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L'homophobie quotidienne ...de gauche !

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politique,société,sexualité,homosexualité,homophobie,amaury watremezDans les médias, il est souvent question avec des mines graves et compassées d'homophobie, surtout celle supposée des catholiques ou des électeurs de droite, forcément tous réactionnaires et moralisateurs. Cette homophobie « médiatiquement correcte » concerne seulement les homosexuel/les des milieux protégés, les relations et bons copains des CSP++ urbaines sur-représentées dans les médias et les allées du pouvoir. Les lois sociétales, y compris celle passée en douce après les attentats sur la facilitation de l'avortement, sont d'ailleurs toujours édictées pour ces privilégiés.

Bien sûr on ne parle jamais de cette homophobie dont souffre des jeunes gens et jeunes femmes en province ou dans des familles moins aisées matériellement et intellectuellement. Ces garçons et filles n'ont souvent d'autres solutions que de s'enfuir et sombrer parfois malheureusement dans la prostitution et ses corollaires comme l'enfer de la drogue. Ils n'intéressent personne. Fort heureusement des associations de catholiques pourtant conchiés et traînés dans la boue s'occupent d'eux, ainsi « Aux Captifs la libération 

 

blog+-Mariage+pour+tous-Une+de+Libe_23avril2013.JPG

 

(je le rappelais déjà dans cet article à ce lien).

 

 Moi-même, depuis déjà plusieurs années, je souffre d'une déplorable homophobie, mais de gauche, sans être pourtant homosexuel.

 

Et quand bien même !

 

Dans mon milieu de travail et de formation, traditionnellement « de progrès » -on y vote PS, ou « Verts » et même LCR pour les plus hardis- donc a priori protégé des préjugés communs sur l'homosexualité de par leur cursus, et leurs dires, éveillés en théorie à la diversité, je passe en effet systématiquement pour homosexuel, ce catalogage hâtif ayant pour conséquence une ostracisation rapide me condamnant à la solitude car je ne pousse même pas la complaisance à assumer alors le rôle du « pédé de service » :

 

M'exprimant d'une manière considérée comme maniérée par les ignares, doté d'un comportement souvent qualifié d'« écorché vif », disposant d'une certaine culture littéraire, ayant horreur du « foutebôle », célibataire, pour la plupart des personnes côtoyées dans cet environnement je suis à n'en pas douter une « tafiole », une « tata », un « pédé ».

 

Les articles de ce blog et d'autres sites n'arrangent rien, n'entament pas cette certitude. C'est même encore pire. Cela signifierait que je suis une « honteuse » se cachant sous le masque ambigu de la Réaction pour tenter de camoufler son homosexualité plus que latente. J'ai d'autant plus de mal à comprendre, ne ressentant pas le besoin de compenser ce qui n'est pas des défauts par l'expression d'une virilité ridiculement affirmée et appuyée à la manière des « gays cuirs » de San Francisco ».

 

Bien entendu, le fait de voir ma sensibilité et ma culture comme une marque donc infamante caractérisant ma sexualité en dit plus long sur celle de ceux me collant cette étiquette hâtivement. C'est aussi une manière pour eux de se rassurer sur eux-mêmes. Et voir des « hormosessuels », comme dit Zazie, partout est généralement le signe d'une grande difficulté à assumer soi-même ses propres penchants. Elle en dit long aussi sur leur pudibonderie puisque à entendre le discours de ces « esprits de progrès » finalement être homosexuel relève d'une déviance, d'une perversion.

 

Ce n'est pas la première fois que je subis cette situation, déjà il y a quelques années j'étais même « suspect » d'être malade du SIDA. Des adultes pourtant intellectuellement formés, ayant tous manifesté leur enthousiasme pour le « mariage pour tous », refusaient de me serrer la main, me croyant contagieux, et bien souvent des collègues hommes étaient très mal à l'aise avec moi lorsque nous nous retrouvions tous seuls dans une pièce.

 

Je préfère en rire.

 

Il serait encore plus amusant de porter plainte devant les instances combattant les discriminations, et mettre ces homophobes de gauche face à leurs propres contradictions.... 

 

Amaury Watremez

 

illustration, couverture de "Libération" prise ici

 

Ci-dessous une chanson "gay friendly" en bande sonore de l'article pour en rajouter une couche et emmerder les imbéciles

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