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  • Interlude – une interprétation de « Matrix »

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    • Img%202_Neo%20Trinity.jpgIl est trois heures du matin ? De quoi pourrait-on bien encore parler ? Tiens, je viens de comprendre un truc sur « Matrix », le premier mais aussi les deux suites. Parfois les grands films ont des interprétations plus simples qu'on ne le croit, et aussi plus humaines même si le fait de prêter à celles-ci est toujours le fait de chefs d’œuvre ...

       

    • On ne va pas encore discuter à l'infini sur du cinéma ? Vous n'allez pas nous refaire le coup de « 2001 » et du monolithe ? Dieu, Nietzsche, le Surhomme et Ligeti ? On a sommeil nous !Je ne comprendrai jamais cette manie française de parler, parler, parler...

       

    • On dormira quand on sera mort !

       

    • C'est un art, la conversation, enfin c'était, j'ai du mal à croire dans les « intermittences du cœur » par SMS ou imèle. On est quand même le seul pays qui en fait une discipline artistique, respectez l'histoire !...

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  • Catholicisme, judaïsme et salafisme même violence ?

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    Sur les différences chrétiens-musulmans lisez plutôt "La Croix et le Croissant" du père Antoine Moussali que les pensums des bourgeois pédagogues

     

    islam, christianisme, société, politique, foi, amaury watremez, padamalgamFace à la barbarie, il n'y a pas d'excuses à trouver, d'exonération à fournir, elle ne mérite rien d'autres que d'être combattue, ridiculisée, étouffée dans l’œuf. Pourtant, après l'attentat en Isère et celui commis en Tunisie ou au Koweit, après quelques heures de silence, les bons apôtres, les boutures de « kollabos » et les grands esprits ont recommencé à aligner les lieux communs, mièvres, à minimiser la montée évidente de la violence religieuse, la radicalisation pouvant surgir maintenant de partout en France.

     

    Il y eut toutes ces années beaucoup trop de patiences mal venues, trop de compromis, trop de renoncements, trop de lâchetés, trop de « Münich » déjà contresignés. Les cas des jeunes filles excisées, violentées, mariées de force dans des pays dont elles ne sont pas, les cas de celles tués par « crimes d'honneur », les garçons brutalisés car ne voulant pas rentrer dans la norme violente de certaines « cités » sont pourtant connues, signalées, depuis longtemps. Mais où sont-ils alors ces bons apôtres ? Peuvent-ils alors comme Emmanuel Todd avoir l'indécence d'en imputer la faute aux « cathos zombies » ?

     

    Ils vont se gêner !...

     

    islam,christianisme,société,politique,foi,amaury watremez,padamalgamIls laissent pourtant le « voile » se développer alors que celui-ci, court, long, mini ou maxi, est un signe objectif d'aliénation des femmes, et de refus net des valeurs de ce pays. Ils laissent les menus sans porc du tout devenir la norme et tolèrent l'inacceptable....

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  • Juste la dérision contre les fanatiques

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    cinéma, politique, société, fanatiques, idéologues, tarés, amaury watremezLe réalisateur Mel Brooks à propos de son film "les Producteurs", on lui reprochait de faire rire de nazis, a eu une réflexion très intéressante et que je trouve étonnamment actuelle dans le contexte dramatique de ces derniers jours, l'attentat ayant fait 39 victimes en Tunisie, et celui ayant eu lieu en Isère avec l'atroce décapitation s'en étant ensuivi et sa mise en scène macabre :

     

    Avec les fanatiques, que ce soit pour une idéologie, ou une religion, il n'y a pas de discussions ou de polémiques envisageables, pas d'issues possibles. Il n'y a même pas de gravité envisageable face à eux, surtout pas d'esprit de sérieux.

     

    Il est beaucoup plus efficace de les tourner en dérision. Leur bêtise ne mérite que cela. Les cuistres et les imbéciles prenant leur pied à singer la sagesse ne peuvent pas comprendre. Et ils n'hésitent pas à balancer d'énormes contresens en décalage totale, ainsi ceux qui critiquèrent le film de Brooks oubliaient qu'il était fils de déporté, et qu'une bonne partie de sa famille avait péri dans les camps de la Mort....

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  • La toute dernière aventure de Steed

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    Patrick MacNee est mort, avec lui c’est encore un pan d’un monde moins cynique qui disparaît…

     

    3034819689_1_2_sYeATDAb.jpgLe vieil homme était dans son salon à relire encore une fois un volume de Tennyson, son auteur préféré. La soirée était douce sous le ciel de Californie, au « Rancho Mirage », et au loin il entendait ses chevaux hennir de temps à autre. Soudain il entendit un bruit étrange, celui d’un coup de fouet déchirant l’air et juste après le vacarme de la porte d’entrée principale tombant au sol, cela lui disait quelque chose mais il n’arrivait pas à se souvenir quoi. Il reposa le livre qu’il lisait, encore ce bruit suivi de celui plus sourd d’un corps s’effondrant, celui de son infirmière supposa-t-il ! Et un pas lourd montant les marches de l’escalier menant vers la pièce où il se trouvait…

     

    …Un cybernaute ?

