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  • La bécasse et les trisomiques

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    Télévision, société, politique, Enora malagré, Amaury Watremez, bécasse

    Mon ode à Enora par ici

     image ci-contre sur "le plus" du Nouvel Obs

     

    Enora Malagré est un « sapin de Noël » (je rappelle que pour éviter de dire que quelqu'un est con, il faut dire que c'est un « sapin de Noël », technique desprogienne). Elle concentre en elle tout ce que j'adore (ironie ami lecteur, je précise) dans cette époque étonnante quant à la bêtise qu'elle laisse passer sur les écrans : la suffisance, l'inculture assumée sans problèmes, le premier degré sans remords ni honte, les lieux communs balancés sans scrupules.

     

    Et le pire est que la plupart des gens que ce soit sur le réseau des réseaux ou dans la vie réelle, deux plans d'existence de plus en plus confondus, disent ne pas regarder le genre de shows décérébrés qui font pourtant des scores faramineux à l'Audimat et dans lesquels on trouve des « sapins de Noël » par paquets de douze sans honte de l'être, comme la blonde Enora. Dans les sondages concernant la télévision, tout le monde regarde « Arte » avec passion il est vrai, personne ne regarde jamais les trucs à la noix.

     

    Enora Malagré donc de l'émission « Touche pas à mon poste » sur « Direct 8 », la chaîne de Roselyne Bachelot, c'est dire sa hauteur de vue,, de ces spectacles à donner le vertige des abîmes, a sorti concernant les trisomiques une sottise grotesque sur leur laideur, leur mocheté. Elle n'essayait pas de titiller le politiquement correct ou de faire du second degré caustique dans le genre d'un sketch de Desproges ou de Timsit, où l'humour est juste la politesse du désespoir, elle n'a pas le talent de « l'humour de cimetières », c'était juste débile, une saillie d'une potiche parlante qui se donne le genre affranchi en plaçant un mot en verlan par ci un « wesh » par là qui ne juge que sur les apparences et le pognon exhibé.

     

    Sur les réseaux dits sociaux sa bêtise a suscité aussitôt une levée de boucliers, dont le mien, que l'on peut parfois trouver certes un peu hypocrite, car dans ceux qui se sont scandalisé de la « blague », la majorité se soucie d'abord et avant tout de l'apparence chez les autres, comme Enora, et dans la vie de tous les jours a généralement un reniflement de dégoût à peine camouflé quand elle croise un mongolien dans la rue, tout en affirmant combien elle les trouve sympacool et gentils par ailleurs et teeellement pleins de joie de vivre.

     

    Et curieusement les handicapés dans notre société sont toujours autant méprisés voire dédaignés. Les mêmes qui s'émeuvent de la phrase d'Enora n'inviteront pas plus les parents d'enfants trisomiques parce qu'ils trouvent que « quand même...bon, c'est pas que.... mais enfin... (silence gêné) ». C'est un peu comme ces laudateurs de la « beauté intérieure » sur « fècebouc » ou « Touitteure », qui recherchent d'abord et avant tout « l'amitié » des jolies filles et jolis garçons ce qui flattera leur « ego ».

     

    Cela m'a rappelé aussi ce que l'écrivain Norman Spinrad disait dans les années 80 après la sortie du film « Rain Man ». Il rappelait que les autistes dans la vraie vie sont beaucoup plus violents, avec eux-mêmes, avec leur entourage, qu'ils font parfois leur besoin à même le sol, qu'ils sont moins « mignons » que Dustin Hoffman dans le film, que par ailleurs il aimait bien.

     

    Et que là par contre c'est un challenge autrement plus fort que de s'y intéresser avec sincérité que de faire preuve d'humanité à leur encontre. Mais il s'agirait alors de dépasser la superficialité, et l'égotisme fou, et cynique, et étriqué, qui sont devenus les normes de comportement en 2014.

  • Qui sera capable de simple empathie pour les chrétiens d'Orient ?

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    Dédié à Monseigneur Barbarin qui n'a pas gardé le silence sur ces chrétiens orientaux souffrants et qui a « sauvé l'honneur »...

     

    Un premier article par ici

    image ci-dessous sur le site de "la Vie", l'article bien timide qui l'accompagne est dispensable

     

    11698_chretiens-irak_440x260.jpgCe soir, je suis allé à la messe anticipée du dimanche de la paroisse d’Évreux-centre, deux bonnes dames disaient des intentions de prières très belles mais encore un peu vagues, l'une d'elles était la secrétaire de l'évêque d’Évreux contacté par son intermédiaire, sans succès, il y a déjà un mois pour proposer des témoignages sur les souffrances des chrétiens d'Orient dont le mien à l'invitation même de l'évêque. Elle me fusilla du regard tout le temps qu'elle était au micro je ne sais pour quelle raison, me soupçonnant sans doute d'arrières-pensées politiques...

     

    Si elles ont bien évoqué ces « pays du Moyen Orient » dont les dirigeants ne respectent pas leurs habitants, aucune des deux n'a invité l'assemblée à prier pour les ces chrétiens de Syrie entre le marteau, la dictature de Bachar, et l'enclume, les pseudo-rebelles qui sont surtout des djihadistes de la pire espèce, des assassins en somme, qui sont massacrés en Irak dans l'indifférence générale, qui sont persécutés en Égypte dans un silence absolue de la société européenne dont les croyants eux-mêmes.

     

    Alors que je leur demandais pourquoi elles ne proposaient pas de prier pour nos frères et sœurs dans la Foi de ces pays en terre d'Islam, elles me répondirent qu'elles ne voulaient pas stigmatiser l'ensemble des musulmans, et qu'il n'y avait pas que les chrétiens qui souffraient dans le monde, qu'il ne fallait pas donner des intentions faisant preuve en somme de favoritisme si j'ai compris leur point de vue. Dans l'année pourtant, leur ais-je objecté, elles avaient prié pour une personne ou l'autre bien spécifiquement, pour un groupe bien précis de lépreux en Inde, pour une communauté bien identifiée en Afrique, donc pourquoi était-il impossible de prier particulièrement pour ces chrétiens orientaux ?

     

    Qu'est-ce qui gêne tant que ça dans leur cas ?

     

    Je pose la question ami lecteur mais comme moi tu connais la réponse : c'est la peur de passer pour des réacs, des fââchiiistes même qui osent exprimer des préventions, des nuances contre l'Islam sur ces terres des Proche et Moyen Orient, et aussi en France : on n'y parle jamais des cimetières chrétiens, des églises, des lieux de pèlerinage profanés car chrétiens. Il est aussi de ces incroyants qui ne veulent pas en parler car cela donnerait l'impression à ces « esprits forts » qu'ils fraternisent avec ces cathos tellement détestés et haïs, cela écornerait l'image qu'ils se font d'eux, une image flatteuse...

     

    Je ne suis pas le seul à m'être heurté à un mur en évoquant ce sujet, je songe également à X.. qui est sur la paroisse de Villefrance-sur-Saône, chrétienne arménienne et catholique. Cela fait des années qu'elle essaie d'alerter les prêtres, les religieux, les religieuses, les laïcs, les communautés dites nouvelles de ce qui se passe dans les pays subissant les métastases d'un Islam radical et violent, qui s'est développé de par la responsabilité de la politique occidentale dans ces terres :

     

    Soutien à Ben Laden avant le 11 septembre, laxisme avec les saoudiens ou les Qataris qui soutiennent le terrorisme, soutien aux Frères Musulmans de la CIA, le Hamas ou le Hezbollah considérés comme seuls interlocuteurs palestiniens valables en Palestine et au Liban, compromis avec les fondamentalistes islamiques en Occident etc...

     

    Elle aussi n'a bien souvent rencontré qu'une indifférence marquée, qu'un silence gêné et, ou un rien de condescendance à son égard. Elle était « donquichottesque », elle était bien gentille mais enfin il n'y avait que ces chrétiens de ces pays, d'Arménie ou d'ailleurs, évangélisés selon les personnes qu'elle rencontrait par les catholiques latins. Et puis un jour, les mêmes ont entendu à la radio ou sur le Net, ce qui arrivait aux chrétiens de Mossoul entre autres, ce n'est pas que cela les émouvait vraiment, mais c'était juste un motif pour pleurnicher entre soi et oublier le tout une fois les belles paroles prononcées.

     

    On a donc demandé à O.. de témoigner, ce qu'elle a refusé de faire car elle ne voulait pas servir d'alibi, de « bonne sauvage ». Elle avait raison, deux jours après, il n'était plus question des chrétiens de Mossoul...

     

    Moi aussi suis-je certainement donquichottesque mais j'aimerais croire que ces articles provoquent simplement un sursaut d'empathie, de fraternité humaine...

     

    ci-dessous le "Notre Père" en arabe


    Le Notre Père en Arabe par Zaremios36

  • Peut-on parler de Dieu en 2014 ?

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    Un croyant de n'importe quelle religion, n'importe quelle spiritualité autre que la religion catholique et la spiritualité chrétienne peut en 2014 parler de Dieu sans trop de risques, on l'écoutera, on trouvera ses traditions et coutumes teeellement passionnantes avec le regard que l'on portait auparavant sur les « bons » sauvages rousseauistes pas encore touchés par la corruption de la modenitude qui ma bonn'dam' est quelque chose de douloureux mais d'inéluctable, « on n'y peut rien mon bon meussieur ».

    image ci-dessous prise ici

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    En 2014, période d'apogée du progrès technique et des consciences comme chacun sait, plus personne ou presque ne veut parler de Dieu comme auparavant, les croyants comme les incroyants. Il y a ceux qui invoquent un peu rapidement la science qui donnerait des preuves de l'inexistence du divin, mais comment prouver rationnellement l'inexistence de ce qui n'existe pas ? Et la plupart ne comprenne pas la foi qui par définition n'est pas fondée sur la raison. Un chrétien en particulier, un croyant en général, n'a pas de preuves de sa Foi.

     

    L'idée même de la Foi est incompréhensible, elle n'est pas quantifiable, n'est pas réductible à des statistiques, et on ne peut la mettre en bouteilles même s'il est vrai que certains ivrognes peuvent avoir des visions mystiques.

     

    Et puis se donner le genre renanien 2.0, ressortir des vieilles lunes comme tel ou tel évangile apocryphe connu depuis parfois des siècles, ainsi la pseudo « bombe » contre le Vatican de « l’Évangile de Barnabé », escroquerie bien connue des exégètes prise au sérieux par des ignorants, qui circule en ce moment sur le Net et les réseaux sociaux, écrits par des partisans de Mahomet aux débuts de l'Islam pour prouver l'importance du Coran...

     

    Dés que les catholiques commencent à ouvrir un peu trop leur bouche contre les dérives de l'époque, on remarque qu'à chaque fois ils ont le droit à une ou deux de ces bombes ou « l'hoax » des bébés enterrés sous un orphelinat irlandais, « hoax » relayé et diffusé partout dans le monde sans jamais vérifier quoi que ce soit des faits. Les athées militants et autres laïcistes de notre époque en ont surtout après l’Église, les catholiques et le christianisme pour lesquels ils ressentent surtout de la haine quoi qu'ils en disent prétextant respecter les croyants mais pas les intégristes sans dire quand commence l'intégrisme ? Quand un catholique l'ouvre ?....

     

    Notons aussi que si un catholique veut témoigner des souffrances des chrétiens orientaux aussitôt on le soupçonne de vouloir convertir de force son prochain en le culpabilisant.

