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  • Ils sont partout

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    ils sont partout, yvan attal, antisémitisme, judéophobie, amaury watremezYvan Attal vient de sortir un film réputé « choc » sur l'antisémitisme en France en 2016. La première fois que j'ai vu une affiche annonçant sa sortie c'est ironiquement non loin d'une paroisse où l'antisémitisme « à l'ancienne » est assidûment pratiqué. C'est une intention louable qui porte ce long-métrage car cette haine est toujours plus vivace en ce moment, surtout de par les réseaux dits sociaux où elle se déchaîne sans vraiment de frein, le tout au nom de la liberté de parole et du pseudo-anonymat du Net facilitant le manque de courage et la hargne. Elle ne consiste pourtant pas à dire n'importe quoi cette liberté d'expression.

     

    Il y a les antisémites qui croient se consoler de leurs diverses frustrations sociales et carences. Ils pensent avoir trouvé la parade ultime en se prétendant antisionistes mais au fond se fichent complètement du peuple palestinien.

     

    Il y a le genre à être des soutiens d'Henry de Lesquen, pour qui les juifs sont forcément des concurrents qui peuvent faire main basse sur les richesses avant eux, des concurrents forts d'une solidarité occulte (poil occulte) de nez crochus, forcément, de mains de même, avides de l'argent des vrais français car les jui...pardon les « sionistes » sont évidemment considérés comme apatrides....

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  • Roman noir dans un trou

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    à propos de « Pottsville 1280 habitants » de Jim Thompson chez Payot et Rivages

     

    Article aussi sur Causeur

     

    pottsville.jpgCouverture empruntée sur le site de l'éditeur

     

    « Pottsville 1280 habitants » est la nouvelle traduction de « 1275 âmes » paru en « Série Noire » en 1964 et alors amputé de nombreux passages. Le roman fût également adapté par Bertrand Tavernier en 1981 sous le titre « Coup de torchon » avec Noiret et Isabelle Huppert pré-botox, l'histoire alors pas trop mal transposée dans un contexte colonial. C'est le « roman noir » dans toute sa sombre splendeur. Céline n'est pas loin non plus. L'être humain qui est capable du meilleur se laisse le plus souvent aller au pire, ne songeant qu'à son propre intérêt, à son plaisir narcissique.

     

    Nick Corey est le sheriff de Pottsville un trou perdu du Sud des Etats Unis juste après la Première Guerre Mondiale. Parfois les dilemmes s'y règlent encore par un ou deux lynchages. Le ragot est roi, tout comme les rumeurs, l'on sy ennuie tellement. Pour demeurer tranquille et en faire le moins possible, Nick Corey se fait passer pour un imbécile heureux, un imbécile débonnaire laissant prospérer les petites et grosses magouilles ce qui lui permet d'enrichir son ordinaire plutôt précaire. Il est régulièrement réélu sans trop de problèmes ....

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  • Le public de Roland Garros

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    sport, tennis, roland garros, public, socété, vulgarité, amaury watremezAutant je trouve le Tennis à la télévision parfaitement assommant à de très rares exceptions et me fiche du tournoi se jouant actuellement Porte d'Auteuil comme de la première chaussette du général Gamelin, autant je trouve que l'observation du public s'y ruant en masse depuis des temps quasiment immémoriaux est -d'un certain point de vue- intéressant et excite la fibre caustique de toute personne doté d'un sens de la dérision ou d'une capacité de comprendre le second degré en état de marche. Je l'admets c'est plutôt rare de nos jours mais ces personnes existent encore.

     

    C'est en mangeant « sur le pouce » sur un banc devant la piscine Molitor au grand dam de certains de ces quidams pour qui j'étais sans doute un représentant insolent des « classes dangereuses » que je me faisais cette réflexion voyant passer les spectateurs et spectatrices se dirigeant vers les courts « Suzanne Lenglen » ou le fameux « court n°1 », le court des vrais « winners », le plus côté pour les spectateurs disposant de moyens conséquents et d'une « Mastercard » dodue.