     

    Mais le docteur Armstrong était mort depuis longtemps  ainsi que toute sa parentèle connue des services de sa majesté. Le professeur Penrose était quant à lui enfermé dans un hôpital psychiatrique depuis plus de quarante ans. Il se dit qu’il était un vieil homme perdant la tête. Il s’apprêtait à reprendre sa lecture quand il se remémora l’étrange visite de cet homme tellement affable qu’il avait reçu il y a deux jours....

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  • Des laïcs virtuels - 4000ème note

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    politique, société, blog, 4000 notes, amaury watremez, islam, laïcité, république, valeurs, moralePour le quatre-millième billet de ce blog (le premier c'était cela), j'ai eu envie d'être un peu plus « poil à gratter » que d'habitude. Le petit bourgeois hédoniste et réactionnaire que je suis, est marqué par le sens de la dérision de le dernière génération inconsciente des années soixante, celle qui trouve que la gravité est le bonheur des imbéciles, et que c'est ce qui paraît futile et superflu aux yeux des cuistres le plus important dans une vie. Nous avons vu arriver les « petits jeunes gens réalistes » de la génération suivante, soumis à quelques exceptions notables au consumérisme, au discours libéral libertaire, aux communautarismes.

     

    On ne peut entièrement les blâmer, ils sont les enfants de la paupérisation, de la précarisation tous azimuts des salariés, de l'emploi, de la mondialisation réputée « heureuse ». Celle-ci intègre tout le monde il faut dire, l'argent n'ayant pas d'odeur, aigrefins de toute obédience, régimes théocratiques violents, monarchies pétrolières esclavagistes, cela ne pose aucun problème tant que des capitaux sont injectés dans le système, y compris ceux provenant de la vente du pétrole du soit-disant « État Islamique ».

     

    Ils acceptent ceux-ci d'ailleurs non pas par grandeur d'âme et ouverture au monde mais par lâcheté et renoncement aux valeurs morales communes, par abandon de la transmission des valeurs et, ou d'une culture. Chacun dans son coin, tout seul ou au sein de sa communauté, de sa tribu, fait « sa sauce » à son idée, s'imaginant être une génération née « ex nihilo », ayant tout compris, mieux que ses ascendants, et redécouvrant donc régulièrement de ce fait l'eau tiède...

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  • Agnès Saal et les nantis de la République

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    Ce billet est dédié à tous ceux qui qualifient de profiteur un allocataire du RSA ou un chômeur, ou un "petit" prof, ou une infirmière etc...

     

    65732-agnes-saal-presidente-ina-demissionne-affaire-taxi.jpg...Pour les inciter à réfléchir à l'avenir sur le mot

     

    Agnès Saal a laissé une ardoise de 38000 Euros, environ soixante RSA, également au bénéfice de son fils, lorsqu'elle travaillait au Centre Beaubourg et une note de 400 000 Euros sur sept ans soient 250 Euros de frais de taxis par jour. Cela représente également vingt-trois salaires annuels d'enseignants. Je suis à peu près certain qu'elle estimait, qu'elle estime encore que tout cela était normal, voire même légitime de par son statut de haut fonctionnaire de l’État ainsi qu'ils le considèrent tous. Car elle est loin d'être la seule. On l'a d'ailleurs vu avec cette lettre de nantis sans aucun scrupules publiée le 9 Juin dans Libération, Agnès Saal travaillant beaucoup, pour des événements culturels auxquels le « commun », le « vulgum pecus », ne comprend rien, elle n'allait quand même pas prendre le métro comme tout le monde.

     

    Ces nantis de la République ont sans cesse à la bouche les droits de l'Homme, les valeurs républicaines. Ils ne croient plus à la France, pour eux morte depuis longtemps, ils sont européens, ils appellent de leurs vœux une « Françallemagne » dirigée par les allemands. Par contre, bien que les hauts fonctionnaires et les politiques français ne soient plus que des exécutants de la BCE (Banque Centrale Européenne) il reste un gros gâteau financier à se partager de manière la plus endogame possible, le budget de l’État et ce du plus petit au plus haut niveau des collectivités. Dans celles-ci on place les copains sans vergogne, les militants exemplaires et bien dociles, quitte à faire « travailler » trois personnes dans un bureau...

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  • Souvenir pieux pour une parisienne

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    Au moins Johnny ne lui en donnera plus de la Série Noire... 


    Magali Noël "Fais-moi mal" de vian par chantalounette

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  • Les profs boucs-émissaires commodes

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    Ecole, Education Nationale, société, politique, amaury watremez, parentsAu moment du bac cela ne rate jamais, on a le droit aux mêmes polémiques depuis des années, aux mêmes questionnements graves « d'experts » lunettés et cravatés sur la baisse de niveau des élèves depuis des décennies, sur leur manque quasiment total d'appétence des jeunes pour la culture. Sur les réseaux sociaux, l'on fait circuler les pires « tweets » des gosses après les épreuves, les plus décomplexés en matière d'ignorance crasse, avec le plus grand nombre de fautes dans une phrase, ce que je trouve toujours intéressant, dirons nous, quand c'est présenté par des « facebookiens » ou des « tweetonautes » commettant autant d'erreurs de syntaxe que les jeunes montrés comme des demeurés.

