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Black M contre le pays réel

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histoire, première guerre mondiale, verdun, black m, PS, LR, droite, pays réelL'affaire « Black M » est symptomatique de la coupure profonde entre le « pays légal » et le « pays réel ». S'y opposent d'un côté des élites mondialisées, pour qui la France et l'amour de la patrie sont deux idées mortes et bien mortes, de l'autre la « France périphérique » des petites gens, le « pays réel » oublié, celui des employés, des salariés trop riches pour être considérés comme pauvres, trop pauvres pour être considérés comme vraiment riches. En plus, ne faisant pas partie de « communautés » bien reconnaissables, les médias et le pouvoir les oublient dans les « poubelles de l'histoire ».

 

Et puis parmi les oligarques et leurs obligés, on est « citoyen du monde », citoyens européens, c'est un fait entendu, on aime bien prendre l'avion et pouvoir éviter de changer sa monnaie dans un pays autrefois complètement étranger. On envoie les gosses en Angleterre, en Allemagne ou aux Etats Unis, des pays offrant des perspectives d'avenir autrement plus honorables économiquement que la France. La France c'est un vieux truc ringard, on la rêve mondialisée, multiculturelle, métissée ce qui est également une manière dans ces milieux hyper-favorisés de se mettre en valeur, de poser à l'humanisme et au progressisme anti-raciste.

 

Au sein du pays réel demeurent quelques bribes d'identité ayant échappé aux réformes de l'enseignement de l'histoire, quelques restes de valeurs nationales auxquelles le peuple essaie de se raccrocher tant bien que mal tant qu'on le lui permet encore, tant que ce n'est pas encore totalement judiciarisé. Le souvenir des morts pendant les guerres en fait partie, des morts qui étaient des arrière grands-parents, des grands-parents dont l'absence se fit cruellement sentir dans les familles....

...La Première Guerre Mondiale fût la guerre qui créa aussi un lien national véritable autour de la République unissant dans de nombreux massacres et faits d'armes héroïques aussi l'instituteur au bourgeois, l'ouvrier au paysan, le coiffeur au cultivateur.

 

Le maire de Verdun, PS, inspiré par la présidence de la République et la ministre de la Culture, Audrey Azoulay, ont eu l'idée faramineuse afin de célébrer le centenaire de Verdun de faire chanter un rappeur homophobe, antisémite et violent. Comme il est « issu de la diversité » c'est sans doute moins grave pour nos élites. Le type en plus est descendant de tirailleur sénégalais, et apprécié des ados et pré-ados dans les cours de récréation. C'était donc une idée bien démagogique. Pour le faire chanter on n'avait pas hésité à annuler une chorale d'élèves du secondaire ayant travaillé sur la mémoire de la Première Guerre de façon approfondie eux. Pourtant cette chorale aurait eu largement plus de sens.

 

Le fait que « Black M » soit descendant de tirailleur sénégalais aurait pu l'aider à comprendre la valeur de ces célébrations, aurait dû l'empêcher d'injurier copieusement la France dans ses « chansons ». Le fait qu'il évoque de lui-même le souvenir de son grand-père est également caractéristique, car cela signifie que pour lui ce n'était pas un geste évident, celui qu'accomplit son ascendant. Rappelons que pour la plupart des tirailleurs, aller défendre la France sur le front des Ardennes ou de la Marne allait de soi par amour de la patrie, mais ces anciens étaient certainement des fachos...

 

En réponse à la profonde colère du pays réel, le pays légal n'a rien trouvé de mieux à répondre que de les soupçonner de racisme, de nostalgie du fascisme voire des ordres moraux noirs. Ils se sont affolés en somme, perdant la raison et montrant sans que personne ne les y force leur colère de bourgeois dont on a moqué les vanités. Et cela pour eux c'est intolérable. Le pays réel n'est qu'un ramassis de franchouillards, de ploucs étroits d'esprit, d'ingrats ne voulant pas reconnaître les mérites de politiques préparant minutieusement la destruction de la nation, des ses valeurs, du roman national.

 

Ils n'ont rien compris à la fureur du pays réel, de la « France périphérique », et on peut être certain de les entendre encore une fois prétendre le soir du premier tour des prochaines présidentielles qu'ils ont « saisi la colère des électeurs » mais que maintenant, au deuxième tour, il conviendra de voter pour eux...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil

 

illustration ironiquement empruntée ici

 

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