     

    C'est un festival de vulgarités sans nom malheureusement d'époque, de vulgarités bien nettes diverses et variés, beaucoup plus insupportables en elles-même que les injures échangées par des « racailles » de banlieue, de vieux beaux se donnant des airs laborieusement guillerets, la clef du sacro-saint « SUV » compensateur de micro pénis voire de micro céphalie bien coincée dans la paume de la main droite, de mondaines et demie-mondaines émargeant visiblement hors des moyens du commun des mortels....

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  • Sacro saint statut

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    politique, syndicats, philippe sanchez, grèves, blocage du pays, amaury watremezLes grèves à répétition, on l'entend de la bouche des journalistes et des syndicalistes depuis plusieurs semaines, seraient la seule manière de lutter contre la précarité sociale que la « Loi travail » portée sur les fonts baptismaux par Myriam El Khomri et préparée par des technocrates n'ayant jamais travaillé dans le privé engendrerait. Il est tout à fait exact que ce texte imposé par les fameux critère de convergence budgétaire, ceci ayant commencé avec la Loi d'Orientation Loi de Finance imposée à la Fonction Publique dés 2002, implique un plus grand « turn over » des salariés et plus de « flexibilité sociale ».

     

    C'est même son but premier, par contre lutter contre ne me paraît pas du tout le souci majeur des grévistes.

     

    La plupart devraient bénéficier plus tard de ces « régimes spéciaux » de caisses de retraite, cette « exception culturelle » française que le monde nous envierait faisant que l'égalité de parcours professionnel et de fin de parcours est un mythe. Ils sont de ces travailleurs ultra-protégés, disposant d'avantages dits acquis, bénéficiant comme à EDF ou à la SNCF de privilèges indus au regard de leurs mérites : trajets quasiment gratuits, comités d'entreprise très riches. C'est toute une « usine à gaz » de micro-féodalités où l'on singe les comportements de protection des oligarques de l'étage du dessus. L'on s'accroche furieusement à des bribes de pouvoir, des bimbeloteries matérielles estimées parfaitement légitimes....

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  • Lettre à Antonin Bernanos

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    Antonin,

    politique, société, Bernanos, Antonin Bernanos, antifa, République, kevin phillipy, amaury watremezJe lis avec passion les ouvrages de ton arrière grand-père depuis longtemps déjà. Ce qu'il écrit sur la conspiration de l'époque moderne contre toute espèce de vie intérieure est encore plus que jamais d'actualité. Il était si grand et nous sommes si petits, si faibles, si soucieux de conserver encore quelques années nos privilèges d'occidentaux trop nourris, étalant leur pathos mièvre devant tous les passants. Je n'ose penser ce qu'il eût écrit de « Facebook » et autres réseaux dits sociaux où la plupart des intervenants joue un rôle. Injustement, et à cause des « Grands cimetières sous la lune », Georges Bernanos est encore et toujours rangé dans le tiroir des auteurs anti-fascistes et considéré comme un ancien méchant, atroce maurrassien ayant retourné sa veste au bon moment dans le sens qu'il convenait....

     

    ...Ce serait oublier une interview qu'il donna peu avant sa mort. Un journaliste américain lui demandait ce qui l'avait convaincu à devenir un tel défenseur de la démocratie contre les totalitarismes. L'auteur du « Curé de campagne » l'engueula plus vertement en lui rappelant qu'il n'avait abandonné ni ses convictions royalistes, ni sa Foi catholique ardente, les arbitres des élégances politiques la qualifierait de traditionnaliste, et qu'il méprisait autant les démocraties dites libérales que le fascisme ou le nazisme ou le stalinisme.

     

    Je n'avais pas entendu parler de toi, Antonin, jusqu'à ce geste fou, imbécile, que tu aurais commis il y a quelques jours avec ton frère contre la voiture d'un policier, voulant le faire griller comme un « poulet rôti » aurais tu dit. Sur la photo de toi circulant sur le net, dans une manif pour ton ami Clément Méric, tu es le seul à ne pas te cacher derrière des lunettes noires comme tes camarades, à avoir un regard franc, haut, regardant directement dans les yeux. Il est surprenant de voir à quel point tes amis « antifas » apprécient les uniformes paramilitaires, les postures de guerre, exactement comme ceux qu'ils prétendent combattre. Ce flic, tu aurais voulu le tuer pourquoi finalement ?...

