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  • La gauche en rèvait Lesquen le fait

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    lesquen2.jpgHenry de Lesquen est le candidat de droite rêvé pour la gauche. Il remplacerait idéalement le vieux le Pen dans son emploi d'épouvantail utile pour les bourgeois pédagogues et la cohorte des bien-pensants. C'est le « Goldstein » parfait. Il fait tout ce qu'il faut, semble-t-il, pour correspondre le plus possible aux caricatures qui sont faites des idées de droite ne ratant jamais une occasion de sortir la pire bêtise « hénaurme » possible. J'ai particulièrement entre autres exemples apprécié sa proposition de démonter la Tour Eiffel durant son interview sur « France Inter ». Il a dit pire depuis.

     

    Je pourrais presque penser qu'il travaille pour la gauche...

     

    Henry de Lesquen a pourtant un parcours somme toute parfaitement banal d'oligarque de la Vème République. Il fut administrateur civil, président du Club puis du Carrefour de l'Horloge, de « Radio Courtoisie », conseiller municipal à Versailles. Il se présente à la Présidentielle de 2017 sous l'étiquette « national-libéral » (voir son site de campagne), se réclamant comme tout le monde de De Gaulle ce qui est beaucoup plus commun. Ceux qui le rattachent au maurrasisme et donc à la droite anti-gaulliste et pro-Algérie française n'ont pas compris grand-chose. Lesquen est au fond un pur produit du système ce qui n'est pas si paradoxal que cela nous allons le voir.

     

    Depuis quelques temps, l'on parle beaucoup de lui de par ses déclarations tonitruantes sur les réseaux sociaux et dans la presse, surtout celles sur la Shoah et les juifs, le bougre inconscient, indécent, allant même jusqu'à qualifier de « faux grossier » sur son compte « Twitter » le « Journal d'Anne Franck » à cause des changements que le père de la jeune fille a demandé à faire dans le manuscrit originel (spécialement quand Anne racontait les transformations physiques dus à la puberté). Comme beaucoup de trublions faisant de toutes façons partie du spectacle il se dit « politiquement incorrect » et défenseur de la liberté d'expression pour tous fût-ce pour sortir des sottises....

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  • Dalton Trumbo une vie pour l'écriture

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    Un film de Jay Roach sorti aujourd'hui

     

    politique, cinéma, dalton trumbo, écriture, littérature, amaury watremezMa cinéphilie doit beaucoup aux « équipes Notre Dame ». Mes parents en faisaient partie et deux fois par mois se réunissaient avec d'autres couples chrétiens. C'est ainsi que chaque jeudi ou vendredi je pouvais regarder un film passant ce soir-là, en douce. Du moins le croyais-je car les lampes de la télévision étaient encore brûlantes quand mes parents rentraient. J'ai pu voir de cette manière « Johnny s'en va-t-en guerre » de Dalton Trumbo, le film sorti en 1971 qu'il réalisa d'après son roman écrit en 1939. Cette œuvre extrèmemement originale racontant l'histoire d'un jeune soldat américain se faisant atrocement blesser durant la Première Guerre Mondiale transmet le mépris de la haine, de la violence et de toute guerre. Le spectateur se promène dans les souvenirs, rèves et fantasmes du jeune homme alors qu'en parallèle une infirmière s'aperçoit avec horreur qu'il est encore vivant et conscient....

     

    Dalton Trumbo a été victime de la « chasse aux sorcières » lancée dans les années 50 contre toute personne soupçonnée de sympathie pour les communistes. Il fut l'un des fameux « Dix » qui refusa de dénoncer ses amis, d'autres n'ayant pas les mêmes scrupules, tel Elia Kazan ou Edward Dmytryk. Trumbo le dira plus tard, cette épuration de l'Amérique ne mena à l'arrestation d'aucun agent de l'étranger ou d'agitateur au service de Moscou mais elle détruisit de nombreuses personnes, familles et communautés. Il a été envoyé en prison et à sa sortie a recommencé à travailler pour le cinéma anonymement et souvent pour des boîtes de production de séries B dont celle des frères King qui produisirent néanmoins « Les clameurs se sont tues », un scénario de Trumbo pour lequel il récoltera son deuxième « Oscar » sous un faux nom après celui obtenu pour « Vacances Romaines » mis en scène par William Wyler....