     

    La plupart de ceux qui parlent de la science comme obstacle majeur du divin oublient que la méthode scientifique consiste à tester la validité ou non d'une hypothèse selon un protocole bien précis reproductible en laboratoire, ce qui est donc impossible avec quelque chose qui par définition a une longueur, une largeur et une hauteur infinies...

     

    D'autres encore veulent avoir leur relation bien particulière à Dieu sans passer par les intermédiaires, sans passer par des dogmes, prendre de ci ou de ça qui les fait « se sentir bien » mais surtout rien qui n'implique d'obligations morales envers l'autre, morale perçue comme forcément culpabilisante et se sentir coupable du mal que l'on pourrait causer aux autres dans notre société contemporaine c'est carrément maléfique.

     

    C'est là la principale raison du succès des spiritualités taoïstes et bouddhistes qui suggèrent que l'existence de l'autre est une illusion et qui dans la compréhension qui en est proposée dans nos sociétés encouragent l'égoïsme profond de l'individu en ces temps hyper-consuméristes. Évidemment, on m'objectera l'Inquisition, la Saint Barthélémy et autres événements qui n'ont rien à voir au fond avec la Foi mais avec l'idéologisation de la religion qui n'a pas à impliquer une théocratie. 

  • La démocratie par les pétitions

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    politique,société,amaury watremez,pétitions,hypocrisie,politiquement correct La pétition est le degré zéro de la démocratie, c'est la logique du plus grand nombre, du troupeau, or parfois la majorité peut largement se tromper et partir d'un raisonnement erroné. De plus, cela évacue d'emblée les nuances ou le recul que l'on se doit d'avoir sur telle ou telle question. J'ai horreur de cette logique même quand d'ailleurs je suis finalement d'accord sur l'essentiel avec les pétitionnaires, cela me donne des fourmis dans mes envies de contradiction. Ce n'est pas en s'imposant par la force que l'on change réellement les choses, le changement n'est plus que subi, ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas avoir des convictions fermes et qu'il faudrait avoir peur de les dire, bien au contraire.

     

    Des gosses ont eu une mauvaise note ? Ils réfléchissent sur le travail qu'ils ont fourni ou pas ? Ils examinent leurs propres actes ? Que nenni, le progrès technique aidant, ils peuvent créer une pétition pour demander d'être évalués moins sévèrement car c'était selon eux « trop difficile ». Sur les réseaux d'ailleurs, on a vu fleurir des pétitions contre de leurs profs ou éducateurs, mal perçus, car il faut dire parfois trop sévères il faut avouer, certains demandent même à leurs élèves de travailler en classe, d'avoir de l'exigence, de lire des livres quand ils sont en bibliothèques et ô scandale de réfléchir par eux-mêmes sans l'aide du « copié-collé ».

     

    Il y en a même qui interdisent les calculettes pour les opérations simples et les traducteurs automatiques en ligne, des salauds à coup sûr.

     

    Voire même et de manière des plus déplaisantes, contre leurs camarades parfois, selon une logique de délation anonyme le plus souvent, en masse qui là pour une fois rappelle pour de bon les fameuses « z-heures les plus sombres de notre histoire »

    (TM° de l'auteur).

     

    Des citoyens ne sont pas d'accord avec une loi impopulaire, que celle-ci soit motivée ou pas, ils pétitionnent sur Internet et sont alors persuadés que seul leur point de vue compte, qu'ils le pensent et que donc par là même ils ont raison. Ce sont souvent les mêmes qui ne vont pas voter qui ne s'engagent pas et ne se soucient pas le moins du monde de la démocratie ni de ses institutions ne saisissant pas qu'ils bénéficient d'un privilège insigne sur notre planète en pouvant s'exprimer comme ils l'entendent..

     

    Ne voulant pas que la politique se mène sans eux, mais ne souhaitant pas non plus fournir trop d'efforts quand même, ils créent une pétition et se comptent, c'est finalement toujours et encore une manière de se retrouver dans sa tribu, de donner de soi une image flatteuse en pétitionnant contre la mort, la douleur, la haine, la guerre, la violence, des sujets on ne peut plus clivants..

     

    Tu noteras ami lecteur qu'après la plupart des pétitions, y compris celles qui recueillent un grand nombre de voix, il ne se passe jamais grand-chose, il n'y a pas de suivi car au fond il s'agissait juste de se reconnaître « entre soi » et de rester « entre soi », de ressentir le confort de faire nombre, de se noyer dans la masse, d'être comme les autres et de ne pas avoir à penser par soi-même en essayant de prendre un recul nécessaire. Et de plus en plus l'internaute est noyé sous un déluge de pétitions « citoyennes » qu'il est mis en demeure de signer sous peine d'être pris pour un salaud.

     

    J'attends toujours pour ma part une pétition contre les jours de pluie, les dimanches où l'on s'ennuie ou contre la neige en hiver et les coups de soleil en été. Je verrais bien aussi une pétition contre les cons, elle aurait un succès fou, je me mettrais en valeur, il faut dire que pour les cons le con c'est toujours l'autre, donc il y en aurait beaucoup qui la signerait sans hésitations. Et cette histoire de pétitions me rappelle celle qui fût signée par tous les habitants de sa ville contre Jean-Sébastien Bach lorsqu'il tenait les orgues de l'église car considéré comme « trop moderne », « trop élitiste » par les dits habitants...

     

    Qui sait ? Il est possible que cet article taquin déclenche une vague de protestations et une pétition contre ce blog.

     

    illustration prise ici


    Les Inconnus Abel Chemoul par ribkurios

  • L'eugénisme déjà accepté, l'euthanasie déjà dans les moeurs

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    Ce qui m'effare particulièrement dans l'affaire Vincent Lambert c'est que contre toutes apparences ce n'est pas un sujet si « clivant » que cela tout le monde peu ou prou de la gauche à la droite étant d'accord pour affirmer que l'euthanasie est un mal nécessaire que les croyants seront bien obligés d'accepter un jour ou l'autre au nom de la compassion pour les malades, une compassion radicale mettant fin pour toujours à leurs souffrances physiques.

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    illustration ci-contre prise ici

    Et finalement l'eugénisme, une conséquence directe du darwinisme social à l’œuvre dans notre société libérale libertaire (ce qu'elle est malgré toutes les protestations des libéraux) est déjà accepté dans la plupart des cerveaux à quelques exceptions près, un rêve humide des nazis, et aussi de généticiens fous comme Lyssenko chez l'un ou l'autre « homme de fer ».

     

    Il s'agissait pour eux de créer un homme nouveau enfin libéré des contraintes matérielles, libre de choisir le moment de la naissance de ces enfants, de les programmer voire, libre de choisir la date de sa mort, quand il cesse d'être utile au système. Les bons esprits et bons apôtres de l'hyper-consumérisme ne font que suivre la voie toute tracée par les scientifiques des régimes totalitaires et surtout leur désir de faire naître un être humain tout neuf sans passé, sans histoire, sans le poids de la culture, de la morale, des valeurs universelles.

     

    Seulement voilà quand on fait l'apologie de l'euthanasie compassionnelle, de quelle compassion est-il question ? Dans le cas de Michael Schumacher, coureur automobile célèbre, riche, la question ne se pose même pas, il fallait tout faire pour qu'il sorte du coma. Il n'a jamais été question d'abréger ses souffrances qui ont pourtant dû être graves et difficilement supportables. En quoi mérite-t-il plus de vivre ? En quoi est-il plus utile ?

     

    Dans le cas de Vincent Lambert, les médias, une partie de sa famille, et le Conseil d’État aujourd'hui insistent, appuient avec insistance, Vincent en somme mérite plus de mourir. Car moins puissant ? Moins célèbre ? Moins riche ? Moins utile à la société à laquelle il occasionne des dépenses inutiles ? Cet eugénisme qui choque beaucoup quand on en parle au sujet du nazisme, y compris les maternités « aryenne »s, ne pose quasiment aucun problème à personne en 2014 où l'on veut choisir tout de son bébé, y compris son intelligence, son parcours, sa sensibilité, ses diplômes.

     

    L'eugénisme et le darwinisme social se perçoivent d'un bout à l'autre de la société, même dans les groupuscules LGBT où certains se targuent d'être tellement beaux, tellement à l'avant-garde assimilant leurs adversaires à des réacs dégénérés de fin de lignée, vaguement consanguins et endogames, et laids, on y rêve aussi de PMA, d'enfants produits et non plus conçus. On les trouve un peu partout ces deux travers, y compris dans des associations catholiques où les individus hors-normes, hors-standards sont systématiquement rejetés.

     

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    evolution_of_man.gifComme d'habitude, afin de faire passer une loi moralement indéfendable, l'on met en avant des cas bien précis de malades très souffrants, des cas bien lacrymaux, en insistant là encore bien lourdement sur le côté affectif, le contradicteur passant alors automatiquement pour un salopard. Je n'ai pour ma part que peu d'illusions les laudateurs de l'euthanasie ont presque gagné, presque...

     

    A ceux qui ne veulent d'un darwinisme social poussé à l’extrême de se réveiller enfin qu'ils soient de gauche ou de droite... 

  • L'éducation dans le fossé

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     Attention donc ami lecteur, je tiens à te prévenir, aujourd'hui je vais être franchement réac, je te parle d'éducation. Rien que le fait de taper le mot me range aux yeux des consciences z-éclairées dans le camp des nostalgiques d'un passé réputé révolu. L'éducation pour ces âmes pures z-et élevées c'est une question de moyens et de volonté politique alors que c'est d'abord une question de famille, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise éducation, tout est relatif, chacun a ses normes, et en somme tout est dans tout et réciproquement. L'éducation se décide d'un trait de plume, ou par décrets par volonté étatique, et elle ne doit surtout plus éduquer au risque de se faire qualifier de paternaliste, de méchant traditionaliste adepte forcément du martinet.

    image ci-dessous prise ici

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    Il est des planètes qui ne se rencontrent pas dans toute la durée de leur existence, qui ne se croiseront jamais, ne faisant que suivre une trajectoire parallèle, voire s'éloignant progressivement un peu plus les unes des autres. Il y a ces enfants élevés dans des valeurs, auxquels les parents veulent transmettre quelque chose d'impalpable et d'inquantifiable mais aussi d'une valeur incomparable, des idéaux, une culture, des aspirations un peu plus élevées que la simple survie, la simple satisfaction de leurs pulsions primaires.

     

    Je songe ainsi à ces gosses croisés en supermarché aux prénoms de personnages de feuilletons américains, souvent mal orthographiés sur leurs bulletins de naissance, que les parents nourrissent, habillent, à qui ils fournissent la téloche par câble ou satellite ainsi qu'une connexion « ouifi » ad hoc, et rien d'autres, et qui s'étonnent ensuite d'être dépassés, ce qui leur donne l'opportunité il est vrai de se livrer parfois entre les pattes de tel ou tel « côtche » de vie télévisuel ce qui comblera leur désir de célébrité « kleenex » même si pour celle elles doivent se ridiculiser devant plusieurs millions d'autres ramollis du bulbe.

     

    Et il y a ces enfants à qui les parents ont à cœur de donner quelque chose d'autre, certes impalpable, certes immensurables, mais beaucoup plus important, ces enfants là vivent dans un univers complètement différent des premiers, un univers dont ils sortent un jour ou l'autre et la collision entre les deux mondes est toujours douloureuse, surtout pour ces garçons et filles ayant reçu une éducation, les autres connaissent déjà la loi de la jungle.