     

    Le tout est imputé uniquement à l’École et son « management » défaillant comme si l’Éducation des enfants, la transmission des valeurs et d'une culture ne relevait que des profs et de l'Institution, comme si les parents n'étaient pas des citoyens responsables s'engageant et capables de voter pour des candidats ayant les meilleures solutions pour l’École, éloignées de celles proposées par des idéologues détachés du terrain, proposant de revenir à la transmission des savoirs par exemple, ainsi que l'on en parlait ici...

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  • Le Crime de monsieur Lang

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    Philippe Muray sur la Fête de la Musique (après avoir vu passer la "Technoparade" toulousaine, une sorte d'anticipation d'un genre d'enfer à mes yeux)... 

     

    Merci au "pas grand chose" pour l'extrait...


    Fête de la musique, philippe muray, festivisme, société, jack lang, musique« (...) Notre monde est le premier à avoir inventé des instruments de persécution ou de destruction sonores assez puissants pour qu'il ne soit même plus nécessaire d'aller physiquement fracasser les vitres ou les portes des maisons dans lesquelles se terrent ceux qui cherchent à s'exclure de lui, et sont donc ses ennemis. A ce propos, je dois avouer mon étonnement de n'avoir nulle part songé, en 1991, à outrager comme il se devait le plus galonné des festivocrates, je veux parler de Jack Lang ; lequel ne se contente plus d'avoir autrefois imposé ce viol protégé et moralisé qu'on appelle Fête de la Musique, mais entend s'illustrer encore par de nouveaux forfaits, à commencer par la greffe dans Paris de la Love Parade de Berlin.

     

    Fête de la musique, philippe muray, festivisme, société, jack lang, musiqueJe suis véritablement chagriné de n'avoir pas alors fait la moindre allusion à ce dindon suréminent de la farce festive, cette ganache dissertante pour Corso fleuri, ce Jocrisse du potlatch, cette combinaison parfaite et tartuffière de l'escroquerie du Bien et des méfaits de la Fête. L'oubli est réparé. (...) »

    Extrait de la préface à la réédition de L'empire du Bien (1991) de Philippe Muray publiée en 1998 aux éditions Les Belles Lettres (réédité dans le volume "Essais")

  • Les Anars de droite de salon...

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    anars de droite, littérature, politique, société, hypocrisie, collusion, Barnum consumériste, amaury watremezIl n'y a pas de faute au graffiti, les anars de droite sont bel et bien morts aux cons..

     

    Je suis il paraît un anar de droite dont je partagerai les contradictions selon un ami de gauche : individualisme forcené et mépris absolu pour l'égoïsme sans frein de mes contemporains. Je suis même d'une longue lignée d'anars de droite. Cela ne me dérange pas, je suis en bonne compagnie. Un anar de droite déteste les idéologies, toutes les idéologies, même celle s'appelant « anarchisme de droite » et qui n'existe pas depuis bien longtemps, un avatar débile des libertariens. Il tient à son indépendance, à sa liberté, à ne pas subir un bonheur qu'on voudrait lui imposer malgré lui. Il veut user de son libre-arbitre comme il l'entend, sans souci de la gloriole humaine ou des futilités à la mode parmi les bourgeois qui maintenant pensent ou feignent de penser et théorisent le monde, réduits à des slogans et lieux communs étriqués, d'une sottise épaisse...

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  • Le Pape est-il un « vert pastèque » ?

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    pluie-acide-pollution-ecologie.jpgA la lecture de l'Encyclique du Pape François sur l'écologie, certains ont déploré, au sein de la droite libérale, ou se sont réjouis, dans la gauche sociétale, de la mue supposée du Souverain Pontife en écologiste « vert pastèque ». Un « vert pastèque » est un gauchiste prenant l'écologie pour alibi afin de justifier des opinions révolutionnaires. Dans les deux cas, c'est bien entendu une grossière erreur. L'« Écologie humaine », notion développée également par Benoît XVI ou Jean-Paul II, évoquée en France au moment des « Manifs pour tous » par Frigide Barjot et son mouvement « l'Avenir pour tous » n'est pas une idéologie.

     

    C'est « simplement » le rappel, particulièrement aux chrétiens occidentaux que la Foi implique des obligations morales envers son prochain et envers la Création toute entière, une « Révolution de la Bienveillance ». Personne ou presque, que ce soit dans l'un ou l'autre camp, n'est pour l'instant réellement prêt à abandonner les gadgets parfaitement inutiles réputés indispensables en notre époque, à accepter cette altérité exigeante que propose le Pape...

