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  • Discussion sans voiles sur le voile musulman

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    Chaleureusement dédié à Edwy Plenel et son « Pour les musulmans » se voulant le pendant du « Pour les juifs » de Zola

     

    image empruntée au "Bondy blog"

     

    politique, société, voile islamique, amaury watremez, sorbonne, Edwy plenelDédié à Mehdi, mon meilleur copain de CE1, chez qui j'allais manger des « loukoums » pour le goûter sans que personne ne se soit jamais posé la question de nos origines respectives ni ne s'en soit offusqué ; gràce à ses parents je me suis ouvert à ces terres du Proche Orient dont je suis amoureux et à leur vraie culture, celle des histoires que Shéhérazade raconta à un sultan cruel, culture qui n'est pas celle des purotins islamistes violents, haineux et d'une bêtise sans nom mis partout en valeur dans les médias y compris dans ceux soucieux de « diversitude »...

     

    Soyons bien clair, il se trouvera certainement des musulmans pour être d'accord avec ce que je vais écrire, et je ne généralise pas à plaisir, mais m'inquiète d'une présence de plus en plus marquée des voiles sur les têtes des femmes et des jeunes femmes musulmanes, ce qui est un profond recul comparé aux années 80 ou 90 où la question ne se posait même pas en cours de récréation dans les écoles et collèges, dans les lycées, voire en université, le voile « incomplet » n'étant pas moins inquiétant que les autres. Ce n'est pas une crainte de « serreurs de fesses effarés » que j'exprime, il suffit de regarder autour de soi dans les transports en commun, dans la rue, sur le Net. On me dira, pour les belles âmes comme Edwy par exemple, la montée de l'intégrisme est due aux français tous racistes et xénophobes.

     

    Samedi soir, j'ai « discuté » si l'on peut appeler comme ça l'échange de soliloques avec plusieurs « touitteuriens » réagissant à l'information évoquant cette professeur d'université demandant à une étudiante si elle allait garder son « machin », son voile islamique, sur la tête, professeur copieusement injuriée, évidemment raciste et islamophobe, un « sale blanc », un « sale français » bien entendu aussi de « sale sioniste » (traiter un contradicteur de « sale sioniste » évite de se mettre en délicatesse avec la loi mais la judéophobie que cela signifie est transparente), ainsi que mon aimable personne un peu plus tard. Dans les meilleurs des cas, on m'a opposé en réponse une conception étrange de la laïcité et de la liberté qui impliqueraient que l'on pratique sa religion comme on l'entende, selon sa fantaisie, tant que l'on reste entre soi sans parler de cette idée qu'être français c'est avoir une carte d'identité en poche, ce qui est juste être citoyen français, ce qui est très différent.

     

    Et Renan dans « Qu'est-ce qu'une Nation ? » en 1882 définit clairement la citoyenneté française qui demande à ceux qui s'en réclament une adhésion à l'unicité du territoire, à une langue (à sa culture), à des valeurs partagées. On me dira que les français « de souche » eux-mêmes n'ont plus tellement conscience de cette identité commune.

     

    La laïcité « à la française » impliquait un compromis « a minima » pour que tous les milieux la constituant puissent vivre ensemble sans heurts. Bien sûr le problème à l'appliquer maintenant vient surtout du fait qu'elle était dirigée avant tout contre le catholicisme qui était déjà une religion très sécularisée, ce que n'est pas l'Islam qui ne connaît pas l'idée même de sécularisation. Le voile est d'ailleurs en lui-même un signe de refus net, clair, objectif, des valeurs françaises se basant sur l'idée que les femmes devraient impérativement faire preuve de « pudeur » en cachant leurs cheveux car risquant en les montrant d'exciter la lubricité des hommes qui sont tous des bêtes lubriques enragées c'est connu.

     

    L'idée de la femme que cela sous-entend est qu'elle est donc forcément la maman ou la putain, tentatrice ou vierge pure...

     

    Autre question brûlante, la plupart de mes intervenants défendaient le droit de porter le voile en invoquant les droits de l'homme et la laïcité républicaine mais aucun d'eux ne se reconnaissaient réellement comme français, ce qui était marqué par leurs pseudos, l'un d'eux disant « Je suis marocain », l'autre se revendiquant « algérienne » d'abord et avant tout. Que l'on ne me dise pas que c'est le racisme qui est la cause de ce rejet de l'identité française, dont leur histoire participe au cours des siècles même si cette histoire commune s'est souvent construit au travers de conflits. Hanane la porteuse de voile a eu vite fait de médiatiser son geste, à commencer par le "Bondy blog" car elle n'est pas une citoyenne lambda souffrant d'une loi sur la laïcité selon elle inique pour les musulmans, elle porte son bout de tissu par conviction, et c'est une militante.Cette discussion n'aboutit qu'à une conclusion : on en est là, et cela ne préjuge pas de lendemains qui chantent.

