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  • L'éclate et les hypocrites

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    Dans notre société moderne la plupart du temps d'une vacuité sans pareille, on ne fait pas la fête, on ne se réjouit pas entre amis, on s'éclate ! On se défonce !

    politique, société, hypocrisie, éclate, addictions, drogues, amaury watremez

    Dés qu'on peut ou que l'on en a encore les moyens :

     

    A savoir on baise, on bouffe, on picole, on se came.

     

    Il y a pourtant une différence majeure entre baiser et faire l'amour, entre bouffer et manger, entre picoler et boire...

     

    Dans un ordre ou un autre peu importe. On ne boit pas pour partager un bon moment, c'est de plus en plus un genre de compétition. C'est à qui sera le plus rapidement complètement saoûl, dans les soirées « djeuns » en particulier. On se drogue en se piquant, fumant, ou sniffant dans le même esprit, c'est pas grave, ça n'a pas d'importance, puisque l'on vous dit qu'on s'éclate. Un petit « pétard » de temps à autres pour se détendre ! Rien de bien méchant ! Une petite « ligne » entre amis ! C'est quand même bien sympathique ! C'est là l'essence de l'hédonisme particulièrement étriqué de notre époque....

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  • Les bourgeois c'est comme les cochons...

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    Le problème central de notre société depuis un siècle ou deux c'est la Bourgeoisie :

     

    politique, société, bourgeois, argent, hypocrisie, amaury watremezSon avidité, sa sottise, son mépris de la culture, ses aspirations étriquées et picrocholines, sa peur insigne des petites gens qu'elles appellent les « classes dangereuses ».

     

    Par bourgeois on entend ce milieu de riches, d'entrepreneurs, de propriétaires au départ issu du Tiers Etat qui s'enrichissant a fini par avoir des velléités de prise du pouvoir. Les bourgeois jusqu'en « Soissantuite » se caractérisait par une hypocrisie morale avérée, où seules les apparences d'honorabilité sociale comptaient. D'ailleurs la morale n'avait aucune importance dans les affaires, ou la vie professionnelle, elle en a encore moins de nos jours.

     

    Depuis « Soissantuite » la bourgeoisie a jeté aux orties son souci de maintenir les paravents de cette honorabilité dans sa grande majorité, les exceptions étant quelques familles versaillaises ou du XVIème, et encore. Mais elle n'a pas changé quant à son avidité matérielle, sa bêtise et sa haine de la culture ramenée à un simple divertissement. Et quant à ses aspirations minusculissimes elles ont hélas essaimées dans toute la société...

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  • Les petits censeurs du bien vivre – à propos de la viande « probablement » cancérogène et le fromage « drogue dure »

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    politique, société, art de vivre, gastronomie, vin, amaury watremezSur « Slate », « pureplayer » de gauche sociétale, on apprend que le fromage provoquerait une addiction aussi grave que celle induite par le tabac, l'alcool ou la coke (à ce lien), en particulier les fromages non pasteurisés, bien de terroir. Et dans « le Monde », « le poids des mots le choc des paupières » (Desproges TM°), l'on nous avertit ; manger de la viande rouge et de la charcuterie serait cancérogène. L'infantilisation continue à battre son plein et les « petits censeurs de joie », des censeurs du bien vivre, passent à une vitesse encore supérieure dans le délire hygiéniste et l'hypocrisie car au fond il s'agit de consoler le peuple de n'avoir plus les moyens de se payer de la bonne viande, du bon vin, du bon poisson ou du bon fromage. Les mangeurs de viande, de charcutailles ou de fromage sont aussi incapables de maîtriser leur consommation c'est bien connu, il est indispensable de les sermonner.

     

    On dirait que dans leur moralisation de tout ce qui n'est pas leurs certitudes sur la vie, il est impossible de vivre des instants de joies toutes simples, des instants de convivialité sans arrière-pensées, horreur ! Des instants conviviaux ou festifs n'étant même pas « citoyens » une seconde !