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  • A la périphérie du pays réel

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    Mon article sur la France à la périphérie du pays légal sur "Mauvaise Nouvelle"

    Cliquer ici

    société, politique, pays légal, pays réel, amaury watremez

     

  • Le présent perpétuel des professionnels de la profession

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    tintin.jpgDepuis quelques années déjà je rédige des billets sur mon blog, j'ai participé à Agoravox, dont je suis parti par ras le bol des injures continuelles de commentateurs « professionnels », pour la plupart des « antisionistes » persuadés que je suis un agent de la « Hasbara ». j'écris aussi dans d'autres sites comme « Mauvaise Nouvelle » et « Boulevard Voltaire ». Et voilà quelques semaines que « Causeur » a la bonne grâce de reprendre de mes articles (voir à ce lien). Cependant, je ne suis toujours pas un professionnel de la profession du journalisme politique. Je n'ai pas la prétention non plus de poser au trublion, au génie solitaire injustement méconnu, j'ai trop le sens du ridicule pour cela.

     

    Et finalement de par mes études et mon cursus j'ai plus ou moins les mêmes références et la même méthodologie de réflexion que ces fameux professionnels.

     

    Malgré tout, je ne vis pas dans leur présent politique perpétuel. J'ai souvent l'impression en effet que malgré l'évolution de la société dans un sens ou l'autre, malgré les changements de paradigmes évidents depuis au moins la signature du traité de Lisbonne, la plupart de ces observateurs et éditorialistes, écrivains et auteurs dont c'est le métier vivent encore en 1945, au sortir de la Seconde Guerre, aux débuts de la décolonisation, voire même se voient encore plongés dans l'Affaire Dreyfus. Au mieux, ils comprennent et analysent le vote des électeurs selon des critères étant les mêmes qu'il y a trente ou quarante ans demeurant irrémédiablement vissés à la même grille de compréhension que leurs ascendants directs ou non....

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  • Black M contre le pays réel

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    histoire, première guerre mondiale, verdun, black m, PS, LR, droite, pays réelL'affaire « Black M » est symptomatique de la coupure profonde entre le « pays légal » et le « pays réel ». S'y opposent d'un côté des élites mondialisées, pour qui la France et l'amour de la patrie sont deux idées mortes et bien mortes, de l'autre la « France périphérique » des petites gens, le « pays réel » oublié, celui des employés, des salariés trop riches pour être considérés comme pauvres, trop pauvres pour être considérés comme vraiment riches. En plus, ne faisant pas partie de « communautés » bien reconnaissables, les médias et le pouvoir les oublient dans les « poubelles de l'histoire ».

     

    Et puis parmi les oligarques et leurs obligés, on est « citoyen du monde », citoyens européens, c'est un fait entendu, on aime bien prendre l'avion et pouvoir éviter de changer sa monnaie dans un pays autrefois complètement étranger. On envoie les gosses en Angleterre, en Allemagne ou aux Etats Unis, des pays offrant des perspectives d'avenir autrement plus honorables économiquement que la France. La France c'est un vieux truc ringard, on la rêve mondialisée, multiculturelle, métissée ce qui est également une manière dans ces milieux hyper-favorisés de se mettre en valeur, de poser à l'humanisme et au progressisme anti-raciste.

     

    Au sein du pays réel demeurent quelques bribes d'identité ayant échappé aux réformes de l'enseignement de l'histoire, quelques restes de valeurs nationales auxquelles le peuple essaie de se raccrocher tant bien que mal tant qu'on le lui permet encore, tant que ce n'est pas encore totalement judiciarisé. Le souvenir des morts pendant les guerres en fait partie, des morts qui étaient des arrière grands-parents, des grands-parents dont l'absence se fit cruellement sentir dans les familles....

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  • Une société de babtous fragiles

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    société, famille, enfants rois, éducation, amaury watremezIl y a une semaine me baladant dans Montmartre j'ai vu un petit épisode qui m'a semblé caractéristique de notre société et inquiétante quant à son avenir. Un gamin attendait avec ses la parents de pouvoir traverser une rue. Il jouait un petit jeu comme tous les gosses de son âge, posant un pied sur la chaussée puis le retirant ainsi qu'un toréador dés qu'il entendait le bruit d'une voiture, sans bien sûr faire attention en quoi que ce soit. Il manqua ainsi de se faire renverser par une dame en bicyclette qu'il n'entendait pas.

