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Un Pape plus en phase ? - Les nouvelles mules du Pape, l'excommunication de l'Action Française, un pape enfin en phase…

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 Le portrait du Pape vient du site, parp...protestant, "Réforme"

 

Eglise, société, pape François, homosexualité, amaury watremezLe synode des évêques, des cardinaux, des clercs réunis à Rome autour du Pape a sorti un premier texte sur les parents homosexuels et les divorcés remariés qui a fait beaucoup de bruit car enfin, ce n'était pas trop tôt le Pape semblait « en phase » selon la formule de Muray, plus progressiste. En gros, un pape plus progressiste c'est un pape qui paraît d'accord avec tous les errements d'une époque, ou du moins qui y est moins hostile. Les médias, ceux qui les reçoivent, ceux qui assument parfaitement leur allégeance à la société libérale-libertaire ne veulent pas d'un souverain pontife qui remettrait en cause leurs sacro-saintes certitudes et qui les empêcherait de jouir à droite à gauche des biens et des personnes qui les entourent. Il oublient que le Christ lui-même a dit qu'il est « venu apporter le glaive », pas du sirop en bouteilles de cinq litres ni des paroles qui n'impliquent aucun renoncement au confort intellectuel commun.

 

Enfin, les catholiques accueilleraient les homosexuels qui depuis plusieurs siècles c'est de notoriété publique étaient systématiquement brûlés en place publique par les croyants, témoins Michel-Ange, le Caravage ou Raphaël dont nous pouvons encore admirer les œuvres au Vatican, ou à Saint Pierre de Rome, tous des pères de famille bourgeois. Le lecteur avisé que tu as, ami égaré sur ce blog, tu le sais bien, toutes ces œuvres, la « Piéta », le plafond de la Chapelle Sixtine (où les seules personnages habillées sont des femmes) ont été détruites par l'Inquisition, sans parler des livres de Julien Green, systématiquement mis à l'index. Et ces concessions au vent léger de la modernité ne changeront strictement rien à l'hostilité qu'il y a dans le monde occidental envers le catholicisme.

 

Le pape juste avant François, Benoît XVI, et Jean-Paul II l'ont pourtant déjà clairement affirmé sans qu'il n'y ait tout ce tapage : les homosexuels sont accueillis dans l’Église mais bien évidemment en prenant en compte les implications morales engendrées par la Foi de la même manière que pour les hétérosexuels. Chez les bourgeois libéraux-libertaires on veut bien être sympathiques avec le Pape et les catholiques mais on veut aussi pouvoir continuer à jouir comme on l'entend et avec qui on l'entend...

 

Certains catholiques se posent des questions sur le Pape François, en particulier ceux qui ont défilé le 5 Octobre, et aussi aux quatre précédentes « Manif Pour Tous », loin d'être de ces cathos « tradis » « über alles » qu'on leur reproche d'être. Leurs inquiétudes envers la famille, la marchandisation du corps des femmes, en particulier des plus précaires, des enfants, achetés bientôt sur catalogue, tout cela est en définitive clairement nié par le premier texte rendu public par le Synode, le deuxième en ayant atténué certains paragraphes mais le « mal » était fait. Cela rappelle finalement la désastreuse excommunication de l'Action Française où militait de nombreux catholiques qui ne comprirent pas leur condamnation surtout dû à Jacques Maritain qui vouait à Maurras et Léon Daudet une haine tenace, et aussi à Marc Sangnier qui avait « l'oreille » du pape de l'époque, et dont « le Sillon » ne séduisait pas beaucoup de paroissiens malgré son zèle prosélyte et ses bonnes intentions.

 

L’Église s'ouvre donc au sociétal pour plaire à l'élite sociétal-libertaire (enfin élite, c'est ce qu'ils prétendent), suivant le mouvement opéré par la Gauche auparavant, à de rares exceptions, en abandonnant un peu plus les pauvres et les précaires à leur sort. Car bien souvent en France, les grands rassemblements sur-affectifs de « laveurs de vitres » (les charismatiques, cf le geste favori des chachas...) qui font parfois du bien aux jeunes qui y participent, certes, les aumôneries de lycée, les équipes liturgiques de paroisses sont d'abord et avant tout des conservatoires sociaux pour milieux aisés voire très aisés et dans les « communautés nouvelles », l'Emmanuel ou les Béatitudes est pratiqué « l'entrisme » parmi les décideurs. Alors oui de temps en temps on y accueille des pauvres comme des alibis, des prétextes, ou de dans trop rares associations il y a encore quelques bonnes volontés. Mais où sont-ils les pauvres, les petits, les humbles dans l’Église actuelle ? Je veux dire, où sont-ils vraiment dans les pays dits « riches » et « avancés » ?

 

J'ai beau chercher...

 

Je veux bien croire que ce désir de montrer un « Pape en phase » n'est pas le fait du Pape François lui-même, admettons, mais de ses communicants, ces nouvelles « mules » qui travaillent pour le Vatican, mais non pas pour propager l’Évangile mais pour faire un maximum de bénéfices visant pour cela dans la nouvelle politique commerciale en somme les CSP ++ qui ont de quoi « acheter » ce discours plus moderne, « tu vois coco »...

 

Sur ce que l'Eglise pourrait dire encore des riches et des pauvres plutôt que faire du sociétal, merci à l'auteur ayant opportunément rappelé cette citation

Bossuet,  Panégyrique de saint Bernard de Clairvaux: «Cette heure fatale viendra, qui tranchera toutes les espérances trompeuses par une irrévocable sentence ; la vie nous manquera, comme un faux ami, au milieu de nos entreprises. Là tous nos beaux desseins tomberont par terre ; là s’évanouiront toutes nos pensées.  Les riches de la terre, qui, durant cette vie, jouissent de la tromperie d'un songe agréable, et s'imaginent avoir de grands biens, s'éveillant tout a coup dans ce grand jour de l'éternité, seront tout étonnés de se trouver les mains vides…»

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