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Pépés « Trente Glorieuses »

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Baby_Boomers_with_Thumbs_Up.jpgJe suis toujours surpris et effrayé quand je lis divers commentaires sur le net, sur des sites et forums politiques, de la futilité des débats dont on a l’impression qu’ils sont toujours menés par des survivants maintenant d’âge mûr voire blet des« Trente Glorieuses ». De quoi virer gérontophobe. La plupart s’imaginent toujours qu’il existe une différence majeure entre« droite » et « gauche », socio-libéraux comme ceux actuellement au gouvernement et libéraux-libertaires comme le précédent. Certains comparent même la gauche dite de gouvernement aux dirigeants de la Corée du Nord et leur Ubu assassin de père en fils, c’est d’une bêtise sans nom tout comme ramener aux fââchiistes tout contradicteur de droite.

 

Les vrais clivages demeurent surtout, et d’abord, entre ceux pour qui la Nation, le Pays lui-même sont déjà morts, enterrés et les autres,

 

Entre ceux pour qui la Famille est une vieille, très vieille idée, et les autres…

 

Entre ceux pour qui la Culture est une vieille chose poussiéreuse et ceux qui la voient bien vivante…

 

Entre Fillon 1 et 2, Ayrault, Valls, il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette, c’est rigoureusement la même politique économique et sociale soumise à des diktats monétaristes et européistes.

 

A quelques nuances sociétales près…

...Les libéraux-libertaires –libertaires mais endogames- ont pour la plupart conservé leurs paravents moralisateurs, persuadés qu’une moralisation dure permet de contenir les appétits des « classes dangereuses », les socio-libéraux quant à eux se donnent quelques alibis sociétaux dont le « mariage pour tous » afin de se croire encore un peu de gauche, ce qu’ils ne sont plus, et faire plaisir en passant à des copains, des copines hormosesuels issus des CSP ++. Des homosexuel-les de milieux plus précaires, en « quartiers », en milieu rural, de la « France périphérique » ils n’ont pas grand-chose à foutre.

 

Ces braves commentateurs, et parfois « tatrices » (tateuses ?), semblent toujours vivre dans la période pompidolienne persuadés des bienfaits sur le progrès technique de l’hyper-libéralisme d’avant les crises dont celle endémique dont nous souffrons depuis 1979, celle-ci étant principalement due non à la montée des prix du pétrole mais à l’abandon de l’alignement du dollar sur l’étalon or en 1971 et est une conséquence néfaste mais prévisible des catastrophiques accords dits « de Bretton Woods » de 1944.

 

Aux suggestions de réflexions raisonnables, les papys « Trente Glorieuses » opposent généralement des cris d’orfraie, alarmés d’un retour possible à l’âge de pierre si l’on abandonne tout ou partie du dogme « friedmanien » (du nom du prophète des politiques économiques actuelles, Milton, et son fils David). Ce n’en est d’ailleurs pas exactement une de crise, le chômage toujours plus important, la précarisation des salariés, c’est juste une période « d’adaptation des structures internationales » pour employer le jargon habituel :

 

Le pouvoir économique se transfère juste progressivement de l’Occident vers l’Asie et les nouveaux pays émergents ce qui suppose une paupérisation progressive des classes moyennes des anciens pays industrialisés et cela les « papys babyboumeurs » n’en ont pas conscience une seconde.

 

J’attends quant à moi impatiemment la prochaine canicule afin d’être débarrassé une bonne fois pour toutes de ces fossiles des « Trente Glorieuses » qui au final songent surtout à jouir de leur retraite tout aussi inconsciemment qu’ils ont joui d’une période de plein emploi, la dernière offerte à ce pays, totalement indifférents à l’héritage qu’ils laissent à leur progéniture.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen.

 

Grandgil

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