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  • Nouveau conte pédagogique du chat perché

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    Hommage modeste  à Marcel Aymé (les « contes bleus et rouges du Chat Perché) furent mes premières lectures de « grand »

     

    éducation nationale, société, ifum, espe, pédagogie, amaury watremezà propos de « la Ferme aux professeurs » de Fabien Vermorel aux éditions de Paris (livre à ce lien)

     

    Chaque année à la ferme, plusieurs poulets et poulettes rêvaient de connaître la gloire de devenir des bêtes à concours afin d'aller au Salon de l'Agriculture, de bons volatiles pouvant à leur tour ensuite apprendre aux petits poussins à gratter le sol de la basse-cour pour trouver de quoi se nourrir, à devenir de bons et gros poulets nourris au grain, le cuissot ferme et charnu, ainsi que de bonnes poules pondeuses consciencieuses dont le fermier serait content donnant des œufs au blanc bien blacn et au jaune bien jaune.

     

    Et qui sait ?

     

    De nouvelles bêtes à concours aux plumes éclatantes de santé récompensées d'une médaille par Monsieur le ministre de l'Agriculture lui-même.

     

    Ces poulets et poulettes se faisaient beaucoup d'illusions. Ils croyaient encore fort naïvement qu'ils s'agissaient de transmettre les connaissances de tous les sages volatiles présents bien longtemps avant leur naissance. Il s'imaginaient déjà pris en photo avec leurs classes de poussins, fier de tout ce qu'ils leur avaient appris. Foin de tout cela, ils déchantèrent bien vite quand ils virent arriver ceux qui avaient la tâche après tout honorable de les préparer à devenir de bons professeurs....

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  • La Danse, les Corps, la Civilisation

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    « Tu quoque » vas tu dire ami lecteur...

     

    Benoite_Fanton___Opera_national_de_Paris-2015-16-TOMBE-031-362x242.jpgC'est à peine croyable tu vas le voir, moi le contempteur des « bourgeois pédagogues », des « bobos », je suis allé voir par l'entremise d'une bonne fée un spectacle ayant certainement obtenu les quatre petits bonhommes souriants de « Télérama », un spectacle de danse réellement magnifique en trois parties, trois créations très différentes (voir le programme à ce lien) trois projets initiés par le directeur démissionnaire de l'Opéra Benjamin Millepied, chorégraphe portant un nom adapté à son métier :

     

    « Tombe » de Jérôme Bel,

     

    « La Nuit s'achève » une chorégraphie de Benjamin Millepied sur une musique de Beethoven,

     

    « Les Variations Goldberg » de Bach magnifiquement interprétées et mises en danse par Jerome Robbins.

     

    L'Opéra est un lieu magique qui se mérite, comme tous les théâtres et les salles de concert, un lieu de civilisation, de Beauté, d’élévation de l'âme, où celles-ci sont presque tangible. Le public présent ce soir-là n'était pas uniquement composé de privilégiés remplis de prétentions, bien loin de là. J'eus la surprise d'y croiser des personnes « toutes simples » selon l'expression mêlées aux habituels guignols de la « Haute » trouvant les spectacles « tellement bêênédictin ma chérie », « tellement contemporain »....

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  • Desproges bande encore

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    A propos de « Desproges bande encore » de Francis Schull aux éditions « les échappés »

     

    humour, politique, société, télévision, humour, amaury watremez, desproges« Les échappés » après les chroniques culinaires de Desproges, sortent cette biographie en forme de recueil d'entretiens avec ses amis, ses filles, sa femme et d'autres proches, des témoignages parfois lus ou entendus ailleurs. Le tout dessine un portrait vivant de l'humoriste, « écriveur » de talent inventeur de diverses formules que ceux les citant encore en 2016 oublient de rappeler la provenance, à commencer par le fameux « On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui » dit au moment de la venue de le Pen au Tribunal des flagrants délires en 1982 où Rego fût meilleur que le procureur pour de faux de l'émission, celui-ci sombrant alors dans un « prêchi-prêcha » indigne de lui et beaucoup plus lourd que ses textes habituels.