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand...

  • « Sin City 2 « Sin Movie...

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    Je ne sais pas si tu as remarqué ami lecteur, dans les listes de livres préférés ou d'auteurs favoris cités dans les « listes » sur « fècebouc » ou « Touitteure », il y a toujours des romans qui ont la côte parmi les les arbitres des élégances culturelles ; Proust d'un côté, Céline de l'autre, des titres très « prout prout ma chère c'est vraimengéniâle », mais jamais ou rarement les internautes n'ont le courage d'évoquer leur appétence pour les « mauvais » « genres » que pourtant ils lisent aussi au sein desquels on trouve pourtant et souvent les œuvres contemporaines les plus intéressantes. L'auteur de ces lignes pense quant à lui que la littérature ne se divise pas en petits compartiments étanches, il y a juste les bons et les mauvais livres, peu importe le genre dont ils ressortent.

     

    GIF animé emprunté au "Huffington post"

    giphy.gif

     

    « Sin City » la bande dessinée raconte dans des histoires courtes parues depuis 1991 les déboires de personnages vivant dans la mégalopole cauchemardesque de « Basin city » surnommée « Sin City » où l'amoralité et l'injustice sont reines. Ce sont autant d'archétypes de film et roman « noir » : le « loser » chevaleresque, la brute finalement honnête injustement accusée, le flic corrompu par les femmes ou l'argent, le politicien pourri jusqu'à l'os, le « flambeur » de salles de jeux au fond romantique, la putain faussement dure au grand cœur. C'est « la » série de Franck Miller qui voulait créer quelque chose de totalement original dont il aurait le contrôle créatif absolu.

     

    La première adaptation suivait principalement les déboires de Marv, Mickey Rourke sur deux ou trois couches de latex, qui finissait sur la chaise électrique, Josh Hartigan, Bruce Willis, un flic protégeant une gosse dont les parents avaient été assassinés de la vindicte des politiciens véreux de la ville et Dwight MacCarthy, Clive Owen dans le premier « Sin City », Josh Brolin dans le deuxième, un beau gosse à l'âme torturé protégé par les prostituées de la ville. Ces personnages se conduisent généralement dans la bande de Franck Miller, et dans le long-métrage, comme des personnages de « comic book » pour adultes, Marv saute d'un immeuble à l'autre comme le ferait Batman ou Daredevil, les femmes ont toutes des courbes de « super-héroïnes », des poitrines qu'elles montrent sans trop de problèmes qui défient les lois de la pesanteur, et un « gentil » continue à respirer même touché par vingt-cinq ou vingt-sept balles contrairement au salaud qui expire à la troisième au « climax ».

     

    La deuxième raconte ce qui arrive à la protégée de Josh Hartigan, Jessica Alba, qui veut se venger de Roarke, le maître de « Sin City », Powers Boothe, après le suicide du flic, l'amitié de Marv et Dwight, et la passion de ce dernier pour Ava Lord, Eva Green, une « plante vénéneuse », femme fatale ultime poussant ces amants à tuer ceux qui la gêne se révélant au final amoureuse pour de bon de Dwight. Et là je t'avoue ami lecteur que je préférais largement Carla Giugino à Eva Green dans le même registre.

    cinéma, littérature, société, comic book, pulp, polar hard boiled, sin city, Amaury Watremez

    Affiche prise sur "thehollywoodnews", on l'agrandit en cliquant desus

     

    La BD avait un aspect graphique intéressant par le traitement en violents clair-obscurs, un noir et blanc hyper-stylisé, un style qui radicalisait le polar « hard boiled » en lui redonnant un lustre mal élevé, épicé, plus attirant en le mixant avec les conventions du « comic book » tout en revenant aux racines des « pulps » oubliant que ces deux genres d’œuvres issues de la pop-culture ont déjà les mêmes racines et que même si c'était surtout pour becqueter, Dashiell Hammet, à travers les aventures du « Shadow », Patricia Highsmith pour « Superman » et « Captain Marvel », voire Manchette qui était traducteur pour « Strange » (et auteur de la traduction des « Watchmen » d'Alan Moore), Mickey Spilane pour « Batman » ont aussi écrit des histoires de super-héros. L'aspect graphique travaillé à la palette graphique était bien rendu dans le premier film, et adapté, il tourne au procédé dans le deuxième...

