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Les cinquante ans de « l'Age d'or » des « Avengers »

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Je sais bien que je m'arrange un peu avec la chronologie : 

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« The Avengers », alias « Chapeau Melon et Bottes de cuir » en France, est né en fait en 1961. Au départ, Steed n'en était pas le héros, il n'était que l'acolyte d'un médecin, incarné par Ian Hendry, désirant venger sa 

fiancée en s'en prenant à de méchants espions. Cela n'avait rien de bien réjouissant contrairement à ce que prétendent quelques « geeks » et « initiés heureux » ayant vu cette saison originelle aussi trépidante que 

« les Cinq dernières minutes ».

 

télévision, avengers, société, cinéma, amaury watremez, nostalgieL'idée d'une partenaire féminine aussi forte que le héros, indépendante et plus intelligente, ne commencera qu'à être exploitée timidement avec la deuxième saison, et ses quelques épisodes avec Cathy Gale, jouée par Honor Blackman, son personnage s’inspirant d'aventurières du XXème siècle comme Alexandra David-Néel ou Isabelle Eberhardt. Le tout était tournée « en direct » comme le « Doctor Who » de l'époque et en vidéo, sans aucuns extérieurs. Les scènes d'action manquaient singulièrement de rythme et il manquait le grain de folie « nonsensique » que Brian Clemens commençait cependant à instiller dans quelques scènes, « pour voir »....

télévision, avengers, société, cinéma, amaury watremez, nostalgie...C'est avec la quatrième saison, tournée sur pellicule, et surtout la cinquième, la première en couleurs, que le « show » prendra sa vraie dimension, avec leurs génériques tout en sous-entendus (Madame Peel qui d'une main experte tient un pistolet qui fait sauter le bouchon de la bouteille tenue par Steed etc...). Et surtout donc avec l'apparition de la féline Emma Peel. Et même si j'ai une légère préférence pour elle reconnaissons que de nombreux épisodes avec Tara King sont encore plus délirants, et tout aussi réussis, spécialement grâce au réalisateur Robert Fuest, auteur plus tard du diptyque du « Docteur Phibes » et de « les Décimales du Futur » ou Roy Ward Baker, créateur de quelques pépites « bis » de la « Hammer » dont « Doctor Jekyll and Sister Hyde ».

 

Le principale scénariste, Brian Clemens, institue donc des règles d'écriture très strictes :

 

Les scènes en « extérieurs » seront filmées sans figurants, il n'y aura pas de personnages de minorités car ceux-ci évoquant des problèmes raciaux brûlants. Ne compte que la fantaisie. Les méchants sont très excentriques. La seule chose importante est la fantaisie, une ambiance psychédélique marquée par son temps et dans la droite ligne de Lewis Carroll.

 

télévision, avengers, société, cinéma, amaury watremez, nostalgieSteed est figé dans son côté « Old England », il n'a jamais d'armes à la main, ou alors un parapluie-épée et c'est sa partenaire qui se bat contre les méchants dans des bagarres très chorégraphiées (par Ray Austin). Celle-ci est quant à elle de son époque, les « swinging sixties », émancipée et portant des tenues ayant fait scandale aux États-Unis lors de la diffusion du feuilleton sur ABC. Et bien sûr, il introduit une tension sexuelle constante mais ne se concrétisant surtout pas par une relation entre les deux personnages à part un léger baiser sur la joue de Steed lors du dernier épisode avec Emma Peel, le premier avec Tara King et « Mère-Grand » le supérieur de Steed au MI6 spécialiste des QG fantaisistes (« Forget me not »).

 

Les épisodes avec madame Peel sont pour moi une « madeleine » particulière car après une opération à l’œil gauche à l'âge de six ans m'ayant laissé aveugle pendant une dizaine de jours c'est la première personne que j'ai revue, pouvant ouvrir de nouveau les yeux. Plus tard, avec un amour perdu, nous nous prenions elle pour Diana Rigg moi pour Patrick McNee dans les couloirs de la fac de Nanterre.

 

télévision, avengers, société, cinéma, amaury watremez, nostalgieEt j'ai de la tendresse pour le « revival » de la série dans les années 70 bien que cela donne un « show » finalement progressivement très différent même s'il faisait sans cesse référence aux saison originelles, et il faut bien dire que du fait de la coproduction, l'intérêt des épisodes baisse tout au long de ces deux ultimes saisons des « Avengers ». On peut cependant retenir « le retour des cybernautes » ou « le grand sommeil » de Londres, deux moments très réussis dans ce « retour » pour un ultime tour de piste de « Chapeau Melon et Bottes de cuir »...

 

Patrick Grandgil McNee

 

Image du docteur Keel, Ian Hendry, et de Steed, Patrick McNee (première saison) prise sur ce site

Cathy Gale, Honor Blackman, image empruntée ici

Emma Peel, Diana Rigg, photo prise

Tara King, Linda Thorson, photo empruntée par ici

 

portrait de Purdey, Joanna Lumley à ce lien

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