     

    Des enfants bien éduqués, ou tout simplement éduqués, ne feront pas la différence avec leurs congénères, les autres si, et durement et ils savent très bien que les belles z-âmes auront toujours pour eux diverses excuses dont le fameux « céléfotalasociété » et feignent le plus souvent de croire que l'éducation n'est qu'une question de revenus alors que l'on peut très bien être issus de milieux dits « simples » et mieux éduqués que les plus riches. Actuellement de toutes manières l'égalitarisme prévaut et un fils ou une fille de petit ou grand bourgeois a toutes les chances d'être aussi mal éduqué,e qu'un fils ou une fille de prolo, ils auront en commun tous les deux l'avidité au fric, le second disposant peut-être de plus de « réseaux » et de « copinages » des parents pour y parvenir.

     

    Depuis « Soissantuite » (TM°) en particulier que personne parmi les âmes de progrès ne songe sérieusement à remettre en question ce qui reviendrait à se questionner sur l'hédonisme vulgaire et étriqué qui leur sert de conviction profonde encore maintenant, tout ce qui induit un apprentissage des devoirs envers les autres, tout ce qui implique un examen de conscience, qui encourage à comprendre qu'il faut vivre une nécessaire empathie envers son prochain, tout cela est considéré comme insupportable, inacceptable, arbitraire ainsi qu ce qui pousse l'enfant à plus d'exigence voire ô mot grossier d'excellence, mot très grossier en 2014 j'en ai conscience ami lecteur (j'évoque ici l'exigence et l'excellence réelles, pas celles consistant à se comporter le plus docilement possible envers un système et lui offrir une allégeance parfois teintée d'abjection).

     

    illustration ci-contre prise ici

    pn10.gifA ce propos, ceux qui jugent que l'exigence intellectuelle, l'excellence sont discriminatoires, ne disent pas s'ils appliquent ces belles idées à leur progéniture que curieusement l'on retrouve dans les établissements scolaires les plus exigeants en la matière, les plus socialement élitistes.

     

    L'éducation n'est pas un apprentissage de la vanité sociale, bien au contraire, elle conduit à réfléchir sur son parcours, sur ce que l'on peut partager avec les autres à notre tour après avoir beaucoup reçu (étonnement d'aucuns ont des complexes à avoir beaucoup reçu comme si c'était une tare, mais il est certes plus facile d'être « comme les autres »). Elle apprend à accueillir, à dialoguer, à écouter. En tirer des prétentions, ce dont les cuistres et les gougnafiers accusent toujours les personnes mieux éduquées, serait contradictoire.

     

    Cependant, le vrai fossé infranchissable ou presque aujourd'hui ce n'est que ça, l'éducation, en avoir ou pas...

  • Mais qu'arrive-t-il aux parisiennes ?

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    Un peu de futilité... (photo prise sur ce blog "hippie chic")

    politique, société, paris, parisiennes, nostalgie, Amaury WatremezLes idéologues se prenant au sérieux, les imbéciles se contentant de distiller leur vulgate et seulement cela, persuadés qu'elle apportera au genre humain bonheur et félicité même malgré lui et contre son gré, ne comprennent pas que les maux d'une société ou d'une système de pensée ne se voient pas dans les grands principes, les bonnes intentions mais sur les marges, dans les petits détails, tout ce qui paraît futile aux sots singeant la gravité qui est comme le disait Nitche qui n'a pas écrit que des conneries sur le surhomme (je parle de son fameux « manuel de cuisine sur-calorique pour les esprits forts » en vente dans toutes les bonnes librairies) est le bonheur des abrutis.

     

    Je sais ami lecteur, j'aurais pu te parler aujourd'hui de sujets sérieux, profonds, t'entretenir de tout ce qui ne va pas dans ce monde sans queue ni tête mais est-ce le soleil qui semble être toujours au plus haut de midi comme dans la nouvelle de Pierre Gripari (s'appelant justement « Midi ») ? Est-ce cette langueur qui me vient quand il fait chaud, me ramenant instantanément en Terre Sainte, sur la grand-place de Jéricho ou à Nafourah non loin de la porte de Jaffa à Jérusalem, au « kheif », « l'art de ne rien faire » ? Mais il me semble alors que ce qui manque à cette société c'est justement ce que les sots disent être futile, sans importance, léger. La modernité a besoin de légèreté, elle est souvent bien trop lourde et bien trop premier degré.

     

    Et pourtant, ce qui arrive aux parisiennes est, bien qu'une inquiétude légère, j'entends bien, des plus inquiétants ami lecteur. C'est un peu comme le manque de vin dans un repas, ainsi que le rappelait les deux auteurs de « anthologie de l'ivresse », excellent ouvrage, la phrase la plus dramatique au début de l’Évangile, c'est ainsi que la vie publique du Christ commence, c'est « ils n'ont plus de vin mon fils ».

     

    Mercredi soir, alors que je me laissais aller à un petite ballade dans les rues de Paris, dans un des quartiers que je préfère, vers la Madeleine, j'ai senti passer au-dessus de moi comme l'aile d'une cruelle désillusion. Avant les jolies parisiennes, pléonasme, jetaient de temps en temps un coup d’œil amusé à leur amoureux d'une seconde' admirant leur féminité fugacement et parfois lançait une œillade sur l'air du "suivez moi jeune homme", il y avait un petit jeu très agréable qui même s'il ne durait jamais des heures ensoleillait toute la journée de l'homme sensible à la beauté, maintenant ces âmes perdues ont, presque toutes, le "smartefône" collé aux oreilles ou vissé à la paume des mains, textotant comme des folles à la terrasse des cafés avec la grâce d'épileptiques stressés comme si leur vie en dépendait.

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    Auparavant, elles trouvaient très amusant d'aller manger un « falafel » trop gras dans le Sentier, de se retrouver dans un « bistro » des Halles à l'ancienne à trinquer en jupe droite et talons avec des prolos ou des oiseaux de nuit un peu louche, elles ne voyaient pas d'inconvénients à boire du bon vin au comptoir d'un rade obscur derrière une grande artère du Faubourg Saint-Antoine tenu par une ancienne arpenteuse du bitume. Rappelons que les artères de Paris le sont au sens propre car malgré tout, malgré le festivisme, malgré le pognon roi dans de nombreux quartiers il y a encore à Paris un cœur qui bat, charriant un sang puissant.

     

    Elles étaient à leur aise au « Soleil » de Ménilmontant, Ménilmuche à se laisser lutiner, gentiment, par des algériens ou des marocains. Elles n'avaient pas de préjugés et ne sentaient pas obligés d'obéir aux diktats sociaux. Les parisiennes étaient partout chez elles, s'étourdir quelques instants méritait bien un ou deux accrocs à des bas « couture ». Et ces différents genre d'ivresses étant autant de voyages, ils méritaient bien des petits sacrifices avant de reprendre le dernier métro, se haussant pieds nus sur la pointe des pieds pour donner un dernier baiser sur le quai sentant l'ozone sous le regard d'une « cloche » que cela émouvait paternellement quelques instants.

     

    Et parfois, quand il n'y avait plus de place dans les restaurants et trop de monde dans les cafés elles ne rechignaient pas à s'asseoir sous l'abri bienvenu d'une porte cochère goûtant la poésie du moment et de la rue. Maintenant, les parisiennes veulent de la nourriture « healthy », elles font toutes « attention » à leur ligne, sont toujours trop grosses alors que beaucoup déjà squelettiques et plus ou moins anorexiques obéissent aux admonestations sadiques de « designers » de mode qui haïssent les femmes. Elles continuent à aimer l'élégance mais ont maintenant des prétentions elles aussi au développement durable et au commerce équitable dans la mode. Et comme beaucoup elles ont en tête des mirages anglo-saxons.

     

     

    Et pourtant, pourtant, je les aime encore ces parisiennes, surtout quand derrière le personnage qu'elles se construisent patiemment, je perçois la petite fille qu'elles étaient, leur enfance, leur authenticité, une expression ne serait-ce qu'une, bien à elles. Et je garde espoir...

     

    image ci-dessus prise ici

  • Tu rêves encore d'Amérique ?

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    Le « djeuns » qui se veut « dans le vent », « in ze mood », tente vainement de placer deux ou trois mots d'anglais laborieux dans sa conversation, ses « tweets » ou statuts « fècebouc », ce qui rappelle ces blousons à la mode dans les années 80 à cause des inscriptions « ine inegliche » please dessus qui faisaient de la personne qui les portaient un modèle de « fashion ». Il existe aussi de ces jeunes « rebelles » qui encore maintenant « feuque » la police, ou l'autorité et qui « lauve » leur copine sans honte. (image prise sur Spion.com)

    politique, Amérique, société, Amaury Watremez

     

    Il n'est pas le seul le « djeuns », car l'adulte aussi se croit obligé de se dire « oveurbooké » quand il est crevé, de « tchecker » ses rendez-vous professionnels sur son « smartefône » « niou dgénératione » car il ne veut pas être dépassé, disconnected quoi, you see ? Pas plus que le « djeuns », l'adulte ne sait parler vraiment anglais, l'essentiel étant de donner « l'impression de »...

     

    Le « bobo » parisien rêve de New-York. Déjà que bien souvent, il est un ancien provincial, un ex-pécore, qui singe les manières qu'il estime « chics » et germanopratines, il s'imagine en somme comme un « provincial » de la mégalopole américaine qu'il voit comme dans « Mad Men », comme un voyeur à la fois fasciné et faussement révulsé parce ce qu'il voit.

     

    Les français de 2014, qu'ils soient « souchiens » ou « issus de la diversité » (TM°) ont une forte tendance en ce moment à rèver d'Amérique, pas celle de John Ford, pas celle de Chandler, d'Hammet et des « losers magnifiques » du « Roman noir », non celle du fric roi et décomplexé, et ostentatoire, le pays où en plus, il n'est nul besoin d'avoir des prétentions culturelles, sociales ou politiques pour se justifier d'avoir du pognon au coffre.

     

    En France, il faut dire, le bourgeois culpabilise encore un peu de bénéficier du confort matériel, raison pour laquelle il achète « équitable » ou « durables » et soutient les mouvements sociaux, enfin il les soutient de loin, ils sont rares ceux qui vont partager une « saucisse-merguez » avec des grévistes et, ou, une « 8-6 » tiède.

     

    Ce n'est d'ailleurs pas certain que cette ostentation par l'argent existe réellement partout aux États-Unis, ce n'est à n'en pas douter qu'un fantasme réducteur. Sans doute, ce pays étant en avance sur les dérives du consumérisme sur nous, certaines populations sont-elles un peu plus décérébrées, un peu plus sédentaires et obèses que les nôtres et préoccupés surtout de rester le nez collé aux divers écrans, en bons « couch potatoe », qui envahissent notre vie.

     

    Sur l'alimentation, pas besoin de traité transatlantique pour que la « malbouffe » se répande un peu partout, il y a des gosses qui dans des familles ignorent l'existence des légumes verts ou de boissons autres que des sodas surchargés en sucres et qui ont pris l'habitude pour faire cinquante mètres de demander à leurs géniteurs tout autant décérébrés de prendre la voiture, la marche ou l'utilisation d'un vélo pour se déplacer induisant dans leur tête une sorte de honte sociale insurmontable semble-t-il.