     

    « Sin City » a eu rapidement plus « la carte » que les précédentes bandes de l'auteur, et puis ainsi cela permettait aux critiques soucieux de leur réputation de lire des « comics » sans culpabiliser. Je trouve cependant qu'il y avait un peu d'affectation là-dedans de la part de Franck Miller infiniment meilleur à mes yeux dans des travaux plus spontanés mais moins « chics » comme « Daredevil Rebirth » ou « The Dark Knight returns » ou « Batman Year One ». J'aime bien la suite du « Dark Knight returns », « The Dark Knight strikes again » qui bien qu’extrêmement bordélique dans l'histoire , elle part dans tous les sens, a des côtés sympathiques.

     

    Le « Superman » de ces années là, dont les épisodes écrits par les princes du « Genre » pourrait maintenant aisément passer pour un gauchiste fini, et un héros de « roman noir » au costume un peu plus bariolé, ces ennemis étant souvent également de ces archétypes de « film noir » : des flics pourris ou des patrons sans scrupules ni honneur, des dirigeants vendus au plus offrant. On aurait aimé que Franck Miller retrouve l'humilité des créateurs de ces années là...

     

    ci-dessous la bande-annonce 

     

  • Le mini-Messie est revenu

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    politique, société, Sarkozy, spectacle, hypocrisie, Barnum libéral (TM°)

    image prise sur melty.fr

     

    Le mini-Messie est enfin revenu après des semaines de suspense pas vraiment insoutenables et de tergiversations bidons. Il y a eu entre deux un livre d'ancienne « régulière » qui avait besoin de se refaire du pognon qui a fait beaucoup de « bruit médiatique » et le premier ministère a viré les ministres qui avaient mauvaise genre dans son gouvernement. Tout cela a fait reculer le moment fatidique sans compter les écossais qui voulaient leur indépendance, des types en jupes qui ont encore un peu plus retardé le moment fatidique, des salauds qui ne mettent même pas de culotte, des allumeuses encore en plus...

     

    Et puis dimanche soir, gloria, hallelouya, sur France 2, « il » est revenu, apaisé-serein, toussa ! Il a quand même engueulé Delahousse à la fin, « chassez le naturel... » Il va pouvoir distraire le débat politique, entretenir le spectacle pour distraire le peuple. Les antisarkozistes professionnels se frottent les mains, celui qui les fascine violemment dans une relation d'amour/haine passionnelle est de retour, certains parmi eux en ont même eu une légère érection, j'en suis sûr, ça leur manquait avec le « petit pot à tabac » qui se prend la flotte dés qu'il met le nez dehors.

     

    Ce retour leur promet des « rêves humides » et leur permet de ne pas avoir à faire semblant de réfléchir à analyser la crise dont ils se moquent, leur « rond de serviette » dans la presse « kipense » ou dans les émissions d'« infotainement » étant la seule chose qui compte pour eux, le petit adorant qu'on parle de lui encore et encore et encore, même pour dire du mal, ils ont devant eux une avenue, que dis-je des champs élysées pavés d'or.

     

    « Faut être honnête » comme on dit au zinc des bistros, « faut reconnait' » mais la débâcle actuelle elle est également due à la politique désastreuse de Sarkozy autant que de celle de Hollande, le premier étant juste libéral-libertaire alors que le deuxième est sociéto-libéral, ce qui revient à peu près au même concernant la politique économique et ses conséquences pour les plus pauvres et ce qui reste des lambeaux de la classe moyenne, le deuxième se persuadant d'être encore de gauche et d'avoir encore envie de changer le monde en édictant une ou deux lois sociétales qui n'auront comme résultat que de défaire les liens qui reliaient encore les individus entre eux les soustrayant ne fût-ce encore qu'un court moment à la toute puissance des sacro-saints marchés et retraités allemands qui doivent maintenir leur niveau de vie quand ils seront plus nombreux que les jeunes d'ici quelques années.

     

    Le premier rendez-vous du mini-Messie après son élection serait pour madame Merkel comme tout le monde, on s'étonne qu'une femme aussi peu accorte sans tant courtisée, et il irai faire ensuite un petit coucou à Mario Draghi, un des rares vrais dirigeants européens ayant le pouvoir de décider quoi que ce soit. Mais « Show must go on... »

     

     

    Je m'étonne que des catholiques pour certains issus de « LMPT » soient convaincus que Sarkozy une fois revenu au pouvoir, s'il y arrive, remettra en question ces lois et remettra d'aplomb la société sur des valeurs solides. Sarkozy est totalement indifférent à la crise morale même si comme la plupart des politiques il est certainement persuadé d'être sincère et légitime, au moins quand il est sous le feu des projecteurs et maquillé comme il convient à la télé. Quant à moi ami lecteur, ce sera sans moi...

