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  • "Bonne Année Mon Cul !"

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    Chaque année, ainsi qu'il est de tradition sur ce blog depuis neuf ans, une variante de l'expression que Desproges avait choisi pour son répondeur le 31 décembre...

    Je sais, je sais, je m'essscuse (dit-il sans remords)... 

     

    "Bonne Année Mon cul" par le "grand Mezze" d'Edouard Baer

  • Une pensée ou deux pour les chrétiens d'Orient...

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    10493.jpgimage ci-contre de la Custodie de Jérusalem

     

    Je suis toujours désagréablement surpris depuis que je suis revenu de Jérusalem par l'incapacité presque totale des paroisses, des communautés dites « nouvelles » à accueillir sans volontarisme contraint et forcé, sans paroles lénifiantes les nouveaux venus, surtout quand ceux-ci ne font partie des « bons » milieux car il ne faut pas se leurrer pour beaucoup le catholicisme en France est surtout une manière de conservatoire social ; dans certaines paroisses il n'est pas rare que l'on aille sans se poser trop de questions communier selon l'ordre de préséance au « Rotary ». A Jérusalem et Bethléem, à Ramallah ou Nazareth, si je retrouvais ce comportement souvent déplorable dans les paroisses d'expatriés, j'avais pu constater comme tous mes camarades et amis volontaires et coopérants que dans celles grecques-catholiques de croyants palestiniens, nous étions véritablement reçus sans affectation, sans grands discours ni fioritures inutiles qui ne sont là que pour mettre en valeur ceux qui les prononcent. Pour ces chrétiens palestiniens, cela faisait juste partie de leur Foi, cela allait de soi.

     

    Je suis toujours également frappé, effaré même, par la très molle ferveur dont font preuve les catholiques français lors des célébrations, à de rares exceptions. Le foie et le cœur de beaucoup paraissent déjà englués dans de la mauvaise graisse spirituelle. Ils sont là, ils chantent, ils prient, récitent les prières mais sont déjà finalement absents en vérité, et ce même parfois dans les grands rassemblements de jeunes qui ont au moins le mérite de faire du bien aux cœurs blessés, l'Esprit pouvant aussi s'y trouver derrière le brouhaha sur-affectif. Peut-être ais-je tort de le penser mais bien souvent j'ai l'impression qu'au fond ils croient à peine. Et l'on reconnaît un arbre à ses fruits, or une fois sortis de l'église, ils sont nombreux ceux qui omettent de simplement serrer la main, de laisser un simple sourire à celle ou celui qui était leur voisin,e de chaise. Ils compartimentent, la Foi s'arrête une fois le parvis franchi.

     

    image ci-dessous de l'auteur de l'article (paroisse grecque-catholique de Ramallah)

    280px-2010-08_Ramallah_15.jpgDans les paroisses grecques-catholiques la messe pouvait parfois durer deux heures, sans parler de la célébration de Noël à la Basilique de la Nativité cinq, après trois heures d'attente, mais la joie de ces croyants, leur ferveur, l'intensité de leur Foi étaient telles que cela m'a toujours paru moins long qu'une messe dominicale vite emballée et pesée devenue courante en province ou ailleurs. Je me souviens encore maintenant avec gratitude de cette procession des « Rameaux » vers la Basilique Sainte Anne, de cette messe de Pâques, de Dimanche de Lumière, à Saint Jean du Désert. Je n'en tire aucune amertume mais j'ai simplement du mal à comprendre ce qui retient les catholiques de France à se laisser aller juste un peu plus à la Charité, et en particulier à la Charité divine ?

     

    Chaque année depuis 2000, et mon retour de la Terre dite Sainte donc, je suis de ce fait, et par reconnaissance envers eux, lors de la montée vers Noël et aussi lors de la Semaine Sainte en esprit à Bethléem et à Jérusalem avec les chrétiens palestiniens. Ceux-ci sont prix entre deux feux : ils sont suspects à la fois pour les tarés fanatiques du Hamas et pour les pan-sionistes à tendance autiste ; et de plus ils subissent de plein fouet l'indifférence quasiment totale des chrétiens d'Occident, excepté quelques rares âmes pures, les uns se défaussant en mettant en balance leurs souffrances avec celles d'autres croyants dans le monde, y compris parmi les catholiques, les autres en assimilant les chrétientés orientales à des survivances coloniales somme toute, ce qui est surtout un symptôme de leur ignorance et de leur paresse intellectuelle. Ce n'est pas une question d'érudition, c'est ma mère qui me faisant le catéchisme avec d'autres enfants qui m'a appris leur existence et leurs spécificités.

     

    D'autres encore se soucient surtout de savoir s'ils sont bien catholiques ou non, ce qui est le cas à 60% d'entre eux, comme si la charité supposait des brevets de bonne catholicité. Il y a aussi ceux qui mettent en avant les persécutions des chrétiens orientaux surtout par haine de l'Islam mais qui ne font rien de concret pour les aider car après tout ces chrétiens du Proche et Moyen Orient, ce sont surtout des « bougnoules »...

     

    Le concret à faire, ce n'est pas seulement soutenir l'Oeuvre d'Orient et l'Aide aux Chrétiens en Détresse, ce qui n'est certes déjà pas mal, Mais c'est un combat surtout politique, au sens propre du mot, ces chrétiens portent en eux une bonne partie de notre identité originelle et bien souvent ainsi que je l'ai constaté sur place ils connaissent notre culture française mieux que nous, parlant souvent une langue très pure faisant ricaner les cuistres pour qui le français c'est de l'histoire ancienne. C'est aussi la nécessité impérieuse de la prise de conscience de ce qui fait notre identité, que l'on soit croyant ou pas, ce qui fait partie intégrante de l'Histoire de France, ce « vieux pays » ayant été depuis des siècles le protecteur des chrétiens arabophones, statut qui dérange beaucoup les adeptes du « Grand Israël » qui aimeraient bien faire dégager ces empêcheurs de coloniser en rond de la « Vieille Ville » et des « Lieux Saints », ils y sont presque arrivés au Saint Sépulcre du fait de la désunion honteuse des églises en ce lieu.

     

    J'en ai parlé un jour avec un de ces chrétiens orientaux, de Beit Jalla. Il évoquait son départ car il ne se voyait aucun avenir sur sa terre, entre deux persécutions égales, toujours suspect. Je lui fis part de ma colère face à ses souffrances, l'enjoignant de rester, il me répondit simplement : « Tes paroles sont très belles, mais que feras-tu sur place une fois rentré chez toi ? ».

     

    Ce texte est un début de réponse...

     

    Amaury Watremez

  • L'effarante crédulité contre la Foi

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    politique, foi, christianisme, amaury watremez, cons, connerie

    Le plan du "Village planétaire", qui ressemble donc à un parc d'attractions aussi, est emprunté à ce site

     

    L'on est frappé en parcourant le Net, les commentaires des internautes, leurs « statuts » « fessebouc » ou « Touiteure », par leur effarante crédulité vaguement camouflée par l'alibi de la modernité. J'ai pu le constater par exemple pour cet article-canular évident sur le pseudo-Évangile « de Gaïus » (comme Gaïus Baltar dans « Galactica » ?), écrit avec les mêmes codes et « mots valises » pour moquer ce genre de textes que l'on trouve chaque année partout dans les médias au moment de Noël, aussitôt commenté au tout premier degré par des internautes soit scandalisés, soit déjà convaincus par le texte et qu'il est presque impossible de convaincre de l'intention taquine du texte, pourtant évidente ; les personnes scandalisées montrant la fragilité de leur foi celle-ci pouvant donc être ébranlée par une blague certes sophistiquée mais une blague...

