Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Crises d'adolescence contre la haine

Imprimer Pin it!

politique, société, jeunes, djeuns, profs, enfants, ados, politique, société, amaury watremezNotre société de progrès, pour lutter au mieux contre la paupérisation montante et les fondamentalismes religieux haineux dont l'islamisme, est bien mal armée. Elle est même très mal barrée pourrait-on dire crûment. Il faut avouer que celles et ceux censés transmettre culture et valeurs aux jeunes générations n'assument plus leur rôle, le refusent catégoriquement sous divers prétextes. Ils n'en finissent pas de rêver sur leur enfance, leur adolescence. Ils ne se voient pas vieillir et ne veulent surtout pas mûrir.

 

Un des symptômes de cette immaturité est le refus catégorique de la controverse, de la polémique. Un dialogue doit forcément se terminer dans le « rose bonbon », la panacée universelle que sont pour notre époque conformiste les lieux communs mièvres qu'elle affectionne. Il faut absolument se rassurer et constater que tout n'est pas tout noir n'est-ce pas ?

 

C'est un peu normale, notre société se compose principalement d'individus dont la crise post-pubertaire n'en finit pas, même à quarante ans bien sonnés passés. La plupart des grandes personnes réputées raisonnables sont toujours dans la rébellion adolescente post-pubertaire, en particulier contre l'autorité du père, confondant le moindre de leurs caprices avec qui une vocation d'aventurier, qui de gourou, un autre de danseur étoile voire de première ballerine à l'Opéra pour ceux ayant les moyens de l'opération.

 

L'adulte conserve tous les attributs de l'adolescent dans nos sociétés développées, si formidables dit-on, où il y a la liberté de consommer et tout ça. Il n'aime pas sortir du cadre, déteste que l'on puisse croire qu'il est hors du moule, comme les ados, a horreur de ceux qui ne suivent pas le troupeau....

 

...Comme les ados. Et comme eux, il chasse les "pokemons". Bien entendu il n'assume pas toujours.

 

L'adulte est encore un peu plus bourré de complexes d'infériorité/supériorité que  lorsqu'il l'était ado, justement : social, culturel, relatifs à la bagnole, à son look, à ses carences culturelles, intellectuelles, etc...

 

Comme lui il rêve de quitter son boulot, que souvent il n'aime pas (et on le regrettera beaucoup), pour aller par exemple jouer de la guitare tout nu avec ses potes et ses copines sur une île déserte, et qu'en plus d'abord, tous ceux qui ne l'aimaient pas à son travail et dans sa famille, et bien ils seront drôlement déçus qu'il parte en fait.

 

Ses petites et grandes misères, c'est pas de sa faute, c'est la faute le plus souvent à la société

 

Certes c'est une rébellion toute relative car la plupart se distingue par une docilité servile aux injonctions du « tout économique »...

 

Les pères ne veulent plus être des pères mais le meilleur copain de leurs enfants, un grande frère avec plus d'argent de poche, à la fois confident et un genre de « pion » complice qui sermonne, mais gentiment, les minuscules. Il prétend vouloir le meilleur pour ses enfants, mais veut surtout pour eux ce dont il s'estime lésé dans sa propre enfance.

 

Les mères ne désirent qu'être les meilleures copines de leurs filles, surtout ne pas les brimer. Elles sortent en « boîte » avec leurs gosses malgré les capitons coquins et les varices malignes voire partagent de « l'herbe » les soirs de détente. La mère moderne achète la pilule et les préservatifs pour sa fille, lui en pique de temps à autres.

 

C'est aussi une manière de se consoler. Leurs échecs s'expliquent par une trop grande autorité de leur géniteur. Ils les a écrasés, les a méprisés, les a frustrés. Cela engendre chez eux une perception caricaturale de la mère et de ses vertus. Elle est plus douce, plus sensible, console et surtout elle acquiesce à tous les caprices justement. La mère idéale moderne est donc un mélange entre « Ma Sorcière bien aimée », une des harpies de « Sex and the city », une « executive woman » et Caroline Ingalls. Une mère idéale étant un « cliché » de créatif de pub.

 

Et c'est ainsi qu'Allah est grand...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration (image de « Ted » de Seth MacFarlane empruntée ici

 

Commentaires