  • Être un « djeuns » moderne c'est super coool !

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    djeuns-1024x725.jpg

    image ci-contre de l'illustrateur matogui prise ici

     

    En écrivant ce qui suis, ce ne sont pas seulement les « djeuns » modernes qui sont réellement dans mon viseur, quoi qu'ils aient aussi une conscience et consentent d'eux-mêmes à se soumettre aux pires dérives de la modernité, c'est surtout les adultes qui ne leur ont rien transmis, ni valeurs morales, ni repères, se contentant de les habiller et nourrir (ce qui n'est déjà pas si mal j'en conviens). Les adultes créent des monstres d'égoïsme qui parfois leur font peur, mais comme tout se vend y compris leur détresse de parents, cela fait ensuite des spectacles rameutant des millions de voyeurs à la télévision qui tentent de se convaincre qu'ils sont moins nuls que ceux qu'ils voient dans le poste.

     

    Il n'est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Les adeptes de la pensée politique positive, les pédagos libéraux-libertaires ne veulent pas s'inquiéter, tout va très bien, tout va très bien répètent-ils comme pour s'en convaincre...

     

    Pendant la semaine le « djeuns » moderne consomme de l'école, de la formation, qu'il veut « utile » pour gagner de l'argent, se fichant complètement de ce qu'elle peut lui apporter sur un plan qualitatif, pour s'élever un peu intellectuellement ou spirituellement même « a contrario » de ce qui lui est enseigné. Le djeuns moderne veut absolument s'intégrer au groupe, au collectif, il veut plus que tout « être comme tout le monde », il se fiche absolument du reste, et parle comme ses arrière-grands parents invoquant le respect à tort et à travers lorsqu'on remet en cause ses certitudes. Cette crainte de remise en cause de celles-ci montre d'ailleurs qu'il sait bien qu'elles sont bâties sur du sable...

     

    Le « djeuns » moderne est de toutes façons docile et conformiste, il ne songe même pas à se rebeller à de rares exceptions, c'est trop dangereux pour la consommation future de faire preuve d'indépendance d'esprit, voire d'un désir de sortir du troupeau d'« Elois » languides et obéissants, doux et paisibles ne songeant qu'à leur plaisir exclusif (un plaisir de bête de somme), auxquels font penser de plus en plus les gosses croisés dans la rue et ailleurs. Les rebelles, les indociles, les insoumis et les écorchés vifs sont considérés comme autant de prétentieux insondables, des vaniteux qui refusent des compromis obligatoires de refuser l'instinct grégaire social.

     

    Le « djeuns » moderne se rassure dans son mal être en achetant ou faisant acheter à ses parents les gadgets électroniques dont il est persuadé que ceux-ci lui donnent ou lui redonnent un semblant de dignité et d'amour propre.

     

    Et pour se défouler de toutes les frustrations accumulées, de toute ces aliénations technologiques il y a toujours Internet et le réseau pour exprimer toute la rancœur que l'on n'en finit pas de garder pour soi car l'on sait bien que la vie que l'on mène est vide, pleine surtout du néant, de la vacuité des valeurs que les adultes ont gardé pour eux, quand ils en ont, ou feignent d'en avoir, encore un peu. Dans les milieux huppés, c'est exactement pareil, l'on ne pense qu'au pognon, l'essentiel étant que les « djeuns » favorisés gardent intacts les apparences de « bonne vie et mœurs » des lignées dont ils seront les représentants.

     

    Le Week-end, comme il ne sait pas trop quoi faire de son temps libre, le « djeuns » moderne obéit aux injonctions, il « s'éclate » en « tribus » , en « communautés » ou croit bon de le faire, à savoir donner libre cours aux pulsions qu'il réprime pendant la semaine.

     

    Il se charge au « Raide Boule », ou équivalent ; il s'alcoolise autant qu'il peut sous l'oeil humide des salopards qui organisent ses loisirs. Et il par en quête de « meufs » pour un « furtif » vite fait bien fait, sur le parking de la « boîte » ou, c'est un rêve pour lui, dans le « carré Vi-ail-pis ». Il se couche alors très tard pour rentrer au petit matin, un peu plus hébété que les « grandes personnes » dans les « transports en commun » pour se coucher et dormir en oubliant le vide de cette société le plus longtemps possible en attendant le lundi suivant, et en craignant plus que tout de ne plus être des éléments tellement performants de la société.

     

  • Fougues virtuelles et fougues réelles

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    politique, internet, blog, société, hypocrisie, amaury watremez

    Sur la photo on voit bien qu'il est l'heure du grand chambardement...