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  • La haine du « vivrensemble »

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    1271252_3_5d07_patrouille-de-policiers-lundi-23-novembre_7b0182d8321eac7752fde50581ca9996.jpgAu hasard d'un zapping paresseux de célibataire glandouillant devant sa télévision hier soir, je suis tombé sur une de ces émissions racoleuses de la TNT suivant des équipes de police ou de gendarmerie en France, dramatisant au maximum les péripéties, insistant lourdement avec une musique grandiloquente. Les bourgeois pédagogues n'aiment pas du tout ces émissions (bien entendu poujadistes selon leur opinion) non pas à cause de leur racolage mais car celles-ci montrent l'envers du décor, la réalité de l'insécurité et des incivilités en France, des faits contredisant leurs certitudes sur les bienfaits supposés de la « mondialisation heureuse ».

     

    C'est en décrivant les marges d'une société que l'on perçoit la profondeur ou la superficialité des valeurs censées la guider, les auteurs dits « de genre », en particulier de « romans noirs » le savent depuis longtemps. Pour que cela soit intéressant bien entendu mieux vaut éviter la moralisation et la condescendance envers les masses laborieuses...

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  • Des églises converties en mosquées ?

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    islam,christianisme; société,hypocrisie,pleureuses,amaury watremez,dalil boubakeurDalil Boubakeur a lancé un « ballon-sonde » pour voir les réactions suscitées. Face au tollé chez des croyants tous qualifiés de réacs ou de fachos, tempête provoquée par sa suggestion de transformer les églises désaffectées en mosquées, il a rétro-pédalé dans un communiqué de presse. Cela dit, il a raison, la plupart des églises sont vides, les catholiques ne pratiquent plus, ne vont plus à la messe chaque dimanche. Ils ne s'y arrêtent plus pour prier lorsqu'ils passent à côté et trouveraient souvent incongru d'y aller en compagnie d'autres croyants en dehors des célébrations et cérémonies.

     

    Bien sûr, ils seront beaucoup plus nombreux à se faire enterrer religieusement, à solliciter ne serait-ce qu'une bénédiction car on a beau prétendre ne plus croire ni à dieu ni à diable, « on ne sait jamais » ce qu'il y a après la mort, mieux vaut être prudent. Ou bien à se marier à l'église en cas de réussite sociale, surtout pour le geste d'ostentation sociale remarque-t-on souvent, pour les beaux habits et la sortie de l'édifice, pour la photo devant du gothique ou du roman ce qui a il est vrai plus de gueule que du « néo baroque » Napoléon III ou du « néo-pompidolien » en béton.

     

    Bien souvent, les paroisses deviennent surtout un conservatoire social. On se retrouve entre personnes du même milieu, à de rares exceptions notables, je songe à des messes du Nord de la France auxquelles j'ai assisté. Et sorti du bâtiment, on a du mal à faire preuve de charité, d'empathie, de sens de l'accueil de l'autre...

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  • Perfidia

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    « Perfidia » de James Ellroy chez Payot et Rivages

    politique, société, littérature, Ellroy, Noir, amaury watremez, polar« Underworld USA » m'était tombé des mains, « it was a piece of shit man », c'était la première fois avec un roman d'Ellroy. Ellroy était fatigué, Ellroy était moins perturbé, Ellroy avait envie d'une vie bourgeoise croyait-on à l'époque. On le sentait moins inspiré, moins concerné par ses personnages. Je n'avais pas trop compris où il voulait en venir. « Perfidia » se tient mieux, est plus cohérent, et descend beaucoup plus bas dans les tréfonds de L.A (California) dont rêvent encore les naïfs, les fous et les esclaves enthousiastes du « Barnum consumériste ». 

     

    Avec ce livre, ça se confirme, Ellroy n'est jamais aussi bon quand il écrit sur les années 40 ;

     

    « LA Confidential », « le Dahlia Noir » et « le Grand Nulle part » ;  

     

    Et sur son parcours de « Ellroy Da Dog »  camé à la benzédrine, buvant beaucoup trop, clodo voyeur, caddie de golf pour richards et finalement écrivain talentueux à succès, de cette veine dans laquelle c'est un sang épais qui bat je retiens « Ma part d'ombre » sur sa mère, et « la Malédiction Hilliker » sur sa fascination des femmes....

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  • Hommage à Michel Delpech

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    musique,société,michel delpech,amaury watremezMichel Delpech s'éteint doucement, c'était un chanteur populaire, un chanteur de "variétés", les grincheux, les imbéciles et les cuistres, les jaloux, les frustrés feront la fine bouche (soyons clairs, qu'ils crèvent). Avec lui c'est toute une partie d'un monde maintenant disparu, moins cynique, qui s'éteint aussi, hélas, petit à petit.

     

    Ce n'était même pas un chanteur "engagé", il était même plutôt catholique sur les bords à sa manière, parlant du divorce tel qu'il est et non tel que les bourgeois pédagogues le voient...

     

    Ses chansons que l'on connait tous, à chacun sa préférée, on les partageait dans des moments d'amitié où l'on ne savait pas que l'on était heureux, avant de tout gâcher comme des enfants gâtés qui cassent leur jouets. Et puis on l'écoutait ensuite pour s'en rappeler, comme un souvenir de bonheur perdu...