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  • La haine de la Littérature à Nuit debout mais pas que

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    Livre, nuit debout, politique, société, bêtise, censure, littérature, amaury watremezSi je conchie tous les idéologues, quel que soit leur camp, de droite comme de gauche, quels que soient leur alibi, c'est d'abord de par leur haine profonde de la Culture en général et de la Littérature en particulier, car celles-ci contredisent forcément leurs certitudes à un moment ou un autre. Généralement, la Révolution, la Réforme réputée indispensable des mœurs commence toujours par un bon petit autodafé, une censure au nom de bonnes intentions, toujours.

     

    Poser la question de la censure, l'envisager, c'est déjà censurer.

     

    La censure d'une œuvre se justifiera toujours au nom de la moralisation que les idéologues,théocratiques ou laïcs, prétendent imposer au reste de la société, bien entendu pour son bien. Et cela même si le reste de la société n'est absolument pas d'accord ou s'en fiche. Car les censeurs savent ce qui est bon pour le peuple.

     

    A « Nuit debout », on n'est pas en reste et l'on y respecte studieusement cette « tradition » imbécile. On vient de mettre en place une bibliothèque, « Bibliodebout » (voir à ce lien l'article de la « bibliothécaire » deboutiste) mais, attention, dans un but militant, dans le but d'affermir un discours unique, et je cite « pour se changer les idées », dans l'optique de la conception classique des petits bourgeois de la Lecture : une occupation non productive étant forcément un loisir et rien d'autre. Dans l'esprit d'un militant ou d'un idéologue, la Littérature dont l'apport n'est heureusement pas quantifiable, qui ne sert à rien en tant que telle acquiert une utilité mesurable si elle sert la cause défendue....

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  • Vazy Baudelaire c'est trop de la balle

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    à propos de « Les Boloss des Belles Lettres : La littérature pour tous les waloufs »

    de Quentin Leclerc et Michel Pimpant avec une préface de Philippe Meyer (portrait des deux auteurs emprunté à ce site)

     

    littérature, société, politique, boloss, bogoss, amaury watremez« Les Boloss des Belles Lettres » était d'abord un site (voir à ce lien) tournant au départ en dérision tous les classiques ou scolaires ou réputés obligatoires pour se la jouer dans les salons mondains. Puis les deux auteurs ont publié ce livre (contenant neuf inédits) en 2014 avant de demander à partir de 2015 à Jean Rochefort de dire leurs textes sur une chaîne « Youtube » dédiée. Les deux auteurs se sont fait des youks en or en partant d'un projet qui à la base était une blague par ras le bol des trous du Q pompeux qui « trouducupompisent » sur les livres, et un lot de consolation pour les gosses dégoûtés par l'enseignement des Lettres en collège ou en lycée, celui particulièrement de « madame Gilbert », la prof de céfran qui a trop les boules de bosser en ZEP et qui n'ouvre jamais un livre en dehors de ses cours.

     

    Mine de rien, leur site ouvre à toute cette culture tous ces adolescents qui n'y aurait jamais accès sinon. Tavu ? Cela m'a rappelé des bons souvenirs professionnels, moi qui ai travaillé plus de quinze ans dans les « quartiers ».

     

    Yann Moixe, le fameux critique littéraire de Ruquier à la moirmoile qui se la pète tous les samedi soir comme un tarba quand t'attends le boulard de Canal plus, c'est marqué en cacedédi en quatrième de couverture, n'aime pas du tout ce livre....

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  • L'indifférence du Pape et de son Eglise envers les chrétiens orientaux

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    christianisme, société, politique, chrétiens d'orient, politique, hypocrisie, lâcheté, amaury watremezVivant à Jérusalem pendant deux ans, j'ai constaté sur place la division scandaleuse aux yeux du monde des chrétiens en une vingtaine d'églises parfois antagonistes, la situation du Saint Sépulcre en étant le reflet. J'y ai vécu aussi comme les pèlerins l'accueil extraordinaire des chrétiens dits d'Orient de leurs frères et sœurs occidentaux. Nul volontarisme, nulle ostentation dans tout cela. C'était parfaitement naturel à leurs yeux. Tout nouvel arrivant était un invité accueilli avec de nombreuses attentions. On chercherait vainement cela dans la plupart des paroisses françaises qui sont autant de conservatoires sociaux à quelques exceptions notables. Je songe par exemple à la messe que Benoît XVI célébra pour la mort de Jean-Paul II en compagnie de tous les patriarches orientaux.