     

    Le peuple n'a même plus la possibilité de s'en griller une pour se détendre en buvant un petit café, la clope ayant été criminalisée depuis des décennies. L'ouvrier gagnant un tout petit salaire ou l'allocataire du RSA n'a pas le droit de prendre ne serait-ce que quelques secondes de détente en fumant. Encore moins en buvant un petit blanc ou deux, ou un « demi », voire un « perroquet ». Les bourgeois pédagogues (je rappelle que je préfère ce terme inventé par Erik Satie au galvaudé « bobo ») ne supportent pas que les « classes dangereuses » se réjouissent ou se paient des petits plaisirs....

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  • Un littéraire le môme Audiard

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    cinéma, société, littérature, politique, amaury watremezAudiard après plusieurs décennies de purgatoire kulturel devient un auteur intéressant sur lequel les critiques kipensent dans les salons feutrés daignent enfin se pencher (encore avec un peu de prudence cependant). J'en ai eu la confirmation avec ce documentaire passé sur « Arte » il y a quelques temps suite à « un Taxi pour Tobrouk » excellent film sur l'absurdité de la guerre (voir à ce lien). On m'objectera que ce n'est pas si mal que les z-élites s'intéressent aussi au plus célèbre dialoguiste français. C'est une forme de reconnaissance tardive ayant au moins le mérite d'exister. Mais après tout quelle importance que ces spécialistes en tétrapiloctomie s'intéressent enfin aux « Tontons flingueurs » ou à « Mélodie en sous-sol ».

     

    Michel Audiard a participé lui-même à cette légende, ses dialogues seraient excellents car il ne faisait en somme que restituer bout à bout des paroles entendues dans les bistroquets, au zinc des caboulots. Ce ne serait que des « brèves de comptoir » mises bout à bout par le « petit cycliste », son surnom donné par Gabin, « le vieux »,...

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  • Le « pays légal » moralise encore - « l'Appel des 800 »

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    politique, migrants, société, calais, jungle, amaury watremezLe « pays légal » c'est le pays des privilégiés, de ceux ayant des réseaux et sachant les activer, c'est la part la plus favorisée de nos contrées. On y rajoute aux prétentions matérielles des prétentions politiques et sociales, et culturelles. Et l'on aime bien y poser aux guides du peuple, bas peuple n'ayant rien compris, le « pays réel ». Les petites gens y sont toujours méprisées, car finalement, pour tous ces bons bourgeois pédagogues (terme que je préfère à « bobo ») le peuple se compose surtout de « classes dangereuses », insupportables à leurs yeux de moralisateurs patentés à vouloir participer ne serait-ce qu'un tout petit peu à la vie démocratique.

     

    De toutes façons ces bourgeois pédagogues en réponse aux angoisses, au questionnement des citoyens face à la montée des communautarismes, ne savent que les traiter de fââchiistes ou de séides de Marine le Pen, pour qui je n'ai jamais voté et ne voterai jamais, suspicion qui ne manquera pas d'arriver suite à cet article....

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  • 1985 en 2015 – les trente ans de « Retour vers le Futur »

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    cinéma, société, futur, Science Fiction, amaury watremezA la fin du premier volet de « Retour vers le Futur », Doc Brown joué par Christopher Llyod, évoque à Marty MacFly, Michael J Fox, rentré tout juste de 1955 où il vient de sauver le mariage de ses parents, une date dans le futur vers laquelle ils doivent absolument se rendre pour réparer un dommage grave arrivant aux enfants de Marty et à Marty lui-même : le 21 octobre 2015. Le spectateur découvre cette période à l'époque très éloignée dans le deuxième volet de la trilogie sorti quelques années plus tard :

     

    Les voitures y volent, les chaussures se lacent toutes seules, les habits s'adaptent intelligement à la morphologie des personnes, les bande-annonces sont en 3D, un noir est élu maire de « Hill Valley », la petite ville américaine théâtre des trois films et le pétrole a été remplacé depuis longtemps par un moteur à fusion bien pratique permettant de recycler les déchets, des implants cybernétiques permettent à priori de compenser la sottise des imbéciles tel le descendant de l'affreux Biff Tannen, l'ennemi principa du premier long-métrage et des deux suivants.

     

    Parler du cinéma en 1985 me rappelle une chanson de Robert Palmer, « Every kind of people », qui accompagnait une pub pour Heineken, de la bière ami djeuns, passant presque invariablement avant chaque film projeté au cinéma...

