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La jeunesse des peuples

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Quand je vivais à Jérusalem l’extrême jeunesse des peuples que je côtoyais là-bas m'avait stupéfié, on la prenait en pleine face. Ce n'était pas seulement la présence de tous ces enfants à tout les coins des rues, des enfants ne menant pas toujours la vie devant être la leur dans la Jérusalem palestinienne, mais l'on pouvait ressentir cette fraîcheur, ce dynamisme dans l'attitude des palestiniens ou des israéliens, les palestiniens devenus « de facto » un peuple de par l'existence d’Israël, les descendants des premiers colons, des habitants des utopies réalisées des « kibbutzim ».

 

3522462_3_aedf_enfant-syrien-dans-la-file-d-attente-pour-se_418948e5146302aa704f815a81d3caa5.jpgC'était quelque chose de presque indéfinissable mais bel et bien présent dans l'atmosphère, dans l'air ambiant. L'on sentait bien que ces deux peuples n'en étaient qu'aux débuts de leur histoire, prêts à conquérir, dans tous les domaines à l'enthousiasme de la découverte sans cesse renouvelée. Il n'y avait pas chez eux cette lassitude d'être soi-même, ce déni d'identité et de leur histoire que l'on trouve chez tous les occidentaux pressés d'être quelqu'un d'autre, tout le monde mais surtout pas eux-mêmes, ayant un profond dégoût d'eux mêmes de par des décennies de masochismùe mémoriel de droite comme de gauche, de décervelage intensif des masses.

 

En Occident ceux réclamant plus de moralité publique acceptent sans sourciller l'amoralité foncière du système économique, catholiques et autres. Il en est se réclamant de l'identité de la France mais ne voyant pas le problème à une mondialisation économique et sociale sans frein entrainant la destruction des nations et de ce qu'elles sont, de leurs cultures, de ce dont elles pourraient être aussi légitimement fières...

N'existait pas chez eux non plus ce que j'appellerai la rouerie des peuples occidentaux, ces « passions tristes » de « vieux routiers » ayant tout vu, tout lu, tout entendu, tout connu, jamais pris en défaut, ayant une réplique pour tout, une explication se prétendant rationnelle pour toutes les iniquités. Cette rouerie est chez tout occidental, y compris parmi les gosses. L'on sait très bien que l'on est matériellement privilégié, favorisé, l'on tient beaucoup à ces privilèges matériels dont on connait pourtant les conséquences mais personne ne voudrait remettre cela en cause par peur panique de les perdre.

 

Les fêtes également avaient toutes un côté bon enfant, personne ne se sentait obligé d'adopter une posture blasée qui sied à l'élégant en France ou ailleurs où il faut se montrer, se mettre en valeur soi et non ses invités ou ses hôtes, en mettre plein la vue. Chose ahurissante pour un européen revenu de tout les fêtards se réjouissaient sans autre question, sans autre forme de procès. Cette joie toute simple, sans connotation péjorative quant à cette simplicité, on la chercherait vainement dans les soirées en France, à de rares exceptions.

 

Certes il y avait bien la sottise, la violence, les islamistes du Hamas et les pan-sionistes, les fous de YVH de Meah Shearim, les chrétiens apocalyptiques et prophétiques, millénaristes jusqu'au délire, milieux dans lesquels régnait d'ailleurs toujours une forte consanguinité frappante dans les physiques de leur membres et sympathisants, ceci expliquant sans doute cela. Mais avec un peu d'espoir, la jeunesse de ces peuples la vaincrait. Il eût fallu pour cela que les occidentaux ne s'en mêlent pas, confits dans leurs certitudes absconses, se distrayant de leur Ennui profond.

 

Ce qui explique cette jeunesse ce n'est pas leur histoire mais le fait qu'il existe encore là-bas une vie intérieure chez la plupart des gens, vie intérieure morte depuis longtemps sous nos cieux à cause de l'influence mortifère de nombreux messieurs Ouine.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil

 

illustration empruntée ici

 

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