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Ils sont partout

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ils sont partout, yvan attal, antisémitisme, judéophobie, amaury watremezYvan Attal vient de sortir un film réputé « choc » sur l'antisémitisme en France en 2016. La première fois que j'ai vu une affiche annonçant sa sortie c'est ironiquement non loin d'une paroisse où l'antisémitisme « à l'ancienne » est assidûment pratiqué. C'est une intention louable qui porte ce long-métrage car cette haine est toujours plus vivace en ce moment, surtout de par les réseaux dits sociaux où elle se déchaîne sans vraiment de frein, le tout au nom de la liberté de parole et du pseudo-anonymat du Net facilitant le manque de courage et la hargne. Elle ne consiste pourtant pas à dire n'importe quoi cette liberté d'expression.

 

Il y a les antisémites qui croient se consoler de leurs diverses frustrations sociales et carences. Ils pensent avoir trouvé la parade ultime en se prétendant antisionistes mais au fond se fichent complètement du peuple palestinien.

 

Il y a le genre à être des soutiens d'Henry de Lesquen, pour qui les juifs sont forcément des concurrents qui peuvent faire main basse sur les richesses avant eux, des concurrents forts d'une solidarité occulte (poil occulte) de nez crochus, forcément, de mains de même, avides de l'argent des vrais français car les jui...pardon les « sionistes » sont évidemment considérés comme apatrides....

...La fable du « Protocole des Sages de Sion » et autres fariboles sinistres retrouvent hélas une nouvelle jeunesse grâce au Web, à lire certains les juifs gouvernent le monde avec le soutien, c'est connu des « Illuminati » voire des extra-terrestres « reptiliens » au sein d'un gouvernement planqué à 300 mètres sous terre sous le Pôle Nord (tout le monde sait cela).

 

Dans ce film à sketchs, Attal évoque bien entendu un raciste fââchiiste se découvrant une mère juive, un juif de banlieue très différent des clichés habituels sur les personnes de sa confession, il est fauché et n'a aucun réseau pour se trouver du travail, un juif célèbre qui a mal fini il y a deux-mille ans non loin de Jérusalem, les transitions consistant dans le questionnement du réalisateur sur sa propre identité sur le divan d'un psychanalyste, sur sa judéité et pour quelle raison depuis quelques années la haine antisémite est si forte, pourquoi il doit subir des injures abjectes que l'on croyait oubliées depuis longtemps.

 

Il y a deux problèmes majeurs dans ce film, pétri de bonnes intentions et sincère, soutenu par des « pointures » comiques de l'époque (on a bien entendu le droit de ne pas les trouver drôles) :

 

Il n'aborde pas le pan le plus inquiétant de la judéophobie actuelle qui est celle issue des banlieues dites « difficiles » et que l'on a laissé se développer, croitre et enlaidir par lâcheté, démagogie et angélisme. Cette judéophobie trouve son point d'origine dans le ressenti du conflit israélo-palestinien par en particulier les populations dites « issues de la diversité ». Selon les arbitres des élégances politiques, un arabe musulman ne peut pas être capable de racisme avéré en particulier ou de haine en général. C'est une victime de l'Occident dominateur, rien d'autres n'est à ajouter.

 

Que pensent-ils de Mohamed Merah, des kamikazes du « Bataclan » ? Comment expliquent-ils leur haine des juifs ? Ne l'excuse-t-il pas sans cesse ?

 

Et de celle de tous ces fous d'Allah dans le cerveau malade de qui la judéophobie tient une place extrèmement importante ?

 

A part les en dédouaner encore constamment ?

 

D'autre part, Yvan Attal aurait pu également évoquer l'autisme assez profond auquel on se heure si l'on ose le moindre embryon de début de critique de la politique extérieure d'Israèl, le retour des z-heures les plus sombres de notre histoire invoquée tout le temps dés qu'un taré trace une croix gammée sur la porte d'une synagogue. On parle un peu trop vite de « Nuit de Cristal » sans pour autant aider à l'éducation civique, à la prévention de cette détestation malheureusement de plus en plus solide. Le fameux texte de scène de Desproges commençant par « on me dit que des juifs se sont glissés dans la salle... » serait impossible à dire sur une scène aujourd'hui, il déclencherait les hauts cris. Il est regrettable d'ailleurs à l'inverse que projeter « Rabbi Jacob » à des gosses de cité soit quasiment impossible...

 

...Ou alors c'est l'époque qui manque cruellement du sens de la dérision se laissant dominer par des imbéciles dont le bonheur est la gravité ainsi que l'écrivait Nietzsche, et c'est mauvais signe.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil

 

affiche empruntée ici

 ci-dessous la Bande Annonce

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