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  • L'entre soi des catholiques français

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    catholiques-francais-houellebecq.jpgLes catholiques français cultivent de plus en plus « l'entre-soi » quasiment dans toutes les paroisses à l'exception de quelques unes peut-être dans le Nord de la France. J'avais pu le constater à Roubaix ou Croix, tous les milieux s'y côtoyaient réellement. On l'observe cet « entre-soi » parmi les 2% de pratiquants réguliers à la messe dominicale, ce qui est d'autant plus préoccupant.

     

    Cet « entre-soi » est avant tout social. Les activités paroissiales ou apostoliques ne sont en fait que des prétextes à l'entretien de ce qui n'est rien d'autre qu'un conservatoire de pratiques d'une minorité favorisée. On s'y retrouve entre enfants dont les parents exercent des professions libérales, généralement par la spécialité du père, ou de la mère (anesthésiste, dentiste, etc...), entre autres.

     

    Et On croit bon souvent de s'agréger à ces franc-maçonneries provinciales et bourgeoises que sont le Rotary ou le Lyons Club. Personne n'affirme voir le problème, tout le monde raisonnant de cette manière...

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  • Bolloré voit tout, fait tout, sait tout

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    4667400_6_84bd_la-marionnette-fait-par-les-guignols-de-l-info_a90b463d6eae7fd38f9fcff064224132.pngSur un plan anecdotique, j'ai été très déçu ami lecteur d'apprendre que Vincent Bolloré était maintenant marié avec Anaïs Jeanneret (on la voit dans « Péril en la demeure » de Michel Deville, entre autres), une actrice charmante des années 90. C'est un peu comme si Scarlett Johansson se mettait en ménage avec Donald Trump, une catastrophe. Je peux comprendre aussi qu'arrivé à un certain âge certaines comédiennes ne trouvant plus de rôles ressentent le besoin de se caser. Ellen Barkin elle-même, son sourire de traviole, ses jambes interminales, sa blondeur cendrée, a épousé un prince pétrolier, même pas un fier nomade du désert, un genre de prince bédouin romantique, j'aurais compris...

     

    Bolloré est un despote, un despote 2.0 ayant pour ministres des « info clowns » divertissant les citoyens consommateurs pour les dissuader de penser par eux-mêmes et surtout pour les encourager de continuer à arpenter les supermarchés géants, seuls monuments et agoras de notre temps, et d'y dépenser leurs salaires sans trop compter....

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  • Nous vivons à Byzance en 2015

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    politique, société, byzance, fin, destruction, amaury watremezNous vivons en 2015 encore dans un empire comparable à l'empire byzantin, et je ne fais pas cette comparaison car Byzance était assiégée par les empires musulmans s'étant suc cédés au Proche Orient après l'Hégire. Ces empires n'avaient rien à voir avec « Daesh » le soit disant « état islamique ». Ils étaient porteurs de culture, d'une poésie, d'une langue, d'une musique ayant influencée jusqu'à nos trouvères ou l'architecture mozarabe :

     

    Nous avons des débats acharnés et constants sur le sexe des anges que ce soit dans la vie quotidienne ou virtuelle. Ce sont toujours les mêmes indignations qui tournent et qui tournent et qui tournent encore. Dans le vide. Elles ne servent la plupart du temps qu'à satisfaire l'ego de ceux s'en gargarisant. Ils savent bien d'ailleurs, ils ne veulent pas vraiment que la société se transforme, et n'ignorent pas qu'ils ne sont que des rouages du système, celui-ci générant sa propre contestation....

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  • Piloris médiatiques

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    Inteligentsinges-aveugle-sourd-muet.jpgMaîtena Biraben, présentatrice de « les Maternelles » le matin sur « France 5 » puis de « la Nouvelle édition » sur Canal pelu a midi, a un peu le look de la « bonne copine ». les mères au foyer, les chômeurs collés devant la télé, la connaissaient bien. Elle a été promu en « access prime time » depuis peu par le nouveau patron de la quatrième chaîne. Il y a quelques temp, sans doute téléguidée par ce patron, Vincent Bolloré, ell a pour faire parler de son émission en perte de vitesse évoqué le « discours de vérité » du Front National sachant très bien ce qu'elle allait provoquer. Elle a eu son « buzz », tout le monde ou presque est tombé dans le panneau et lui est tombé sur le râble.