     

    NB : On ne s'étonne qu'à moitié de ne jamais trouver d'articles doutant de l'historicité de Mahomet ou Moïse...

     

    Ayant accès à une immense banque de données, certains découvrent des choses que leurs ancêtres connaissaient déjà il y a quelques siècles, et les exposent sans restriction ni prudence, sans réflexion personnelle ni analyse se contentant de répéter ce que les béquilles informatiques que sont pour eux « Wikipédia » ou « Gougueule » apportent.

     

    Ou pas.

     

    Car ces béquilles font des internautes des handicapés du raisonnement intellectuel strictement incapables de penser par eux-mêmes bien loin de l'idée de « village global » émancipateur. Ce fameux « village planétaire » encouragerait plutôt au repli sur soi et en particulier sur ses certitudes rassurantes, sur des préjugés d'une sottise généralement abyssales et l'exposé de lieux communs d'une mièvrerie sans égal pour se justifier de sa paresse intellectuelle : en gros, tous les goûts se valent, il faut être gentil avec son interlocuteur même quand il dit des énormités, et les personnes qui ont un peu de culture extérieure à la « culture » du Web et des réseaux dits sociaux sont des prétentieux-se insupportables...

     

    Curieusement, enfin cela sera curieux pour quelques uns, cette effarante crédulité s'oppose frontalement à la Foi et en particulier à la Foi chrétienne nombre d'internautes redécouvrant l'eau chaude, que ce soit des éléments repris des Évangiles apocryphes ou des confusions dus à l'ignorance (par exemple que le prénom « Ieshuah » ou Jésus était extrêmement répandu à l'époque du Christ et qu'il exista d'autres « rabbis » itinérants le portant confondus plus tard avec lui). Les chrétiens ont été conscients dés l'origine de ce risque qu'est la crédulité pratiquant l'exégèse, et un travail de recherche historique, en particulier celui des dominicains, ou des missionnaires d'Afrique, dans tout le Proche-Orient et particulièrement en Terre Sainte.

    La Foi fait travailler tout l'être, et en particulier son intelligence...

     

    Ce n'est pas la première époque autant marquée par cette atroce et abjecte crédulité, doublée de l'imbécile prétention d'une vanité sans bornes d'être à l'apogée des consciences, dans l'incapacité totale d'un quelconque second degré de compréhension, c'était déjà le cas durant les Guerres de Religion, période pendant laquelle des esprits de qualité comme Montaigne ne trouvèrent comme solution que de se réfugier dans leur bibliothèque parmi les écrits des grands anciens et des maîtres antiques, y puisant leur sagesse et un peu de raison. Ce qui frappait Montaigne déjà en son époque est que cette crédulité étonnante se doublait d'une servilité sans bornes face à des maîtres qui ne songeaient qu'à leurs propres intérêts et leur seul confort de classe.

     

     

    Durant cette période troublée, j'avais un ancêtre en Picardie ayant trouvé la solution pour mettre les imbéciles d'accord entre eux, le Sire d'Inchy. Il a encore à cause de cette solution sa « pierre d’infamie » dans un coin obscur de la cathédrale de Laon. Il pendait les cons après avoir bien bu et bien mangé avec ses compagnons d'armes s'arrêtant de pratiquer ce salutaire quoique radical « branchage » constatant qu'il ne se trouverait pas assez d'arbres pour libérer la terre de tous les sots. Hélas, ami lecteur, je peux que souscrire, moi son lointain descendant, à cette constatation désolante...

  • Joyeux Noël avec un ami

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    Kim et moi, le modeste et humble taulier de ce blog d'exception sans me vanter (sans blaguer..., ici je mettrais bien lol pour que les imbéciles comprennent qu'il y a ici deux doigts de dérision), vous souhaitons un Joyeux Noël en attendant la Troisième Guerre Mondiale qui ne devrait pas tarder tout comme le choc des civilisations que les imbéciles attendent de tous les côtés, il y a des signes qui ne trompent pas...

    « L’ignorance et la bêtise du peuple font la force du dictateur. »

    « Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne. L’ignorance est la nuit qui commence l’abîme. » Victor HUGO

    « L’ignorance est une mauvaise graine que les tyrans cultivent parmi leurs sujets, mais qu’aucune démocratie ne peut se permettre parmi ses citoyens. » William BEVERIDGE

    ci-dessous pour compenser le faciès de Kim une image de Scarlett devant notre sapin...

    1468542_10205723994007655_1777321838266407626_n.jpgpolitique,noël,amaury watremez

  • « Tout va très bien madame la Marquise en 2014 »

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    politique, islam, padamalgam, amaury watremez terrorismeEn photo "James", alias Bernard Cazeneuve, image prise sur le site de "20 minutes"

     

    La marquise est dans son salon au « château », entourée de quelques amis (un conseiller économique aux cheveux gris et aux lunettes de professeur, son col « Mao » trahissant sa folle jeunesse, un jeune couple homosexuel que la marquise trouve teeeellement sympâââ, qui travaille dans la pub, et deux ou trois bourgeoises oisives) :

     

    - Ah mon dieu ! Ce Zemmour mais quel ennui ! J'en souffrais pour Jean-Luc (Romero) et Christophe (Girard) de mes amis très proches, homos mais teeelllement charmants. Je n'en pouvais plus de l'entendre dire autant de choses désagréables sur les personnes arabes et musulmanes, qui sont charmantes, Aïcha la fille de notre cher et merveilleux compagnon de voyage l'émir quatari que nous avions en pension chez nous ou Ahmed le fils de notre cher ami l'ambassadeur des Émirats sont des gens très bien, très souriants, je vous assure. Ils sont très modernes, ils ont Internet et des smartphones, et chez elle Aïchaa enlève toujours son voilà ! Et puis ces voiles et ces longues barbes, cela me rappelle toujours mes vacances tellement extrââordinaires à Marrakech !

     

    Et je ne me passerai jamais de Djamila, ma bonne algérienne teeellement compétente, et ces gens-là travaillent pour si peu d'argent mes très chers...

     

    Nous avons écrasé et continuons d'écraser l'infââme catholicisme qui m'empêchait de choisir mes amants, nous ferons de même avec l'Islâââm c'est tellement simple. Il n'y a pas à s'inquiéter, et c'est bientôt Noël grands dieux, c'est la trêve des confiseurs !

     

    (Rires complaisants des amis)

     

    - Ainsi que je l'ai suggéré à Manuel, ce petit catalan que nous aimons tant qui est premier ministre c'en était trop, vraiment ...