     


    Michel Delpech - La fin du chemin par Leroidukitch

  • « Ex Machina » d'Alex Garland

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    cinéma, société, politique, Science Fiction, alex garland, amaury watremezAlex Garland a déjà écrit et participé à la réalisation d'excellents films « de genre » : « 28 jours plus tard » en partant du thème de l'invasion zombie, « Sunshine » racontant une expédition pour rallumer le soleil, et « Dredd », un des meilleurs films de super-héros. Il est très ironique d'aller voir ce film dans un multiplexe ultra-moderne dans une zone commerciale aseptisé, ultra-connectée bien sûr, plein de zones « wifi » agrémentées de fauteuils profonds, un de ces « non-lieux » atroces de la modernité, entouré de spectateurs le nez constamment rivé sur leur smartphone, leur tablette, leur ordinateur, ne se parlant plus alors que venant pourtant voir ce long métrage en couple.

     

    Ironiquement, car « Ex Machina » raconte l'avènement d'une intelligence artificielle, événement marquant la fin de l'Humanité du fait de son addiction à toutes ces babioles électroniques lui étant pour étant par essence parfaitement et complètement inutiles....

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  • Aux dénonciateurs virtuels du fondamentalisme

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    politique, fanatisme, islam, société, Daesh, amaury watremez

    Je rappelle que cet article suit celui-là sur les rapports des bourgeois pédagogues et de l'Islam, et cet autre sur les récriminations des organisations islamistes...

     

    Mettons les choses au clair d'emblée, il sévit en France, en Europe, en Irak, en Syrie, dans le Maghreb un radicalisme musulman incontestable. Les derniers attentats et tentatives d'attentat ont montré que les terroristes ne sont plus des « loups solitaires », des « déséquilibré » mais souvent issus de milieux réputés sans histoire. Cette montée de l'intégrisme est lié à la destruction méthodique des partis « Baas » dans les pays du Proche-Orient, fortement laïcs dans leurs idéologies, et l'encouragement aux chefs de tribus à se « révolter » contre des tyrans évidents dont le tort était surtout d'être « baassistes ».

     

    Sans surprise on constate que Saddam Hussein, Bachir el Assad, Yasser Arafat en étaient ou en sont toujours tous issus, et plus que les massacres que les premiers ont commis c'était surtout cela ce qui posait problème aux américains et à leur coalition pendant les Guerres du Golfe...

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  • Insupportable Utopie

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    politique, société, témoignage, Orwell, 1984, utopie, amaury watremezIl y a ceux qui s'inquiètent, il faudrait absolument nous prémunir contre les changements de la société disent-ils sans pour autant émettre la moindre remise en cause du fonctionnement de celle-ci, de son socle inique et abject originel. Ils sont souvent de ceux se réjouissant « des effets dont ils chérissent les causes ». Ils savent très bien que le confort matériel dont ils bénéficient est engendré par celles-ci. Ils comprennent qu'ils ne pourront pas en bénéficier encore très longtemps encore, ils font du pied au bourreau pour que la corde leur soit passée au cou le plus tard possible...

     

    Il y a ceux également se souciant d'une évolution continue de notre système, l'appelant de leurs vœux. Pour eux les transformations ne vont pas assez vite. Le progrès est pour eux leur dogme absolu, une certaine conception du progrès, la leur bien entendu....

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  • Hommage à un Gentleman du film de genre

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    société,cinéma,art de vivre,genre,science-fiction,fantastique,épouvanteChristopher Lee est décédé hier à l’âge de 93 ans. Il a joué depuis des décennies dans des dizaines de films dits de genre dans lesquels il promenait sa haute silhouette aristocratique, sa séduction vénéneuse et son talent incontestable. Beaucoup de séries « B », quelques « Zèderies » américaines, de nombreuses prestations dans des séries américaines et anglaises des années 70 où il était souvent le méchant, ainsi dans la version « pattes d’eph »de « Spiderman », l’inoubliable professeur Franck N. Stone dans un épisode de « The Avengers », westerns « paella » italiens ou « Krimis » allemands voire comédies bien lourdes à la française, « Dracula père et fils » d’Edouard Molinaro avec l’ineffable Bernard Menez (il parlait anglais, italien, allemand et français, cela facilite les choses) et aussi un certain nombre de chefs d’œuvres du Fantastique, de l’Épouvante, ou de la Science-fiction.

     

    A la « Hammer » il fut le monstre dans « Frankenstein » dans la version du livre de Mary Shelley de Terence Fisher, beaucoup plus marquée par l’horreur et l’épouvante, par l’évocation du puritanisme victorien aussi, et son hypocrisie originelle....

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  • Le « Camp des Saints » en vrai – Invasion pacifique

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    Dans ce roman hautement politiquement incorrect publié en 1973 mais prophétique, Jean Raspail imagine l'afflux d'un million de migrants en Europe à cause de la pauvreté, des dictateurs, des théocrates et plus généralement de l'avidité face à une société apparemment d'abondance. Les autorités débordées s'y montrent totalement incapables de juguler l'arrivée de ces populations, et la population française s'y comporte dans sa majorité avec une veulerie impressionnante, incapable de réaction, quelle qu'elle soit.

