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Attendre quoi d'un peuple coupé de ses racines

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pays, france, histoire, terrorisme, attentats de nice, amaury watremezLes populations terrifiées, à juste titre, par les massacres des musulmans radicalisés du Bataclan et de Nice ne savent plus réagir qu'en posant des bougies ou des bouquets, en choisissant « je suis...ceci ou cela » sur « Facebook », en défilant dans de grandes « marches blanches » sans lendemain puis hélas retournent à leur individualisme. Ils font suivre de belles histoires bien mièvres, rassurantes convaincus que la terreur ne va pas durer, que tout va revenir à la normale consumériste et festiviste. Il suffit de le souhaiter, de dire que « c'est pas ça l'Islam » que les musulmans sont modérés et gentils dans leur immense majorité, que tout ira bien.

 

Peut-on le leur reprocher ?

 

Cela fait des décennies que l'idée nationale, le sentiment d'appartenance à un peuple, à une histoire, à une culture, sont systématiquement raillés, conchiés et traînés dans la boue. A droite comme à gauche c'est un masochisme mémoriel constant qui domine lorsqu'on évoqué l'histoire de France récente ou non. Rien n'est à retenir, tout est à jeter aux ordures dans notre passé. A droite on reste tétanisé par l'arbitrage moral de la gauche. A gauche on est encore persuadé d'avoir la mission de guider le peuple même malgré lui....

...A peine veut-on bien admettre qu'en 1789, en 1968, en 1981 le vieux pays a commencé à « passer de l'ombre à la lumière » mais que c'est encore loin d'être évidemment parfait aux yeux des esprits de progrès qui confondent la civilisation et leur conception étriquée de la jouissance, celle que permet des revenus substantiels.

 

Les symboles de l.a République, le drapeau, les valeurs nationales, y compris la Liberté, l’Égalité, la Fraternité et la Laïcité sont abandonnés au Front National. Prétendre y souscrire c'est risquer derechef d'être qualifié de fââchiiste, de séide des Le Pen ou pire encore, d'être un réactionnaire nostalgique, un idéaliste passéiste. Pour les élites, il faut avouer également que ces symboles, ces valeurs sont mortes depuis longtemps. Ce sont comme des « chromos » poussiéreux et de mauvais goût oubliés sur une étagère à la cave.

 

On hésite encore à les balancer parce qu'on aimait bien les grands parents qui y tenaient.

 

On veut bien cependant laisser la nation et les monuments aux morts aux ploucs, aux franchouillards, à tous ces « français périphériques », aux oubliés de l'état et de la mondialisation réputée heureuse. Si ça peut leur faire plaisir, les flonflons, les défilés, les feux d'artifices, quelle importance. Mais on ne leur laisse que cela. Il n'est plus question de laisser le pays réel s'intéresser à l'histoire, la culture dont les Arts et les Lettres, de se former à l'esprit critique. Pour l'interdire aux prolos, il suffit d'affirmer que la lecture, la visite des musées sont des survivances paternalistes, que c'est élitiste, que cela ne permettra pas à une jeune fille voulant devenir caissière de trouver du travail.

 

De toute manière au sein de ce pays réel on considère hélas que tout cela les livres, la peinture, le théâtre ce ne sont que des lubies de « bobos ». Traiter quelqu'un de cultivé de « bobo » cela devient même l'alibi commun de l'ignare qui croit avoir enfin trouvé la parade. Les émissions dites de divertissement encouragent les spectateurs dans cette idée fausse, les flattent dans le sens du poil. Les enfants et adolescents cherchant juste à s'élever hors de leur milieu, à travailler, sont cruellement ostracisés, perçus comme prétentieux par les autres, soupçonnés d'avoir juste la vanité de se faire remarquer. Les enfants ne font qu'imiter les grandes personnes.

 

Il demeure bien entendu quelques miettes de culture historique et, ou littéraire parmi les français, quelques images dont on se rappelle, quelques idées forces se réduisant maintenant à des slogans, des clichés caricaturant notre culture.

 

Mais ce que personne n'admet, ce qui fait peur à tous, c'est que cet hédonisme très limité qui nous tient lieu d'art de vivre cesse, qu'il s'arrête. Raison pour laquelle, tous nous dansons encore au-dessus du volcan, nous vautrant dans nos « plaisirs tristes ».

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

image prise ici

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