     

    Sur « fesse-bouc » (TM°) ou « touitteure » (TM°), tout le monde a du courage caché derrière le simili-anonymat du Net, dont on sait que c'est un leurre, tout le monde a de la fougue, de l'audace, que ce soit à gauche ou à droite, tout le monde est prêt à faire la révolution, à secouer le cocotier, à faire tomber les fruits blets d'un système corrompu, les représentants du pouvoir n'ayant plus comme d'autre ambition que d'être tous les « employés du mois » des multinationales, des banques dont les banques centrales, des puissances d'argent en général. Pour un peu ce serait la « lutte finale », le grand chambardement ultime, le charivari final. L'on se prendrait presque parfois à espérer qu'il advienne enfin mais on ne voit pas grand-chose, à peine quelques grains de poussière se soulevant de ci de là...

     

    Mais dans la vie réelle, tu sais ami lecteur, ce qui se passe juste là derrière ton écran, sous tes yeux si tu veux bien y regarder, par la fenêtre par exemple (tu sais ce genre d'écran interactif en 3D), je suis surtout frappé, effaré par la très grande docilité des personnes, soumises volontairement à une société inique par nature, ceci afin de continuer à profiter encore quelques temps des bienfaits supposés du consumérisme qui leur jette en pâture des jouets fortement addictifs pour « grandes personnes » tous plus inutiles les uns que les autres. L'indocilité est d'ailleurs perçue comme une forme de vanité extrême, de prétention dangereuse, car les autres auront peur que cela ne remette en cause leur propre situation matérielle. Elle les culpabilise de par leur allégeance qu'ils savent bien abjecte mais qu'ils acceptent la pensant obligatoire.

     

    Quand sur « fècebouque » quelqu'un évoque un cas concret d'arbitraire ou d'injustice flagrante il a pour lui des centaines d'internautes, des « likes » en pagaille, des « re-touites » en veux-tu en voilà, voire même il fera le « beuze » mais cherche-t-il des soutiens tangibles qu'il n'en rencontrera aucun ou très minimes très timides se retrouvant seul et complètement démuni face à l'adversité et, ou à la machine administrative1 :

     

    La « pasionaria » du web se métamorphose en employée très sage dans son « open space » expliquant qu'elle y tient à son « cédédé » renouvelable, le « réactionnaire » au verbe incisif sur le « Ouèbe » se mut en salarié passif en veste orange et tellement calme qui trouve normal que ceux qui ruent dans les brancards soient punis sévèrement, la tigresse des forums politiques n'est plus qu'un fauve de salon qui rentre les griffes sans se poser de questions et a des rêves bien popotes, et l'activiste forcené des dénonciations en tout genre se signale surtout par sa grande obséquiosité. Bref « de beaux sujets de pendule que tous ces anars à la petite semaine, ces syndiqués en pantoufle » pour paraphraser Audiard qui fait dire ça à Gabin dans « Archimède le clochard ».

     

    On est parfois surpris de ce que cachent réellement ces pseudo emballements. Ainsi j'ai pu lire hier un internaute affirmer que si Sarkozy revient en 2017 il reviendra sur la loi Taubira dont il n'a rien à foutre. Je suis même à peu près certain que Marine le Pen elle-même ne le ferait pas non plus. Ce tohu bohu virtuel cache bien mal une grande naïveté teintée de crédulité face au cynisme habituel des politiques à qui l'on ne demande pas de toutes façons d'être des anges de vertu tant qu'ils s'occupent « a minima » du Bien Commun. Certains s'étonnent d'avoir trouvé dans le livre, enfin le livre, le torche-cul de Valérie Trierweiler, cette anecdote qui voudrait que le président actuel désignerait les pauvres comme « sans dents ».

     

    Comment ? Hollande ne serait pas vraiment de gauche ? Il ne serait pas sincère ? Mais chers amis qui avez voté pour lui, où étiez-vous depuis qu'il mène sa politique sociétale-libérale (à savoir dictée par une pure doctrine monétariste orthodoxe avec quelques éléments sociétaux dedans pour plaire aux bourgeois dits de progrès des CSP ++ de centre-ville qui ont plein d'amis gays et, ou l'habitude de partouzer de manière endogame, entre soi, entre « mêmes »).

     

    Ce n'est pas que je sois pessimiste ou caustique pour être caustique gratuitement mais c'est surtout que j'aimerais que tout cela débouche sur quelques chose de concret enfin, un mouvement de tempête contre un pouvoir abject, celui du matérialisme roi, de l'égoïsme absolu érigé en valeur suprème.