     

    A chaque évocation d'un comique anciennement populaire mort, Coluche, Guy Bedos, Le Luron ou Desproges qui l'était un peu moins, populaire, c'est la même rengaine : « Ahlala, il nous manque ! C'était le bon temps etc... ». On est toujours dans la logique du présent perpétuel dans lequel nous vivons depuis quelques décennies, la plupart des « grandes personnes » se prétendant raisonnables étant incapables d'accepter de mûrir, de penser simplement. Il y a un fait objectif, certes, l'incompréhension quasiment totale par notre époque de la dérision, du second degré, de l'ironie et la dictature de l'émotionnel qui interdit toute nuance, tout recul, toute ironie...

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  • Irréductible Barbey sur Mauvaise Nouvelle

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    littérature, barbey d'aurevilly, société, politique, littérature, amaury watremezUn véritable lecteur de Barbey d’Aurevilly ne peut pas écrire raisonnablement un billet sur cet écrivain en le qualifiant de ceci ou de cela, en lui attribuant des étiquettes étant forcément réductrices avec l’auteur de « Une vieille maîtresse ». Barbey n’est pas seulement un auteur catholique plus original que d’autres, moins soucieux de personnages exemplaires qui ne seraient que des archétypes, écrivant avec de longues plumes d’oie et des encres de différentes couleurs d’une écriture à larges jambages. Il évoque très bien et très clairement dans sa correspondance à Trébutien, son ami de toujours, la sottise crasse, et l’inculture, de nombre de ses coreligionnaires surtout soucieux de plaire à leur petit milieu avant que de s’inquiéter d’être ne serait-ce qu’un tout petit peu en cohérence avec leur Foi.

     

    La suite de ce texte sur Barbey à ce lien sur « Mauvaise Nouvelle »

     

  • Les bourgeois et la montée de l'Islam

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    Ou pourquoi la montée de l'Islam ne les gêne en quoi que ce soit

     

    Islam-Conversion-2015.jpg?resize=370%2C260Les bourgeois ont pris le pouvoir en France en 1789 lors de la Révolution à la faveur de la mascarade de la Nuit du 4 Août ou de la prise de la Bastille. Parfois sujets à des poussées arreligieuses, lors de cette période, et aussi tout au long de la IIIème République en particulier ne serait-ce qu'au moment des « Inventaires » ou des « fiches » suite à « l'Affaire Dreyfus »...

     

    ...ils ont dans le même mouvement perçu et compris la Foi catholique comme une manière de réguler les vélléités de liberté du peuple et de ce qu'ils appelaient les « classes dangereuses », de lui faire accepter son sort de maintenir une morale commune minimale tenant surtout dans le respect des apparences d'honorabilité.

     

    Maurras, entre autres, largement agnostique, a théorisé cela dans son idée du « nationalisme intégral ». Et finalement cela arrangeait bien dans le même temps les notables « rad' soc' » du « bon » temps de Jules Grévy, d'Emile Loubet ou du petit père Combes...

     

    C'était déjà largement rabaisser ce qu'elle est vraiment, la réduire à une simple idéologie de gouvernement, à des convictions somme toutes aussi contestables que les autres alors que la Foi ne se raisonne pas comme une opinion mais se pratique et aussi se vit dans un rapport étroit et unique à Dieu. Du moins elle le devrait la plupart du temps...

     

    Après « Soissantuite » les bourgeois ont balancé aux orties cette hypocrisie des mœurs qui dominait jusque là parmi eux ainsi que le souci de maintenir une façade honorable, du moins dans une certaine mesure. Ils ont décidé de ne plus éduquer leur progéniture ou lui transmettre quoi que ce soit, des valeurs, de la culture, excepté le souci de réussir socialement. Et Ils ont aussi décrété que « Dieu était mort » à la suite des déclarations de Nitche. Le problème est qu'ils n'ont pas comblé le vide ainsi créé....

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  • Je suis un gilliamesque

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    à propos de « Gilliamesque » ou « Mémoires presque posthumes » de Terry Gilliam aux éditions Sonatine

     

    politique, société, cinéma, télévision, humour, monty python, amaury watremezIl y a une originalité manifeste et incontestable dans tous les films de Terry Gilliam, le « Python » qui « avait le moins de diplômes » ainsi que ses anciens camarades John Cleesse et Eric Idle, ou Graham Chapman l'appelait, parfois sans second degré, était aussi le plus créatif. Après avoir été chargé par les autres des intermèdes animés dans leur émission de télé commune, intermèdes se terminant toujours par le pied de Bronzino écrabouillant tout, son désir d'indépendance a pris son envol. Et il est devenu cinéaste, ce qui était son rêve depuis l'enfance, rêve initié par sa fréquentation du parc de Disney en Floride, et de le désir de concrétiser son imagination.