     

    Les moralisateurs habituels, les arbitres des élégances en particulier se sont déchaînés sans faire vraiment dans la mousse et la pampre. Sans doute pourtant disait-elle ça au second degré pour parler de la forme et non du fond.

     

    Et depuis, non seulement son show « d'infotainement », « le Grand Journal » n'a pas regagné d'audience, la dégringolade continue....

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  • Les révoltés de la coque de noix

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    politique, société, monde, révolte, indignation, amaury watremez, stéphane aisselleSur Internet pullulent les révoltés de coque de noix à défaut d'être des révoltés modernes du « Bounty », avec eux le drapeau noir flottera incessamment sous peu sur la marmite.

     

    Ils sont indignés sans limites, rebelles à tout prix, dans tous les sens, et prêts à en découdre. Ils ne se laissent pas faire par les discours officiels, ils savent bien que cela ne se passera pas comme ça et que ça ne se passe comme ça. Et puis derrière « l'open space » ou devant son guichet, ça permet de se consoler de ses frustrations diverses et variées, de croire ou de feindre de croire que l'on n'est ni un minable et encore moins un simple rouage du système tel qu'il est.

     

    Et de rêver d'un passage à la télé en « prime time » même si c'est seulement pour être le révolté de service du jour...

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  • Qui édicte la politique arabe de la France ?

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    politique, proche orient, politique arabe, france, amaury watremez, islamLa politique arabe de la France a été depuis des décennies une spécificité de notre pays, une autre exception culturelle faisant encore un peu notre grandeur. Elle était indépendante, originale et tenait compte des spécificités de chaque pays, proposant des solutions alternatives aux questions brûlantes agitant les Proche et Moyen Orient. Je me souviens en particulier de l'engagement français sur le conflit israélo-palestinien. Celui-ci ne peut se régler à coup de grandes phrases creuses défendant l'un ou l'autre camp. Il aurait été important de favoriser les solutions médianes, celle assurant la sécurité aux uns et la liberté aux autres, en protégeant par exemple les chrétiens d'Orient, médiateurs rêvés des conflits de ces régions....

     

    ...Chrétiens d'Orient que même les jeteurs d'alertes de droite ou d'ailleurs oublient de nouveau ces derniers temps alors que leur massacre continue dans l'indifférence totale, y compris des églises occidentales.

     

    Enfin, je me rappelle particulièrement de l'attitude de Jacques Chirac en 1996 dans un endroit de Jérusalem que je connais bien, le domaine français de Sainte Anne, obligeant les flics israéliens à sortir de ce petit bout de notre nation en les menaçant de reprendre aussitôt son avion s'ils n’obtempéraient pas. Chirac avait atteint là un court instant de la grandeur proche de celle de son modèle supposé, « mongénéral » (dont tout le monde se réclame maintenant). Son successeur direct et celui de 2015 se sont sagement rangés dans les pas des américains, laissant faire...

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  • Après la villa Vortex

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    « Villa Vortex » de Maurice G. Dantec en Folio Science Fiction

     

    littérature, société, Dantec, amaury watremezDantec passait souvent à la télé dans les années 90. C'était l'époque où des auteurs passaient très régulièrement sur les ondes sans se croire pour autant obligés de faire leur psy en direct. Son « look » de musicien de rock portant continuellement des lunettes noires tel un Patrick Eudeline polardeux, fumeur compulsif, frappait. Son discours hâtif, se voulant prophétique me semblait anecdotique à côté de sa passion prégnante pour la littérature dite « de genre » en particulier et l'Ecriture en général. J'aimais bien et j'aime toujours l'ecclectisme de ses goûts allant des classiques académiques à ceux beaucoup moins bien « élevés », des livres ayant très mauvais genre.