     

    Pas vraiment traumatisé pour deux sous, il se contenta de remonter sur le trottoir. Son père et sa mère réagirent bien plus violemment, l'homme se mit à agonir d'injures ordurières la pauvre cycliste ne méritant pas cet excès d'indignité pendant que la femme entourait le garçon de ses bras, lui répétant constamment s'il n'avait rien, s'il allait bien. L'enfant entrant dans le jeu de ses géniteurs pleura à gros tonneaux, reniflant à grand bruit, de la morve dégoûtante coulant de son appendice nasal. Les parents l'emmenèrent finalement lui payer une glace pour qu'ils se remettent de son « traumatisme » selon le terme du père.

     

    Le pauvre petit chéri satisfait s'autorisa à chipoter sur la taille de son cornet obtenant deux glaces...

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  • Sexe, drogue et apathie

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    À propos de « Apathy for the devil, les seventies voyage au cœur des ténèbres » de Nick Kent chez « Rivages Rouge »

     

    musique, société, rock, nick kent, amaury watremezQuel intérêt de lire des récits comme celui de Nick Kent, ex drogué jusqu'à la racine, vieille gloire et « groupie » ultime en quelque sorte tel qu'il le dit lui-même ? Cela pourrait seulement consister à dérouler les souvenirs d'un vieux combattant du Rock à calvitie naissante et queue de cheval, un vétéran se souvenant avec nostalgie de sa jeunesse décadente pour l'exorciser, la renier et se complaire en même temps dans l'exaltation de ses frasques, ce dont on pourrait se ficher complètement. L'ancien « addict » se vautrant dans ses remords et son autoflagellation est toujours pénible, difficilement supportable, on préférerait presque qu'il se remette à la fumette ou aux alcools forts. Ce serait moins triste.

     

    Rien de tout cela avec Nick Kent, on ne sera pas dans le pathos étalé en place publique. Il est cru, direct, souvent ironique y compris à ses dépens que ce soit pendant le récit de son ascension au sein de « la décennie du moi », dans le milieu du Rock, jusqu'en 1975 à sa chute qui dure jusqu'au début des années 80. Nick Kent se retrouvera SDF, zonard perdu parmi les zonards en perpétuelle recherche d'un « fix »....

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  • L'amour de la futilité

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    Cet article est aussi sur Causeur

     

    En France, on a ce talent très spécial pour se passionner pour les choses tellement importantes telles les frasques sexuelles de nos oligarques :

     

    politique, société, loi el Khomri, société, hypocrisie, café du commerce, amaury watremezUn grand personnage de l'état, Denis Baupin, le vice-président de l'Assemblée Nationale, a-t-il mis une main au panier à certaines de ses collaboratrices ? A moins que ce ne soit une « louche » complète ? Ou une petite tape coquine ? Leur a-t-il proposé un « furtif » ? « Bonjour mademoiselle au revoir madame ». Ou est-il allé jusqu'à leur offrir la « totale » en échange de compensations substantielles ? Voilà qui est en effet fondamental et qui mérite des dizaines de textes, de réactions et de réflexions politiques poussées. Ainsi qu'au zinc du café du coin, les uns s'enflamment pour ses « victimes » supposées qui ont fermé leur bouche depuis des années craignant pour leur carrière, les autres pour le défendre avec tout autant de virulence...

     

    « Ben non moi je dis ça se fait pas ! »

     

    « Ah ben ouais mais alors sinon on peut plus rien dire ! »

     

    ad lib...

     

    Pendant le même temps se déroulent des événements certainement complètement insignifiants donc au regard de nos éditorialistes et commentateurs assermentés. Le gouvernement vient de faire passer en force, grâce à l'article 49.3, la loi dite « Loi-travail » portée par Myriam El Khomri qui n'est que l'exécutante du texte et non son inspiratrice avec le premier Ministre Manuel Valls. C'est un autre parfait déni de démocratie car il n'y a pas eu de débat démocratique sur ce texte, à peine le gouvernement a-t-il modifié quelques articles sous la pression des manifs étudiantes et lycéennes. Nous sommes quand même en pré-campagne des prochaines présidentielles et il faut bien faire plaisir aux « jeûûnes »....

