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La faiblesse des argumentaires anti FN

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Illustration empruntée à ce blog

 

J'adresse ce petit billet à Arnaud Huber, correspondant internautique me répondant avec peu d'esprit après que j'eusse émis des doutes sur la pertinence des attaques au physique contre les candidats du Front National qu'il « ne parlait pas aux cons car cela les instruit ». Il oubliait aussi que « les cons ça ose tout c'est même à ça qu'on les reconnaît ».

 

30% des français au moins s'apprêtent donc à voter bien à droite aux prochaines élections départements, dans une semaine maintenant, et ce malgré les cris d'alarme et d'orfraie et de stigmatisation de ceux en appelant à chaque fois au risque de retour des "z-heures les plus sombres de notre histoire" (TM°) sans parler des grands sensibles perdant leurs nerfs comme Manuels Valls face à la benjamine du clan le Pen cette semaine.

 

Les français votent pour le parti de Marine le Pen pour une raison simple :

Ils en ont marre :

 

Marre du mépris des politiques et des éditorialistes envers cette « France périphérique » qui les appellent « sans dents » ou « petits blancs » ou « souchiens »,

Marre de l'idéologisme mièvre des donneurs de leçons officiels,

Marre des incivilités quotidiennes toujours excusées lorsque commises par des gosses issus de la diversité,

Marre de la montée d'un fanatisme religieux par suite de trop de laxisme, de patience mal venue,

Marre de la déconstruction nationale pour cause d'Europe et surtout des intérêts des plus riches.

 

Que leur répond-on ? Les écoute-t-on ? Prend-on en compte leurs anxiétés, leurs angoisses ? Respecte-t-on leurs attentes, leurs inquiétudes, leur peur de la précarisation ?

 

Non. Les argumentaires face au vote Front National sont d'une pauvreté sans bornes. J'en ferai un inventaire non exhaustif sans doute du plus minable à celui faisant presque illusion.

 

Sur « Facebook » en particulier, et ce depuis une semaine partout ailleurs, les bons apôtres multiplient les attaques au physique contre les candidats FN. Il ne faudrait pas voter pour eux car ils seraient « moches ». Ce sont des attaques d'ailleurs parfaitement contre-productives pour ceux les prononçant car cela renforcera la conviction de l'authenticité de ces conseillers départementaux éventuels et de leur proximité avec le « pays réel » mais cela le « pays légal » n'arrivera pas à le comprendre.

 

Les adversaires du FN traitent de « fââchiistes » ou de « nazis » les électeurs de Marine le Pen. Grand classique. Pour ne pas avoir à discuter avec l'adversaire, avec le contradicteur, ce serait crevant d'argumenter, on lui balance dans la figure une injure interdisant ensuite tout échange constructif. C'est un « nostalgique » par jour de Vichy ou du IIIème Reich candidat aux départementales que les journaux sortent en ce moment. La moralisation des parcours politiques de ce type a tendance à produire l'effet inverse à celui recherché.

 

Et puis de cette repentance à sens unique leur étant imposée constamment depuis des décennies les français aussi en ont plus que marre, repentance interdisant entre autres de parler par exemple des chrétiens d'Orient persécutés par des minorités « diverses » inattaquables, et puis ce serait « stigmatisant » pour elles ce qui là est une stigmatisation interdite. L'excès inverse des négationnismes tout aussi abjects peut être en partie imputé à ce masochisme mémoriel et historique sans trêve depuis la Seconde Guerre Mondiale.

 

Il y a ceux étant bien navrés mais affirmant jusqu'à l'absurde, la martelant, l'inéluctabilité à les entendre de la destruction des peuples et des nations et l'avènement d'une « mondialisation -supposée- heureuse » bénéficiant pour le moment aux seuls riches et très riches. Le programme du FN étant un programme souverainiste est considéré d'avance comme nul et non avenu.

 

On note d'ailleurs que même si un parti est de gauche, comme celui d'Alexis Tsipras en Grèce, leader de « Syriza », si ce parti est souverainiste ce qu'il propose est forcément impossible à mettre en œuvre, irréaliste forcément (idem pour le « Front de Gauche » en France). On s'étonne toujours d'ailleurs de cette gauche se définissant comme « républicaine » défendant des dogmes économiques et monétaristes ultra-libéraux à l'inverse de ses idées supposées...

 

Et puis il y a ces commentateurs et observateurs comprenant la colère des français mais continuant malgré tout, malgré leur apparente lucidité à soutenir l'impossibilité d'une autre politique économique, nationale, sociale et européenne possible car incapables de changer leur paradigme de pensée...

 

Le « pays légal » étant parfaitement et complètement déconnecté du « pays réel » est dans l'incapacité de le comprendre, de prendre les angoisses des petits, des humbles en compte, et ne s'inquiète pas outre mesure de l'apathie politique des plus jeunes et de leur soumission aux pires diktats socio-économiques, à de rares exceptions idéalistes toujours sympathiques à gauche comme à droite....

 

 

Amaury Watremez

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