     

    Un majordome entre avec un téléphone sur un plateau :

     

    - Votre résidence secondaire, mâdâme …

     

    La marquise décroche :

     

    - Allo, allo James, quelles nouvelles ?

     

    James :

     

    -Trois fois rien madame la Marquise, des tout petits riens, un déséquilibré a entrepris encore de blesser et tuer des passants au volant de son véhicule, un croyant musulman soucieux de sa foi à première vue. Ce n'est qu'un pauvre homme malade, chère mâdâme, rien de bien grave, ne pratiquons pas l’amalgame. Je l'ai recommandé comme mot d'ordre au personnel « padamalgam ».

     

    La marquise rosit un peu, elle se lève un peu nerveusement de son fauteuil « Voltaire », bien entendu, et va vérifier dans son salon-boudoir si les portes et fenêtres sont correctement fermées. Quand elle ouvre une des fenêtres quelques secondes, l'on entend des clameurs, un peu de bruit. Elle réagit :

     

    - Mon dieu, mais cette colère du peuple jusque sous nos fenêtres, cela devient intolérââble, il faudra que je songe à faire poser des doubles vitrages voire à faire intervenir la maréchaussée pour calmer ces gueux.

     

    Elle reprend le téléphone :

     

    - Ce n'est rien James, vous saurez y pourvoir comme vous avez si bien su le faire en 1986 en laissant entendre que cet odieux nuage radioactif de Tchernobyl s'était arrêté aux frontières de notre beau pays, ainsi pour le terrorisme, parlez donc de « loups solitaires » mon cher James. N'entretenons pas la psychose de la populace...

     

    (Rires complaisants des amis derechef)

     

    Elle ferme cependant les volets car la clameur extérieure monte encore...

  • La gauche déteste toujours la démocratie

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    politique, société, télévision, amaury watremez

    La gauche fut-elle sociétale, bobolisée, ou révolutionnaire sur la pointe des pieds voire sans complexe, n'a jamais supporté le débat démocratique pour atteindre les pics de son « objectivité ».

     

    On se rappellera ce qui arrivait et arrive encore à tous les opposants aux régimes dits socialistes d'Europe de l'Est, en l'occurrence en Corée du Nord, au Venezuela sous le règne de Chavez et consorts. A gauche, on sait ce qui est Bon pour le peuple, à gauche on possède la vérité, et l'on sait bien qu'un jour le réel, à force de taper dessus comme l'on tape sur un coin carré pour le faire entrer dans un trou rond, finira par coïncider avec l'utopie idéologique. Les contradicteurs, que ce soit sur le Net ou dans la vie, sont psychologisés, traînés dans la boue, injuriés, on leur oppose aucun argumentaire car on a la Vérité, grands dieux scande la gauche rose, rouge et verte-pastèque dans son ensemble !!!

     

    Il faut le reconnaître cependant, la contradiction que porte Zemmour à la gauche sociétale et la droite libérale libertaire vient de l'intérieur du système, il était la « soupape » officielle contre l'idéologie libérale-libertaire ou sociéto-libérale, ce qui revient au même. Zemmour n'a pas une parole si dissidente que cela puisque bénéficiant de réseaux et d'amitiés dans les médias, il s'y exprime à loisir et abondamment. Je ne me fais pas de soucis pour son avenir même viré d'I-télé. Il reste un privilégié...

     

    Ceci constaté, son éviction de cette chaîne d'information en continu montre que même lorsque l'on parle de l'intérieur de la machine, si l'on passe un butoir de ce qu'il est permis de dire, si l'on remet trop en cause les fondements de cette société consuméristo-sociétalo-spectaculaire, aussitôt l'on risque gros. Frigide Barjot l'a très bien compris également vu ce qu'elle vient de vivre...

     

    Notons que Zemmour n'a même pas parlé de déportation dans cette interview à un journaliste italien, du « Corriere della sera », prise comme prétexte, mais évoqué une réalité, à savoir, même si cela déplaît de le dire, l'Islam en France pose un réel problème. Non pas pour ce qu'il est comme foi religieuse, ceci étant respectable mais parce qu'il cristallise chez certains français d'origine étrangère toutes leurs frustrations et colères leur offrant ainsi un alibi pour se laisser aller à la violence.

     

    C'est juste un état des lieux...

     

    Pas de chance d'ailleurs, le lendemain où l'on apprend que le polémiste est viré d'I-télé, où l'émission à laquelle il participait, faisait le plus d'audience, voilà qu'un autre taré fanatique décide de se sacrifier à Joué-les-tours en poignardant et blessant grièvement trois fonctionnaires de police et donné ainsi raison au journaliste.

     

    C'est peut-être la faute de Zemmour allez savoir ? Je m'étonne de n'avoir pas encore entendu cette thèse, certains osant imputer la responsabilité des actes homophobes à Frigide Barjot et La Manif pour tous...

     

    Ceux qui conspuent Zemmour se contrefichent de l'Islam, qu'ils rejettent déjà dans les poubelles de l'Histoire, ils se fichent que des musulmans accèdent ou non à l'ascenseur social ; c'est juste pour ces faux débatteurs, un alibi, pour défendre la société libérale mondialisée, sans âme, sans identité, sans histoire qui est bonnement utile pour entretenir la machine du « tout économique ». Un citoyen consommateur sans passé est plus docile avec l'aide de quelques « idiots utiles » qui ne désirent qu'une chose, se faire passer coûte que coûte pour des esprits teeellement progressistes, rajoutant aux prétentions habituelles des bourgeois aisés des prétentions culturelles z-et intellectuelles...

     

    Ceux qui ont viré Zemmour, obéissent au Pouvoir. Valls, à plusieurs reprises a souhaité faire taire cette parole contradictoire sans parler de Bruno le Roux et d'autres comiques morts de leur vivant, de leurs satisfécits mais jadis drôles sous Giscard comme Bedos ou Balasko. Je ne veux pas accabler ces deux là, la vieillesse au fond est un naufrage. Ceux qui ont appelé à faire splitter Zemmour sont au fond des jaloux, tout simplement, des envieux, des « malfaisants » qui comme tous les cons osent tout en se parant des atours de la morale collective. Il faut les comprendre, on ne les lit plus, on ne les écoute plus, et même on raille la bonne parole qui jaillit de leurs augustes bouches qui en savent tant.

     

    capture d'écran I-télé en illustration

  • Si on ne peut même plus faire confiance aux dictateurs de gauche !

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    politique, histoire, Cuba, dictateurs, amaury watremezIllustration empruntée ici

     

    Cuba No ! Cuba Si ! Article taquin sur un air de Tito Puente...

     

    Hasta Siempre !

     

    Tu le sais bien ami lecteur, je ne suis pas de ces zélotes libéraux qui se réjouiront à contresens voyant dans la France de Hollande un régime comparable à celui de Mao. Mais quand même, si on ne peut même plus faire confiance aux dictateurs, américains et cubains de gauche, cathos progressistes, viennent de mettre fin à quelques scories de la Guerre Froide qui subsistaient encore, on me dira, ni le leader cubain ni Obama n'ont évoqué de possibles progrès vers la Démocratie à Cuba.