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  • L'omerta des célibattantes

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    politique, sexe, Q, société, hypocrisie, écran de fumée, amaury watremez

    Article également sur Causeur

     

    Il apparaît qu'il y a eu autour du comportement pour le moins déplacé du DSK du pauvre qu'est Denis Baupin une omerta des « célibattantes » qu'il poursuivait de ses assiduités tel un traître de mélodrame. Sans que celles-ci ne se soient consultées, sans qu'il n'y ait eu de mots d'ordre celles-ci ont gardé le silence y compris les plus féministes, les plus progressistes d'entre elles. Je croyais d'ailleurs que c'était l'apanage des jeunes femmes catholiques ou des anciens scouts pratiquant la bicyclette avec ardeur chaque été avec ce jeune curé si dynamique et tellement proche d'eux ma chèèère (« j'ai entendu dire qu'il leur permet de dormir avec lui quand ils ont peur la nuit »).

     

    Ce qui se passe en ce moment suite à cette pseudo-découverte du comportement d'invétéré queutard de l'ancien vice-président de l'Assemblée Nationale, dans le Landerneau oligarchique tout le monde était au courant, m'a rappelé le comportement souvent paradoxal dans leurs relations amoureuses d'autres jeunes femmes célibattantes que je fréquentais il y a quelques années ressemblant trait pour trait aux « victimes » de Denis Baupin travaillant qui dans le culturel, qui dans le politique.

     

    Ces filles étaient pour la plupart indéniablement intelligentes, très cultivées, fines et pleines d'esprit. Elles savaient s'adapter à tous les milieux sans perdre pour autant de leur élégance. Je me souviens particulièrement de celle qui ne perdait rien de sa classe même dans un bistrot louche du XXème. Elles demeuraient donc invariablement séduisantes, réussissant leur carrière sans perdre leur féminité. Elles étaient également émancipées, pratiquaient une sexualité apparemment joyeuse et libre affranchie de toute culpabilité, et de tout tabou....

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  • Sadiq Khan et le complexe Obama

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    sadiq khan,londres,maire,société,politique,hypocrisie,racisme amaury watremezIl y a huit ans, lorsque Barack Obama a été élu, il n'a été question que de sa couleur de peau, sa réussite montrée comme extraordinaire. Les médias et les commentateurs politiques n'ont évoqué que cela. C'était le plus important de l'élection. Ce qu'il comptait faire ? Ce qu'il pensait ? D'où il venait ? Tout le monde peu ou prou s'en fichait. Ne comptait que l'icône de l'anti-racisme enfin victorieux, et la défaite du souvenir des z-heures les plus sombres de notre histoire enfin reléguées aux poubelles de la mémoire.

     

    Plus de racisme !

     

    Plus de pauvreté ni de précarité pour les noirs américains et toutes les autres minorités !

     

    Puisqu'ils le disaient !

     

    A peine le nouveau maire de Londres, Sadiq Khan, a-t-il été élu que les médias et les élites auto-proclamées remettant le couvert avec enthousiasme ne se sont ébaubis là encore que de deux choses : sa religion, son origine pakistanaise et rien d'autres. Je ne suis pas le seul à le noter, même à « Libé » on s'en émeut, bien que leurs conclusions ne sont pas tout à fait les mêmes que les miennes bien entendu. Ils ont cependant raison sur plusieurs points, le programme du conservateur Zac Goldsmith rejoignait finalement sur la plupart des points dont le logement celui du fils de chauffeur de bus. Ils rappellent aussi pertinemment que le candidat lui-même Sadiq Khan a revendiqué son parcours montré comme « exemplaire »...

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  • Le FN et le plafond de verre

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    politique, FN, dédiabolisation, Marine le pen, Sophie montel, florian philippot, amaury watremezDepuis l'irruption du Front National dans la vie politique française lors des « européennes » de 79, les élites, politiques ou journalistiques, qu'elles soient ou non dans la caricature réduisant le parti de le Pen à un parti fasciste, ne comprennent strictement rien à ce vote. On le relie au vote pour les Ligues radicales dans les années 30. On évoque rituellement le risque de retour des heures les plus sombres de notre histoire. On parle de populisme, de démagogie. Et cette expression démocratique est ramené à un simple vote protestataire, mais comment se fait-il que ce vote protestataire, donc conjoncturel, s'installe durablement depuis plusieurs décennies ?

