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  • La lecture de Truman Capote - un plaisir toujours trop bref

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    « Un plaisir trop bref » - Truman Capote

    9782264063540.jpg« 10/18 » publie la correspondance de Truman Capote. elle est une sorte d'autobiographie en creux de l'écrivain, offre un point de vue intime sur son travail de création. Le recueil commence par une lettre qu'il écrit à son père biologique alors qu'il n'a que douze ans. Les lettres sont présentées chronologiquement par Gerald Clark, universitaire américain qui le fait avec humilité et finesse. On y apprend que « To kill a mockingbird », le roman émouvant de Harper Lee, grande amie de Truman, raconte aussi leur enfance à tous les deux (Dill c'est lui). Mal aimés par son père et sa mère, il les aidera cependant jusqu'à leurs morts.

     

    Il envoyait quotidiennement des lettres à ses amis pour leur raconter les anecdotes les plus croustillantes sur son entourage et se moquer des salonnards, c'est aussi l'auteur d'un des romans anglo-saxons les plus réussis, une « novella » d'une centaine de pages, « Petit déjeuner chez Tiffany ». J'ai lu ce livre racontant les errements sentimentaux de oisifs new-yorkais une quinzaine de fois, et suis tombé amoureux de Holly Golightly dés la première lecture. Les imbéciles n'y verront pas un livre sérieux, il ne comporte aucun message ni admonestation politique.

     

    Il écrit également « De Sang Froid », chronique hallucinée de l'envers du rêve américain, une famille à la Norman Rockwell se fait massacrer par deux petits voyous sans envergure. D'aucuns n'y ont vu qu'une dénonciation de la peine de mort, d'autres n'y perçoivent que le récit clinique d'un faits divers atroce. Le livre était tout cela à la fois et beaucoup plus, en particulier une réflexion sur le mal implanté dans l'âme humaine.

     

    C'était aussi un livre monstre qui a certainement fini par complètement dévorer son auteur.

     

    A cause de l'enquête et du travail immense que ce roman a demandé, l'auteur a fini par sombrer dans une dépression qui l'a amené à trop boire, consommer beaucoup trop d'alcool et essayer quelques drogues. Le triomphe que lui offre cette œuvre fut aussi le début de sa chute. Il écrit beaucoup moins ensuite, excepté des chroniques parfois intéressantes que l'on retrouve dans « Musiques pour caméléons ». Il devient, comme Norman Mailer, Hunter Thompson, ou Gore Vidal un « bon client » des émissions d' « infotainement » de la télévision américaine dont celle de Letterman (à l'époque, on prenait la littérature beaucoup plus au sérieux).

     

    Cependant, même du plus profond de sa déchéance, Capote ressentait instantanément la qualité d'écriture d'un texte, ou sa médiocrité. Que n'aurait-il dit à une époque où n'importe quel génie méconnu à juste titre, peut se prétendre écrivain en déversant à l'aide de son clavier ses frustrations, sa bile des plus amères, ou ses fantasmes et oser appeler ça son œuvre hurlant à l'injustice si personne ne lit ses divagations sans style, le plus souvent pompées sur Céline, mais pas pour des raisons littéraires, ou Brett Easton Ellis pour ceux qui ont grandi dans les années 80.

     

    La littérature se noie en 2014, pour celle dont on parle car il existe des auteurs passionnants qui ne sont pas forcément là où on les attend, dans le déni de hiérarchisation des goûts et des couleurs. Ainsi que sur les rayons d'un supermarché, les chefs d’œuvre sont mis au même range que les « blockbusters », les livres demandant un tant soit peu d'ambition intellectuelle sont qualifiés de prétentieux et les auteurs que l'on voit encore sur les écrans invoquent sur tous les tons leur simplicité, leur proximité des « vraigens », leur « simplicité » , écrivant des livres flattant la fierté, si tant est que l'on peut parler de fierté à ce propos, d'être banal .

     

    Truman Capote, « Ca-po-tie », le nom du deuxième mari de sa mère, était un ludion extraverti, potineur et ragoteur, apparemment un mondain superficiel et un écrivain exigeant pour qui l'écriture engageait sa vie, son cœur, ses tripes, quelque chose que notre époque qui aime bien tout quantifier a du mal à comprendre. Il était en quête de l'affection de ses amis et proches, toujours inquiet de leurs sentiments. Finalement naïf, et candide, il s'imagine qu'en mettant en œuvre « Prières exaucées » son roman qui sera selon lui sa « Recherche du Temps perdu », il ne se fâchera avec aucun de ses amis dont il décrit les vices par le menu dans ce manuscrit.

     

    Il est notoirement homosexuel, sans aucune ostentation superflue, à une période où cela n'est pas si évident. Il rencontre en 1948 Jack Dunphy, vétéran de la guerre du Pacifique, son exact contraire, qu'il aimera et qui l'aimera jusqu'à la fin en 1984. Le dernier courrier de l'écrivain sera pour Jack, un télégramme court et déchirant...