     

    Il fait partie de ses électrons libres irréductibles à des étiquettes arbitraires, trop indépendants pour se rattacher à une école ou une autre de création. Quand il adapta « Fear and loathing in Las Vegas » de Huntet Thompson, il était le plus à même bien que cela donnât un film « malade » qui n'atteint pas l'universalité de ses autres œuvres tout comme « The Fisher King » sa création la plus marquée par son humanité.

     

    Terry Gilliam a tourné au moins deux films que la postérité retiendra :

     

    « Brazil » et « l'Armée des douze singes »....

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  • La morale de l'Histoire

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    moralisation.JPGTu me connais bien ami lecteur depuis le temps que je commets ce blog parfois impertinent j'en ai peur. En tant que petit bourgeois hédoniste et réactionnaire, j'en parlais encore dans le billet ci-dessous, j'aurais évidemment un culot monstrueux à faire la leçon aux autres, à leur faire la morale le petit doigt en l'air tel un donneur de leçons certifié conforme. Cependant, pourquoi finalement se gêner alors que j'ai le moyen de livrer en tout orgueil le fond de ma pensée au monde entier ?

     

    A moins que je n'usurpe la place de monsieur le curé faisant son sermon en chaire. Etant aussi sans scrupules et sans remords quant à cette absence de scrupules je vais quand même parler de morale ci-dessous. C'est le sujet qui fâche le plus en ce moment et donc celui étant le plus urgent à aborder afin « d'allumer une poudrière pour les sots » (je cite Barbey ici ami lecteur, ami inculte parfois « djeuns » et victime de quelques mirifiques réformes de l'enseignement des Lettres).

     

    Le plus grave problème de notre époque, mais de taille, c'est la profonde crise morale que nous traversons. Mais personne ou presque ne le reconnaît, ou ne veut le reconnaître, tellement le mot même de morale est devenu insupportable, le symbole d'un arbitraire terrible. Il faut dire que la morale est confondue sciemment ou non avec la moralisation des mœurs des purotins de l'ancien temps. La liberté est quant à elle assimilée à l'assouvissement immédiat des pulsions, à la consommation sans consumation des désirs que d'aucuns, favorisés matériellement, prennent également pour de l'hédonisme alors que ne ce sont que des jouisseurs un peu plus privilégiés que d'autres....

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  • Vrai faux réacs et réciproquement

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    Moi qui suis un atroce petit bourgeois hédoniste doutant d'à peu près tout, qui ne suis pas non plus un vertueux exemple de réussite au sein de la méritocratie républicaine, l'on ne m'a jamais accordé beaucoup de pitié ( NB : au sens bourdieusien du terme j'en conviens, je suis quand même un de ces salauds « d'héritiers ») j'ai donc plus souvent qu'à mon tour été qualifié de réactionnaire car n'ayant pas trop d'appétence pour mon époque....

     

    J'ai tendance à me demander si l'origine de cette épithète sur mon dos accolée n'était pas plutôt le fait qu'en 2016 contredire les lieux communs ambiants suffit pour se faire traiter de réac...

     

    réacs, politique, société, religions, christianisme, amaury watremezCe qui relativise un peu plus cette étiquette que j'ai la faiblesse de croire assez réductrice est que j'ai également été traité de crypto-gauchiste voire de libertaire à cause de ma détestation de l'hyper-libéralisme et surtout de par ma complaisance certes suspecte j'en ai peur envers des écrivains racontant les errements immoraux de personnages même pas punis à la fin de l'histoire, des auteurs ayant une vie pas toujours exemplaire....

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  • Valls à trois temps mais pour la frime

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    politique, remaniement, société, gouvernement, Valls, Hollande, amaury watremezLe gouvernement de Manuel Valls a été remanié pour la troisième fois réjouissant certains oligarques, en mécontentant d'autres. Bien sûr l'on a entendu François Hollande et Valls évoquer un « gouvernement » de combat, toussa, resserré (alors qu'il y a six ministres de plus), comme d'habitude :

     

    Exit Fleur Pellerin, dorénavant ex-ministre de la Culture, et ses jolies jambes qui manqueront sur les photos de presse, au moins va-t-elle pouvoir enfin bouquiner un peu et découvrir Modiano...

