la suite

  • Un siècle de Canard

    Imprimer Pin it!

     à propos de « le Canard Enchaîné, cent ans : un siècle d'artistes et de dessins » anthologie dans la collection « Beaux Livres » au Seuil

     

    Canard enchaîné, irrévérence, presse, société, politique, maurice maréchal, amaury watremezLe « Canard Enchaîné » a cent et un ans. Son centenaire est fêté en 2016 car c'est la seconde version du « Canard » qui dure depuis 1916 qui est encore celle vivante de nos jours. Il est fondé par Maurice Maréchal pendant la Première Guerre Mondiale en septembre 1915 afin de contrecarrer la propagande belliciste  dans le reste de la presse auto-muselée par les services de l'Armée française. Ce premier Canard attaquait Barrès et les nationalistes, Millerand et les « va-t-en guerre ». Cette première version vécut deux mois le journal reparaissant un peu adouci en juillet 1916. Sa parution s'interrompt ensuite quatre ans durant l'Occupation à la différence d'autres journaux tel « l'Humanité ». Le « Canard » se fait toujours remarquer par son ton acerbe envers le régime bourgeois et son insolence piquante, son irrespect sans remords des grands personnages.

     

    Ce n'est plus en 2016 un journal anarchiste depuis bien longtemps. Comme tout le monde « le Canard » vieillit, murit et parfois radote comme toutes les personnes âgées. Il a perdu de son mordant depuis longtemps déjà.. Le palmipède est, cela a commencé il y a plusieurs décennies déjà le fleuron de la liberté de la presse comme il faut, qui pense comme il convient. Il est rentré dans le rang en vivant sur sa légende, un peu comme l'oncle de famille qui porte une queue de cheval sur sa calvitie bien avancée pour laisser croire qu'il est encore rebelle.

     

    On y conspue Trump, les cibles habituelles de la « bonne pensée » et la droite de la même manière que partout ailleurs dans les feuilles de chou des bourgeois pédagogues. De temps en temps on tape bien un peu sur la gauche sociétale ou non pour montrer que l'on a le sens de la dérision et que l'on est équitable dans la raillerie, on appelle Hollande « pépère »  mais cela ne trompe pas grand-monde. Si on engueule la gauche c'est surtout pour lui reprocher de ne pas l'être encore assez ce qui l'on me rétorquera est certes plutôt légitime. Il n'y a pourtant guère que l'épaisseur d'un papier à cigarette entre la droite dite républicaine et la gauche dite de gouvernement.

    Lire la suite

  • Une femme seule contre l'islamisme

    Imprimer Pin it!

    À propos de « Détruire le fascisme Islamique » de Zineb El Rhazoui chez Ring

     

    islam, zineb, zineb el rhazoui, société, islamisme, religion, laïcité, amaury watremezToute autre personne que Zineb El Rhazoui eût abordé la question de l'islamisme comme elle le fait dans ce livre court, salutaire et indispensable, aurait été immédiatement jetée aux oubliettes de l'histoire, injuriée, traitée de raciste, d'islamophobe, de fasciste voire pire encore. Ceci explique sans doute que la droite dite républicaine et même l'extrème-droite soient tétanisées par l'arbitrage moralisateur de la gauche olfactive. Encore maintenant en 2016, c'est d'ailleurs à s'arracher les cheveux.

     

    Seulement voilà, Zineb, ainsi qu'elle signe ce livre est franco-marocaine, elle est une rescapée du massacre de « Charlie Hebdo ». Elle a été élevée dans la culture musulmane, dans une école coranique, elle sait donc bien de quoi elle parle et connaît son sujet sur le bout des doigts contrairement à tous les donneurs de leçons.

     

    Il n'empêche que ces mêmes bons apôtres laissent entendre que ce n'est que sa vérité. Ce livre et son discours contre l'islamisme ne seraient que des symptômes de sa colère depuis qu'elle a failli mourir sous les balles de deux salopards fanatisés. Zineb démontre par un raisonnement argumenté solidement, des recherches sérieuses, le rappel d'évènements dont tous ont souffert que le discours consistant à comparer les islamistes aux catholiques traditionalistes est nul et non avenu.

    Lire la suite

  • Ubu éditorialiste : ode à Jean-Michel Aphathie

    Imprimer Pin it!

    La scène se passe au château royal de Pologne, c'est à dire nulle part. Deux valets de part et d'autres du trône du père Ubu en pleine méditation euphorique. La mère Ubu sur un tabouret s'agite soudain.