     

    photo-1256103060959-1-0.jpgLa France devient comme ces pays en développement où pour se croire au moins un temps prospère on anglicise tout pour se consoler. On imite ce que l'on croit connaître de l'Amérique. On compense ses frustrations en rêvant d'une réussite de « self made man » alors que cette réussite suppose, même si l'initiative est sans doute plus favorisée en Amérique, du travail et des efforts.

     

    Bien souvent, quand on lui met le nez sur la réalité de l'Amérique, le rêveur de « buildings » et de « skycrapers » revient bien sagement à sa petite vie, ou sa survie un peu médiocre et il se repasse la dernière saison de « Breaking Bad » pour se convaincre que le rêve américain c'est plus ça.

     

    image ci-dessus prise là

  • Victor Hugo et les jeunes cons

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     Sur l'illustration (prise ici), le jeune grec tient un poème de Victor Hugo tiré de "les Orientales" qui évoque l'arbitraire

    poeme+victor+hugo.jpg

    tombé sur l'île de Chio, un poème qui incite à être indocile face aux "puissants"...

     

    Les « touites » des gamins ignares sur le Net m'ont rappelé cet incident caractéristique qui est arrivé dans une bibliothèque fréquentée surtout par des jeunes par obligation. Leur dernier jour de présence, ceux-ci se déguisent, ce qui pourrait être sympathique, ils ont cru bon d'ajouter comme activité le saccage de l'endroit qu'il déteste car il représente tout ce qu'ils haïssent à commencer par l'indocilité aux diktats absurdes du « vulgum pecus » qu'engendre souvent la culture. Ils ne voyaient pas le problème, ils mettaient de l'ambiance croyant également utile de se filmer pour en faire un « Harlem shake » visible sur « Ioutube », cette quête de célébrité « kleenex » même pour rien étant de leurs aspirations les plus répandues...

     

    Je précise que cette bibliothèque n'est pas dans un « quartier » chaud, même pas dans une zone à problèmes sociaux où les lieux culturels sont paradoxalement peut-être plus respectés, et que ces jeunes n'étaient pas des « racailles ».

     

    Dans notre société hyper-matérialiste surtout préoccupée par le pognon : en avoir ou pas pour consommer les objets tous plus inutiles les uns que les autres que le tout économique imposent de posséder pour être considéré par le reste du troupeau, cela fait longtemps que la culture, et en particulier la culture littéraire, est méprisée, considérée comme inutile, même s'il y avait quand même auparavant des restes de pudeur à s'avouer ignare ou inculte, du fait aussi de quelques complexes d'infériorité sociale mal digérés.

     

    Ce n'est pas que de la faute des parents qui depuis quelques décennies ont fait en sorte de ne surtout rien transmettre à leur progéniture. Ce n'est pas seulement de la faute de l'institution scolaire qui devrait peut-être se poser la question du « collège unique » ou du « bac pour tous », fixant comme but 80% de bacheliers, donnant des notes parfois absurdes (comme 21/20) à des élèves certes méritants. Ce n'est pas non plus la faute seule de la formation des professeurs dont certains choisissent la voie de l'enseignement des lettres non par goût personnel mais par défaut sans parler des élèves eux-mêmes qui prennent la filière « L » car elle est réputée « facile ».

     

    La littérature, ça sert à rien ! La littérature ça ne peut pas se quantifier en équations, ça suppose de réfléchir par soi-même ! Et en plus ça rend malheureux le consommateur docile qui s'aperçoit en lisant les classiques ou les modernes de la vacuité des aspirations que la société actuelle, festiviste et libérale-libertaire, lui propose, lire l'obligerait à remettre en question sa docilité à des sottises et son allégeance abjecte à la standardisation des choses et des esprits, bref à se poser des questions.

     

    Les imbéciles en nourrice, les boutures de crétins, les jeunes cons gardaient néanmoins leur haine de ce qui était élevé pour eux, ils faisaient montre encore d'un certain respect. Maintenant, du fait des merveilles du progrès technique, le crétin et en particulier le jeune crétin peut étaler son inculture devant le monde entier ainsi qu'on l'a vu après le bac français sur « Touitteure » mais pas seulement, où le père Hugo en a vu de toutes les couleurs, certains contributeurs ignorant visiblement qu'il est mort depuis quelques temps déjà. On en rirait si ce n'était pas dramatique. Ces gosses étalent leur incompréhension assumée et totale de la poésie, lui préférant une trivialité crasse. Ce sont déjà des éléments représentatifs de cette « nouvelle humanité libérée du passé » que d'aucuns parmi les idéologues appelaient de leurs vœux, y compris chez les adeptes du « Gender », des hommes et des femmes nouveaux à l'aise dans l'utopie qu'est pour eux ce monde, ayant déjà accepté une forme aiguë de totalitarisme de la pensée dans leurs têtes, celui-ci commençant toujours par un bon petit autodafé fût-ce au nom de bonnes intentions.

     

    Bien sûr, il y a aussi encore parfois des adolescents, comme cette jeune fille que j'évoquais il y a un an, des enfants, qui ont encore la passion des Lettres, de la lecture voire de l'écriture, qui sont obligés de ne pas trop le dire étant assimilé rapidement à la figure détestée de « l'intello » qui veut se hausser du col, se mettre en valeur au détriment des autres, ne pas obéir aux mêmes règles absurdes et complètement débiles.

     

    Bien sûr, Il y a encore un peu d'espoir mais si peu...

  • Les grévistes SNCF sont des idiots utiles

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    ARTICLE-GREVE-SNCF-FETES-DE-NOEL.jpgLa grève à la SNCF remplit de joie au moins une française : Marine le Pen, voilà qui arrange bien ses affaires et ô magie plus personne ne parle de la sortie de son père en vidéo, vous parliez de « bruits de bottes » chers amis belles consciences, vous évoquiez le retour des z-heures les plus sombres de notre histoire ? Vous allez être gâtés, vous allez pouvoir vous en donner à cœur joie dans l'humour « citoyen », le « rire de résistance » et le dédain affiché envers ces peuples qui demandent simplement que l'on s'intéresse à leurs précarités de plus en plus nombreuses ! La gauche de la gauche va accélérer l'accession au pouvoir du Front National, vous ne goûtez pas l'ironie de la chose ?

     

    Grâce au blocage des transports ferroviaires par 17% des cheminots, ce n'est pas 25% qu'elle va faire aux prochaines élections, même avec une indignation main sur le cœur après un « dérapage » de son père, mais 35% voire par l'entremise d'un conflit social initié par des salariés hyper-privilégiés comparés aux autres encartés à la CGT et FO, dont une grande partie vote il est vrai déjà FN/RBM sans trop le dire encore. Le mécontentement va croître de manière exponentielle.

     

    Certes, oui, ce ne sont pas des milliardaires, mais ce sont des bénéficiaires d'un des 42 régimes « spéciaux » de retraites payés sur les impôts de tous les français qui depuis l'abandon de la machine à vapeur n'a plus lieu d'être. On rigole jaune sur la « prime silicose » entre autres que certains touchent encore. Ils partent en retraite pour les «roulants » à 50 ans, et les autres à 55.

     

    Quelle dureté de vie !

     

    Quelles conditions scandaleuses de fin de salariat en effet !

     

    Je me souviens de ce conducteur de motrice, certainement un peu candide se plaignant d'avoir le bras un peu trop court pour atteindre le volant de sa machine, et qu'il lui faille se pencher un peu en avant ce qui est effectivement tout aussi pénible que charrier du charbon dans les anciennes locomotives.

     

    Et si ça se trouve, ils s'ennuieront à rester chez eux : allez les salariés actuels qui doivent travailler déjà jusque 69 ans, on en connaît tous autour de nous, ou plus actuellement ne connaissent pas leur bonheur !

     

    Ce ne sont pas seulement les candidats au bac qui seront gênés grandement par cette grève qui transforme tout apprenti voyageur en lutteur ou catcheur pour ne serait-ce qu'entrer dans le train, les fraudeurs profitant de l'absence de contrôles pour s'en donner à cœur joie. Ce sont tous les intérimaires, contractuels, remplaçants, salariés précaires qui ne peuvent se permettre d'arriver trop souvent en retard, ou de rater une seule journée de travail en étant pour beaucoup à un euro près quant à leurs comptes. Ce sont toutes ces personnes qui vont passer des entretiens d'embauche, des concours, des formations qui en pâtiront aussi sans que leurs employeurs ni nos dirigeants ne s'en inquiètent.

     

    A tous ces gens là on répondra que la grève est un droit, que c'est comme ça, qu'il faut subir sans moufter, sans se plaindre, qu'il ne faut surtout pas critiquer les velléités revendicatives des salariés de la SNCF sous peine de se faire traiter de réac. Il est vrai aussi que ceux qui ont ces belles paroles ont des postes « assis », une résidence primaire ou secondaire, ou les deux. Il est vrai aussi que les déboires des voyageurs, en particulier ces précaires, l'état comme les institutions n'en ont rien à foutre. Grâce à Dieu, un peu de « panem et circenses » ne pouvant faire du mal pour endormir le bon peuple, c'est la « Coupe du Monde.

     

    image prise ici

  • La multiplication des maîtres à penser

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    Aussi sur Mauvaise Nouvelle

     

    Notre époque s'imagine être libre et affranchie de toute contrainte, de toute morale, de toutes valeurs considérées comme arbitraires et insupportables. Chacun veut choisir ce qu'il veut penser, picorant au hasard, consommant un peu de ci, un peu de ça, un peu de christianisme, un peu de bouddhisme, un peu de « Nitche » (voir photo, prise ici, même Lou-Andréas Salomé s'y est laissé prendre), mais surtout rien qui implique de l'altérité ou de se soucier de l'autre plutôt que de rester centré sur son nombril.

     

    Et paradoxalement, apparemment du moins, dans le même temps, poussent un peu partout comme du chiendent, du mildiou, de la « mauvaise herbe » des « maîtres à penser » de tout style, des spécialistes en "côtching", en "direction spirituelle", de toute obédience, qui bien souvent aux prétentions matérielles de la classe sociale dont ils sont tous issus, les bourgeois, rajoutent en jouant sur leurs « réseaux », et copinages endogamiques, des prétentions sociales, intellectuels et culturelles, à servir de guides au « bon peuple », aux « pékins moyens ». Bien souvent le "côtch" est un imbécile qui, bénéficiant d'une petite expérience dans un domaine, pense ou feint de penser que cela le légitime pour tout le reste.

     

    Pour se justifier, ils énumèrent généralement leurs titres de gloire supposés : d'avoir écrit dans tel journal, édité leurs livres dans telle maison d'édition, qu'ils ont bien connu tel auteur célèbre lui-même très ami avec tel philosophe fameux, ou se contentent de visser une plaque de cuivre à côté de leur sonnette etc...

     

    En gros ils acquéraient la sagesse et le talent de leurs relations dont ils se réclament par procuration, par contact ou intinction...

     

    Quelles que soient la direction ou l'origine des opinions et pensées, et maximes et aphorismes professés par ces « maîtres », cela réveille en moi le gamin de Paris insolent, le gosse de Pantruche, le petit banlieusard indocile n'ayant surtout pas envie de se laisser domestiquer par un bourgeois ayant des vanités à satisfaire fût-ce un curé réputé saint. Dans le cas précis, à l'instar de Bernanos, je préfèrerai toujours les prêtres humbles, maladroits et même pas brillants, à l'image du « petit curé d'Ambricourt » pourtant beaucoup plus proches qu'eux du mystère divin aux prêtres « mondains » qui goûtent les compliments et l'adulation avec un peu trop de gourmandise.