     

    migrants, société, politique, immigration, hypocrisie, amaury, watremez, misèreLa civilisation occidentale dans ce livre est décrite comme dégénérescente car l'avidité à satisfaire ses appétits les plus abjects y étant devenu le seul repère.

     

    Bien sûr, cela n'a rien à voir avec la réalité de 2015 diront les « petits jeunes gens réalistes » et les bourgeois pédagogues. Les premiers invoqueront la mondialisation inéluctable des échanges et des personnes, l'émergence des nouveaux pays industrialisés, le changement de paradigme indispensable pour comprendre les « nouveaux enjeux » que généralement ils ne subissent pas....

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  • Le féminisme c'est très bureaucratique

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    dédié à Marie-Pierre V. qui était une des exceptions que je connais et à l'inverse du portrait que je fais des militant-e-s « Arfistes » et ma grande copine d'Actuféminisme...

     

    politique, société, féminisme, amaury watremez, ARF, Ntomale SupLes 5, 6 et 7 Juin 2015 étaient organisées à l’École Normale Supérieure à Paris des journées de réflexion à l'initiative de l'Action Radicale Féminine ou ARF. « Normale Sup » a bien changé depuis les canulars de Thierry Maulnier et « les copains » de Jules Romains, on ne rigole plus vraiment. L'emploi du temps de ces diverses péroraisons et « ateliers » (voir illustration ci-contre circulant sur « Facebook »)) a circulé largement sur le net, en particulier sur les réseaux dits sociaux pour s'en moquer à l'initiative de mauvais esprits, certainement des petits bourgeois hédonistes et réactionnaires. C'est un emploi du temps très rigoureux, bureaucratique, presque stalinien.

     

    La lecture de ce document montre à quel point les organisatrices, les militantes présentes, tellement soucieuses de lutter contre les préjugés, les clichés sont rempliées d'a-prioris tout aussi arbitraires que ceux qu'elles prétendent dénoncer. Ne parlons pas de leur conception étrange de la parité, et, ou de la mixité, certains ateliers, certaines causeries sont rigoureusement interdits aux mâles, même consentants. Il s'agit donc de remplacer des préjugés par d'autres, et l'idéologie s'assimile encore à une véritable religion avec ses dogmes, ses interdits, ses prophètes, ses convertis.

     

    En lisant le tract des journées des 5, 6 et 7 on s'aperçoit même avec effroi que hommes et femmes sont considérés comme deux « races » différentes, voire trois si l'on rajoute les « trans » (pour transsexuels), l'une opprimant les autres, les femmes étant les « prolétaires » des hommes. Une partie de l'extrème-gauche, et de la gauche sociétale semble trouver plus simple de déplacer les combats pour la révolution et l'avènement de la dictature de ce « prolétariat » vers le féminisme. Cela évite de se pencher sur le sort des autres précaires ou de cette « France périphérique » dont personne ne s'inquiète....

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  • Crises de Foi

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    spiritualité, religions, politique, sociéyé, amaury watremezIl est de bon ton depuis quelques temps dans la « bourgeoisie pédagogue », je préfère ce vocable venant d'Erik Satie plutôt que le galvaudé « bobo » de vivre sa crise mystique, sa crise de Foi, passé un certain âge, lorsque la maturité commence à se faire sentir et se voit dans le miroir. Ou alors qu'ils ne savent plus trop quoi faire de leur magot et que leur Ennui profond, la vacuité de leurs « plaisirs tristes » se fait trop lourd. Ils ont alors deux solutions :

     

    Les miracles de la médecine moderne (botox et chirurgie) ou

     

    une spiritualité de bazar, de baraque foraine. Celle-ci me fait horreur, y compris chez dans les communautés "nouvelles" catholiques où elle sévit hélas souvent...

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  • La fin des clivages

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    clivage,gauche,droite,société,politique,histoire,révolution,amaury watremezSur "Mauvaise Nouvelle", à ce lien, on a commis un article pour essayer de faire prendre conscience de la fin des clivages traditionnels, qui ont d'ailleurs toujours été une illusion, le but du pouvoir étant surtout de préserver les intérêts de la bourgeoisie au pouvoir depuis 1789, l'ayant pris sur une imposture politique qui dure depuis maintenant plus de 200 ans....

     

    L'imposture, considérant la coupure entre "pays légal" et "pays réel", ne durera peut-être pas encore très longtemps...

     

    Sic Transit Gloria Clivagii, Grandgil

     


    £a €ampagne Électoral de La Droiche . par nicolacoche

  • L'Euthanasie pour le progrès ?

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    politique, société, Europe, darwinisme social, amaury watremez

    On évoquait déjà l'Euthanasie sur ce blog il y a quelques mois

     

    Avant toute considération, un rappel au réel des faits médicaux mesurables lorsque l'on débranche un malade s'impose, des faits se déroulant lorsque quelqu'un n'est pas alimenté et qu'on ne lui donne plus à boire même dans le coma. La mort n'est pas instantanée, ce n'est pas comme appuyer sur un bouton. Le corps n'est pas une machine et la Vie s'accroche tant qu'elle peut. Un être humain met alors trois jours à mourir, au minimum, dans d'atroces souffrances, souffrances dont il a parfaitement conscience même si dans un état végétatif, la majorité des comateux s'en étant sortis peuvent en témoigner.

