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Sonner les cloches pour les chrétiens d'Orient

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Salam Al Massir...

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La présence chrétienne arabophone au Proche et Moyen Orient ne sera bientôt plus. Les chrétiens arabes fuient leurs pays de par les massacres commis par le soit disant Etat Islamique. Et depuis longtemps, il subissent diverses vexations et souffrances et persécution laissant l'Occident, l'Europe, croyants comme incroyants, et aussi les catholiques parfaitement indifférents à l'exception de quelques larmichettes de crocodiles par ci par là...

Ces chrétiens sont méconnus des catholiques ignorants dans leur immense majorité, en France, de leur propre histoire. Il est souvent dit que ces chrétiens orientaux ont été convertis par des missionnaires européens entre autres bourdes alors que ce sont eux qui sont venus nous apporter l'Evangile dés l'origine. Sur place, au Proche et Moyen Orient ces chrétiens sont considérés depuis fort longtemps comme des survivances folkloriques par la plupart des pélerins occidentaux, et particulièrement ceux issus des communautés dites « nouvelles ».

 

A « l'Emmanuel » comme aux « Béatitudes » en Terre Sainte j'avais pu constater que la plupart ne faisaient pas l'effort d'apprendre UN mot d'arabe ou d'assister à la messe des chrétiens palestiniens. Ce n'était pas de la mauvaise volonté, juste de l'ignorance au fond. Mais le mal était fait...

 

Demain 15 Août les cloches de la quasi-totalité des diocèses de France sonneront pour les chrétiens d'Orient.

 

La première question qui vient c'est « pourquoi pas tous ? ». Dans ces diocèses où l'on ne sonnera pas les cloches, on ne veut surtout pas stigmatiser les populations musulmanes de France, alibi de ce qui est nettement de la lâcheté et encore de l'indifférence.

 

Une indifférence de tièdes, de « cœurs secs » ayant les « tripes molles », des tièdes oubliant que Dieu les vomit.

 

La deuxième question c'est que fait-on concrètement ensuite ?

 

Quelle prise de risques prend-on enfin là où nous nous trouvons ? La débauche d'indignation sur le net c'est facile. Cela implique de se « mettre en danger » dans le ronron de la vie quotidienne, professionnelle (où généralement peu de catholiques osent s'affirmer catholiques, par peur...)

 

Quels actes posons nous tangiblement ? Les bonnes intentions ne suffisent pas.

 

Ce geste, ce symbole, ne restera que cela s'il n'est pas suivi de tout cela, un truc pour faire le « buzz » et un aveu d'impuissance à se remuer pour de bon en dehors de grandes manifestations sur-affectives ponctuelles.

 

Curieusement, ou pas, les seules personnes en dehors de coopérants de Terre Sainte que j'ai vu prendre conscience des souffrances de ces chrétiens étaient deux amis très proches venus me voir à Jérusalem, pourtant agnostique et incroyant, oui pourtant. Car « Dieu écrit droit avec des lignes courbes » et que « l'Esprit souffle où il veut » et pas seulement chez certains croyants à la nuque encore raide. La vie nous a séparé, et aussi l'orgueil, le chagrin, les amours. Mais de par leur humanité, ils me seront toujours infiniment plus proches que bien des personnes.

 

Alors oui certes, je suis ici encore le caillou dans la chaussure des bonnes consciences, mais je vois cela aussi comme de la « correction fraternelle » et de temps en temps une « droite évangélique » même à l'écrit ne fait pas de mal...

 

...Il ne faudrait pas que cette sonnerie de cloches ne soit qu'une manifestation d'autocélébration très brève et d'exonération à bon compte des malheurs des chrétiens proche orientaux.

 

Les chrétiens d'Orient sur ce blog

 

 

Amaury - Grandgil

 

image prise ici

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