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Le Janus social c'est du brutal

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politique, société, violence, brutalité, sottise, haine, sexe, amaury watremezNous vivons en France comme dans le reste du monde dit occidental dans une société se croyant au sommet de la civilisation et du progrès des consciences, une société pseudo-policée. Les communautés, les groupes divers y sont protégés par la loi même et les Institutions sanctionant les injures, la violence verbale ou physique. Ces institutions sont comme un surmoi collectif influençant les conventions sociales et le conformisme en découlant beaucoup plus durs et puissants en 2016 que cela ne l'a jamais été.

 

Et malgré la certitude de la plupart de la disparition des convenances dites « bourgeoises ». Lorsqu'on évoque celles-ci on veut parler surtout à notre époque de la politesse, la simple correction, la galanterie, l'art de bien se tenir à table, l'art de la conversation. Des contraintes absolument insupportables que tout cela ! Elles avaient donc quand même malgré tout du bon pour entretenir ce fameux « vivrensemble » dont on nous rebat les oreilles alors que l'on fait tout pour le détruire. Et elles n'étaient en rien l'apanage des « bourgeois »...

 

Nota Bene : Je rappelle ici à mes éventuels lecteurs de gauche, de gauche sociétale les autres comprendront, que bourgeois n'est en rien un « sentiment » comme les « bourgeois pédagogues » modernes voudraient nous le faire croire mais une situation objective de priviléges sociaux et matériels...

 ...C'est principalement ce surmoi de groupe qui pousse les individus à ne pas laisser libre cours à leurs pulsions les plus abjectes alors qu'au fond ils demeurent des cro-magnons à peine sortis de la Caverne de Platon. L'éducation familiale ne transmettant plus rien, à de très rares exceptions, plus de valeurs, plus de morale commune, ce qui motive en premier lieux ce respect des conventions est surtout la peur « du gendarme » et aussi, dans une moindre mesure, celle de la « mort sociale », de la réprobation unanime du troupeau face à l'irrespect de l'hypocrisie générale.

 

...Des couches populaires aux plus favorisées.

 

Par contre dans la tête de toutes ces personnes, c'est le chaos bouillonnant, la violence brute, l'envie de satisfaire tous ses désirs y compris les plus inavouables. On prétendra que c'est la liberté qui guide cette envie, celle de bafouer des tabous n'existant plus depuis déjà longtemps. Il n'y a plus de transgression réelle au fond puisque les interdits sont censés être mis à l'index depuis plusieurs décennies déjà.

 

Il suffit de lire de quelle manière ces individus tellement policés croient bon de se lâcher sur l'internet, s'estimant protégés par le simili-anonymat du réseau. Ils jouent à des jeux vidéos où il s'agit de tuer un maximum de personnes, de manière la plus sanglante possible, regardent des films où les morts violentes se succèdent très régulièrement sans s'en soucier et matent avec avidité du porno virtuel ou non où les femmes ne sont que des trous :

 

Toujours disponibles, toujours apparemment partantes et ce avec enthousiasme dans ces films en ligne pour se faire traiter en « choses ».

 

Les jeunes filles et les femmes intériorisent d'ailleurs elles aussi ces « clichés » se croyant parfois obligées de se comporter de manière aussi sexualisée, aussi provocante pour être considérées comme demeurant dans la norme socialement acceptable bien que cela aille contre leur pudeur et leur féminité. Une aliénation pareille à celle des hommes...

 

De plus en plus souvent, le vernis simili-civilisationnel craque et la haine et la violence déferlent. Il suffit de se trouver un prétexte ou un autre. C'est ce qui entraîne un grand nombre de jeunes, et moins jeunes, à aller faire le « Djihad » qui n'est rien d'autres qu'un moyen de laisser libre cours à toutes ses pulsions. Et comme Tartuffe est le même à l'époque de Molière et celle du « smartphone-roi », on se justifie toujours comme on peut. Rien ne change.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

 

L'illustration vient de ce site

 

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