     

    Et pourtant la SF ou le roman noir demeurent le meilleur moyen de parler de notre monde : par ces marges. Dantec est également un peu dans la démarche créatrice de J.G. Ballard, il n'a nul besoin d'évoquer des voitures volantes ou des rayons de la mort, décrire les ravages de la violence, de la haine, de la prolifération des « non-lieux » sans âme, où l'être humain est parfaitement inutile, superflu. Et ami lecteur, j'ai eu quelques accointances -lointaines certes- avec lui puisque j'ai écrit sur le site quelques critiques de livres sur « Ring » fondé à l'initiative de David Kersan son ancien éditeur avec qui il est maintenant fâché....

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  • La tentation de l'uniformisation

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    politique, société, mode, féminité, amaury watremezIl y a quelques temps déjà des représentants d'un « think tank » de gauche sociétale, « Terra Nova », proposaient que chaque enfant scolarisé dans l'école publique soit tous habillé de la même tenue neutre. Bien entendu, on entendit de suite des cris d'orfraie, on interviewa des ados scandalisés. Ils exprimaient leur rejet dégoûté d'une tenue standardisée, voulant tous s'habiller « selon leur style ». Ils étaient déjà tous vêtus plus ou moins de la même façon. Ne parlons pas des réactions outrées de leurs géniteurs et des autres adultes, leur crainte comme souvent invoquée à tort et à travers du retour des fameuses z-heures les plus sombres....

     

    Pourtant, lorsque l'on se promène dans la rue, l'on constate de plus en plus que les tenues des jeunes, et des moins jeunes, sont à quelques détails infimes près exactement les mêmes :

     

    Le pantalon collant « feu de plancher », les « tennis » de marque, le petit blouson, la barbe pour les jeunes hommes se voulant « hipsters », l'allure parfois vaguement « équivoque » qu'ils adoptent, la frange pour les filles, sans oublier le gadget électronique vissé dans la paume et que l'on triture nerveusement pour se donner une contenance lorsque l'on est tout seul, etc...

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  • La chemise du ravi de la mondialisation heureuse

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    politique, société, économie, chômage, amaury watremez, Air France, précarisationAu fur et à mesure des années la mondialisation économique continue de progresser. Les « jeunes gens réalistes » ainsi que Bernanos les qualifiait de s'esbaudir encore et toujours des bienfaits incomparables d'un libéralisme sans plus aucun frein se doublant d'une conception libertaire des mœurs. Ils trouvent cela tellement génial une société perdant ses repères, ne lui restant que soit le nihilisme abject du consumérisme décérébré ou soit celui tout aussi lamentable émanant d'un radicalisme ou un autre  :

     

    Cela va du désastreux Traité Transatlantique dont étrangement il n'est nulle part question à la la politique monétariste de l'Union Européenne impliquant une rigueur budgétaire extrèmement difficile à supporter par les peuples et leurs paupérisation rationnalisée et organisée. Les Etats, les nations, les institutions sont peu à peu détricotés, réduites comme peau de chagrin, et ce sont les plus précaires en pâtissant le plus. Personne ne s'émeut réellement des pauvres à la rue, des familles mourrant de de faim, ne compte que l'égoïsme de chaque citoyen-consommateur.

     

    Et l'on s'étonne de la violence sans cesse plus pregnante au moment des conflits sociaux ?

     

    La violence c'est pâââs bien ! La violence c'est mâââl ! Mais les deux ravis de la mondialisation heureuse (enfin réputée heureuse) allant faire un petit sermon à leurs salariés avant d'annoncer le licenciement de 2900 personnes de « Air France » ; à quoi s'attendaient-ils ?

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  • Amour fou, amour monstre

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    à propos de « Eva » de Simon Liberati chez Stock

     

    littérature, société, Eva Ionesco, Simon Liberati, amaury watremezJ'avais beaucoup aimé « Jayne Mansfield 1967 » de Simon Liberati, j'avais été pris en traître. Je ne m'attendais à dévorer littéralement un roman français écrit par un digne représentant, le croyais-je à l'époque, du petit milieu germanopratin. Cet écrivain est bien plus que cela. J'ai découvert un frère en errances, et pas seulement littéraires, un type un peu perdu, spécialiste du « travail du négatif » et de l'autodestruction. Liberati et Eva Ionesco se sont rencontrés, et aimés, au mitan de leur vie, elle a la cinquantaine, et lui l'a dépassée depuis quelques années déjà. Ils étaient à l'âge où l'on n'espère plus vivre un grand amour, un amour fou, en filigranes dans ce livre. Lui déménageait tous les six mois, essayant sans y arriver de trouver le succès, elle se remettait des traumatismes vécus dans son enfance, de la drogue, des excès de la vie parisienne des années 80 et 90 dont elle était une icône s'étourdissant de cette danse littéralement au-dessus du volcan durant cette période.