     

    Vincent n'est pas en état de mort cérébrale.

     

    Vincent est conscient.

     

    Vincent ne voulait pas mourir....

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  • Pétitionnons il en restera sûrement quelque chose…

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    Juste une nuance et une -ou deux- précisions avant toute chose :

     

    tarnac.pngJ’aimerais bien que lorsque Éric Zemmour ou d’autres subissent la sottise des « bourgeois pédagogues » les mêmes pétitionneurs de gauche « rendent la politesse » et se battent pour l’éditorialiste de RTL et d’autres auteurs de la même rive politique, ou pour Frigide Barjot virée avec toute sa famille de son logement à cause de son engagement pour "la Manif pour Tous" et "l'Avenir pour Tous"'. La liberté d’expression est pour toutes les opinions et non pas seulement pour son camp. Mais j’entends déjà leurs objections sur le fait que l’auteur de « Un suicide français » est omniprésent dans les médias, entre autres, peu importe…

     

    Je n’ai pas viré gauchiste, ni marxiste, mais à tout prendre je préfère encore ceux de Tarnac aux petits jeunes gens réalistes et libéraux, et aux « pépés trente glorieuses » de Les Républicains et du Parti Socialiste (NB : tu as vu ami lecteur, quand on met côte à côte les deux sigles de ces partis ça donne une maladie de peau disgracieuse qui ne donne pas envie d’embrasser)....

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  • Aux buffets des gares

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    A propos de « La nostalgie des buffets de gare » de Benoît Duteurtre chez Payot, collection « Manuels »

     

    littérature, société, nostalgie, paris, gares, benoit duteurtre, amaury watremezCe livre m’a rappelé des après-midi et des soirées entières passées avec toi qui te reconnaîtras sûrement au buffet de la Gare Saint Lazare, devant ses fenêtres en demi-lunes « art déco », ses décorations « nouilles » « début de siècle ». Je parlais, parlais, parlais comme le font tous les timides, il faut me pardonner, j’adorais te faire rire. Cela illuminait ton regard gris-clair, tes yeux « mauves » ainsi que l’on disait il y a longtemps. Nous nous prenions pour des personnages de film, nous rêvions de « virée tzigane », prendre le train de nuit pour n’importe où, fuir en direction d'une possibilité de « Sud », le nôtre bien sûr.

     

    Le train était encore une promesse de véritable « ailleurs », de retrouver au bout du voyage autre chose que les mêmes « non-lieux » si modernes et normés tous de la même manière, la décoration la plus indispensable y devenant la prise pour brancher sa babiole numérique, le souci le plus grave étant de savoir s’il y a ou non la « ouifie »…

     

    Au buffet du Buffet, si j’ose dire, l’on trouvait de tout, il y avait le « cloche » racontant pour la énième fois son histoire au garçon de salle en réclamant un sandwich au jambon sans beurre « passe que c’est moins cher » ainsi qu’il affirmait avec un clin d’œil. Il y avait le tourniquet à œufs durs sur le « zinc », les petites boîtes de « cacahouètes » dans les distributeurs à « cent balles » que personne ne se risquait à acheter. Et de temps en temps une vieille dame perdue avec son mari à une table en formica, tels des croquis de Dubout. Nous aimions observer ces petits gestes de tendresse qu’ont les vieux couples, fugaces et émouvants, quand tremblant un peu et rosissant comme des écoliers ils se prenaient un instant la main au-dessus de leurs consommations....

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  • Diastème bloqué dans une boucle temporelle

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    Le nom de Diastème me rappelle ma folle jeunesse ami lecteur, les années 80 et 90, quand il était une des voix de l'ironie, avec celles venues de Canal +, toujours dirigée dans le même sens, que les filles portaient des vestes à épaulettes leur faisant des épaules de déménageurs et qu'elles ne s'épilaient pas les sourcils. Cela m'évoque aussi le badge « Touche pas à mon pote ». En effet, ami lecteur, en 83-84 il fallait absolument le porter pour bien faire comprendre que l'on n'était pas raciste. Celui ne l'ayant pas au revers de sa veste était obligatoirement une bouture de nazi.

     

    politique,société,un français,diastène,blog,amaury watremezDes plaisantins ne respectant rien avait cru malin déjà à l'époque de détourner la petite main en arborant un petit pied avec des slogans désolants tournant en dérision le fameux « Touche pas à mon pote » : « Marche pas sur mon pote », « SOS nanisme », « Me touche pas mon pote » etc...

     

    Diastème est tout à fait pertinent et compétent pour décrire la question de la montée d'une droite « dure » depuis trente ans, en effet, il était quand même chroniqueur pour « Jeune et Jolie » dans les années 90 et rédacteur en chef de « 20 ans », il écrivait aussi dans « 7 à Paris » et autres revues politiques transgressives....