     

    Exit Marylise Leranchu, ministre de la Fonction Publique entravée par les foutues directives européennes d'économies publiques, une des rares à être honnête et à ne pas pratiquer le « storytelling » face aux médias...

     

    A droite certains s'indignent de l'arrivée d'écologistes en rupture de ban dont Jean-Vincent Placé, l'opportuniste professionnel, Barbara Pom-pom pili, jolie blonde photogénique et piquante, et la confortable Emmanuelle Cosse, ancienne présidente « d'Act Up » et dirigeante de Europe Ecologie Les Verts, exemple parfait de « retournement de veste » pour un gros salaire et un maroquin bien dodu....

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  • Quelques millions de général Piquemal ?

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    politique, société, piquemal, calais, migrants, immigration, amaury watremezLe général Piquemal, ancien général de la Légion étrangère, a subi une garde à vue de plus de 40h dans la nuit de dimanche à lundi du fait de sa participation à une manifestation « anti-migrants » initiée en grande partie par des militants d'un illusoire mouvement « Pegida » français, interdite par la préfecture du Pas-de-Calais. La centaine de manifestants l'entourant a été condamnée pour une vingtaine d'entre eux à des peines de prison ferme extrèmement sévères.

     

    Sorti d'un court séjour à l’hôpital le général Piquemal a exercé un rétropédalage quant à sa participation à la manif interdite. Selon son nouveau discours beaucoup plus mesuré, il n'aurait rien eu à voir avec les personnes présentes qu'il haranguait pourtant avec vigueur d'une toute autre manière (voir à ce lien) : des soldats perdus voulant continuer à servir leur pays, des personnes issues de cette « France périphérique » méprisée par le pouvoir ...

     

    Il « regrette » et ne savait pas avec qui il se trouvait ....

     

    Ironie, le directeur de cabinet de la préfecture, un certain monsieur Desplanques (ça ne s'invente pas) à la tête de jouvenceau dispensé d'EPS, si soucieux des rappels à la Loi, a été photographié devant un migrant fumant un pétard nonchalamment (voir photo ci-après) adossé à une cabine de bus....

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  • Poudrière pour les sots

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    à propos de « Barbey d'Aurevilly journaliste : Articles et chroniques » en Garnier-Flammarion (illustration, couverture, prise ici à ce lien)

     

    littérature, société, politique, Barbey d'aurevilly, amaury watremezBarbey d'Aurevilly, afin de subsister car généralement la Littérature ne nourrit pas son homme, a été journaliste, y compris dans des revues de mode, toute sa vie d'auteur en plus d'être le créateur de « le chevalier des Touches », « l'Ensorcelée » ou des « Diaboliques » voire de « Une vieille maîtresse ». Il fut souvent victime de sa réputation de dandy flamboyant, rédigeant ses romans passionnés d'encre de différentes couleurs, que les gosses de Montmartre suivaient en rigolant à la fin de sa vie lorsqu'il sortait vêtu d'une redingote mauve coiffé d'un haut-de forme à ruban rouge par exemple.

     

    Ils se moquaient jamais très longtemps de lui le « verbe sifflant de ce vieux viking » (l'expression est de Léon Daudet dans ses « Souvenirs Littéraires » leur inspirant immédiatement le respect...

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  • Ortograffe

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    politique, société, littérature, écriture, orthographe, amaury watremezLa réforme de l'orthographe si décriée part de bonnes intentions. Constatant que celle-ci est un « marqueur social » de plus en plus appuyé, et que la dysorthographie est endémique dans les écoles françaises, l'Académie est les institutions décident de la réformer et de l'adapter à l'ère des « essèmesses ». Comme cela, croient-ils, les plus précaires, les français de fraîche date ne se sentiront plus stigmatisés par leur ignorance d'une langue qui leur serait maintenant beaucoup plus accessible car recelant beaucoup moins d'exceptions.

     

    Rien n'est plus faux.