     

    J'avais également la chance de travailler avec les « Pères Blancs » du domaine de la basilique Sainte Anne, animateurs de la revue « Proche Orient Chrétien » qui étudie et promeut les chrétientés orientales depuis l'arrivée des missionnaires d'Afrique au XIXème siècle. Cela m'a offert un point de vue unique et documenté sur les églises dites orientales, point de vue bien isolé hélas dans l'Eglise catholique. Et je n'ai eu de cesse, comme d'autres, depuis mon retour d'évoquer ces églises catholiques ou en étant très proches. C'est une manière d'exprimer ma gratitude à leur encontre.

     

    Ces chrétiens arabophones, arméniens, chrétiens descendants de ceux des origines, maintenant des traditions séculaires dont l'araméen liturgique, étaient splendidement ignorés voire dédaignés par la majorité des croyants occidentaux, y compris ceux présents sur place depuis quinze jours ou plusieurs décennies. A peine les considérait-on comme des survivances folkloriques sympathiques dont il fallait voir une célébration au moins une fois lors de son séjour dans la ville sainte. Les plus indifférents étaient les communautés charismatiques dites « nouvelles », de l'Emmanuel ou des Béatitudes (ancien « Lion de Juda »), où l'on ne prenait même pas la peine de se pencher ne fût-ce qu'un minimum sur la question....

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  • Pour en finir avec le matraquage sur Nuit Debout

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    politique, nuit debout, société, hypocrisie, gauche, droite, amaury watremez

    Un article également sur Causeur

     

    La gauche française, ou ce qu'il en reste, loin du « terranovisme » du Parti Socialiste, loin des libéraux libertaires comme Macron, c'est un peu comme les cathos progressistes. Ils ne sont plus très nombreux mais l'on n'entend qu'eux, ils sont encore à de nombreux postes décisionnaires. Et surtout ils se posent encore en arbitres des élégances politiques faisant valoir le plus possible leur capacité de nuisance quitte à se ridiculiser comme Badiou victime d'un canular comme ce vulgaire « sioniste » de BHL avec les dépositaires de la mémoire de Jean-Baptiste Botul.

     

    Il faut dire qu'ils ont beau jeu de le faire. La droite est litttéralement tétanisée par la peur panique d'être assimilée à la Réaction : tout ce qui rappellerait les fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire, des souvenirs « nauséabonds » de Vichy où il y avait des politiques de tout bord, sauf des communistes.

     

    « Nuit debout » est une émanation directe de cette « gauche morale » voire moralisatrice. Et ce sont ses enfants qui chaque nuit se rassemblent place de la République à Paris. Certains se sont demandés gravement, se demandent encore, qui sont ses gosses, de quel milieu viennent-ils. A noter que ce sont aussi des enfants perdus souffrant de carences d'éducations de la part de leurs géniteurs souvent absents à lire l'article de Ludovic Fillois sur Causeur. Leur milieu ? Voyons voir ? Quel est le milieu social où l'on peut se permettre de veiller toute la nuit pendant trois semaines sans incidences sur ses revenus ? Pas un milieu précaire en tout cas, cela paraît largement évident....

     

    Je m'étonne grandement soit dit en passant, en parlant de précarité sociale, que personne ou presque ne se soucie véritablement des personnels de nettoyage de la Mairie de Paris qui chaque jour viennent ramasser les ordures et passer le tout au jet. Eux sont des précaires par contre, le plus souvent mal logés. Où est donc leur place dans les diverses commissions mises en place au sein de « Nuit debout » ? Curieusement (sic) on ne le trouve nulle part. Ce n'est pas très étonnant me dira-t-on....