     

    Attention, ami lecteur, ne te méprends pas, je n'ai pas le moins du monde la prétention d'être issu d'une génération spontanée ou de faire l'éloge de la cuistrerie, et que lire les philosophes ou les sages, ou les théologiens, ne sert à rien, bien au contraire, tant qu'ils aident à réfléchir par soi-même, à se libérer des tutelles, des pesanteurs. Mais malheureusement, dans la plupart des cas, ces « maîtres à penser », « côtches », « directeurs spirituels », « thérapeutes » improvisés grâce à quelque poudre de perlin-pinpin intellectuelle, des plantes ou tel bouquin-panacée, demandent à leurs « disciples » enamourés et consentants une servilité de tous les instants.

     

    Je comprends ces « disciples », il est tellement plus confortable de confier sa liberté, ses opinions, son âme à quelqu'un d'autres, d'abandonner toute responsabilité tellement lourde à porte, et engendrant parfois de telles souffrances. La liberté est malaisée à vivre dans une société qui ne tolère que l'allégeance à divers « diktats » collectifs. Et finalement ils ont besoin de points d'ancrage que ni l'Église, ni les institutions ne savent plus leur offrir, la première ayant souvent sombré ces dernières années dans un océan de guimauve sur-affective, les autres ne s'intéressant plus qu'aux intérêts des plus puissants et se désintéressant du Bien Commun, de maintenir un lien entre les personnes. Ils recherchent donc ces repères de manière désordonnée, en restant fixés sur leurs petites personnes, et croyant les avoir trouvés s'imaginent leur soumission indispensable.

     

    bernanos3.gifAmi lecteur, après avoir lu ce petit texte, tu penseras que je reste vraiment un de ces « anars de droite » incorrigibles, qui se moque de l'individualisme de la société tout en protégeant farouchement sa propre liberté. Cela n'a guère d'importance. Je préfère suivre d'autres exemples devant lesquels je ne reste pas grand-chose, qui me poussent à épanouir ma liberté, à m'affranchir réellement de contraintes pour de bon insupportables, comme cette jeune fille enfermée quasiment toute sa courte vie d'adulte dans un carmel, et que l'Église, qui a de l'humour, a pourtant fait « docteur » et patronne des missionnaires, et je songe aussi aux petites Sœurs de Foucauld à Jérusalem pour qui accueillir l'autre, défendre les pauvres, et soutenir les plus faibles, épanouir ses dons, cela allait de soi sans pour autant qu'elles aient besoin de se mettre en avant.

     

    Et bien sûr, je pense encore et toujours à Bernanos (voir photo ci-contre prise "sous le soleil de l'exil", empruntée ici) qui aurait pu flatter les uns ou les autres et qui a préféré préserver sa liberté au risque d'être mal vu...

  • Taubira et la gauche la plus bête du monde

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    L'article de monsieur Gilles William Goldnadel ( voir ici : http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/06/09/31001-

    20140609ARTFIG00199-reforme-taubira-la-droite-la-plus-lache-du-monde.php ) a ceci de remarquable, qu'il joint un diagnostique sûr concernant une des lois les plus funestes, imputable au régime actuel, à une vision plus que lucide sur le paysage politique français. Le sous-titre de  Figarovox évoquant dans notre pays : " la droite la plus lâche du monde " est on ne peut plus justifié. Il fait écho à une réflexion que fit en son temps le président Guy Mollet : " la droite la plus bête du monde " . L'ennui c'est que depuis la mort de cet honnête homme, nous nous sommes aussi rendus compte que nous avions la gauche la plus bête du monde.

     

    politique, société, Taubira, réforme pénale

    Certes, l'épidémie de grippe hollandaise qui s'est abattue sur la France en a été l'ultime révélateur avec ses virus mutants PEI et TAU. Mais des signes précurseurs de cette maladie ont existé bien avant que l'on arrive au pic de l'épidémie. Et là, le virus TAU apparaît bien comme le plus coriace. Je comprends que monsieur Goldnadel le localise place Vendôme, mais j'émettrai cependant des réserves sur son qualificatif  " fantasque " et se sont d'ailleurs les seules car je signe des deux mains tous ce qu'il a écrit. L'adjectif  " fantasque " supposerait que la dame qui garde nos sceaux est déséquilibrée et agit au gré de pulsions mal contrôlées. Ces choses peuvent exister, mais elles ne relèvent pas de ma spécialité. Je laisse à la Faculté le soin de juger. J'ai déjà écrit et persiste à le croire qu'en fait, celle que l'on appelle l’égérie de la gauche n'a pas renoncé aux idées trotskiste de sa jeunesse lointaine autrement dit à son projet de destruction des valeurs de notre société Judéo-chrétienne.Telle une nouvelle Jézabel, elle profite de la faiblesse de notre président de la République, nouvel Achab pour utiliser ses sceaux et voler la vigne de Nabot, le faisant assassiner, autrement dit, ce qui s'actualise par la destruction de ce qui a fait la grandeur de la civilisation française .

     

    politique, société, Taubira, réforme pénale

    Elle s'attaque à deux de ses sources : la famille et la justice qu'on assassine comme Nabot ( voir I Rois chap 21). Je conseille d'ailleurs à mes lecteurs pour bien comprendre cette comparaison, de se reporter à l'Ancien Testament (II Rois chap 9 v 30 a 37) . Je suis sûr qu'il les intéressera et qu'ils liront la suite pour connaître le sort de Jézabel qui menace bien évidemment notre ministre de la Justice. Ainsi cette trotskyste impénitente, à défaut de ne pouvoir fomenter une révolution, détruit de l'intérieur.

     

    A l'ombre de Napoléon sur sa colonne, ce Père de notre Code Civil, qui lui, avait une idée de la France, elle détruit tranquillement et sans obstacle, une de ses œuvres les plus incontestables et des plus solides qui ont fait la grandeur de notre pays. Mais aime-t'elle notre pays qui est aussi le sien ? La question se pose car il y a une logique entre le mariage pour tous et sa loi pénitentiaire : la prison pour personne !

     

    politique, société, Taubira, réforme pénale

    Cela dit, je suis bien placé pour savoir que la prison ne constitue pas une réponse à toutes les formes de délinquance ou de crime. Mais ce n'est pas parce que l'on est incapable d'améliorer le fonctionnement des prisons – il doit absolument l'être – qu'il faut les supprimer. Si par extraordinaire, il ne se trouvait demain en France, aucun pilote capable de conduire un avion, faudrait-il pour autant supprimer les avions ? Non. Il suffirait simplement de trouver des gens capables. Mais, il semble bien à monsieur Goldnadel et je le crois bien volontiers, qu'à part de rares voix, personne ne se batte pour vraiment contrer cette entreprise de démolition de la France. Il est alors à craindre, pour en rester aux images bibliques qu'un nouveau Jéhu arrive place Vendôme et fasse venir notre nouvelle Jézabel au balcon de son ministère pour la suite que je vous invite à connaître en continuant votre lecture Biblique du Livre des Rois  et qu'a immortalisé Jean racine à la fin du songe de la fille de Jezabel, Athalie dans la tragédie qui porte son nom.

     

     

    Julien Gris, un visiteur de prison

     

    image du haut Paris-Match

    image du centre tiré du site de l'observatoire des subventions

    image du bas : Leighton

  • Pendant la Coupe le massacre des chrétiens orientaux continue

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     ... Ce nettoyage ethnique car c'en est est un se poursuit dans la plus grande indifférence à quelques exception notables près, y compris chez les catholiques.

     

    Indifférence que je n'aurai de cesse de dénoncer.

     

    topicOù sont les indignés professionnels ?

     

    Où sont les donneurs de leçons politiques ?

     

    Où sont les moralisateurs ?

     

    Où est aussi la « majorité silencieuse » des musulmans modérés évoquée par Dalil Boubakeur il y a quelques jours ?

     

    Pour l'instant, on ne rencontre en réponse qu'un « silence assourdissant ».

     

    Il y a quelques années j'ai animé deux années de suite un stand sur l'Oeuvre d'Orient lors des Sessions d'été de la Communauté de l'Emmanuel à Paray le Monial, dans l'indifférence là aussi, m'apercevant de l'ignorance des croyants présents quant à l'histoire même de leur église, me demandant sans cesse si ces chrétiens orientaux de rite grec ou arabe, ou copte, ou syriaque étaient bel et bien catholiques, me demandant par quels missionnaires ils avaient été évangélisés, alors que c'est eux qui nous ont amené l'Évangile en Europe. Lorsque nous évoquions les persécutions que vivent quotidiennement ces croyants, nous faisions face à un silence poli, au mieux.

     

    Note en passant, chers amis catholiques, ne me répondez pas qu'il existe déjà l'AED ou d'autres œuvres, dites moi ce que vous faites vous, même le plus petit geste...

     

    pape-embrassade.jpgIl y a quelques jours à la messe de Pentecôte de ma paroisse, Évreux, les intentions de prières étaient en direction de ces croyants, des intentions pas trop choquantes, pas trop claires, on ne parlait pas de leurs souffrances. A la fin de la célébration, j'ai proposé d'être au moins un médiateur avec des personnes qui pourraient témoigner, j'ai pris au mot l'évêque qui demandait que les chrétiens présents soient des « témoins » vivants de ce qui se passait en Terre Sainte, entre autres. Ma proposition a suscité un intérêt là encore poli mais n'a rencontré aucun retour. Ce n'est pas la première fois.

     

    Dans l'Église en France actuellement, on aime bien les grands rassemblements, on aime bien le coaching spirituel pour les couples, ou les célibataires, on aime bien évoquer la pauvreté exotique, ainsi dans la paroisse d'Évreux, la quête de Carême fut pour une léproserie indienne, mais ce qui concerne des frères dans la Foi qui ne nous ressemblent pas ne suscite dans les faits qu'un mur épais d'indifférence. Je parle d'Évreux, mais c'est exactement pareil dans quasiment toutes les paroisses.

     

    En Irak, nous étions quelques uns à avertir, lors de la première guerre du Golfe, lors de la deuxième, que derrière Saddam, il y avait pire encore, que derrière ce tyran, il y avait encore plus tyrannique, et qu'il protégeait au moins les minorités de son pays, à commencer par les chrétiens et entretenait en Irak un embryon de laïcité. Personne n'a écouté, nous étions des « angélistes », nous étions des rêveurs, nous nous faisions manipuler. Les uns évoquaient le gazage des kurdes, les autres les « armes de destruction massive », d'autres encore s'inquiétaient surtout de pouvoir continuer à remplir le réservoir de leur bagnole.

     

    Les résultats sont plusieurs années après la partition probable de l'Irak, la montée en puissance d'un état islamiste violent, massacrant les chrétiens dans un silence quasiment absolu, en particulier à Mossoul où il n'y en a quasiment plus ; 35000 en 2003, plus un seul maintenant. Exactement comme Cracovie et sa communauté judaïque avant le ghetto.