     

    1En affectant un stagiaire du CAPES ancien contractuel depuis 15 ans à 850 kms de chez lui sans souci humain et pour lui faire payer et son blog, et sa participation à LMPT

  • L'attrait de l'abîme

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    à propos de « Martin Eden » de Jack London en "10/18"

    Littérature, société, Jack London, Amaury Watremez, liberté Il peut arriver que des auteurs se leurrent, ou feignent de le faire, sur une de leurs œuvres, ainsi Maupassant en écrivant « Pierre et Jean » était persuadé d'écrire un modèle de naturalisme strict alors que cette œuvre a des résonances dépassant de bien plus loin cette ambition qui serait surtout grisâtre, ce court livre a des fulgurances poétiques et passionnées, un sous-texte que le lecteur attentif ne cesse de redécouvrir, ainsi Flaubert joue-t-il le cynisme lorsqu'il évoque la fin de « l’éducation Sentimentale » à Louise Collet. Et Tchekhov était persuadé que ses pièces devaient être perçues exclusivement comme des farces, des grosses comédies à se taper sur les cuisses, pour lui l'Oncle Vania n'était qu'un Géronte ridicule...

     

    J'ai découvert Jack London, comme beaucoup, dans mon enfance, à travers « Croc Blanc » ou « l'Appel de la forêt ». J'ai toujours trouvé fascinant et tellement attirant cette « tentation du désert », le désert blanc, que raconte ces ouvrages, loin de l'avidité, loin des puissances d'argent, cette tentation des grands espaces, d'un retour à l'essentiel éloigné de la sottise universelle, de toutes les médiocrités, de tous les compromis grands ou petits que les grandes personnes considèrent comme indispensables pour vivre.

     

    En écrivant « Martin Eden », Jack London, ainsi que nous l'apprend Francis Lacassin dans sa préface, était persuadé de donner au lecteur le récit de l'ascension et de la chute d'un individualiste capitaliste archétypal, et non de se raconter, d'exposer une sorte de cas clinique. Martin partage pourtant avec lui bien des éléments de vie profonds, un amour fou pour une femme « qui n'était pas de son monde », et un attrait marqué pour l'autodestruction et l'abîme, Jack London ayant souvent eu la tentation du suicide face à un monde souillé par les errements de la nature humaine, une société à l'esprit trop étriqué pour sa sensibilité immense. Un jour, comme Martin, il eut la tentation de se laisser couler dans les eaux chaudes du Pacifique, de laisser ses poumons se remplir de ses flots, d'entrer dans la nuit, de se libérer une bonne fois pour toutes des passions tristes, des émotions violentes, de la haine des hommes, de leur bassesse.

     

    Martin Eden est donc un aventurier qui parcourt le monde et tous les océans pour gagner un peu d'argent, prenant des risques insensés pour quelques centaines de dollars. Il ne sait pas apprécier la diversité des pays qu'il traverse, leur histoire, leur culture tout ce qui lui importe est que les filles de bouges sont accueillantes et que l'alcool coule à flots, qu'il a une chambre à peu près confortable et que jamais il ne reste plus d'une semaine quelque part. Il ne s'attache à rien ni personne, sauf à sa liberté, une liberté fruste, animale, celle des oiseaux migrateurs, des chevaux sauvages valant toujours mieux que la triste soumission à un système abject pour continuer à survivre matériellement quelques temps encore.

     

    Mais un soir, raccompagnant chez lui un jeune homme de bonne famille qu'il a défendu alors que celui-ci venait de se faire agresser, Martin rencontre la femme de sa vie, Ruth, dont il tombe instantanément amoureux, avec qui il ressent immédiatement une communion de pensée, de celle que l'on cherche parfois toute une vie. Il veut lire les livres qu'elle lit, partager ses réflexions, ses rêves, ce qu'elle sait du monde. Il s'ouvre à un monde qui lui était jusque là fermé, et s'y aventure de la même manière qu'il bourlinguait auparavant. Mais il ne peut pas épouser Ruth. Il se met à écrire, gagne de plus en plus d'argent et réussit, une réussite « à l'américaine », de « self made man ». Il y perd sa liberté et les petits bonheurs simples qui lui suffisaient, tel le savetier de la fable, il finit par épouser une jeune femme qu'il n'aime pas et sait qu'il devra finir par entrer dans la nuit pour être de nouveau serein.

     

    Ce livre touchera ceux qui sont épris d'absolu et de liberté, parfois même sans le savoir, qui se sentent à l'étroit dans ce monde, les indociles, les révoltés, les écorchés vifs qui se contentent pas de ce monde tel qu'il est, ne se reconnaissant pas dans une humanité languide d'« Elois » et soumise à ses maîtres non par fatalisme mais par acceptation pleine et entière de leur esclavage.

