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« Tudo Bem madame la marquise ! »

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stade-maracana-rio-decembre-2013-1495750-616x380.jpgSur la photo ci-contre, prise ici, le Christ du Corcovado ne bénit pas le stade, il engueule Dilma Roussef...

 

Aujourd'hui, au cas où tu ne serais pas au courant ami lecteur car je me suis laissé dire que très peu de radios et de télévisions en ont parlé (sic) c'est l'ouverture de la Coupe du Monde au Brésil, « Tudo Bem ! ». Les politiques « vont chercher bonheur » grâce aux buts que marquera peut-être l'équipe de France, non pardon « de Fronche » pour faire oublier l'un ses affaires de surfacturation, l'autre sa fraude fiscale, d'Isabelle Balkany à ce conseiller de François Hollande, ou en parlant de notre président, sa nullité crasse (enfin c'est ce que dirait les mauvais citoyens dont je ne suis pas).

 

Le monstre à trois têtes chenues dirigeant l'UMP (à mi chemin entre une hydre de Lerne fatiguée et les petits vieux du « Muppet show » (TM°), le Péhesse, adorent les matchs de foûtebôle gagnés, ça console de leur incurie le peuple au moins un temps. Et cela permet à l'hydre et aux caciques socialistes de mettre en place la comédie de « l'Union Sacrée », pour « la Patrie en danger » contre les « bruits de bottes » et autre retour des « z-heures les plus sombres de notre histoire » annoncées par les résultats des dernières Européennes selon eux.

 

Ce n'est pas qu'ils s'inquiètent pour les idées, ils ont la trouille pour leurs carrières.

 

On avait beau se dire qu'ils n'oseraient quand même pas aller si loin, on oubliait qu'une certaine catégorie de population ose tout...

 

La « Fronche » comme dans « chont froncs l'ââmour » selon la phrase traditionnelle des pittoresques travailleurs et accortes travailleuses brésiliens et brésiliennes que l'on peut croiser déjà près du Bois de Boulogne depuis déjà de nombreuses années. Au Brésil, d'aucuns parmi les mauvais esprits pas encore imprégnés de ce qu'il convient de penser sont persuadés que quand un brésilien n'est pas travesti, il joue au « foûtebôle », recruté par des « entraineurs » à la sortie des « favelas ». C'est quand même un autre triomphe de la « diversitude » que ces expressions riantes et joviales soient entrées dans le langage courant.

 

Le Brésil est un pays dont certains ont critiqué la lenteur pour finir les travaux de la Coupe du Monde, les stades, les infrastructures, le nouveau métro de Rio en particulier, d'autres ayant suggéré, les mauvais esprits, que tout cet argent aurait pu être utilisé à meilleur escient, pour l'éducation, contre la misère dans les « favelas ». Mais « chut » n'en parlons pas, ne gâchons pas la fête, ne chagrinons pas Platini...

 

Ceux, je trouve cela ironique, qui d'ailleurs s'élèvent contre ces dépenses certes indécentes étaient les premiers pourtant il y a quelques années à faire l'éloge de Dilma Roussef, la présidente du Brésil, icône de la gôche sociétale, qui n'a fait qu'appliquer à son pays le même genre de programme que celui d'Anne Hidalgo à Paris, quelques cautères sur une ou deux jambes de bois, des mesures spectaculaires dans tous les sens du terme et rien d'autres.

 

Un méchant misanthrope, un cynique c'est sûr, le prétendait déjà pendant l'Antiquité, pour soumettre le peuple, le distraire de sa condition, l'empêcher de se poser trop de questions, il lui faut « du pain et des jeux », du pain mais pas trop non plus, pour lui faire sentir que même si elle est longue, la longe qui le tient est toujours là, et du divertissement par contre à foison, et l'encourager depuis la merveilleuse invention du « portable » à se laisser aller à la logohhrée continuelle, au bavardage incessant avec sa « communauté » dont on lui fait croire qu'il est le centre, « l'omphalos » ; le silence c'est connu, force à réfléchir.

 

La société se doit d'encourager tout cela très tôt, au risque de sédentariser un peu trop les plus jeunes. Mais des légers problèmes de diabète et, ou cardiaques chez les jeunes ce n'est rien en comparaison des manifestations de colère qu'ils seraient en droit de montrer à cause de l'état du monde qui leur sera légué par les « grandes personnes », de l'état des valeurs que celles-ci leurs ont transmis à savoir l'amour du pognon et le culte de l'apparence, d'ailleurs reine au Brésil, pays champion pour le nombre d'interventions de chirurgie esthétique par habitant, le corps y étant un peu plus réifié, un peu plus « machinisé » qu'ailleurs.

 

Article sur l'air de « Soul Bossa Nova » de Quincy Jones (voir ci-dessous) ainsi qu'un petit rappel de Desproges

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