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  • Un pays légal toujours déconnecté

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    politique, pays légal, pays réel, société, hypocrisie, démocratie, amaury watremezQuelqu'un l'a déjà écrit il y a des décennies, un « infréquentable » : Charles Maurras, il existe en France un « pays légal » et un « pays réel ». Que ce soit le fondateur de l'Action Française maintenant frappé d'indignité historique n'y change rien, la distinction était et demeure totalement pertinente encore en 2016. Le premier est le pays des élites, de l'oligarchie et de toutes les personnes gravitant autour d'elles, issues des médias entre autres, bénéficiant des avantages matériels et sociaux collatéraux et de réseaux conséquents. On y sait parfaitement ce qu'il faut faire afin de réussir scolairement dans un premier temps puis ensuite matériellement et socialement.

     

    Le « pays réel » est celui de tous les autres subissant des décisions et doctrines politiques permettant toutes au « pays légal » de justifier ses privilèges et son souverain mépris de l'expression démocratique lorsque celle-ci contredit ses prétentions politiques. Le « pays réel » se confond de plus en plus avec cette « France périphérique » des classes populaires, largement dédaignée par les politiques, et évoquée par le géographe Christophe Guilluy que l'on ne peut guère soupçonner de sympathie pour le maurrassisme. Bien entendu comme tous les contradicteurs on lui reprocha de « faire le jeu du Front National ».

     

    Le « pays légal » est complètement déconnecté de la réalité quotidienne du « pays réel ». La plupart du temps c'est juste de l'indifférence assumée et du cynisme. Il arrive aussi que l'on y soit sincèrement persuadé de faire tout ce qu'il faut pour le Bien Commun : en soutenant un homme ou une femme politique, en énonçant des idées qui parfois paraissent contredire l'idéologie dominante tout en participant du système. Cette déconnexion n'est pas seulement le fait de la gauche et n'a rien d'exclusif à la droite. Elle n'est pas l'apanages des européistes ni des libéraux. Elle irrigue toute notre vie politique.

     

    L'on peut même dire que "Nuit Debout" est un mouvement engendré par le pays légal, un simili-mouvement de contestation mené par la progéniture des plus favorisés...

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  • Nuit Debout selon Pasolini

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    Pasolini, dont beaucoup dans la gauche sociétale se réclament indûment, écrivait cela sur des manifestants étudiants dans les années 70.

    pier-paolo-pasolini-rome-ecrivain-cineaste-italie-apres-guerre_1.jpgCela correspond très bien à, ceux de "Nuit Debout"

    “Vous avez des gueules de fils à papa. Je vous hais comme je hais vos pères – bon sang ne saurait mentir. Vous avez le même regard mesquin. Vous êtes apeurés, sans certitudes ni espoir, certes, mais vous savez aussi être tyranniques, faire du chantage, et vous montrer arrogants et effrontés : prérogatives de petits-bourgeois, mes chers. Tandis qu’hier à Valle Giulia vous vous battiez avec les policiers, moi, je sympathisais avec eux. Car eux sont fils de pauvres.”

     

    PS : Je ne comprends pas comment un type comme Finkielkraut a cru deux secondes pouvoir discuter avec eux place de la République, avec ces "héritiers" à prétentions sociales.

  • La vie en noir

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    « Noir c'est noir il n'y a plus d'espoir » Jean-Philippe Smets

     


    PHOa7fd04c8-acf2-11e2-82be-7c37e65ceae0-805x453.jpg« Du Polar » de François Guérif, entretiens avec Philippe Blanchet chez Rivages/Noir

     

    portrait de François Guérif empruntée sur le site de « la Montagne »

     

    Les bons livres se reconnaissent généralement à un symptôme lorsque le lecteur les parcourt, on peut en dévorer cent pages d'un coup sans s'en rendre compte. Ils font plaisir. Avec ce recueil d'entretiens, on se prend au jeu rapidement et avoir de suite envie de les relire, pour la bonne bouche. Certes François Guérif semblera parfois injuste dans ses détestations et rejets, par exemple concernant Fajardie, mais quel ennui serait ce bouquin sans subjectivité ! Les auteurs ménageant la chèvre et le chou, se souciant de ne déplaire à personne, n'ont strictement aucun intérêt. Ils font souvent couler un robinet d'eau tiède tout en étant persuadés de l'avoir réinventée, ce n'est pas le cas de ce livre.