  • Déboulonnons la statue d'Emile Zola

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    zola.jpegSur "Mauvaise Nouvelle" je déboulonne une des icônes de la littérature, Emile Zola.

    A ce lien...

    Je n'arrive pas à lire Zola, il m'insupporte...

    Je n'aime pas Zola, j'en discute depuis quelques jours sur un forum dédié à la littérature sur Facebook ("La vie est trop courte pour lire de mauvais livres"), ça y semble incompréhensible à beaucoup d'intervenants, mais Zola, je ne peux pas, je n'y arrive pas. Il se peut que le petit texte qui suit provoque quelques réactions, ce ne sera pas si grave car l'auteur est encore doté d'une aura de presque-saint laïc et d'écrivain classique déjà embaumé pour les générations futures qu'il barbera encore un peu. 

     

    Et vous ?

  • Chroniques d'un « parisien » exilé dans le Sud 2 – Xénophobies méridionales

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    Un « parisien » dans le Sud n'est pas exactement un habitant de la capitale je le rappelle, c'est un français qui vient du Nord de la Loire ; au nord de la Loire, il fait à peine 0° C toute l'année, ou alors il flotte, tout le monde est alcoolique et les « parisiens » effectivement parisiens sont tous pédés sans parler apparemment de leurs prétentions insignes. Dans d'autres parties de la France, en Normandie par exemple, « Paris » certes commence à la sortie du village.

     

    image ci-dessous empruntée là

    Xenophobie.jpg

    Depuis les quelques jours que je suis dans cette partie de la France, ensoleillée certes, j'y constate quotidiennement une xénophobie, au sens strict et concret du terme de rejet de l'étranger, qui est plus décomplexée qu'ailleurs je trouve.

     

    Mon Papa qui est un sage le dit fort bien :

     

    « l'homme, ce petit tas de préjugés... ».

     

    Le tout est d'en avoir conscience et d'arriver à les surmonter. La plupart des gens n'ont absolument pas conscience qu'ils sont menés par des lieux communs d'une bêtise crasse, à commencer par ceux qu'ils expriment sur les étrangers à leur « bled », leur groupe, leur « communauté ». Généralement, en province on partage d'être « plus simples » que les « parisiens », dans le Sud comme ailleurs. Je n'ai jamais bien compris cette revendication à la « simplicité » qui signifierait que l'on est fier d'être simplet en somme.

     

    Dans un milieu professionnel réputé de gôche où je bosse (mais chhhttt!) -clin d’œil de connivence- j'ai entendu il y a quelques jours quelques perles effarantes de sottise sur diverses nationalités le tout mêlé à une curieuse conception de la « diversitude » : les polonais sont tous antisémites, ils sont « primaires » et vivent à « l'âge de pierre » ou presque car – dieu du ciel !- ils n'ont pas tous un téléphone dit portable (ce qui est un pléonasme débile quand on y pense). Juste après elle s'ébaubissait qu'il n'y ait « que des blancs » dans le métro de Varsovie, des européens, à peine un couple d'africain, et horreur !

     

    Malheur insigne !

     

    Des blancs ca-tho-liques en plus ! On ne se rend pas compte !

     

    Visiblement, elle qui était un « petit pot à tabac » blond, tout bouclé, et rondouillet estimait qu'elle faisait partie du « grand tout » « diversitudisé » et « multicul ». Elle ignorait visiblement que de par la fermeture du « Rideau de fer » la Pologne n'avait connu de vague migratoire, et qu'elle était tout simplement bêtement xénophobe bien que s'imaginant tellement tolérante et ouverte. A l'entendre ensuite, elle avait travaillé dans la banlieue parisienne, le « Nord » ou plutôt le « Nôôrd » était à feu et à sang. Ensuite elle m'a demandé ma cotisation pour la « pause café » car il est bien entendu qu'ayant habité la Normandie je devais être un peu radin.

     

    J'ai encore du mal à comprendre sa perception de la diversitude, ayant surtout vu parmi les mâles la composant des types obsédés par une conception bizarre d'une masculinité outrancière également goûtée par les « homos » tendance « cuir » qui ont la même appétence pour les « amitiés saines et viriles », sans oublier les « eaux de toilette » un peu trop odorantes, et des femmes s'habillant comme des « drags queens » et qui ne dépareraient donc pas au « Banana Café » : shorts ras la salle de jeux et faux ongles, tatouages envahissants et esthétiquement fort gênants...