     

    Ils avaient déjà vécu. On peut moraliser, on peut sermonner, déplorer une telle inconscience mais au fond derrière tout cela on trouve des attentes presque mystiques et une recherche spirituelle plus féconde que celle de bien des paroissiens comme il faut. Ils ont une étincelle, on la chercherait vainement chez tous ces bons apôtres croyants ou non dont l'angoisse principale est de réduire la joie éprouvée par ces êtres hors normes encore capables de sentiments vrais et élevés. Ce sont des hommes et des femmes cabossés, abîmés, cinglés aux yeux des « bonnes gens qui n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux ».

     

    Ce livre a un peu gêné dans le Landerneau parisien kulturel, car en mettant en lumière son abjection tranquille mais ce n'est pas là son seul intérêt. Les livres français évoquant une autre figure que la personne de l'auteur, ceux portant comme titre un prénom, sont extrêmement rares. Ceux parlant d'amour fou et le faisant avec talent encore plus. Choisissant la solution de facilité, le critique exécutant une recension de ce livre de Simon Liberati tapera « amour fou, littérature » sur « Gougueule » et se contentera des résultats dénichés. Il se référencera à « Nadia » qu'il n'a pas lu, de Breton, entre autres souvenirs littéraires. Les liens de l'auteur avec Gérard de Nerval lui échapperont, Nerval c'est trop vieux, trop poussiéreux. Et il mettra « Eva » bien en évidence sur sa table basse de salon à cause de l'aura sulfureuse du sujet de cet ouvrage, Eva Ionesco, photographiée enfant par sa mère Irina Ionesco dans des poses des plus lascives, érotiques, tirages très à la mode dans les milieux « qui pensent » du Paris mondain. Irina détruisit plus ou moins sa fille qui, personnalité forte, s'est depuis reconstruit, gardant en elle beaucoup de rage....

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  • Rentrée littéraire et mildiou

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    littérature, société, livres, rentrée littéraire, amaury watremezLa rentrée littéraire 2015 est le sujet de mon dernier article sur "Mauvaise Nouvelle" entre les ôteurs parlant de leur Oedipe torturé et ceux faisant leur psy en "live" sur papier...

     

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  • Charité minute

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    260px-HomelessParis_7032101.jpgIls parlent avec tellement de légèreté de la misère ou de la pauvreté ! Ils en sont abjects ! Que ce soit les bourgeois pédagogues s'apitoyant sur la mort du petit Aylan et des migrants, pardons des réfugiés, ou certains catholiques ou militants de droite redécouvrant soudainement l'existence de « sans abri » de SDF, selon le terme hypocrite. Dans les deux cas, l'apitoiement est une comédie. Ou plutôt non, c'est de la « charité minute », de la charité au micro-ondes réchauffée en trente secondes et se refroidissant très vite.

     

    Ils sont certainement sincères dans la minute où ils prononcent de grandes phrases ronflantes et grandiloquente mais la sincérité ne suffit pas une seconde, tout comme les grosses larmes de crocodiles sur le réseau. Ils confondent constamment comédie des -grands- sentiments et colère juste, sensiblerie et altérité, ou avec de la simple empathie. Cette comédie suffit, qu'elle soit dans la vie ou sur le réseau.

     

    Qu'elle soit suivie ou non d'actes concrets importe peu. Ils ne salueront pas plus leurs voisins dans la rue, ne s'inquiéteront pas plus de l'homme ou de la femme dormant sur le banc en face de leur pas de porte ou sur le quai du métro sous la lumière violente des néons. Ils ne feront pas un geste ou un effort supplémentaire.

     

    Je sais ami lecteur, je l'ai déjà abondamment cité mais le re-cite, ainsi que le disait Bernanos ils ont le « cœur sec et les tripes molles »....

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