     

    aphatie.jpgMère Ubu : Que t'arrive-t-il Père Ubu, ta figure me semble plus rougeaude que d'habitude ? Qu'est-ce qui te réjouis autant grand faquin ? Je ne t'ai pas vu ainsi depuis que tu récoltas tous ces impôts il y a dix ans.

     

    Père Ubu : Merdre Mère Ubu, de par ma chandelle verte, je suis en effet fort réjoui ! Que n'ouis-je plus tôt les saillies drolatiques de ce bougre de bougre de Jean-Michel Apatie qui a l'accent chantant des cigales du sud de ma Pologne natale ! Tu devrais changer de ton bougresse et te montrer moins insolente. Prends garde à ce que je ne te donne de mon bâton à phynances !

     

    Mère Ubu : Tu ne me fais pas peur grand coquin. Je t'approuve, le sieur Apatie sait se montrer respectueux des grands comme nous le sommes, il est moins insolent et vantard que mon regretté capitaine Venceslas. Il adore nous passer la brosse à reluire dans tous les coins de notre personne. Que ne le fais-tu maréchal de par le pouvoir de ton bâton à phynances ?

     

    Père Ubu : Il veut que nous rasions ce bête château de Versailles beaucoup trop beau avec son jardin dispendieux, trop sublime pour nos sujets. C'est une idée que nous aurions pu avoir, cela ne va pas du tout. Il ne faut pas que nos bougre de bougres de sujets pauvres et crottés voit de la beauté sous leur nez, ce n'est pas pour eux cette splendeur ne crois-tu pas Mère Ubu ?

    Lire la suite

  • Trump, le Brexit et le Pen la faute du Net

    Imprimer Pin it!

    Taubira, liberté, net, 13 novembre, radio, télévision, société, amaury watremezCe qui est pratique avec madame Taubira est qu'elle exprime tout haut ce que la gauche dite "morale" et moralisatrice pense tout bas. Elle n'a aucun problème non plus à dire tout son mépris des "ploucs" qui votent le Pen ou Trump ainsi que la majorité des tenants de cette gauche de bourgeois pédagogues. Ce 13 Novembre sur Europe 1 elle a dit ceci qui est frappant : "Internet pose un vrai problème parce que c’est un espace de liberté, de circulation de connaissances, de savoirs."

     

     Le pire est que la droite dite "républicaine" est tétanisée encore maintenant par ces diktats totalement arbitraires...

     

    La Liberté d'expression de tous lui pose donc problème.

     

     En effet, cela gène considérablement la propagation de la bonne parole du progrès constant et des évolutions sociétales réputés inéluctables. Internet permet la contradiction des petites gens, des "fascistes" qui auparavant n'avait pas voix au chapitre. Elle permet aux souverainistes, aux patriotes de s'insurger contre les méfaits de la mondialisation réputée heureuse. Et abomination de la désolation, elle autorise les adversaires de l'avortement pour toutes et de la contraception libéralisée à défendre leur point de vue.

    Lire la suite

  • Les élites hier et aujourd'hui

    Imprimer Pin it!

    politique, société, héritiers, économie, école, amaury watremez, élites, trumpLes élites sont aujourd'hui contestées de toute part. Pour une raison simple, elles s'auto-entretiennent et sont parfaitement étanches au reste du peuple. De toutes façons le peuple les indiffère, un ramassis de ploucs sans éducation ni revenus conséquents et encore moins de réseaux. Il a un défaut ce peuple, il ne vote plus ce qu'on lui intimait de voter auparavant et conteste les élites et les institutions dans leur ensemble. Il est vrai que bien souvent ceux qui contestent le pouvoir des élites en sont clairement issus. On ne peut leur reprocher d'être lucides et de désirer un monde plus équitable.

     

    J'ai toujours eu beaucoup de mal à comprendre  ce reproche. Moi-même qui écrit ce texte j'ai fait des études supérieures et fait objectivement partie des professions que l'on pourrait classer dans ces "bourgeois pédagogues" que je brocarde allègrement par ailleurs. J'ai du mal à l'écrire sans rire mais je fais partie de ces "élites" indubitablement...