     

    Tu m'objecteras ami lecteur que la démocratie en ces temps libéraux libertaires ce n'est pas tout à fait la démocratie, et puis Cuba était parfait donc pourquoi s’embarrasser avec ces idées petites bourgeoises de liberté d'expression, de vote voire d'écriture. Rappelons que les prisonniers politiques cubains, de sales petits bourgeois hédonistes et réactionnaires, c'est sûr, devaient voir leur famille quand ils en avaient le droit, à savoir rarement, nus, non pas que ce fût indispensable mais à la dureté de la peine, au chagrin que causait les séparations déchirantes avec ses proches, il fallait bien rajouter l'humiliation.

     

    Cuba était un des derniers paradis communistes -mais si je t'assure ami lecteur, en état de fonctionnement -ou presque- sur cette planète, un système d'enseignement remarquable, des soins gratuits pour les plus pauvres, un peuple qui mangeait à sa faim depuis cinq ou six décennies et un « Lider Maximo » , Fidel Castro, qui donnait tout à son pays y compris des discours fleuves pour montrer combien il était encore vaillant à plus de quatre-vingt ans. Quand il avait fait la Révolution il avait un second qui délivrait la bonne parole à ceux qui ne l'avaient pas encore reçu, non p as un beau sujet de pendule mais de « ticheurte » pour ado libéral-libertaire voulant jouer la révolte, le « Tché Guévara ». Et puis le « Lider Maximo » a cassé sa pipe et son frère Raul lui a succédé, un type plus fade, avec moins de personnalité, plus Général Tapioca qu'Alcazar en somme.

     

    Note ami lecteur que l'album de Tintin qui raconte le retour au pouvoir de ce dernier dans son pays d'opérette se termine amèrement par la même image qu'au début, une mère et son enfant crevant de faim sous le regard sévère de deux flics militaires patrouillant dans un bidonville. Le fait que Alcazar comme Castro ait de meilleures intentions que son ennemi ne change rien à l'ironie douloureuse de la situation.

     

    Avant Castro, un autre genre de « Lider Maximo », tout aussi dictatorial, gouvernait, Batista, une marionnette des grandes entreprises américaines docilement vendu au « Syndicat » de la côté de Floride, une crapule de la plus belle eau. Sous Batista, on buvait surtout des « Cuba Libre » que des magouilleurs réfugiés sur l'île après la Guerre d'Espagne éclusaient sec mais il faut dire quand même qu'un coquetèle avec du Coca c'est imbuvable.

     

    Les casino pullulaient, et les écrivains en recherche de posture glorieuse venaient tous s'y prendre pour Hemingway qui lui était plutôt du côté de Fidel. Il a cru y retrouver un élan perdu depuis la Guerre d'Espagne. Au moins cette période troublée de Cuba aura-t-elle permis à Hunter Thompson d'écrire son excellent « Rhum Express », où il croise quelques autres inadaptés sans scrupules comme lui, et les illusions d'Ernest « Papa » Hemingway ont permis l'invention du « Hemingway special », rhum cubain, un peu de citrons verts, du jus de pamplemousses, une ou deux gouttes de marasquin.

     

    Autre ironie du sort dans l'histoire, ce rapprochement serait dû au pape François celui-là même qui est si bien vu par la gauche qui sait et la gauche encore un peu révolutionnaire, ces papes ! On se demande ce qu'ils ont avec le Communisme, Jean-Paul II va en Pologne, passe le rideau de Fer, en 1991, plus d'URSS, tout se perd. Ne reste plus que le sinistre Ubu encore au pouvoir en Corée du Nord, un imbécile sanguinaire infiniment plus dangereux que Castro frères...

     

    Et comme je dis toujours « Viva la Revolussionne ! » Et retour à la première image  (cf fig 1) ...

  • Tant que l'on a encore le droit ou moi aussi je veux ma fatwah

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  • Politiques avec une perruque - « Politiques undercover »

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    politique, télévision, société, Amaury watremez

    image prise ici

     

    Le prince Siddharta a un jour décidé de voir son peuple de plus près, il a alors revêtu des habits de pauvres et est sorti dans les rues de la capitale de son pays, il s'est aperçu combien la pauvreté régnait en maîtresse exigeante sur ses sujets, ainsi que la faim et le manque de travail. Pour résoudre tout cela, il a choisi une méthode que l'on peut trouver contestable, il s'est assis sous un tronc et s'est mis à méditer sur le sort des pauvres êtres humains. Cela n'a pas changé grand chose on s'en doute, mais au moins il a essayé un truc et il n'a pas fait ça juste pour que l'on parle de lui et se prêter à la société spectaculaire, et c'était un prince plein de bonne volonté même s'il n'était pas très malin vu les solutions qu'ils prônaient pour changer le monde.

     

    Dans « politiques Undercover » des politiques français qui sont aussi des « bons clients » des plateaux de télévision, Jean-Luc Roméro le hérault de l'euthanasie vite fait bien fait pour les pauvres, Samia Ghali, sémillante sénatrice de Marseille, Thierry Mariani, un des « penseurs » de l'UMP avec Nadine Morano, et Bernard Accoyer, mari de Michelle Alliot-Marie ont ressenti le besoin de se déguiser et de jouer la comédie pour aller à la rencontre des « sans dents », le « déguisement » un rien amoral de Mariani en tétraplégique (accompagné d'une handicapée en minijupe, ce qui est plus photogénique) tenant du foutage de gueule et je pèse mes mots. Ce simple énoncé montre à lui seul leur échec complet à comprendre ce qui inquiète les français en ce moment. Non seulement le « pays légal » est coupé du « pays réel » mais il est complètement à côté de la plaque.

     

    Le but -de l'émission- n'en est pas de susciter le débat politique mais juste de faire le « buzz » en rigolant autour des semi-célébrités politiques attifées n'importe comment et qui font ensuite dans la démagogie en énonçant quelques lieux communs connus par tous les précaires et ceux qui dans ce pays tirent le diable par la queue (ce qui doit être douloureux vu le nombre croissant de citoyens de cette nation à le faire). Bien sûr dans le troupeau des téléspectateurs beaucoup ont manifesté leur dégoût mais auront allumé leur poste à ce moment là. Ce qui « rassure » un peu malgré tout, et prouve un peu plus la déconnexion d'avec le « pays réel » est que le show a été un échec d'audience et battu par une rediffusion, une autre...

     

    On a du mal à le comprendre en soi le principe du déguisement :

     

    Pourquoi Samia Ghali n'a-t-elle pas accompagnée une véritable mère célibataire en attente de logement ?

    Pourquoi Mariani ne s'est-il pas contenté de suivre une personne en fauteuil ?

    Quant à Accoyer pourquoi jouer -mal- le rôle d'un médecin d'urgence une et une seule soirée ? Pour Roméro on comprend presque le déguisement, son visage est un peu plus connu, mais pour les trois autres il ne se justifie en rien. Et on sait bien que tout cela est certainement scénarisé avec un ou deux comparses.