     

    En Syrie, les « rebelles » ont été portés aux nues, soutenus et encouragés, voire armés par les pays occidentaux contre Bachar El-Assad, tyran, ce que je ne conteste pas, mais tyran protégeant lui aussi les minorités dans son pays, dont les chrétiennes, et encourageant le développement d'un début de laïcité. Maintenant, l'on s'aperçoit que ces « rebelles » sont des « djihadistes » de la pire espèce, des salopards meurtriers ignorants même de leur propre foi, des bandes ne songeant qu'au pouvoir. Cerise sur le gâteau, ils recrutent dans nos contrées, et pas seulement de jeunes musulmans, mais aussi plusieurs « souchiens » en déshérence morale du fait de la vacuité des valeurs proposées par notre société.

     

    Ces pseudo-rebelles massacrent des chrétiens, un exemple parmi d'autres trouvé sur Médiapart. Il a fallu que plusieurs de ces massacres soient commis pour que les sociétés occidentales et en particulier les chrétiens occidentaux, catholiques ou non, commencent timidement, très timidement, à s'en inquiéter. Que faut-il pour qu'ils réagissent pour de bon, être eux-mêmes persécutés ?

     

    image du haut prise ici

    © AIUTO CHIESA CHE SOFFRE

     

    Deuxième photo prise ici, un signe d'espoir quand même tout comme l'Initiative de "SOS Chrétiens d'Orient"

     

    Ci-dessous une vidéo parlante sur les "djihadistes"

     


    Hillary Clinton : Nous avons crée Al-Qaïda... par Super_Resistence

  • « Tudo Bem madame la marquise ! »

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    stade-maracana-rio-decembre-2013-1495750-616x380.jpgSur la photo ci-contre, prise ici, le Christ du Corcovado ne bénit pas le stade, il engueule Dilma Roussef...

     

    Aujourd'hui, au cas où tu ne serais pas au courant ami lecteur car je me suis laissé dire que très peu de radios et de télévisions en ont parlé (sic) c'est l'ouverture de la Coupe du Monde au Brésil, « Tudo Bem ! ». Les politiques « vont chercher bonheur » grâce aux buts que marquera peut-être l'équipe de France, non pardon « de Fronche » pour faire oublier l'un ses affaires de surfacturation, l'autre sa fraude fiscale, d'Isabelle Balkany à ce conseiller de François Hollande, ou en parlant de notre président, sa nullité crasse (enfin c'est ce que dirait les mauvais citoyens dont je ne suis pas).

     

    Le monstre à trois têtes chenues dirigeant l'UMP (à mi chemin entre une hydre de Lerne fatiguée et les petits vieux du « Muppet show » (TM°), le Péhesse, adorent les matchs de foûtebôle gagnés, ça console de leur incurie le peuple au moins un temps. Et cela permet à l'hydre et aux caciques socialistes de mettre en place la comédie de « l'Union Sacrée », pour « la Patrie en danger » contre les « bruits de bottes » et autre retour des « z-heures les plus sombres de notre histoire » annoncées par les résultats des dernières Européennes selon eux.

     

    Ce n'est pas qu'ils s'inquiètent pour les idées, ils ont la trouille pour leurs carrières.

     

    On avait beau se dire qu'ils n'oseraient quand même pas aller si loin, on oubliait qu'une certaine catégorie de population ose tout...

     

    La « Fronche » comme dans « chont froncs l'ââmour » selon la phrase traditionnelle des pittoresques travailleurs et accortes travailleuses brésiliens et brésiliennes que l'on peut croiser déjà près du Bois de Boulogne depuis déjà de nombreuses années. Au Brésil, d'aucuns parmi les mauvais esprits pas encore imprégnés de ce qu'il convient de penser sont persuadés que quand un brésilien n'est pas travesti, il joue au « foûtebôle », recruté par des « entraineurs » à la sortie des « favelas ». C'est quand même un autre triomphe de la « diversitude » que ces expressions riantes et joviales soient entrées dans le langage courant.

     

    Le Brésil est un pays dont certains ont critiqué la lenteur pour finir les travaux de la Coupe du Monde, les stades, les infrastructures, le nouveau métro de Rio en particulier, d'autres ayant suggéré, les mauvais esprits, que tout cet argent aurait pu être utilisé à meilleur escient, pour l'éducation, contre la misère dans les « favelas ». Mais « chut » n'en parlons pas, ne gâchons pas la fête, ne chagrinons pas Platini...

     

    Ceux, je trouve cela ironique, qui d'ailleurs s'élèvent contre ces dépenses certes indécentes étaient les premiers pourtant il y a quelques années à faire l'éloge de Dilma Roussef, la présidente du Brésil, icône de la gôche sociétale, qui n'a fait qu'appliquer à son pays le même genre de programme que celui d'Anne Hidalgo à Paris, quelques cautères sur une ou deux jambes de bois, des mesures spectaculaires dans tous les sens du terme et rien d'autres.

     

    Un méchant misanthrope, un cynique c'est sûr, le prétendait déjà pendant l'Antiquité, pour soumettre le peuple, le distraire de sa condition, l'empêcher de se poser trop de questions, il lui faut « du pain et des jeux », du pain mais pas trop non plus, pour lui faire sentir que même si elle est longue, la longe qui le tient est toujours là, et du divertissement par contre à foison, et l'encourager depuis la merveilleuse invention du « portable » à se laisser aller à la logohhrée continuelle, au bavardage incessant avec sa « communauté » dont on lui fait croire qu'il est le centre, « l'omphalos » ; le silence c'est connu, force à réfléchir.

     

    La société se doit d'encourager tout cela très tôt, au risque de sédentariser un peu trop les plus jeunes. Mais des légers problèmes de diabète et, ou cardiaques chez les jeunes ce n'est rien en comparaison des manifestations de colère qu'ils seraient en droit de montrer à cause de l'état du monde qui leur sera légué par les « grandes personnes », de l'état des valeurs que celles-ci leurs ont transmis à savoir l'amour du pognon et le culte de l'apparence, d'ailleurs reine au Brésil, pays champion pour le nombre d'interventions de chirurgie esthétique par habitant, le corps y étant un peu plus réifié, un peu plus « machinisé » qu'ailleurs.

     

    Article sur l'air de « Soul Bossa Nova » de Quincy Jones (voir ci-dessous) ainsi qu'un petit rappel de Desproges

  • Une aventure du Petit Nicolas – le dernier jour d'école

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    Un hommage encore à Goscinny et Sempé...

    Il y a longtemps que j'avais donné des nouvelles des gosses surannés (tu te rends compte ami lecteur ils n'avaient pas de portable!) mais pas tant que ça, créations des deux auteurs sus-cités.

     

    littérature, société, petit Nicolas, Goscinny, Sempé, Amaury WatremezAujourd'hui c'est le dernier jour d'école, je suis bien content car c'est bientôt les vacances, et en vacances on part au bord de la mer avec Papa et Maman : Papa va pécher avec moi et quand on revient, quand Papa va à la poissonnerie, il m'achète toujours une grosse glace à la fraise chez le marchand qui a une petite roulotte avec des rayures rouges et blanches, et que je dois lui rappeler qu'il ne faut pas oublier d'acheter une jolie carte postale pour Mémé qui a dû rester à Paris. J'aime bien aussi quand je vais à la campagne avec la colonie de vacances où je retrouve des copains, on rigole bien. Les vacances c'est chouette !

     

    Je n'aime pas tellement l'école, mais j'aime bien ma maîtresse, elle est très gentille et nous voyons bien qu'elle a envie de rigoler avec nous quelques fois. Quand nous faisons les guignols, elle cache sa bouche derrière sa main, mais nous voyons bien qu'elle sourit, et alors elle est très jolie.

     

    Ce matin, le directeur est entré avec « le Bouillon » et monsieur Mouchabière qui a le même âge que le grand frère d'Eudes qui est militaire et qui lui ressemble (il a plein de boutons sur les joues), ce sont les grands qui l'appellent comme ça car dans le bouillon il y a des yeux et « le Bouillon » il dit toujours « regardez moi bien dans les yeux » quand il veut donner une punition.

    littérature, société, petit Nicolas, Goscinny, Sempé, Amaury Watremez

    La maîtresse a dit :

     

    « Debout » ;

     

    le directeur a dit :

     

    « Assis ».

     

    Nos chaises ont fait beaucoup de bruit, et là le directeur a eu l'air un peu fatigué et il s'est tamponné le visage avec son mouchoir en soupirant pendant que le « Bouillon » fronçait les sourcils et nous faisait « chut » en mettant son doigt sur sa bouche.

     

    Le directeur a un peu toussé et il nous a dit que c'était le dernier jour d'école pour l'année scolaire, que nous n'avions pas été particulièrement brillants et que nous étions encore bien dissipés.

     

    Je n'étais pas d'accord, j'avais fait dixième à la dernière composition de mathématiques quand la maîtresse n'avait interrogé que onze élèves et qu'elle avait mis un zéro à Clotaire qui avait oublié d'apprendre sa leçon, il avait été puni, la maîtresse lui avait interdit d'aller en récréation ; Clotaire a tellement l'habitude qu'il faut lui rappeler aussi quand c'est la récréation qu'il a le droit d'aller jouer avec nous.

     

    Agnan a levé la main, il avait le visage tout blanc et il a dit que la maîtresse ne lui avait pas donné ses cahiers de devoirs de vacances, qu'il était très inquiet et ses parents aussi parce qu'ils avaient déjà un programme de visites très chargé pendant les vacances et qu'il fallait tout prévoir.

     

    Il est fou Agnan !

     

    Il veut faire des devoirs pendant les grandes vacances !

     

    littérature, société, petit Nicolas, Goscinny, Sempé, Amaury WatremezLe directeur lui a dit que tout était prévu et que sa maman avait été très aimable de joindre un petit chèque pour les œuvres de l'école. Mais Agnan il n'avait pas l'air convaincu.

     

    Les copains avaient fait passer un petit mot qui disait qu'Agnan était un sale cafard, mais le Bouillon a vu Eudes le recevoir et est allé le chercher en le tirant par son oreille droite. En passant devant Agnan, Eudes lui a dit qu'il lui donnerait un coup de poing sur le nez pour la peine. Agnan est devenu tout rouge et il s'est roulé par terre en disant que personne ne l'aimait. Monsieur Mouchabière l'a relevé et l'a accompagné vers la sortie alors qu'Agnan reniflait en faisant beaucoup de bruit avec la figure toute rouge, ses lunettes de travers sur le nez.

     

    Le directeur paraissait très fatigué, il avait la main sur le visage et soupirait très fort. Il dit au « Bouillon » :

     

    « Quand je pense qu'il y en a qui parlent de vocation pour notre travail, les...(un mot que je n'ai pas entendu), et bien il reste fort à faire »

     

    Le directeur est sorti, la maîtresse a dit « Debout », le directeur a dit « Assis » en sortant, et il avait encore très chaud car il se tamponnait la figure souvent. C'est alors qu'Alceste a levé la main, de l'autre il époussetait les miettes du troisième pain au chocolat qu'il mange toujours quand le directeur nous rend visite : « On nous avait parlé d'un goûter madame ? ». La maîtresse a dit que ce n'était pas le moment des questions importunes, et Alceste a dû baisser la main en maugréant. Nous avons compris qu'il fallait arrêter de faire les guignols car la maîtresse avait les sourcils froncés elle aussi.

     

    à suivre...