     

    La reproduction sociale des privilèges a toujours existé sous tous les cieux et tous les régimes politiques car "là où il y a de l'homme il y a de l'hommerie" et donc des injustices. Cependant, la société a toujours prévu un ascenseur social, une méritocratie afin de s'élever selon son travail et les services rendus aux autres pour le Bien Commun. Cela existait déjà sous l'Ancien Régime à travers la noblesse dite "de robe". Le chancelier Séguier sous Louis XIV est un exemple de cette méritocratie. Il est arrivé au sommet de l'État de par son travail. Rappelons que ses parents étaient épiciers en somme...

    Lire la suite

  • Nous le peuple

    Imprimer Pin it!

    Us the people

    Trump, société, politique, Amérique, élections présidentielles, Hillary Clinton, amaury watremez, oligarques, élites, JuppéDonald Trump a remporté les élections présidentielles américaines.

     

    Il était très amusant d'observer les visages des journalistes et de leurs invités cette nuit se décomposer au fur et à mesure de l'annonce des dépouillements des votes des grands électeurs. Ainsi que pour Alain Juppé qui est en somme déjà élu dans notre pays même si les élections françaises n'ont lieu qu'en mai 2017, la « France d'en haut », et « l'Amérique d'en haut » voyaient madame Clinton déjà en place à la Maison Blanche, le passage des citoyens dans les urnes n'était qu'une formalité presque inutile.

     

    Et il leur était intimé de voter Clinton par les éditorialistes, la majorité des vedettes Hollywood, des plus favorisés, des adeptes de la mondialisation dite heureuse en général. Le peuple n'avait pas son mot à dire, pourtant la constitution US débute par « Us the People », nous, le peuple...

    Lire la suite

  • Lucides donc racistes

    Imprimer Pin it!

    politique, islam, israèl, antisionisme, société, antisionisme, hypocrites, islamogauchistes, amaury watremezLes observateurs, éditorialistes et journalistes ont les yeux qui se dessillent progressivement face à la montée de l'islamisme dans nos « quartiers difficiles ». Ils sont de plus en plus nombreux à droite mais aussi à gauche, ainsi Elisabeth Badinter ou Caroline Fourest mais aussi Zineb El Rhazoui, ancienne journaliste à « Charlie Hebdo ». Elles dénoncent entre autres la progression inquiétante dans les esprits de nombreux français « issus de la diversité » (TM°) d'une culture patrimoniale extrêmement radicale c'est le moins que l'on puisse dire. Rappelons que les femmes n'ont pas d'existence légale dans les pays où la charia fait loi.

     

    Cet intégrisme évident témoigne également d'un refus absolu de la raison et de la réflexion personnelle, de la littérature, de la musique et des arts, du cinéma sans parler du mépris des Droits de l'Homme par les salafistes et autres frères musulmans maintenant bien implantés dans notre pays.

     

    Las ! Pour les quelques bourgeois pédagogues, les bons apôtres, les « islamogauchistes » et autres grands « indigènes de la République » conservant encore leurs ronds de serviette dans les médias, elles sont donc racistes. Racistes car lucides, ne faisant qu'observer des faits indubitables. A moins bien entendu de vivre dans un quartier protégé, loin de la misère, ou d'être un de ces aveugles volontaires du genre à finir « collabo » avec le pire arbitraire par de bonnes intentions mal placées. Parfois c'est juste par pur cynisme et calcul de politiciens politicards.

    Lire la suite

  • Réparer les vivants par l'eugénisme

    Imprimer Pin it!

    cinéma, société, réparer les vivants, politique, maylis de kerangal, amaury watremez

    Dédié à Olivier Prévôt (il faut lire son article dans Causeur "papier")

     

    S'il y a bien une conception petite-bourgeoise du cinéma ou de la littérature qui m'agace particulièrement, c'est celle qui veut que ces arts devraient obligatoirement servir à l'édification des masses. Que cette pseudo édification soit de gauche, de droite, religieuse ou pas je ne peux m'empêcher de trouver cela grotesque et inintéressant. Cela donne toujours des films ou des livres larmoyants, des déluges de bons sentiments pénibles, marqués aussi par le pire conformisme moral et intellectuel et dont l'auteur se chausse de gros sabots voire de semelles fortement cloutées et orthopédiques.

     

    « Réparer les vivants » de Katell Quillévéré adapté du roman de Maylis de Kerangal ressort clairement de cette catégorie à laquelle « Intouchables » s'apparentait également.