     

    On n'est bien entendu pas obligés d'apprécier le Roman Noir tout comme on n'est pas forcés de goûter les délices de Capoue ou les rognons délicatement à la poêle (avec un peu de vin rouge). Bien sûr c'est passer à côté de tout un pan de la Littérature moderne rentrant dans ce « genre », genre encore largement sous-estimé : pour les arbitres des élégances ce ne sont pas en effet des livres dignes de ce nom...

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  • François Pape des progressistes

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    religions, christianisme, politique, société, amaury watremezLes progressistes de l'Eglise en sont persuadés profondément depuis son élection : Avec le Pape François ils ont enfin « leur » Pape, un Souverain Pontife en accord avec leurs aspirations à la modernité pour la Foi, un « pape en phase » pour reprendre les termes de Philippe Muray, bientôt en « rollers » évidemment « citoyens »....

     

    Ils se basent sur les déclarations faisant suite au Synode sur la Famille ou à l'allocution précédant la traditionnelle bénédiction « Urbi et Orbi » à Pâques sans parler de ses phrases sur les migrants. Bien entendu, ils les interprètent à leur sauce oubliant que le discours de miséricorde actuel est exactement le même que celui de Benoît XVI ou Jean-Paul II réputés « papes des réacs ». Il suffit de lire « le Sel de la Terre » de Ratzinger paru en 1997 chez Flammarion pour le comprendre aisément (voir à ce lien).

     

    Bien que leur nombre s'amenuise chaque année car subissant le lot commun ils vieillissent. Ils ont encore une capacité de nuisance importante en Europe en général et en France en particulier car ils sont encore aux postes de responsabilités. Ils s »'y accrochent comme les daphnies à leurs coquillages. On en trouve beaucoup par exemple à la Conférence des Évêques de France là où les places sont bonnes. Ils sont anciens ou actuels éditorialistes à « la Croix », « le Pélerin », « la Vie ». La communication catastrophique de cette conférence sur les affaires graves de pédophilie secouant l’archidiocèse de Lyon peut leur être directement imputée. Leur vieillesse est un naufrage et ce naufrage est celui du catholicisme français depuis une vingtaine d'années....

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  • Des petits hommes verts impertinents

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    à propos de « Martiens Go home » de Fredric Brown

     

    SF, littérature, Fredric Brown, amaury watremezUn soir, vers 20h14 heure de la côté Ouest des Etats Unis, un milliard de petits hommes verts envahit soudain la terre. Ils ne descendent pas de soucoupes volantes, n'ont pas de pistolets lasers ni même de combinaisons spatiales. Ils sont au sens strict tout petits ( de 65 à 85 centimètres), ont douze doigts, une grosse tête, des langues très longues et des habits collants de la même couleur émeraude que leur peau. Ils se contentent d'apparaître juste comme ça (Eux disent « couiner) c'est tout. On ne sait pas ce qu'ils mangent, ni même s'ils se reproduisent de la même manière que nous. Intangibles, personne ne peut les blesser ou les attraper, ce sont aussi des petits monstres mal embouchés, irrespectueux, inconvenants, largement impertinents.

     

    Ils ne répondent à aucune question les concernant, « c'est pas tes oignons Toto » affirment-ils invariablement lorsque l'on leur en pose une car ils sont aussi malpolis....

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  • Nuit debout et le mythe éculé de Mai 68

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    politique, société, Nuit debout, hypocrisie, amaury watremez

    Cet article est sur Causeur

     

    On nous a encore refait le coup du nouveau « Mai 68 » (« Soissantuite ») à propos de « Nuit debout » comme à chaque mouvement de jeunes durant un petit peu, plus de deux semaines donc. Déjà en 1986 au moment des manifs anti- loi Devaquet (loi qui fut appliquée au cas par cas dans certaines facs dont Dauphine) les commentateurs et les éditorialistes, les morveux rebelles et manipulés par les bourgeois pédagogues, en majorité la gauche sociétale, les révoltés de bonnes familles, avaient cru pouvoir refaire « Soissantuite » fantasmant sur des barricades enflammées, des orgies libertaires sans fin et des fêtes dantesques selon les histoires très idéalisées racontées par tous les « grands anciens » du « mouvement » ceux-ci enjoignant les jeunes à suivre leur exemple.