     

    Parmi les élites on répond à cela en s'accusant mutuellement de complaisance bien entendu coupable envers ce parti sans réfléchir plus avant aux raisons profondes de l'appétence des électeurs pour ses candidats.

     

    La raison principale est le mépris absolument catastrophique, conscient ou pas, de la classe politique et des médias envers cette « France périphérique » décrite par Christophe Guilluy dans un de ses ouvrages absolument indispensable. Cette France est celle des familles où l'on est trop « riche » pour percevoir les allocations d'aide à l'emploi ou au logement et trop « pauvre » pour pouvoir s'en passer afin de vivre décemment. C'est entre autres le pays de la ruralité délaissée, bien loin des clichés écolos ou de ceux propagés par les adeptes du développement durable, celle des employés et des salariés relégués en banlieue pour se loger, les centres des villes devenant trop chers pour eux...

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  • Une société de petits bourgeois connectés

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    pbc2.jpgBob Dylan le chantait dans les années 60 pendant l'été de l'Amour devant des foules ayant le désir fou de se libérer des pesanteurs de la société dite des loisirs : « The times they are a-changin ». En 2016 un de ses pseudo émules comme on trouve par tombereaux sur « Youtube » (TM°) chanterait : « The Times, they are not changin at all and that's all right ». Et tout le monde applaudirait sans réserves. Et puis ce nouveau Dylan aurait trop peur de perdre des « followers » sur « Twitter » (TM°) ou « Facebook » (TM) en choquant les certitudes de son public virtuel ou non.

     

    Surtout ne pas remettre en question celles-ci, surtout ne pas railler les conformismes, les suivismes et l'instinct grégaire tenant lieu de conscience sociale à un monde dit de progrès finalement en pleine déréliction morale.

     

    Nous vivons clairement dans une société de petits bourgeois frileux et timorés, mais attention de petits bourgeois connectés. Ce qui change tout. Connectés même nuit et jour, constamment, volontairement. On joue alors un personnage, bien sûr flatteur, sur le Net, pour se défouler ou se compenser de ses frustrations, de tout ce que l'on laisse de côté dans sa vie par peur de perdre le privilège douteux de faire partie de la « chaîne alimentaire » du système économique fût-ce pour n'être qu'une proie. C'est parfois bien entendu un peu difficile de rester au sein du troupeau sans qu'une seule tête ne dépasse. Il arrive que certains deviennent complètement fous ou fassent une crise de la « quarantaine », de la « cinquantaine » etc....

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  • Playpower avec Richard Neville

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    à propos du livre de Richard Neville « Hippie hippie shake » chez Rivages/Rouge

     

    société, musique, politique, hippie, richard neville, amaury watremezLes années 60 et 70 n'étaient pas parfaites, bien loin de là, mais flottait durant ces deux décennies un parfum de liberté dont les effluves se sont dissipées depuis longtemps malheureusement. Le livre de Richard Neville le raconte très bien et avec style. Les hippies, les « yippies » et autres « mods », avaient beau être parfois brouillons dans leur recherche existentiel, souvent outrancier, ils avaient en eux quelque chose de plus que les tristes citoyens consommateurs de 2016 uniquement préoccupés d'acheter le dernier modèle de gadget électronique à la mode, de rentrer le plus possible dans le rang selon des critères de vie inspirés par l'esprit le plus petit bourgeois, le plus étriqué qui soit.

     

    Dans ce livre, Richard Neville raconte l'histoire véridique et picaresque de « Oz », revue provocatrice commençant à paraître en 67 en Australie, et de tous les mouvements politiques et groupuscules divers de ces années là. Il n'en fait pas une « Légende Dorée » avec ses saints et ses méchants, il n'en montre pas non plus exclusivement le côté obscur. Comme toute histoire humaine, l'histoire de « Oz », de la contre-culture, est complexe, ne penche ni du côté noir ni du côté blanc, on ne distinguerait plutôt qu'une infinité de nuances de gris. Neville lui-même ne s'épargne pas, il raconte par exemple la jalousie qu'il ressent envers des hommes courtisant sa petite amie alors qu'il pose souvent en apôtre de « l'amour libre »....

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