     

    Je me fiche complètement de jouer ici les râleurs, les emmerdeurs. Le film et le livre font consensus ou presque car ils caressent le spectateur dans le sens du poil, l'encouragent dans son auto-satisfaction narcissique, la grande mode en 2016 avec la dictature de l'affectif. Et je ne serai pas le premier, l'écrivain Richard Millet (oui je sais, je sais) a décrit Maylis de Kerangal comme la romancière préférée des « milliers d’imbéciles » de la « petite bourgeoisie internationale déculturée ».

     

    Je rappelle donc l'histoire ou anecdote exemplaire du récit. Un jeune homme du Havre, Simon, un surfeur (oui, au Havre, sic) beau comme un dieu, charismatique, sympathique, se retrouve entre la vie et la mort, maintenu artificiellement dans cet état intermédiaire, en mort cérébrale après un accident de van suite à une session de surf. Dans le même temps, une femme parisienne, Claire Méjan, 51 ans, attend dans un délai de trois jours une greffe du cœur pour continuer à vivre, aimer, s'épanouir et toute cette sorte de choses.

    Lire la suite

  • La déchéance comme une oeuvre d'art

    Imprimer Pin it!

    à propos de « l'Affaire Oscar Wilde » de Odon Vallet en Gallimard – Folio

     

    littérature, société, oscar wilde, politique, homosexualité, société, procès, amaury watremezOdon Vallet aborde de front et de manière approfondie le procès de la société victorienne contre Oscar Wilde, procès symbole contre une figure de liberté sexuelle encore maintenant alors que l'histoire est un peu plus nuancée que cela. C'est l'aspect le plus intéressant de cet ouvrage. Il montre que le père de Lord Alfred Douglas, le fameux marquis de Queensbury, était une figure non pas réactionnaire mais libérale de « l'etablishment » londonien et que le très beau Lord Alfred était aussi un imbécile clairement timoré qui finit dans une grandiloquence « sulpicienne » ridicule et très peu sincère.

     

    Il apparaît également que c'est finalement Wilde lui-même par son imprudence et une certaine arrogance qui a causé sa propre perte. On croise au fil du récit de l'instruction le premier ministre anglais de l'époque, avant lui aussi les inclinations sexuelles de Wilde, Winston Churchill jeune lui aussi suspecté des mêmes penchants et Conan Doyle qui se venge du premier ministre en écrivant une histoire de son célèbre détective qui l'accuse de cacher son homosexualité (dans « l'aristocrate célibataire »), histoire qui aura des conséquences sur le sort de Wilde.

     

    Ou alors c'était un travail du négatif volontaire du « dandy », la déchéance vue comme une œuvre d'art. L'écrivain en tirera deux manuscrits extraordinaires : « la ballade de la geôle de Reading » et « De profundis ».

    Lire la suite

  • La jeunesse c'était mieux avant

    Imprimer Pin it!

    enfants, enfance, société, politique, éducation, école, amaury watremezCela fait vingt-quatre ans que je travaille avec des jeunes et pour des jeunes. Cela fait vingt-quatre ans que le discours consistant en somme à magnifier la jeunesse d'avant pour mieux noircir celle de maintenant m'agace toujours prodigieusement. Cette jeunesse actuelle est le fruit de l'éducation que les adultes, tous les adultes, leur ont ou pas donné.Elle est le fruit de l'atomisation de la société en différentes tribus et communautés étanches les unes aux autres. Et les réacs ou pseudo-réacs n'en sont pas moins responsables que les autres menant le plus souvent leur vie personnelle, sexuelle et sentimentale de la même manière libertaire que les autres.

     

    Ce n'est pas eux les gosses qui en sont responsables, ils en sont victimes. Et la plupart ont encore au cœur des aspirations élevées à un monde plus équitable, une société où la valeur principale ne serait pas juste l'argent et les moyens de le dépenser, une société sans plus aucune humanité. Devenus des grandes personnes, on me dira qu'il oublie toutes ces belles idées. A moins que ce monde et que les gosses ne finissent comme dans « Demain les mômes » de Jean Pourtalé ce qui paraît en bonne voie de réalisation.

    Lire la suite

  • Devoir(s) de réserve

    Imprimer Pin it!

    politique, société, droite, gauche, syndicats, fonctionnaires, devoir de réserve, hypocrisie, amaury watremezEn France un fonctionnaire quel que soit son rang est, selon la loi, tenu au devoir de réserve et à souscrire voire à défendre au besoin les valeurs républicaines. Il se doit aussi de rester neutre sur le plan politique et religieux. Normalement, on devrait préciser : et ce quelles que soient ses opinions personnelles....