     

    Bien loin de combler le fossé, que dis-je l'abîme, existant entre ceux maîtrisant un registre soutenu de la langue et les autres, cela l'élargira, le creusera un peu plus. Ils croient lutter contre l'élitisme mais ne font que le renforcer et en créer un bien pire. Les « classiques », Stendahl, Flaubert, Maupassant, Corneille, Racine, et Proust ou Céline ne seront plus accessibles qu'à quelques favorisés bénéficiant d'une éducation plus exigeante en matière culturelle pendant que les enfants des pauvres continueront à regarder « Touche pas à mon poste » et ses succédanés sur différentes chaînes....

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  • Mais qui donc regarde encore « Touche pas à mon poste » ?

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    télévision, Hanouna, Malagré, touche pas à mon poste, amaury watremez, spectacle et décombresCe petit billet est la suite de celui-là

     

    Pourquoi parler de ce spectacle navrant si ce n'est car il est symptomatique de la médiocrité de ce temps...

     

    Cyril Hanouna, son équipe de chroniqueurs tous riches à en crever, et leur émission « Touche pas à mon poste », mélange abject de bizutage, d'humiliations des mêmes boucs émissaires, font de l'audience tout comme « On n'est pas couché » de Ruquier pour une raison et une seule, les multiples pseudo-« buzzs », « clashs », mini-scandales anodins, provoqués sur le net, réseaux dits sociaux, blogs et forums après leur diffusion.

     

    Et aussi pour leur vulgarité intrinsèque.

     

    Des millions de cons par paresse, suivisme ou juste par sottise crasse toute simple, regardent et ensuite se ruent sur le réseau pour s'enflammer, en discuter, défendre l'un ou l'autre ou moraliser entretenant le spectacle, le Barnum (raison pour laquelle je ne parlerai pas de l'horaire de cette saloperie télévisuelle immonde et encore moins de la chaîne la diffusant). Et les comptes en banque dodus d'Hanouna qui dernièrement à touché 250 millions d'Euros de par son succès, de ses larbins et de Bolloré leur patron à tous....

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  • La peur panique de la mort sociale

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    société, politique, instinct grégaire, bêtise, amaury watremezOn peut quand même se demander gravement pourquoi les imprécateurs d'internet, les râleurs virtuels, les révolutionnaires de réseaux sociaux et les réacs de forums n'agissent pas vraiment dans la vie afin de porter leurs idéaux au plus haut. Serait-ce juste parce que ce sont des « petits bras », des employés minables frustrés coincés dans leur « open space » et se défoulant sur le réseau. Ils ne sont certes pas très différents des « philosophes de comptoir » du monde d'avant, de ces types qui refaisaient le monde, de la genèse à l'apocalypse, entre deux « ballons » de rouge qui tache. La réponse à la question posée en début de ce paragraphe brillant (et je baise mes mots) n'est pourtant pas bien compliquée :

     

    Ils ont comme leurs ancêtres une peur panique, viscérale de la mort sociale...

     

    La mort sociale c'est ne plus faire partie d'aucun groupe, être rejeté d'une communauté ou d'une autre. La mort sociale c'est être considéré comme un mauvais coucheur, un salopard fini car l'on choisit soudaine de sortir du rang. Mieux vaut la soumission au mouvement du troupeau, à la bêtise grégaire, que l'indépendance d'esprit, la liberté de penser par soi-même. La mort sociale c'est aussi prendre le risque de perdre soudain sa capacité à consommer, à acheter les produits que les vrais maîtres de ce monde nous intiment de posséder chez nous afin de demeurer des membres reconnus de la société actuelle.

     

    La mort sociale pourtant n'est pas bien grave, elle conduit à regagner son humanité dans notre période plus que troublée, à retrouver sa dignité dans autre chose qu'un gadget ou un autre.

     

    C'est plus fort que midable mais on peut en 2015 se demander pourquoi et comment on peut avoir cette terreur de la mort sociale dans notre société pourrie, malade, rongée par l'égoïsme, la violence, l'avidité, à quelques individus exceptionnels et plus que relativement rares. Chercher à être normal et intégré sans se poser de questions dans une société profondément déséquilibrée revient pourtant à être complètement aliéné. Peu importe, peu leur chat, la mort sociale est ressentie comme bien pire que les compromissions diverses et variées voire la lâcheté la plus abjecte....

     

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