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Le mépris du peuple en ce 1er Mai

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FemenFNH.jpgC'est à peine croyable ami lecteur je sais mais il y a quelques années à peine, moi un petit bourgeois hédoniste et réactionnaire marqué par un catholicisme inavouablement traditionnel j'ai « tracté »et « boîté » pour le PS d’Évreux où j'avais même pris ma carte d'adhérent, plus par amitié pour un des candidats socialistes que par réelle conviction dois-je le préciser. C'est justement après ce jour de « tractage » et de« boîtage » que j'ai décidé de ne plus mettre les pieds dans une réunion publique de ce parti du fait du mépris constaté « de visu » pour les « petits » des socialistes sociétaux, ce ne fût pas la première fois, tant s'en faut.

Les préposés à cette corvée de distribution de la haute littérature militante étaient uniquement composé de « déclassés » sociaux : deux handicapés dont une handicapée mentale et un type sur-obèse, tous ayant simplement soif de reconnaissance sociale et de se faire des amis, comme tout le monde, et parmi eux un contractuel enseignant, un prof remplaçant n'ayant même pas le statut de fonctionnaire ! Moi! Tous nous étions considérés comme des« beaufs », des petites gens à peine dignes qu'on se penche sur eux dans l'esprit des petits bourgeois réfléchissant pour eux, des « prolos minables ». !....

Les « ploucs » de ce genre à gauche n'ont pas la possibilité d'émettre une opinion, il se doivent d'applaudir à tout rompre chaque phrase des militants, des vrais, et dire tout son amour passionné pour les représentants de son parti si jamais des caméras traînent dans le coin. C'est tout ce qu'on lui demande. Le militant réel, engagé politiquement ou journalistiquement, qu'il accède à la représentation démocratique ou non, qu'on le voit à la télé ou pas, lui seul, il sait ce qui est bon pour les classes populaires, il sait ce dont elles ont besoin. Mieux qu'elles. Seulement voilà le hic, le hiatus, l'écueil, depuis quelques années, les « beaufs », les « ploucs » sont de plus en plus en colère et beaucoup parmi eux, de plus en plus, votent Front National.

Cela ne va plus pour les arbitres des élégances politiques qui n'ont que mépris et dédain pour ces « beaufs ». En plus si les candidats FN arrivaient au pouvoir, ils perdraient une bonne partie de leurs places au soleil ou d e leur « rond de serviette » qui leur est soigneusement conservé dans les médias qu'ils soient radiophoniques, télévisuels ou de la presse dite « de réflexion », à commencer par les éditorialistes dits d'humour comme Sophia Aram ou les amuseurs militants z-et citoyens du « Petit Journal » de Canal Pelu. Et ça, perdre le gâteau dont ils se goinfrent depuis des décennies, c'est inadmissible pour tous ces grands défenseurs de la démocratie qui donc méprisent l'expression démocratique d'un tiers des votants du revers de la main.

 

Leurs réactions aujourd'hui suite à « l'action » des trois harpies des « Femen » qui se croyaient inattaquables au balcon de l’hôtel face à l'estrade de la place de l'Opéra où Marine le Pen prononçait son discours montrent encore de manière éclatante ce profond mépris du peuple venant à la fois de la gauche sociétale et de la droite libérale libertaire. Et leur connivence avec tout le Barnum médiatique, celui-ci reprenant les mêmes éléments de langage pour traiter du FN à quelques -rares- exceptions aussitôt soupçonnées de fâââchiisme.

 

Écoutant une radio dite périphérique, RTL, pourtant une radio de « beaufs » (de droite forcément) selon Fleur Pellerin, j'en ai eu la démonstration en temps réel. Le présentateur y évoque longuement les violences qu'auraient subies les trois mégères féministes, interroge gravement l'une d'elles, blessée mais ayant assez de forces pour répondre à la radio visiblement, et finit sur les coups reçus par les journalistes-militants sociétaux du « Petit Journal ». A leur propos, je me souviens de leur comportement alors que l'année dernière le même jour je me trouvais face à eux une bonne partie du discours de Marine le Pen l'année dernière : injures constantes et railleries envers toutes les personnes présentes ce jour là, j'en passe et des meilleures, dont un certain Julien Beau qui s'apercevant que je l'entendais se payer la tête des « petites gens » présents se justifia aussitôt en bredouillant en rougissant et en serrant son smartphone dans ses petits poings deux ou trois remarques à propos des « indics » écoutant « aux portes »...

 

Beau.JPGDommage Julien, j'avais entendu....

 

Me faire traiter « d'indic », moi ? Moi qui était là avouons le surtout parce qu'une participante à ce défilé ne me laissait pas indifférente et non par engagement réel pour la famille le Pen. Qu'ils ne s'étonnent pas de provoquer des réactions violentes, y compris celle toute relative d'ailleurs quant à la violence de Bruno Gollnisch (voir vidéo ci-dessous). Qui sème le vent récolte...

 

...Des coups de parapluie !

 

Et tout ça fait d'excellents français !

 

Grandgil

 

photo des Femen site de « le Monde.fr »

 

 

photo de Julien Beau, collection privée de l'auteur

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