     

    Tout cela est du gadget, un alibi pour monter sur la scène et se mettre en avant les quatre politiques mis en vedette hier soir étant aussi des « accros » à la célébrité et la célébrité sans raison particulière, pour flatter leur narcissisme. Je n'avais que très peu de sympathie pour Roméro, défenseur de causes sociétales, et idiot utile des libéraux-libertaires, dorénavant je le trouve juste grotesque, tout comme Accoyer et Mariani qui brillent par leur insignifiance. La « cerise sur le gâteau » est que suite à ces tournages, ces politiques se prétendent encore « de terrain », telle Samia Ghali qui ne manque pas de culot.

     

    Aucun d'eux ne semble comprendre, ou feint de ne pas pouvoir y arriver, que ces problèmes qu'il affirment percevoir pour la première fois, ce qui est également très inquiétant, sont causés par une grave crise morale, nationale, le détricotage minutieux des nations par l'Union Européenne, et politique, le cynisme et l'opportunisme des sociéto-libéraux comme des libéraux-libertaires. Il paraît qu'il y aura d'autres numéros de cette émission...

     

     

    ...Jusqu'à l'abîme.

  • Simulacre de société

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    À propos de « Simulacres » de Philip K. Dick chez « J'ai Lu »

     

    image prise ici

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    Ce roman de Dick est un des plus « dickiens » qu'il ait écrit avant sa crise mystique de 1974, au délire maîtrisé, un roman qui n'est pas exactement de Science-Fiction même s'il y a les voitures volantes, les rayons désintégrateurs ou des vaisseaux spatiaux qui vous emmènent vers Mars en quelques minutes. Les publicités sont vivantes et il faut les abattre au fusil ou les écraser pour s'en débarrasser. Rien n'y est vraiment ce que l'on pense, le pouvoir est exercé par des simulacres d'êtres humains ou des acteurs au bénéfice de corporations économiques à moins que ce ne soit l'inverse, cela le lecteur avisé et lucide sur le monde actuel peut se demander si c'est autant délirant que cela il est vrai. Le lecteur qui cherche une anticipation dans le genre d'Asimov ou Arthur C Clarke sera déçu sans parler de celui qui s'attend à du délire pour le délire, une sorte de SF « sous acides », à laquelle on réduit souvent Phili Dick...

     

    L'intrigue est très dense, comme toujours chez l'auteur, et il faut en considérer l'ensemble pour entrevoir où il nous voulait précisément nous emmener. Dick a ici pris confiance en son talent et en son style. Ce livre n'atteint pas encore la folie de la « Trilogie Divine », de « Ubik » ou « le Dieu venu du Centaure », mais offre un bel exemple de SF oulipienne en somme et implicite. L'auteur n'explique jamais pourquoi les voitures volent ni sur quels principes scientifiques les robots sont construits, et fonctionnent, et personne ne s'étonne des éléments les plus incongrus des sociétés futuristes dysfonctionnelles que Philip K. Dick décrit dans son style habituel.

     

    Dans ce monde l'après Troisième Guerre Mondiale, qui a causé une période de barbarie et de chaos, il en reste quelques séquelles, des communautés de mutants dégénérés, les « bûch'rons », l'on suit un pianiste aux pouvoirs « psis », Richard Kongrosian, phobique agoraphobe depuis qu'il a été traumatisé par une de ces réclames volantes et persuadé de devenir invisible progressivement, un vendeur itinérant, Al Miller, de « jungle » de vaisseaux spatiaux d'occasion qui se fait aider d'un robot imitant un animal martien pour vendre sa camelote pour « Luke le cinglé », le personnage le plus sain d'esprit du livre.

     

    Al a pour passe-temps principal la pratique de la cruche musicale (!), en duo avec Ian Duncan, inadapté instable allant de petit boulot en petit boulot, leur ambition étant de se produire à la Maison Blanche pour un des spectacles lénifiants offerts en pâture au peuple par Nicole Thibodeaux, la femme du président des USEA (États Unis d'Europe et d'Amérique), un androïde fabriqué par une multinationale, pour le distraire des manigances constantes du pouvoir qui va jusqu'à tenter de manipuler le passé pour asseoir un peu plus son influence sur les masses, allant même jusqu'à transférer Goering de son lointain passé pour s'assurer de son concours dans un plan machiavélique.

     

    L'Allemagne a été le premier pays à fusionner avec les États Unis d'Amérique et a fini par tellement influencer les choses que l'on nomme le président « Der Alte » comme Konrad Adenauer dans les années 50, la France a recréé un Empire. Il y a également un mouvement néo-nazi, les « fils de Job », mené paradoxalement par un juif en rupture de ban, Berthold Gotz qui emploie lui aussi le voyage dans le Temps, appelé l'effet Lessinger, pour combattre les dirigeants actuels. Enfin, le dernier psychanalyste en exercice de ce monde, que tout le monde considère comme un fossile, le docteur Ego(n) Superb, va devoir non pas guérir un de ses patients mais aggraver son cas pour sauver le monde. Nicole Thibodeaux s’avérera être elle aussi un simulacre. La société se divise en « Ge » et en « Bes », les premiers au fait des secrets du pouvoir, ou le croyant, les seconds maintenus dans l'ignorance et parqués dans des ensembles gigantesques dont ils ont l'interdiction de sortir.

     

     

    Dick avait l'intuition de ce que donnerait notre société, naissant de la fin des illusions, des utopies des années soixante, dominée par le pouvoir tout économique qui va jusqu'à chosifier les êtres humains, le travail et le divertissement pour préserver ses intérêts...

  • Rocher de pacotille

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    ci-contre les heureux parents (image prise sur potins.fr)

     

    Il y a plus de trente ans, ami lecteur djeuns, je te parle vraiment d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, Bernard Langlois, présentateur du Journal Télévisé, se fait virer après un éditorial resté célèbre dans lequel il mettait en en parallèle la mort de Grace Kelly dans un accident de voiture après une vie d'une princesse qui n'était pas une princesse de contes de fées et celle de Bachir Gemayel, homme politique libanais sur lequel de grands espoirs étaient fondés à l'époque pour restaurer la paix au Proche-Orient, décès aux conséquences beaucoup plus funestes. Déjà à l'époque, Margot qui aime pleurer dans les chaumières et le public en général se passionnaient beaucoup plus pour le sort de la princesse parvenue. Desproges fit de cette éviction parfaitement scandaleuse un réquisitoire impitoyable, comme à son habitude

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  • Tant qu'à défendre la laïcité soyons cohérents...

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    Interdire les crèches, défendre la laïcité ?

    Image empruntée à ce blog

    creche-bethleem.jpgLes défenseurs de la laïcité, qui est plutôt en France un rejet de la religion catholique avant tout, m'amusent, ils chôment le dimanche, le 25 décembre et tiennent aussi bien à leur Lundi de Pentecôte qu'au jeudi de l'Ascension. Ils se baladent dans la campagne à la Toussaint et vont se baigner le 15 Août, et pourtant ce ne sont que des fêtes chrétiennes, catholiques. S'ils étaient cohérents, jusqu'au bout, ils demanderaient donc la fin de ces scandaleuses vacances accordées aux croyants catholiques, autant de coups de canif dans le contrat « républicain », scandaleux compromis contre la République. Mais fort curieusement, ceux-ci sont alors considérés par eux comme des z-acquis sociaux...

