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Le bourgeois 2.0 est toujours un bourgeois avide

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politique, société, économie, bourgeois, libéraux libertaires, Amaury Watremez

Rien ne change depuis Molière (voir ci-contre, image prise ici) ou le "Monsieur Bertin" d'Ingres, voir ci-dessous)

 

J'avoue, c'est mal, on ne devrait jamais se réjouir du malheur d'autrui, mais ce qui arrive à Geoffroy Didier et d'autres, comme Aquilino Morelle il y a quelques mois ne percevant pas le paradoxe qu'il y a à se faire cirer les pompes pour très cher aux frais du contribuable, après avoir il est vrai dû cirer les pompes de ses maîtres, ne voyant pas de problèmes comme ce jouvenceau sensible et émotif de Didier, si romantique dans sa chemise semi-ouverte sur un torse que l'on pense à peine pubère, « espoir » de l'UMP, à profiter de privilèges indus qui n'ont plus rien de républicain, tout cela me fait largement sourire, sans parler de Bastien Millot et de ses « réseaux » d'amis, de bons amis seulement promis, juré, ce n'est pas de sa faute si des malveillants y ont vu du copinage amoral !

 

Le bourgeois veut de la morale sociale, plein, un retour à des « valeurs simples » qui inclinent à penser qu'il a de ces « valeurs simples » le même point de vue qu'un « créatif de pub » pour bouffe industrielle réputé bio, ou du moins donc un genre de fac-similé de morale qui « tienne » le peuple dans l'allégeance et la soumission à un système économique lui permettant de continuer à s'enrichir ainsi que le bon monsieur Guizot l'encourageait à le faire aux débuts du libéralisme en France, mais ce fac-similé, cette moraline, il le veut pour les autres, pas pour lui, lui n'est pas concerné, lui sait ce qui est bon pour les « classes dangereuses » et surtout pour lui et les siens, il sait que le peuple n'a pas besoin de littérature, d’élévation spirituelle, de hauteur, encore moins d'arts.

 

Le bourgeois 2.0 ne voit pas que la crise morale c'est principalement lui et son avidité qui l'ont causé et rien d'autres.

 

Il sait que le peuple n'a besoin que de divertissement le plus léger possible quitte à ce que la télévision ressemble à celle que regardait les « flashés » décérébrés du film de Science-Fiction français qui se voulait seulement une fable un peu sombre à l'époque : « Paradis pour tous » d'Alain Jessua. Ceux-ci s'amusaient à regarder des pubs abêtissantes et des émissions se voulant proches des « vraigens ». Ayant tellement peur d'être humains, de la liberté, de leurs sentiments ils finissaient par y renoncer définitivement et muer en bêtes de somme dociles baisant, bouffant et buvant sans penser à rien d'autres.

 

Le bourgeois résolument moderne à des prétentions politiques et matérielles qu'il a toujours eu rajoute maintenant des prétentions de « coach » de vie pour les « masses », pour aider les moins favorisés à se sentir bien dans leur précarité car il se sent quand même un peu coupable d'avoir voté pendant plusieurs décennies pour la mise en place d'une Europe hyper-libérale qui le flatte dans son ego car il est incorrigible, comme un gosse gâté qui est encore un peu trop narcissique, bloqué au stade anal et centré sur son nombril :

 ingres_bertin.jpg

« Merde quoi tu 'ois ! L'euro c'est super pratique quand tu vas à Venise ou Londres en ouiquende !» et puis il faut bien savoir que « vu des States l'exception culturelle française, le système social qui protège c'est dépassé merde quoi ! On n'est plus le village gaulois, tu vois? », et puis aussi les « le multiculturalisme c'est de la richesse en plus pour notre culture tu 'ois, on devrait plus s'inspirer du « melting pot » des américains » (note : comme le « lascar » de cité le bourgeois 2.0 rêve d'Amérique, une Amérique fantasmée et idéalisée qui n'existe que dans les pubs pour sodas).

 

On entend souvent ces énormités, on les lit aussi grâce aux fabuleux progrès techniques des réseaux sociaux, car ils osent l'écrire, provenant de pintades d'élevage, qui sortent généralement de basse-cours très chic et de pintadeaux tendres et roses hermétiques aux souffrances des moins bien lotis qu'eux, des mécheux germanopratins aux adeptes du velours vert bouteille. Cette volaille insupportable à force, bien que charmants en soirée, ne voit pas le monde qui croule sous ses yeux, ne veut pas en entendre parler, ça ne la regarde pas.

 

Et le pire est que c'est toute la société qui rêve de « s'embourgeoiser » de cette manière alors que cet « embourgeoisement » est une impasse !

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