     

    Quant à moi, j'ai trouvé hier soir à ma porte, vers minuit, trois gosses s'étant donné du courage avec une bouteille de « ouisquie » et une de vodka, deux bouteilles pour trois, pour me dire leur haine des « parisiens » et encore pire des salauds de « profs ». Ils en avaient un sous la main alors que s'ennuyant dans un « trou » certes mignon mais sans divertissement passé dix-huit heures.

     

    Mais je ne suis qu'un « parisien », je suis incorrigible de vanité, je ne comprends pas la "simplicité"...pas vrai ?

  • La décomposition des familles

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    Quand on écoute les personnes, et en particulier les plus jeunes, l'on perçoit tout de suite beaucoup mieux la grave crise morale que traverse cette société, enfin beaucoup mieux si l'on est juste un peu lucide :

     

    Ci-dessous une famille soudée mais atypique, image prise ici

    la-famille-addams-1964-serietv-3974.jpg

    Crise de sens, de valeurs, de culture, intellectuelle, spirituelle....

     

    Si la Famille est loin d'être parfaite ce qu'aucun de ses partisans ne conteste, qu'il y a des Thénardier, des parents indignes, elle est le premier lieu de socialisation où les enfants tissent des liens, reçoivent des valeurs des parents, en théorie, parfois contredisant celles de la société car c'est aussi un îlot d'indépendance d'esprit même si curieusement l'aspiration des enfants de ces familles atypiques peut être une normalité à tout crins quitte à sombrer dans la névrose.

     

    Et il ne s'agit pas une second ici de juger l'itinéraire de celles ou ceux qui ont eu un parcours amoureux chahotique, qui sont des cabossés qui ont été blessés par leurs passions...

     

    Mais parler de crise de la famille, conséquence de la crise morale, c'est aussitôt risquer d'être soupçonné des pires maux politiques. Évoquer celle-ci pourtant ce n'est pas moraliser, c'est juste s'inquiéter de l'absence de valeurs communes que cela implique, les enfants étant surtout nourris et habillés, quand les parents peuvent encore, et choyés, dorlotés, cocon-nés plutôt que de leur transmettre quelque chose ce qui ne serait pas du tout progressiste.

     

    J'ai entendu parler ce matin, une pauvre gamine de sa situation familiale sans qu'elle n'ait l'air d'ailleurs traumatisée, sans qu'elle ne perçoive la vacuité morale des minuscules bribes d'éducation qu'elle avait reçus. C'était une petite jeune fille vive et extravertie, sympathique, qui regarde « Touche pas à mon poste » en s'imaginant regarder un spectacle drôlement subversif et qui se passionne pour ses « applis » de portable ou les « stâârs » a-cérébrées de la télé-réalité. Comme beaucoup elle avait le débardeur transparent obligatoire apparemment en ce moment avec le soutien-gorge apparent considérant comme beaucoup que se débrailler quand il faut chaud est quasiment obligatoire.

     

    Elle parlait de tout cela avec un naturel désarmant, sans drames, ce qui me serrait un peu plus le cœur paradoxalement, j'appris donc qu'elle avait deux frères d'un premier lit (je sais ami lecteur c'est stigmatisant de dire ça ami lecteur, c'est que je suis un vil réactionnaire en fait) de son père dont un chômeur de longue durée qui « squatte » chez les parents à trente-cinq ans passés, une sœur d'un deuxième qui semblait avoir un cœur « fleur de nave vinaigrette » selon l'expression (ce qui veut dire qu'elle alterne les camarades de jeu au lit, cela aussi c'est mal, elle mène une sexualité libre), un frère d'une des copains de la mère, faisant du « bizenesse », deux autres garçons encore d'un autre lit pour la mère et une autre sœur de la femme actuelle du géniteur...

     

    Ce n'était pas exactement une super-famille recomposée comme dans les romans d'Anna Gavalda où cela fait de grandes tablées conviviales où tout le monde s'entend super bien, sont super sympatoches, ou Maman adore la nouvelle copine de Papa, et Papa la copine de Maman. Elle se targuait de n'en pas souffrir, mais raconta diverses mésaventures subies qui ne lui rendaient pas objectivement la vie plus facile. Elle jouait les filles affranchies, celles qui sont déjà revenues de tout, qui savent que la chair est faible mais qui n'ont pas lu tous les livres, on sentait bien qu'elle aurait préférée avoir une famille moins soumise aux errements des « grandes personnes ».

     

    On s'étonne que cette société soit déphasée ensuite. Étonnant n'est-ce pas ?

     

    Il est des communautés par contre où le sens de la famille, la transmission des valeurs comptent encore beaucoup, parfois de trop, jusqu'à la haine et la violence, le tout au nom d'une foi dévoyée. Et c'est ainsi qu'Allah est grand...