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  • Les pâtés et les fruits secs – les complexes de la bonne éducation

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    1311553-Honor%C3%A9_de_Balzac_les_Illusions_perdues.jpgPortant le même prénom qu'un des derniers rois latins de Jérusalem, ce que mon entourage suppose de ma personnalité et de mon éducation vient très vite. Je suis très rapidement qualifié de petit bourgeois, je suis un « héritier », et l'on me croit perdu dans un nuage intellectuel et spirituel largement au-dessus des autres. Cela suscite aussi la sottise d'assez nombreuses fois, le rejet, et permet aux imbéciles de se justifier de leur antipathie à mon égard, mon éducation les ramenant à leurs complexes. Car en plus je suis bien éduqué, cela dit je ne suis pas le seul, et ce n'est pas l'apanage des milieux aisés contrairement à tous les préjugés la liant à l'aisance matérielle, mais pourquoi devrais-je en avoir honte ?

     

    A chaque fois, pour m'empêcher de ressentir celle-ci, je songe à ces lignes de la « Comédie Humaine » découvertes au collège sur la différence entre les « pâtés » et les « fruits secs »...

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  • Piéton dans le Paris littéraire et historique

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    À propos de « l'Invention de Paris - il n'y a pas de pas perdus » de Eric Hazan en « Points Seuil »

     

    histoire, Paris, société, péquenots, nostalgie, littérature, eric hazan, amaury watremezOn dit d'un trésor qui est découvert qu'on « l'invente », Paris est « inventée » et « réinventée » chaque jour par celles et ceux qui aiment cette ville. Eric Hazan, éditeur curieux, écrivain, dans ce livre dense et extrêmement documenté, et agrémenté de citations de tous les écrivains ou presque ayant écrit sur la ville, se promène dans ce Paris littéraire et réel sans cesse « réinventé » au sens de redécouverte d'un trésor. Ce trésor est toujours là malgré les centaines de mètres carrés des immeubles plus ou moins abandonnés des « beaux » quartiers, de la « façadisation » odieuse (« maquiller » un bâtiment en ripolinant l'extérieur), de la « bobolisation » de nombreux endroits, malgré les putes de luxe et autres gigolos de salon....

     

    Il suffit de vouloir regarder dans la bonne direction, d'accepter de se perdre dans des rues encore préservées, il y en a encore, d'accepter d'oublier son ressentiment contre les « bourgeois pédagogues » transformant progressivement Pantruche en conservatoire à la fois social et culturel, en musée à ciel ouvert. Et bien sûr, ceux qui ne vont à Paris que pour baver à la fois d'envie et de rancœur, un peu comme ces Tartuffes l’œil rivé sur les trous de serrure des chambres des couples tout en ne perdant pas une miette de leurs ébats supposés ou réels tout en les qualifiant de pécheurs, les anathématisant et les jalousant maladivement dans le même temps, ne me comprendront pas.

     

    Cet ouvrage a pourtant failli faire partie de mes « pages 61 » : effectivement curieusement quand un bouquin me tombe des mains je l'abandonne toujours à la page 61. Il faut s'accrocher un peu afin de « rentrer » dedans du fait de la multiplication des notes de bas de pages ce qui en rend parfois la lecture un peu malséante. Et puis Paris, mon Paris, était bien loin quand je l'ai commencé, et je ne voulais pas éprouver le chagrin d'avoir perdu cette ville. Cela n'aurait pas servi à grand-chose. Ce livre me tombait des mains non pas par trop d'éloignement mais car il m'était trop proche, je suis aussi un de ces piétons de Paris en ayant arpenté les artères inlassablement...

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  • La pudeur de monsieur Merah père

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    politique, merah, société, terrorisme, bêtise, fanatisme, tarés, amaury watremezJe comprend presque monsieur Merah, père. En effet, pour un père, un enfant, fût-il un monstre aux yeux du monde, reste à tout jamais son enfant, quelles que soient les actions qu'il ait commises. Monsieur Merah père se trouve en ce moment en toute illégalité et en toute impunité à Toulouse malgré une interdiction de séjour pour réclamer un nouveau titre de résident. Je n'arrive pas à comprendre une chose d'ailleurs. Que fait-il en France, ce pays islamophobe ? Cette terre de racistes odieux ? Pourquoi n'est-il pas resté à Alger, terre de libertés et d'expression démocratique ce qui est de notoriété publique, non ?

     

    Mystère !...

     

    Par contre, en tant que père, il devrait justement comprendre que les billevesées qu'il raconte sont d'une impudeur presque abjecte envers les victimes des tueries commises par son fils qui a tué trois militaires français, d'ailleurs d'origine maghrébine et de confession musulmane ironie du sort, et trois enfants juifs car juifs et le père de deux d'entre eux. Les meurtres exsudent la bêtise crasse de Mohammed Merah en plus de sa haine, la sottise abyssale de tous les fous fanatiques contredisant ce qu'ils affirment être leur Foi par leur violence extrême car on a du mal à comprendre si Allah n'est que compassion qu'est-ce qui justifie de tuer son prochain ?...

     

    Ah oui, j'oubliais, un fou fanatique qui tue des innocents au nom du Coran est un loup solitaire plus vraiment musulman, on ne se posera pas la question de l'urgence d'une exégèse de ce livre saint...

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