     

     

    Illustrations dans les histoires du « petit Nicolas », aux éditions IMAV et chez Gallimard

  • Réconcilions les irréconciliables

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    img_34651_bfm-story-la-semaine-agitee-pour-le-gouvernement-0111.jpgTu me connais ami lecteur, je suis un faux méchant et un authentique gentil, vrai de vrai, je suis comme les ours, on peut me mener par le bout du nez. Donc par ce petit texte je te propose de m'aider à réconcilier des frères ennemis, des gentils militants, et des gentils leaders politiques qui finalement ont très très envie de s'embrasser bien gentiment, qu'ils soient UMP, Péhesse, du ventre mou de l'Udéi, des « Verts » voire des copains du facteur le plus médiatique de France, légende des légendes, figure mythique, aux P et T de Neuilly où certains prétendent encore l'avoir rencontré.

     

    Ils prétendent tous que « eux c'est pas pareil », mais pourtant ils le montrent déjà, j'ai du mal à comprendre, ils veulent donc absolument passer pour des méchants, ils votent souvent ensemble déjà. Certains s'en inquiètent certes, ne veulent pas de cette comédie-bouffe sur l'Europe, mais ce sont des misanthropes, des râleurs, voire peut-être des fââchiistes dont les discours rappellent des « bruits de bottes », des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°).

     

    Déjà, les jeunes ténors du parti comme mon Eduardo Rihan Cipel ou le charmant Geoffroy, gentil garçon tellement sensible (attention je n'ai pas dit que c'était un genre de baudruche vite dégonflée), ils ont beau essayer de faire en sorte que ça ne se voit pas mais leur affection transparaît au grand jour même malgré eux. En effet, quand ils tentent de débattre durement, « comme des hommes », pour faire bonne figure et rester discrets sur leur relation tellement belle en affection et convictions partagées, on sent bien qu'ils ont d'abord et surtout le désir d'une accolade virile pour enfin ne plus cacher qu'ils ont fraternisé depuis longtemps car au fond ils pensent tous les deux la même chose sur l'économie, le social et le politique, en particulier sur l'Union Européenne, Geoffroy étant un libéral « dur », Eduardo un libéral « light » avec deux ou trois alibis sociétaux (voir vidéo ci-dessous).

     

    Ils ont réussi à convaincre des jeunes gens brillants de leur génération de les suivre comme on le voit sur la deuxième vidéo à ce lien, ils sont tous d'accord contre un méchant dont il n'est pas même besoin de citer le nom, méchant qu'Eduardo remet à sa place non mais, y compris le rebelle et génialissime Arnaud Champremier-Trigano, sémillant directeur de la communication de Jean-Luc Mélénchon. Ils essaiment, ils convertissent sans le dire les autres. Ils arrivent même à dénoncer la violence des méchants pendant un débat « citoyen » contre la violence ! Sont-ils forts n'est-il pas ?

     

    Ils partagent tous les mêmes éléments de langage, comme, je le rappelle, je suis un type fort gentil, je t'ai fait un petit lexique à destination de tous, militants, électeurs lambda, ami lecteur, juste ci-dessous :

     

    Il est conseillé aux militants de l'UMP (ce qu'il en reste), du Péhesse, de l'Udéi, du Modème, de la LCR, d'Europe Écologie les Verts de l'apprendre par cœur...

     

    poujade.jpgLexique politique - notions fondamentales : (sous le patronage tutélaire de Pierre Poujade, autre figure brillante, oui là aussi ami lecteur il s'agit d'ironie) 

     

    Union Européenne : n.f, subst, la marche irréversible du progrès

     

    Mondialisation : n.f, subst, la marche irréversible du progrès

     

    Multiculturalisme : n.f, subst, la marche irréversible du progrès

     

    Communautarisme : n.f, subst, la marche irréversible du progrès

     

    Toute loi sociétale : n.f, adj la marche irréversible du progrès

     

    « Les Heures les plus sombres de notre histoire » : exp, tout ce qui contredit la marche irréversible du progrès

     

    Nation : n.f, notion rance rappelant des « bruits de bottes »

     

    Peuple : n.f, ploucs infâmes sauf si « issus de la diversité »

     

    Culture : n.f, notion rance, (syn : nauséabonde) rappelant des « bruits de bottes » sauf si contemporaine, élitiste (même pour la frime)

     

    Populiste : syn poujadiste, ou fasciste, tous ceux qui doutent du bien-fondé des définitions ci-dessus

     

    image du haut prise ici

    le beau visage de prolétaire buriné d'Arnaud Champremier-Trigano vient d'ici, du "blog du communicant"

    le portrait de Poujade vient de

     


    BFM Story: la politique du gouvernement... par BFMTV

  • La passion amoureuse en milieu bourgeois en 2014

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     petits-arrangements-avec-curs-camille-peretti-T-9gCBha.jpegL'intérêt de souffrir d'insomnies ainsi que je l'ai déjà dit, c'est que parfois l'on tombe le samedi matin sur l'émission radio de Frédéric Taddéï, ce qui titille l'envie d'écrire et de se payer en passant une ou deux précieuses ridicules post-modernes, comme cette Camille de Peretti auteure de « Petits arrangements avec nos cœurs », écrivain "bankale" de par son physique avantageux, ou Nathalie Sarraco, réalisatrice de « la Mante religieuse » et Mylène Jampanoï son actrice principale, trois copines de Natacha Braque me suis-je laissé dire.

     

    Dans les années 70, et une bonne partie des années 80, l'amour bourgeois, toujours endogame, pas de « mésalliance », sauf une fois de temps un amant ou une maîtresse « issu de la diversité » pour se donner à la fois bonne conscience et goûter à la cuisine exotique en somme ; ça donne des frissons, c'est épicé mais on ne le ferait pas tout le temps, se passait dans des parkings de grands ensembles modernes et aseptisés sur la banquette arrière d'un « Range Rover » (TM°) ou un canapé « Roche Bobois » (TM°) en cuir « jaune ».

     

    Les personnages passaient une bonne heure et demie au cinéma à nous entretenir de leurs tourments amoureux d'une grande banalité et finalement assez peu intéressants. Certes, les actrices de ces années là étaient belles et avaient une classe innée qui faisaient parfois passer la pilule ou engendraient chez les petits garçons rêveurs leurs premières émotions esthétiques z-et sensuelles. Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je ne suggère pas que ces petits garçons pratiquaient alors l'onanisme devant leur téléviseur ou écran de cinéma. Nulle raillerie, on évoque bien les « choses de la vie »...

     

    Le roman, passionnant je t'assure ami lecteur, raconte l'histoire de Camille partie rejoindre Stanislas, son premier amour, lui est « trader » à Londres et elle est écrivain, à savoir que de temps en temps elle chausse des lunettes et raconte sa vie sur son ordinateur. Stanislas est blond, mince et je suppose « mècheux » et s'il est homme d'affaires n'en souffre pas moins de tourments dignes du jeune Werther, selon l'auteure du livre bien sûr, il est anorexique par exemple. Ils sortent beaucoup en boîte et dans les endroits « branchés » car si l'on est bourgeois et aisés l'on n'en est pas moins des gens teeellement ouverts et libérés (se libérer en milieu bourgeois consiste surtout à coucher à droite à gauche mais toujours endogamique-ment).

     

    Mais c'est pas autobiographique nous dit Camille de Peretti qui avoue quand même « partir du réel » (sans blagues ?) tout en affirmant que écrire sur la banalité c'est refuser de mépriser les « vraigens », fussent-ils des « adulescents » « têtes à claques » ayant la même conception de l'amour qu'une gamine de douze ans à peine post-pubère, retombant dans le travers contemporain consistant à être en quête d'une pseudo-authenticité digne d'une pub pour jambon sous vide, s'abstenant néanmoins de tenter de sortir des normes.

     

    Et puis finalement ils s'aperçoivent qu'ils s'ennuient et n'ont pas grand-chose à se dire. Ils décident alors de travers les États Unis en voiture de part en part, un état par jour (du tourisme au pas de course comme les beaufs que ces deux « bobos » méprisent), espérant se rabibocher tout en sachant très bien qu'à la fin ils ne seront plus ensemble (tragique n'est-il pas ?).

     

    Dans « la Mante Religieuse », ci-dessous la bande-annonce, (NB : le titre est un jeu de mots tout en finesse tu auras remarqué ami lecteur, la « mante religieuse », l'insecte dont la femelle bouffe la tête des mâles, et aussi l'« amante religieuse » car si l'on couche à droite et à gauche l'on n'en est pas moins capable de mysticisme) Nathalie Sarraco raconte l'histoire de Jézabel (NB : très subtile référence biblique à la reine phénicienne séductrice diabolique et ennemie du prophète Élie).

     

    Celle-ci est une jeune femme bourgeoise artiste forcément libre et rebelle qui veut repousser toujours plus loin les limites de la transgression, limites bien sages au vu des intentions, et transgression que n'importe quel adolescent peut et sait franchir allègrement de nos jours en tapant le bon mot-clé sur un moteur de recherches.

     

    Jézabel finit par tenter de séduire un jeune prêtre, David, à l'aise dans sa foi comme dans la vie, un curé moderne et libéré (il a une barbe et un physique un peu androgyne, ce qui permet de placer deux ou trois banalités sur le "Genre"). Elle se convertit, ce qui est bien gentil, mais reste très « light » et « sulpicien » au fond, on n'est pas dans « Sous le soleil de Satan » de Bernanos, Jézabel continuant de ne soucier que d'elle, telle Dorian Gray, mais une « Dorian Gray » sans envergure, ainsi que ces cathos me dira-t-on pour qui la foi n'est pas qu'une hygiène mentale, une « gymnastique » de vie, le tout restant bien dans les rails, et en gros ce film est un genre de "porno soft" de dimanche soir avec un alibi spirituel...

     

    Ne me remercie pas, ami lecteur, gràce à moi et ces considérations légères tu économises ainsi en valeur le prix de deux bouteilles de « Harpic WC » (TM°) et de quatre litres (environ) de « mousseux ». Sur les errements amoureux de riches oisifs, je préfère l'élégance et le style de "Petit Déjeuner chez Tiffany" de Truman Capote...

     

    couverture du roman prise ici

     

  • Les prophéties du "Paperboy" se réaliseront-elles encore ?

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    ILLUS_2.jpg Je ne suis pas très familier des « mangas » n'en ayant vraiment lu que deux ou trois, de tendance « cyberpunk » et s'inspirant de Philip K. Dick au point d'en faire un personnage dans deux séries : « Ghost in the shell » qui reste mon préféré, « Akira » et ses enfants tellement sages et dociles qu'ils en provoquent l'apocalypse, le sympathique « Co Boy Be Bop » qui mêle Jazz et SF post-apocalyptique ou « Gunm », « Pinnochio » en plus dur, ayant apprécié aussi « le tombeau des lucioles » ou « 5mms par secondes » dans un autre style. Je connais cependant mieux les « comics » américains qui sont, rappelons le, en droite ligne les descendants des « romans feuilletons » français et des « pulps » du début du XXème siècle.

     

    Dans ces ouvrages réputés sous-culturels car populaires, sur les marges de la culture, les auteurs en disent souvent plus sur la société que bien des pensums d'éditorialistes ou de philosophes de comptoir d'émissions télé. Et ce genre tout comme le « Genre » en général en racontant, en décrivant les marges de la société moderne en démontre la vacuité de sens et ce malgré tous les outils technologiques que nous avons à notre disposition dont on peut dire que paradoxalement ils bloquent toute communication réelle plutôt que de l'aider....

