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Flics chair à canon contre les sauvageons

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césure2.jpgLes manifestations spontanées des policiers depuis quelques jours sont considérées avec mépris et dédain par les bourgeois pédagogues et autres obligés de l'oligarchie que ceux-ci soient éditorialistes voire même syndicalistes. Les pandores sont coupés de leur hiérarchie totalement déconnectée de la réalité de terrain. La césure entre la France périphérique et « la France d'en haut », entre « pays légal » et « pays réel » est bien présente là aussi. Les oligarques entendent bien préserver leur mode de vie à la fois libertaire et extrêmement conservateur quant à leurs avantages matériels.

 

Cette coupure m'a remis en mémoire une anecdote rapportée par un proche de son service militaire dans les années 70. A son époque quand on faisait ses « classes » on était tous ensemble que l'on soit petit bourgeois ou fils de prolo. Il était dans un groupe d'énarques et diplômés de « grandes » écoles qui écrivirent aux « gradés » pour ne pas faire les exercices avec la « piétaille » le matin tôt et le pire est qu'ils obtinrent satisfaction.

 

« Que vous soyez puissants ou misérables etc...etc... »

Ces futurs gouvernants se préparaient à gouverner le pays mais ils n'entendaient pas une seconde faire preuve de fraternité élémentaire, de celle qu'ils demandent pourtant aux autres. Ils ne l'entendent toujours pas. Elle ne les concerne pas, ils sont fait pour guider le peuple, le moraliser. Ils ne changent pas, ils empireraient même. Ils ont le sentiment profondément implanté en eux que leurs réseaux, leurs statuts pour la plupart « d'héritiers » ne souffrent aucune contradiction, aucune remise en c ause de ces « ploucs » que Nicolas Sarkozy a invoqué comme étant ses électeurs.

 

césure.jpgCette dichotomie s'est largement creusée au fil du temps. Les flics du rang devraient être des apôtres de la mondialisation réputée heureuse sans se poser de questions, en oubliant leur conscience, leur libre-arbitre. Les gosses, issus pour la plupart de « la diversité », selon la formule hypocrite, ne sont pas méchants, ils veulent jouer quand ils caillassent systématiquement les camions de pompiers, les ambulances du SAMU ou les voitures de police. Les flics ont le « devoir de réserve » ils doivent fermer leur gueule, et puis comme l'a dit de toutes façons monsieur Valls dans un instant d'affolement sans doute, nos élites s'affolant quand même face à la colère qui monte :

 

« Ceux qui se mettront en travers de l’accueil des réfugiés trouveront l’Etat devant eux »

 

On entend également dans ces « quartiers » et de plus en plus le « On est chez nous » des « sauvageons » des « galopins » de plus en plus violents avec les représentants de l’État. La loi de la République y est perçue comme insupportable. Et la police est en première ligne contre ce rejet total.

 

J'ai vécu moi-même dans un de ces endroits en 2014, une résidence censée accueillir des personnes en transit, en formation à Balma près de Toulouse. Sur 82 logements, seuls 3 étaient réellement occupés par des personnes dans ce cas de figure. Tous les autres l'étaient par des migrants musulmans se passant le mot. L'autorité du lieu en était l'imam qui siégeait à partir du vendredi soir dans le hall d'accueil de l'endroit. Son fond d'écran était un portrait en pied du fondateur de « Boko Haram ». Cela ne posait plus question, ne suscitait pas d'agressivité ou de haine.

 

Nulle dramatisation...

 

Un certain François Hollande, je crois qu'il fût proche de la présidence de la République à certains moments, qu'il est de gauche, le dit pourtant dans un livre d'entretiens avec des journalistes. La situation d'insécurité de ces quartiers dits pudiquement « difficiles » mènera selon lui à plus ou moins long terme à une partition de territoire, une libanisation. Curieusement dans les commentaires dudit livre, personne n'évoque ces phrases.

 

Les polémiques byzantines au sujet des « primaires » font rire (jaune) en ce moment de par cette situation dont la grève des policiers n'est qu'un symptôme. La situation paraît comme pré-insurrectionnelle. Ni plus, ni moins. Les bourgeois pédagogues qui rêvent de révolution « comme en soissantuite » devraient pourtant se réjouir, ils vont l'avoir leur bouleversement social.

 

 

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustrations, merci à Marc L.

 

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