     

    Enfin les jeunes, surtout ceux issus de leur milieu favorisé, surtout leur progéniture, et bien sûr avant les examens ou les concours d'entrée dans les « grandes » écoles bien entendu...

     

    J'en étais, ami lecteur, de ces défilés contre Devaquet, moi un petit bourgeois hédoniste et réactionnaire dorénavant, moi maintenant l'anarchiste de droite présumé atrabilaire type. Une enseignante, nous voyant arriver le premier jour des manifestations pour avoir cours comme les autres jours, nous avaient carrément fichu dehors nous enjoignant de nous engager « pour notre avenir » tout en promettant de ne pas signaler nos absences. Nous, cela ne nous dérangeait pas trop de sécher quelques heures de cours avec, cerise sur le gâteau, le plaisir de remettre en cause l'autorité, ou de croire le faire, avec la bénédiction de certains adultes à la fois complaisants et démagos...

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  • Ce qui reste du Paris populaire

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    Littérature, société, paris, politique, hypocrisieJe préférerai toujours le Paris populaire, le Paris des petites gens, des « salauds de pauvres » de « Traversée de Paris » de Marcel Aymé, le Paris de Robert Giraud ou Jean-Paul Clébert, des déclassés voire des fous aimables et philosophes que l'on peut, que l'on pouvait croiser parfois dans la rue. C'était le Paris « Pantruche » cette ville où l'on dise son fait aux bourgeois, sa fatuité aux salonnards prétentieux, sa prétention imbécile à l'esthète amateur d'« académies » de nus...

     

    Ce Paris n'est pas encore ripoliné, il est exempt de retraitées botoxées avec le clébard minuscule trottinant derrière elles. Ce n'est pas un Paris repeint aux couleurs d'un festivisme ressemblant à une pub « Benneton » bien mièvre et toute en pastels des années 80.

     

    Il est parfois réputé plus dangereux le soir, on y fume, on y boit, et on y fait du bruit en riant et en parlant dérangeant le « vivrensemble » tellement chanté sur tous les tons par la mairie actuelle et la précédente alors qu'il a disparu puisque les milieux ne se mélangent plus dans les bistros.

     

    C'est le Paris de mon grand-père qui aimait tant le jus de la rue qu'il n'a eu de cesser d'arpenter....

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  • En tant que quoi déjà 

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    bulle.jpgJe m'amuse par avance des réactions de certains lecteurs à ce texte, que ce soit d'anciens lecteurs en loucedé de ce blog ou de nouveaux lecteurs de « Causeur », surtout de celles des commentateurs professionnels plus ou moins bien intentionnés. Ils vont penser, « ça y est il a pété les plombs » et, ou « on voit bien qu'il s'aime bien ». J'assume parfaitement la complète immodestie de ces quelques mots ci-dessous et me régale de ce qu'ils pourraient susciter...

     

    Il paraît que je suis célinien.

     

    Car je dis parfois des gros mots (c'est très vilain mais je m'en fous complètement) pour exprimer ce que je pense, je n'hésite pas à mettre les deux pieds dans le plat, et qu'en plus je ne respecte pas les règles de bienséance dans un échange polémique. Je ne serai pas très correct, j'aurais donc un côté voyou, butor, un sale type mal élevé quoi. Qui ne respecte pas le sérail et se fout complètement de lècher les bottes à Totor ou Tatave lorsqu'il produit un petit billet taquin.

     

    Ce n'est pas de ma faute, je descend d'une longue lignée d'indociles plébéiens...