     

    Bizarre ?

     

    Tu me diras ami lecteur, je trouve cela finalement très bien que Mélenchon défende l'interdiction du travail et de l'ouverture des magasins le dimanche, toutes choses que les français trouvent très bien tant qu'ils ne sont pas concernés et qu'ils peuvent aller errer le nez en l'air, consuméristes hébétés, dans les rayons du Auchan (TM°) ou du Carroufe local (TM°), rêvant à ce qu'ils peuvent encore – un petit peu- consommer.

     

    Deux « libres penseurs » demandent l'interdiction d'une crèche municipale, traditionnelle pourtant dans leur bled, obtenant le retrait de celle-ci. J'ai cherché sur Internet le même zèle de leur part concernant les menus séparés selon les prescriptions religieuses musulmanes dans toutes les cantines scolaires, sans parler des pauses systématiquement accordées pour la rupture de jeûne lors du Ramadan, fêté par la Mairie de Paris avec l'argent public, ou le « shabbat » qui est devenu de fait un jour chômé officiel dans le quartier du Sentier à Paris sans que nul ne s'en émeuve et comme la fameuse sœur Anne je ne vois rien venir : aucune indignation vertueuse ou quoi que ce soit d'autres. La laïcité ce serait donc seulement contre le catholicisme ?

     

    Ce que je trouve navrant est que ces soit disant adeptes de la Libre Pensée judiciarisent l'exposé de leur point de vue comme cela semble devenir la coutume des associations communautaristes et, ou se réclamant de telle ou telle grande cause comme le CRAN faisant retirer de la vente « Tintin au Congo » après une décision de tribunal...

     

    Ce n'est pas une grosse surprise certes, « l'infâme » c'est l’Église et cela a toujours été l’Église...

     

    La plupart des défenseurs z-acharnés de la laïcité sont des bourgeois pédagogues qui sont investis de la mission de guides du peuple, qui n'en demande pas autant. Ils prêchent la tolérance, et tout le saint frusquin, mais décident sans rire que les catholiques regimbant à ce que l'on nie les apports de leur foi à la culture collective sont des nostalgiques même pas de Vichy et des z-heures les plus sombres de notre histoire mais de l'Ancien Régime, enfin plutôt de la vision qu'ils ont de l'Ancien Régime, complètement fausse historiquement, des suppôts des dévots et des jésuites qui regrettent surtout la dissolution des valeurs françaises, le déni de l'histoire de ce pays et de ce qui l'a construit.

     

    Ces pseudo champions du laïcardisme sont également des ignares qui semblent ne pas comprendre que le catholicisme est une religion sécularisée, ce que n'est pas l'Islam religions de recommandations qui ont force juridique et légale, les « hadiths » ni le judaïsme sans oublier le bouddhisme qui lorsqu'il était religion d'état au Tibet impliquait régulièrement des massacres de chrétiens.

     

    Il est vrai que Jean-Claude Brighelli a parfaitement raison d'ailleurs dans son article du « Point » sur la question, ce que veulent ces défenseurs hypocrites de la laïcité, ce n'est pas celle-ci mais que soit acceptée une société multicul basée sur l'acceptation d'un plus petit commun dénominateur qui est en somme, « chacun dans sa communauté et les vaches seront bien gardées ».

     

    C'est aussi, tout cela, de la responsabilité des catholiques, qui font preuve d'une patience mal venue, qui jouent souvent les « cathos de service » par peur d'être largués par le reste de la société, qui préfèrent le conformisme à la Vérité un peu trop souvent...

  • Delphine

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    littérature, politique, société, amaury watremezCe blog s'est arrêté quelques jours pour raison de panne fatale de disque dur, je sais combien tu étais inconsolable ami lecteur, tu as pleuré des seaux de larmes, j'en suis certain. De fait j'ai pu soigner, un petit peu, mon addiction cybernétique dont je souffre comme la plupart de mes contemporains malheureusement qui finissent par se persuader, pauvres Dorian Gray, que leur image virtuelle est leur vraie personnalité, se vautrant dans la vacuité de leurs aspirations matérialistes et égoïstes minuscules.

     

    J'aurais pu revenir ici avec un texte tonitruant plein de bruit et fureur, de cynisme et de dérision furibonde, mais j'ai préféré parler de ma chère Delphine (sur la photo je suis sûr ami lecteur que tu verras où je suis et où est Delphine). Delphine était une petite banlieusarde, comme moi, quand elle était petite. Nous habitions une résidence, le « Parc de l'Aulnay » à Vaires sur Marne que les adultes et les médias trouvent aliénante, un agglomérat de « cages à lapins » toutes pareilles. Nous faisions quasiment nous enfants tout ce que nous voulions sans être surveillés, pistés par un gadget électronique, personne n'évoquait le fameux « sentiment d'insécurité ».

     

    Certes, j'ai conscience qu'il y aura bien un ou deux pisse-vinaigre pour vraiment trouver que je suis un égocentrique narcissique indécrottable, un petit bourgeois hédoniste et réactionnaire car nostalgique. Je ne comprendrai jamais cette accusation stupide d'égocentrisme ou de narcissisme envers les écriveurs, les auteurs, les écrivains, c'est une telle évidence qu'il faut un égo de bel aspect pour cela, ce qui n'est pas forcément un défaut...

     

    Nous passions la fin de nos journées dans un petit parc qui était au centre de notre cité bleue et blanche. Nous prenions parfois le train de banlieue sur les bancs de bois de la deuxième classe des années 70 pour aller au « Rex » rêver dans ce cinéma mythique au décor pourtant de stuc et de carton pâte, c'est là-bas que j'ai commencé à aimer passionnément le cinéma face à « l'Île sur le Toit du monde » ou « Vingt-Mille lieux sous les Mers », moi j'étais triste surtout pour le capitaine Némo et je trouvais que Ned Land était un crétin sans cœur.

     

    Delphine était une petite fille très hardie mais pas pour autant « garçon manqué », elle n'avait peur de rien, elle trouvait que j'étais trop raisonnable, elle avait quand même été impressionnée favorablement par mon courage en découvrant la trace du vaccin du BCG que j'avais sur le pied droit. Elle crapahutait sur les agrès du jardin public, à des hauteurs sans limites pour des petits enfants, pour s'étourdir. Elle avait les cheveux courts coupés à la mode de l'époque, « à la Stone ». Elle était toujours spontanée, vive, rieuse et très gaie, moi déjà je croyais savoir que la chair était faible et j'avais lu tous les livres, présomptueux que j'étais.

     

    Delphine m'apprit un jour que le Père Noèl n'existait pas, que c'était les parents, ces cachottiers, qui allaient acheter les cadeaux dans les grands magasins à Paris dont nous allions admirer les vitrines décorées spécialement, emmitouflés, à peine quelques jours avant le 25 décembre ou dans un de ces nouveaux centres commerciaux qui venaient d'ouvrir à la lisière de la capitale, comme Parly 2. C'était encore les « Trente Glorieuses », on croyait que la prospérité allait durer encore un petit peu. Je commençais à avoir des soupçons, il est vrai, voyant mes parents faire des allers-retours parfois avec des airs de conspirateurs quelques temps avant les fêtes lorsqu'ils revenaient de Paris-Paname où ils allaient alors sans moi ou mon petit frère tout neuf ce qui était inhabituel.