     

    « Prophecy » (« Yokokuhan ») est un manga de Tetsuya Tsutsui en collaboration avec les éditions Ki-oon. Ce qui me rebute habituellement dans les mangas est qu'ils sont interminables, dans celui-ci l'histoire se déroule sur trois tomes et raconte les actes et ce qui s'ensuit de « Paperboy », internaute anonyme, qui annonce des « prophéties » en vidéo sur le Réseau, le visage camouflé par une couverture de journal ce qui lui permet de préserver son anonymat et d'assurer de l'authenticité des vidéos tournées, « prophéties » finissant toujours par se réaliser et qui consistent à ridiculiser des politiques, des patrons, des journalistes, voire la police, pour apparement venger les plus faibles, les inadaptés, les rétifs à la norme.

     

    Rapidement « Paperboy » fait le « buzz » sur les réseaux sociaux et provoque l'admration des « geeks » et autres « otakus » qui ne s'attachent qu'à l'écume du phénomène, et pourtant ses motivations, s'il est bien tout seul, sont toutes autres, plus profondes aussi ainsi que s'en apercevra la jeune femme à la tête de la brigade de la cybercriminalité, et logiques dans notre monde en quête de repères, celle-ci aidant à la fin à ce qu'il réalise son but premier, des éléments dont je ne vais pas parler ici pour ne rien dévoiler de l'intrigue.

     

    Ce manga est beaucoup plus intelligent et plus fin que la plupart des « comics » actuels qui veulent faire « culte » de suite, singeant Franck Miller entre autres, qui sont formatés pour ne déplaire à personne et d'un politiquement correct qui laisse songeur. Il parle d'un pays, le Japon, où les travers de notre propre société sont exacerbés, décuplés, et donc de nos travers à nous, de notre fascination pour la technologie et notre oubli de l'humain.

     


    Prophecy : la bande-annonce ! par Ki-oon

  • Quand la majorité silencieuse des musulmans parlera-t-elle ?...

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     devant-la-mosquee-de-paris-le-26-octobre-2012_4118158.jpgDans une interview récente, Dalil Boubakeur, le recteur de la grande mosquée de Paris, évoque au sujet de la tuerie de Bruxelles l'impuissance de la majorité des musulmans face à la radicalisation et à la montée de la haine judéophobe venant de l'Islam alors que cette majorité pourrait combattre l'enseignement des imams ignorants même des sourates de Mahomet ou le sort réservé aux filles et aux femmes dans quelques unes de nos « cités », ce que dans sa majorité elle ne fait pas.

     

    Le problème de celle-ci est qu'elle est bien souvent bien trop silencieuse, et qu'à demi mot ou pas elle explique la judéophobie et le djihadisme par le sionisme et la colonisation de la Palestine, ou par le racisme qui pousserait les jeunes musulmans à faire les mauvais choix, ou encore à cause de la prison comme les parents et l'avocat de Mehdi Nemmouche. D'autres encore mettent cela au crédit des conséquences de la colonisation européenne sur le continent africain.

     

    On en tire la conclusion simple à saisir que pour eux ce n'est pas de leur faute, encore moins de leur responsabilité collective ou privée. De plus Boubakeur rajoute qu'il leur faut surveiller les « fils d'européens » qui viendraient à la mosquée car ce serait eux les plus dangereux en somme. Cela ne manque certes pas de pertinence, bien souvent les convertis sont beaucoup plus jusqu'au boutistes que les autres croyants, tout comme les européens sont parfois plus pro-palestiniens que des palestiniens eux-mêmes, plus radicaux que les membres du service d'ordre du Hamas. Peu se rendent compte à quel point la question de la Palestine est cruciale pour les enfants d'immigrés en France.

     

    Je me souviens aussi à Jérusalem de ces jeunes gens prêts à en découdre avec « Tsahal », l'armée israélienne, inconscients des risques qu'ils faisaient courir aux « locaux ».

     

    Le père Viot quant à lui, aumônier de prison, visitant régulièrement ceux qui y sont emprisonnés, constate que c'est le mépris du fait religieux et de la spiritualité, considérés comme des survivances insupportables du passé, et la coupure du christianisme d'avec les milieux populaires les responsables de la montée du radicalisme musulman qui propose aux jeunes des « quartiers » qu'ils soient « souchiens » ou français de « deuxième ou troisième génération », souvent en deserrence familiale, intellectuelle et personnelle, des valeurs leur paraissant plus solides et plus saines que le pognon et la consommation, ou que la sur-affectivité un rien mièvre que l'on trouve dans bien des groupes catholiques pour « jeûûnes ».

     

    A gauche comme à droite, les politiques « de progrès » méprisent la foi religieuse, et aussi partant la foi musulmane perçue sous un angle caricatural qui favorise les intégristes : les prescriptions alimentaires dont l'interdiction du porc, les « voiles » qui couvrent un peu, beauoup ou tout de la tête des femmes. Ils n'ont pas de tolérance envers les musulmans, ce n'est que du dédain à peine camouflé. Ils méprisent aussi les racines catholiques de la France, rappelées d'ailleurs aussi par des musulmans ainsi que j'ai pu fréquemment le constater, qui eux ne les oublient pas. Pour la plupart des belles consciences de progrès, pourtant l'histoire de France commence après 1789, voire 1848, voire même après le 10 mai 1981. Cela aussi les « enfants d'immigrés » nous le reprochent, cet oubli de nos valeurs, se tournant vers le fondamentalisme islamique pour y retrouver à tort un socle solidement implanté.

     

    Et pour ces belles consciences c'est aussi que le pauvre est un con c'est tout, qu'il soit « souchien » ou « issu de la diversité ».

     

    Cette « majorité silencieuse » approuve aussi et généralement le port volontaire du voile plus ou moins total par de plus en plus de jeunes filles et ce n'est pas une « réac » atroce qui pousse un cri d'alarme mais Elisabeth Badinter elle-même rappelant à bonne escient que cela n'a jamais été une tradition issue du Coran mais une construction intellectuelle et théologique très récente. Ces jeunes filles voilées le font pour affirmer ce qu'elles pensent être leur identité ne se reconnaissant pas dans une France qu'elles ont bien souvent appris à haïr et rejeter de par les compromissions nombreuses des institutions contre les principes dits républicains. Et il y a aussi un effet d'entrainement constaté dans toutes les crises historiques : les modérés suivent toujours les plus extrêmes ; par peur, par sottise, ou simplement par instinct grégaire.

     

    Dans les « quartiers » également la plupart des jeunes, pas tous peut-être, et moins jeunes, hommes, essaient de se consoler de l'humiliation du chômage et de la précarité par une masculinité très affirmée, et caricaturale, et l'exposé sans complexes de fantasmes et clichés sur les européennes (« toutes des p...es »).

     

    image édition de l'Express du 29 Mai

  • La judéophobie issue de la diversité

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    Mehdi Nemmouche, le tueur présumé des victimes de l'attentat lâche et odieux du musée juif de Bruxelles, français vivant à Roubaix, est, ô surprise !, issu de l'Islam radical, endoctriné en Syrie par les fameux « rebelles » et vrais djihadistes. Sur certaines chaînes d'infos, on parle de lui comme d'un « loup solitaire », ce qu'il n'est pas puisque pour acheter les armes utilisés et voyager un peu partout en Europe, il a nécessairement bénéficié de complicités, de structures organisés et de fonds à peine clandestins venant de l'étranger :

     

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    Principalement le Maroc, le Qatar, l'Algérie, pays que l'on a laissé financer des constructions de mosquées dont les imams souvent ignorants du Coran prônent une religion obscurantiste fondée sur des traditions dont certaines sont des innovations extrêmement récentes découlant des « révolutions islamiques » à « l'iranienne », les premières victimes de cet obscurantisme étant les femmes et les jeunes filles.

     

    Les municipalités et l'état français sont maintenant beaucoup plus conscients de la nécessité d'aider à développer un Islam de France apaisé mais il semble bien qu'il soit trop tard, qu'il y ait eu trop de compromis avec la laïcité, beaucoup trop de patience mal venue, beaucoup trop d'indulgence avec des vulgaires fanatiques qui testent nos limites de résistance aux revendications communautaristes, jouant justement sur les droits et libertés que leurs offrent, à juste titre, nos démocraties et les failles qu'ils y dénichent.

     

    Certains feignent de s'étonner et de découvrir ce qui croît dans les banlieues françaises depuis déjà des années considérant que le racisme et la xénophobie sont l'apanage des « souchiens » caucasiens :

     

    Il y aurait une judéophobie des plus abjecte engendrée par cet Islam fondamentaliste, sous couvert d'antisionisme bien entendu. On ne dira à ce propos jamais assez la responsabilité énorme que portent de ces groupes dits antisionistes de droite comme de gauche qui s'imaginent défendre la cause du peuple palestinien en poussant à la haine d’Israël et des juifs par bêtise et pour se donner ne serait-ce qu'à eux-mêmes bonne conscience et une image flatteuse de leur petite personne. Et se comportent avec ceux-là même qu'ils prétendent défendre en néo-colonialistes. Je me rappelle de ces conférences auxquels j'ai participé sur le conflit israélo-palestinien où il y avait à chaque fois un « bon sauvage » alibi, qui n'avait pas le droit d'ouvrir la bouche, venu témoigner de sa vie à Gaza ou Bethléem une dizaine de secondes au grand maximum.

     

    Cette haine des juifs je l'ai constaté personnellement « de visu » il y a dix ans à Créteil sur le mur de la synagogue souillée par des « tags » haineux, quotidiennement selon les témoignages des habitants autour, tout les jours. Ces « tags », personne n'en a parlé. Ou à peine. A ceux qui s'en émouvaient, on avait répondu que « oui bien sûr mais enfin on voit ce qu'Israël fait en Palestine », ce qui ne justifie rien, mais ne retire rien à la violence envers les palestiniens de par la colonisation des territoires.

     

    La haine et la violence ne justifient pas la haine et la violence. Jamais.

     

    Je me souviens également des jeunes de « quartiers » à qui pour se détendre avant les grandes vacances, je souhaitais passer un film que je m'imaginais anodin et divertissant : « Rabbi Jacob » avec De Funès. Dés la deuxième minute du film, lorsque à l'écran on voit des juifs « hassidim » de Brooklyn, les injures, insultes, noms d'oiseaux, railleries ont fusé immédiatement, une violence verbale prononcée par des gosses qui pourtant avaient parfois subi eux-mêmes le rejet et la xénophobie.

     

    J'ai aussitôt arrêté la projection me sentant désarmé face à cette haine affirmée sans complexes, arrivant à dialoguer avec ces jeunes car pouvant invoquer mon séjour à Jérusalem et parlant un peu arabe (en particulier les gros mots ce qui est utile).

     

    Alors oui, bien sûr, tous les musulmans de France et d'Europe ne sont pas des extrémistes mais la judéophobie se banalise dans les écoles, les familles, les entreprises, dans la rue sans que personne ne fasse quoi que ce soit, tente d'éduquer, de sanctionner aussi et de rappeler à la loi. Le « keffieh » palestinien, qui est un symbole d'appel à la lutte armée contre l'Occident et ses valeurs, est porté innocemment par des gosses pour qui c'est un accessoire de mode comme un autre. Parfois moins innocemment, je me souviens de cette ancienne coopérante tenant à traverser le Sentier à Paris affublée de ce foulard qui est en lui-même un signe de rejet.

     

    Je ne sais pas, peut-être que contre cette haine une chanson de Yannick Noah ou de Benjamin Biolay aurait de l'effet ? Qui sait ?

     

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