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  • Houria Bouteldja de plus en plus de moins en moins

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    À propos de « Les Blancs, les Juifs et nous : Vers une politique de l'amour révolutionnaire » aux éditions la Fabrique

     

    politique, houria bouteldja, société, colonies, racisme, idiotie, grotesque, amaury watremezHouria Bouteldja est un personnage grotesque participant du « Barnum consumériste » (TM°). Celui-ci est en droite ligne issu du masochisme mémoriel français sévissant depuis de nombreuses décennies à droite aussi bien qu'à gauche. N'importe quelle communauté, groupe ethnique ou religieux, a réclamé reconnaissance et repentance aux salauds de français pour des horreurs supposées commises tout au long de notre Histoire, du moin celle qui est enseignée.

     

    Elle ressemble à ces « rastas blancs » qui braillent « No Woman No craille » dans la plupart des métropoles méridionales, persuadés que leurs tresses pseudo-africaines et leur coiffure font d'eux des rebelles instantanés. Elle a son emploi de comédie à la télévision, elle y est la « mauvaise » sauvage, celle qui met en valeur les autres humanistes progressistes de progrès invités avec elle. Houria déteste, hait littéralement, elle ne s'en cache les personnes partageant sa propre couleur de peau et leur culture.

     

    Selon cette loi du talion un rien étrange évoquée plus haut, les français doivent donc payer encore et encore le comportement sans cesse montré comme atroce de leurs ancêtres, sans cesse dénigré, sans cesse remis en cause. Les français, comme la plupart des occidentaux, sont tous de toutes façons montrés comme des génocidaires en puissance....

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  • La cause animale nouvelle lubie des bourgeois pédagogues

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    Cet article est sur "Causeur"

     

    Le bourgeois pédagogue, le terme a été inventé je le rappelle par Erik Satie, peut être de gauche ou de droite. Le bourgeois pédagogue à des prétentions matérielles et une avidité que ses ancêtres avaient déjà rajoutent des vanités sociales et intellectuelles. Il croit dur comme fer, est convaincu, que son argent, ses réseaux et les privilèges dont il dispose l'autorisent à poser au guide du peuple, de ces ploucs beaucoup moins intelligents que lui, n'ayant même pas lu les auteurs qu'il faut lire et placer sur sa table basse. Il ne va même pas en salle de sport pour s'entretenir, ne joue pas au squash, ne fait pas de bicyclette « citoyenne » l'inconscient.

     

    Des ingrats s'en fichant complètement de ses leçons de morale la plupart du temps. Certains osent même se mettre en colère contre ce qui est ressenti par eux comme un arbitraire insupportable. Des enfants gâtés, puisque l'on vous le dit, moquant cruellement la dernière lubie du bourgeois pédagogue, la Cause animale, entre deux léchages de cul et cirages de bottes, son occupation favorite. Maintenir une position ça demande beaucoup d'obséquiosité, un effort nécessaire et indispensable si l'on veut réussir.

     

    Le bourgeois pédagogue est concerné, lui....

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  • La question qui fâche

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    politique, société, foi, religions, islam, terrorisme, boire, baiser, bouffer, amaury watremez

    Je pose la question qui fâche également sur Causeur

     

    Il est donc une question certes très provocatrice qui n'est cependant jamais posée depuis les attentats du 13 Novembre, vais-je faire preuve de retenue et ne pas l'exposer ? Je vais me gêner :

     

    Est-ce que notre société telle qu'elle est dans son jus actuel mérite réellement de survivre ?

     

    Il n'est de toutes façons pas du tout certain que face à l'Etat soit-disant islamique, face à la terreur, à l'abomination de crimes commis par des dégénérés fanatisés, elle y arrive. Elle n'en a pas la force morale. Quel vilain mot j'emploie là je sais ! Dans notre société ce mot étant synonyme de graves contraintes insupportables. Il implique en premier lieu d'avoir conscience que nos actions ont des répercussions sur le bien-être des autres êtres humains peuplant cette planète...

     

    Gravement, pensent-ils, des dizaines de spécialistes de l'Islam, de la politique moyen et proche orientale, des « spécialistes en tout » ayant leur « « rond de serviette » à la télévision chacun dans son « emploi » de comédie dissertent sur les causes de la situation à laquelle nous sommes confrontés actuellement. Mais jamais ils ne se risqueront à évoquer cette question pourtant fondamentale....

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