     

    Un jour, voulant lui montrer que je savais faire une « cascade » sur un des toboggans du jardin public, je tombais et les adultes affolés appelèrent les urgences, Delphine était bouleversée, elle était sans voix. Elle ne pleurait pas, mais elle avait eu très peur, et lorsque je revins, j'eus droit à une bourrade un peu brusque pour me montrer combien son inquiétude avait été grande. Les grandes personnes, tellement raisonnables, passent leur temps à se demander pourquoi ils aiment, s'ils aiment vraiment, assez bien et comment ils aiment, les enfants eux ne se compliquent pas tant l'existence pour autant, ils vivent sincèrement leurs sentiments, jusqu'au bout . Cela ne dure pas il est vrai, les préjugés, les lieux communs, la sottise, les appétits communs ont tôt fait de les rattraper...

     

     

    Cela me fait dire également que finalement ce qui meut les hommes, ce qu'ils font, ce qu'ils écrivent , ce qu'ils créent c'est pour faire bonne figure devant les filles. D'ailleurs comme d'autres, je l'avoue c'est aussi évidemment un des buts de ce blog taquin....

     

    photo empruntée ici

  • Misanthropie du soir espoir

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    A mon sujet beaucoup s'étonnent, on me juge comme « écorché vif », misanthrope, un rien cynique et beaucoup trop caustique, sans espoir sur la nature humaine enclin à la solitude pour se protéger. Je suis un « anar de droite » qui ne croit pas en grand chose (c'est vrai je ne crois qu'en Dieu), un sceptique. Je pense même à toi qui étais une idéaliste à tes vingt ans, et qui refaisait le monde, ma Célimène, tu me trouvais beaucoup trop cynique, et pourtant maintenant tu travailles pour des politiques que tu dédaignais. Ce n'est pas moi qui suis cynique, mais la vie qui m'incite à la simple lucidité sur le réel.

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    Je ne suis pas non plus un de ces « petits jeunes gens réalistes » que conchiait Bernanos, ce que d'autres appellent ma causticité n'est que de l'affection déçue, la conséquence de nombreuses blessures morales à l'orée de l'âge adulte lorsque je me suis aperçu que les « grandes personnes » n'étaient pas si raisonnables que ce qu'elles prétendaient.

     

    Il faut dire que lorsque l'on observe la nature humaine quotidiennement telle qu'elle est dans son jus, cela n'incite guère à lui faire confiance, à positiver ce qu'elle est. La nature humaine n'est pas encline au Bien, les tragédiens classiques, les auteurs de talent, les artistes, les musiciens ont tous pourtant essayé de nous le faire comprendre qu'ils soient croyants, agnostiques ou athées.

     

    Et pourtant, il arrive que personnellement, je crois percevoir de l'espoir chez l'un ou l'autre, un désir de vérité, d'authenticité, un refus de se leurrer sur ses appétits, et son égoïsme. C'est d'autant plus précieux que quand cela arrive je ressens un petit bonheur étonnant de douceur, bonheur de plus en plus rare. C'est comme une toute petite éclaircie au dessus d'un bled de province dont les rues sont vides après 17h un lundi soir, c'est une note de gaieté inespérée.

     

    Je ne juge alors jamais le passé de la personne, ce qu'elle a pu traverser, peu m'importe puisqu'elle montre qu'elle veut avancer, mais malheureusement « les orgueilleux restent des orgueilleux, les voleurs des voleurs et les putains des putains » ayant la peur panique de n'être plus dans la note du rôle qu'on leur accord...

     

    Même si j'ai de temps à autres des pressentiments mauvais, je veux toujours croire que la personne dans laquelle je vois cette toute petite lumière mérite qu'on l'encourage, qu'on l'entoure afin de s'épanouir. Je crains seulement qu'au fond, beaucoup ne veulent pas vraiment sortir de la comédie des apparences, des compromis sociaux qu'ils estiment obligatoires, auxquels ils se soumettent. Ils veulent continuer à jouer un personnage qui les console de ce qu'ils estiment être leur médiocrité personnelle, leur profonde banalité, comédie que le Net amplifie considérablement.

     

    Je veux généralement alors à tout prix faire mentir mon intuition première et toujours la déception finit par arriver car se conduire gentiment ou de manière simplement respectueuse, avec quelqu'un est toujours pris, à quelques exceptions pour un symptôme d’imbécillité ou de légère débilité mentale.

     

    Étonnamment, l'être humain considère généralement que se conduire humainement est méprisable et un signe de faiblesse au risque d'oublier toute empathie, toute altérité. De plus en plus dans notre société qui voudrait bien quantifier ce qui fait la substantifique moelle de nos esprits, pénétrer et marchandiser nos rêves, que le souci de l'autre compte est négligeable, promis à l'oubli car freinant la dynamique du système.

     

     

    Et on s'étonne que je sois enclin à la misanthropie ou à un profond scepticisme sur les bonnes intentions des « bons » apôtres ?  

     

    Amaury Watremez

     

    image prise ici

  • Pourquoi les coiffeurs ?

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    agression-antis%C3%A9mite-%C3%A0-Cr%C3%A9teil.jpgUn ami adepte de l’humour noir et de la dérision, un petit bourgeois hédoniste et réactionnaire comme moi, m’avait fait un jour passer un test selon lui infaillible d’antisémitisme. Il me raconta qu’en Albanie certaines factions politiques avaient décidé de massacrer les juifs et les coiffeurs, bien sûr comme 99% des personnes à qui il fit le teste je répondis : « Pourquoi les coiffeurs  ? Ce qui d’après lui démontrait que mon antisémitisme plus ou moins conscient me faisait considérer comme banal et habituel un autre pogrom. Il m’avoua qu’il n’y eut qu’un seul de ses interlocuteurs pour se scandaliser de ce nouveau massacre de juifs, un père dominicain...

     

    Je ne suis pas tout à fait convaincu de l’infaillibilité de ce test, finalement ce qui interpelle c’est l’incongruité d’une tuerie de coiffeurs qui frappe tout d’abord. A moins aussi que ressasser sans cesse la Shoah dans les livres d’histoire, dans tous les médias possibles n’ait fini par obtenir l’effet inverse de celui souhaité et la banaliser d’où le « pourquoi les coiffeurs ? » dont je ne me sentis absolument pas coupable étant déjà à l’époque un mauvais esprit. Enfin, cette blague partait du préjugé, préjugé non partagé par le blagueur, que seuls les européens, et en particulier les européens catholiques étaient capables de judéophobie.

     

    Ce n’est pas Thérèse Zrihen-Dvir l’auteur de la longue suite d’injures candides « Comment Jésus fût créé » qui me contredira là-dessus, en plus ceux-ci doivent supporter sans broncher et « ad vitam » les leçons de morale dédaigneuses qui leurs sont débitées du haut d’une autorité morale qui n’est pas légitimée par quoi que ce soit...