     

    Mais en France, pour leurs syndicats et la plupart des politiques, ce sont les valeurs de gauche qui sont les seules valeurs républicaines et les fonctionnaires de gauche les plus en avance sur le sujet, les plus à la pointe. C'est l'opinion qui court à droite également, enfin la droite dite « républicaine » souffrant toujours d'un incompréhensible complexe d'infériorité intellectuelle vis à vis de la gauche sociétale ou de celle étant « plus pressée » de faire la Révolution (enfin si le temps le permet).

     

    Ce complexe absurde est à s'arracher les cheveux car lorsqu'une opinion est raisonnablement présentée et argumentée pourquoi en interdire l'expression légitime ? Être de droite et l'affirmer ne veut pas dire que l'on fera l'éloge des camps de concentration. Las ! Il faut toujours et encore que l'électeur de droite se justifie de l'être sous le feu nourri des questions de procureurs politiques improvisés encore plus sévères que Fouquier-Tinville lui-même. Jusqu'à ce qu'il rende grâce ou qu'on lui fasse rendre gorge et s'inflige une sévère pénitence.

    Lire la suite

  • Réseaux tribus et autres communautés

    Imprimer Pin it!

    politique, réseaux, société, internet, réseaux dits sociaux, amaury watremezDepuis les débuts fracassants de la Révolution Numérique, l'explosion d'internet, nous a été seriné sur tous les tons le refrain de l'avènement du « Village Global », d'une humanité enfin réunie autour du désir universel d'accession au savoir. C'est manquer singulièrement de lucidité car jamais nos sociétés n'ont été autant atomisées en diverses communautés ethniques ou pas, tribus de « mêmes » et réseaux d'intérêt étanches les uns aux autres que ces réseaux soient virtuels ou non. Qui ne fait pas partie de l'un ou l'autre aura du mal à survivre et pouvoir se hausser socialement.

     

    Il en existe de toute sorte et dans tous les milieux, des plus favorisés aux plus précaires, des plus BCBG aux plus « beaufs ». Les individus en faisant partie sont ravis de leur appartenance à leur réseau, leur tribu. Ils ressemblent aux « alpha » et aux aux « deltas » de « le Meilleur des Mondes » de Huxley. Évidemment, afin d'assurer leur béatitude décervelée ils ont besoin comme les personnages de l'écrivain de leurs « somas » que ce soit des émissions « d'infotainement » débiles ou diverses substances toutes largement tolérées contrairement aux bonnes intentions affichées.

     

    Il n'est pas rare que dans les tribus on en vante les bienfaits soi-disant conviviaux. C'est encore un leurre afin de supporter un esclavage moderne.

    Lire la suite

  • Piéton de Paris

    Imprimer Pin it!

    à propos de « Le piéton de Paris suivi de D'après Paris » de Léon-Paul Fargue chez « l'Imaginaire » aux éditions Gallimard

     

    paris, littérature, société, livres, politique, paris capitale, hidalgo, amaury watremezIl y a des livres dont on sait à en parcourir seulement quelques lignes chez son dealer habituel qu'ils seront essentiels pour vous, ainsi « le Piéton de Paris » de Léon-Paul Fargue. Paris est maintenant une ville muséifiée pour touristes et parvenus, et leurs « héritiers », une ville « gentryfiée » dans la plupart des anciens quartiers populaires. Les endroits véritablement authentiques, loin du ripolinage que l'on trouve partout ailleurs, sont de plus en plus rares. Mais ils existent encore, je ne les donnerai pas ici, il faut qu'ils demeurent secrets.

     

    Il convient que vous les cherchiez, et découvriez ensuite, par vous-mêmes.

     

    paris, littérature, société, livres, politique, paris capitale, hidalgo, amaury watremezJ'ai une passion presque amoureuse pour Paris où je suis né, j'adore en arpenter les rues. Et je déteste viscéralement les clichés perpétués depuis des décennies sur cette ville entre « chromos » pénibles à la Doisneau et mythes autour de « témoins » à la Michel Audiard ou à la Antoine Blondin. On exalte le soiffard ayant le sens de la formule argotique en oubliant combien il devait être pénible dans la vraie vie, en particulier avec les femmes. On est fasciné par les « mauvais garçons » que certains d'entre eux étaient pour jouer les affranchis par procuration tout en restant bien sages par ailleurs.

    Lire la suite