     

    Il est question depuis quelques jours sur les chaînes de télévision et le Réseau d’un fait divers odieux, atroce, s’étant déroulé à Créteil, et ravivant le souvenir de ce qui est arrivé à Ilan Halimi. Des tarés haineux, abjects et violents, ont pénétré dans le logement d’un jeune couple, violant la jeune femme et torturant son époux, pour obtenir les codes bancaires car « les juifs ont de l’argent » et « ils ne le mettent pas à la banque ».

     

    Ces barbares sans nom seraient donc des cathos ? Des chrétiens ? Des fââchiistes d’estrème-drouâte ?

     

    Que nenni pourtant ! Et cela n’est signalé nulle part dans aucun article ni éditorial, ce sont tous des gosses issus de « la diversité » selon le terme hypocrite à la mode. Je m’étonne, je pensais que c’était les chrétiens les responsables de toute haine des juifs et qu’ils devaient payer « ad nauseam » les fautes réelles et imaginaires de leurs ancêtres.

     

    Cette judéophobie issue elle aussi de la « diversité », des frustrations diverses et variées d’autres communautés, des jalousies, de l’inertie dont on impute la responsabilité aux autres, de préjugés ancestraux et d’une stupidité sans nom importés en France, personne ne semble vouloir la voir alors qu’elle monte de plus en plus, entretenue également par de ces « pro-palestiniens » qui caricaturent leur cause pourtant légitime en s’en servant pour mieux cacher leur antisémitisme couplé avec un anti-capitalisme de pacotille pour justifier leur détestation des descendants des hébreux. Il est très difficile de lutter contre les lieux communs ethniques avec juste quelques bons sentiments, voire impossible, ce que ceux qui les prononcent savent d’ailleurs parfaitement, ils ne font que se donner bonne conscience.

     

    Il y a aussi ces déclarations absurdes et outrancières qui ne font que jeter de l’huile sur le feu de représentants de la « communauté » juives, comme celles de l’avocat Gilles-William Goldnabel qui évoquant sur RTL les chauffards de Tel Aviv qui ont tué une jeune fille sans même daigner s’arrêter ni lui porter secours sont qualifiés de meurtriers beaucoup plus coupables que d’autres, de monstres inhumains, car ayant tué une personne ayant appartenu à la même communauté que lui ou qu’elle ? Ils sont dans la suite de l’interview soupçonnés bien évidemment de l’antisémitisme le plus noir.

     

    Sur ces sujets douloureux pourtant, ayant des conséquences gravissimes en France dans nos villes, il serait temps de savoir raison garder et non de se jeter constamment à la tête des épithètes et noms d’oiseaux qui ne sont plus d’actualité depuis 1945, année dans laquelle vivent la majorité des « bourgeois pédagogues » qui restent dans le « présent perpétuel » de la Libération, et surtout de l’Épuration...

     

    image, capture d'écran BFM TV


    Les Juifs par pierredesproges

  • Excursion sur les marges de Paris

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    Littérature, Paris, société, Amaury WatremezÀ propos de « Zones » de Jean Rolin en « Folio »

     

    Ce petit livre est un journal de voyages en quelque sorte de Jean Rolin à travers des endroits de Paris pas encore muséifiés ou bobolisés, un Paris insolite très loin de la « ville-monde » de Madame Hidalgo, pour le touriste américain, ou pour les badauds de Paris qui sont tous comme le rappelait Verlaine, des « péquenots », tout comme le « bobo » est généralement un paysan parvenu qui singe ce qu'il estime être les manières parisiennes car il en a les moyens financiers.

     

    L'auteur raconte donc sa traversée de ces « zones » humaines, ses rencontres cosmopolites, pathétiques avec des piétons parisiens, des égarés, des pauvres fous en rade comme cette dame énorme qui lui raconte toute sa vie pour deux verres de « Côte », des clochards, des jeunes de banlieue, des couples insolites et, ou mal assortis, à un point excentrique, ou une « diversité » face auxquels il n'a aucun angélisme, ce qui est appréciable. Il note en passant, assistant à des rixes, à des « incidents », combien le discours larmoyant, ou en excuses, revient le plus souvent au même, « a contrario » de celui que l'on prête à la droite...

     

    S'il ne verse pas dans un angélisme de mauvais aloi, il est par contre sans cesse bienveillant avec les personnes croisées, qu'il décrit et observe sans les moquer, ni leur faire la morale comme en ont l'habitude les bourgeois pédagogues. Ce sont beaucoup de « petites » gens qu'il évoque. En le lisant le lecteur mal avisé pourrait croire qu'il est proche de l'école « anodine » de Philippe Delerm, qui est également le créateur de l'école des « écrivains en pull raszip », consistant à monter en épingle des micro-évènements qui ne font pas de la littérature même si « la première gorgée de bière » était loin d'être un livre antipathique.

    Littérature, Paris, société, Amaury Watremez

    Ici, il faut considérer l'ensemble, ce sont tous ces portraits, toutes ces petites notations d'atmosphères, ces dialogues reconstitués, ces ambiances qui font un seul portrait, celui du Paris authentique loin des ouvrages érudits ou des clichés hollywoodiens, un Paris au visage goguenard face aux prétentions des puissants et des riches, où les milieux se mélangeaient dans les bistrots où l'on ne se souciait pas de manger cinq fruits et légumes, ou de ne pas trop boire, ou de boire « bio », ou de faire de ces « compétitions » œnologiques que les « bourgeois pédagogues » affectionnent, on y fraternisait entre classes, entre milieux et tant pis pour ceux qui ne voulaient pas. Les « bobos » sont bel et bien un de ces « bourgeois pédagogues » car ils ne supportent que « l'entre-soi » eux aussi...

     

    Il ne se contente pas d'explorer la lisière sociale et les « marges » humaines, Il voyage littéralement sur celles de la Ville ne se rapprochant que progressivement des quartiers plus réputés et plus connus, finissant vers Montmartre, avant son « amélipoulinisation », le « café des deux moulins » était encore un endroit supportable, avant que d'être ripoliné par les bons sentiments du film de Jean-Pierre Jeunet, à l'époque.

     

     

    Il m’apparaît d'ailleurs que hélas, s'il n'a pas complètement disparu, ce Paris n'existe quasiment plus peu ou prou, le livre datant de 1994, la muséification et les métastases bobolisantes ont fait leur œuvre, ainsi Belleville est-elle devenue un quartier bourgeois pour CSP++ aisées et libérées. Ce Paris est le mien, j'y suis chez moi. Des chapitres entiers de ce livre m'ont renvoyé à mon enfance -heureuse- dans le « 9-3- » au Raincy, à Gagny. Il m'a remis en mémoire ces images de la banlieue proche : Chelles, Villemonble, Vaires sur Marne, il m'a rappelé ces petits matins où il y a quelque chose d'incomparable pour qui veut bien le sentir dans l'air de Paris. Il n'y a que les cœurs insensibles, ou formatés par ces bons sentiments rappelés plus haut, qui ne comprennent pas que ces lieux recèlent en eux une incomparable poésie qui n'est pas bien cachée bien loin.

     

    couverture prise ici

     

    Dessin de l'auteur de ce texte