     

    D'aucuns s'étonneront peut-être que l'auteur de cet article, moi-même ami lecteur, porte aux nues un auteur qui semble contredire par sa vie, et ses écrits, ce que je dis parfois sur la crise morale que nous traversons. En littérature, comme dans la vie, j'ai toujours eu horreur de la moralisation et des esprits étriqués qui s'interdisent pour les uns d'ouvrir un livre de Drieu car collabo, et qui ne liront pas Capote par peur de brûler en enfer car celui-ci leur rappellerait que c'est tout ce qui leur paraît superficiel et léger dans cette vie qui est le plus important, raison pour laquelle ils débutent toujours la mise en place de leurs idéaux par un bon petit autodafé, motif essentiel pour lequel je ne serai jamais de ceux qui veulent absolument faire le bonheur de l'humanité même contre son gré..

     

    image prise sur le site de 10/18

     

    ci-dessous la scène d'ouverture de l'adaptation remarquable de "Petit déjeuner chez Tiffany"

     

  • Clichés et lieux communs contre les 25% du FN

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     Le FN a fait 25 % des suffrages exprimés dimanche dernier, on a beau retourner le problème en invoquant le fait qu'il y a une très forte abstention, ce sont les votes de ceux qui se déplacent pour accomplir leur devoir de citoyen (vote qui est aussi un droit lié à la liberté d'expression) qui comptent. Parmi ceux qui s'émeuvent de ce pourcentage, qui organisent des marches « citoyennes » tellement spontanées que c'en est à peine croyable (sic), la plupart ne sont pas allés voter, on note d'ailleurs dans ces manifs la très faible proportion de jeunes issus de la « diversité », sur toutes les photos on voit surtout des jeunes filles et des jeunes gens « bieeeen blancs, voire même un peu pâlots ».

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    De quoi s'étonnent-ils alors ?

     

    Pourquoi se lamenter bonnes gens ?

     

    Le fait de penser, ce qui est leur droit le plus strict, que l'immigration n'est pas un problème en France ne veut pas dire que cela n'en est pas un, qui sait après tout, la méthode Coué donne parfois des résultats...

     

    Les mêmes évoquant ce vote FN restent dans les clichés habituels et la condescendance qui sont dans leurs habitudes concernant la question de l'immigration en France, de la précarisation de ces populations immigrées qui entraine l'installation durable d'une économie « souterraine » maintenant indispensable dans les « quartiers » et indélogeable, et des revendications communautaires, ethniques et religieuses fortes adoptées et balancées afin de se consoler de la précarité, sans parler de la question de l'immigration clandestine qui est une bénédiction pour madame Parisot et monsieur Gattaz, pensez-donc des salariés « captifs » sans charges à payer taillables et corvéables à merci. Au MEDEF on adore la mondialisation du travail de ce genre, on adore l'internationalisation des échanges humains comme ceux-là.

     

    Évoquer ces questions c'est risquer dans 99% des cas de se faire qualifier soit de raciste, soit de nazi, soit de séide des fââchiistes. Et depuis dimanche c'est le retour des pires "éléments de langage", l'un se sent "souillé", l'autre "injurié", d'autres parlent des "bruits de bottes", d'autres encore de ce résultat "nauséabond" et bien sûr des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°) sans qu'un seul ne remette en question sa responsabilité dans ce pourcentage.

     

    Bien entendu, en période de Crise, ces salariés venant de minorités, où l'on est très solidaires par obligation, se cooptant « entre soi » quand ils trouvent un « filon », sont sur des emplois dont les chômeurs « souchiens » se contenteraient bien à la différence qu'eux ont souvent le défaut d'obliger l'employeur à respecter les lois concernant les salariés. De ces précaires « souchiens » dont la paupérisation est sciemment organisée afin de mieux faire passer la « pilule » des conséquences du Traité transatlantique entre autres choses, on ne parle jamais, ils ne sont pas « vendeurs », ne font pas bien sur la photo. Au pire on les traite de « beaufs », de « ploucs » en ricanant, au mieux on parle à leur sujet de « poujadistes ».

     

    Et la seule réponse qu'on leur fait quand ils invoquent ces injustices concernant leur recherche de travail est de les traiter de racistes, nazis, j'en passe et des meilleures, ceux qui les injurient ayant encore du mal à s'expliquer la colère qui monte de ce « petit peuple », ces « classes dangereuses » qui ne votent là où on leur dit de voter, qui réfléchissent par eux mêmes en somme.

     

    Personne ne reprochera aux populations d'origine étrangère qui vivent souvent dans des conditions de malnutrition, de privations de libertés, de pauvreté extrêmes de venir chercher un toit et de quoi manger en France. Personne ne songerait également- à leur reprocher leur détestation de notre pays qui trouve ses racines dans le masochisme mémoriel constant consistant dans l'étude de l'Histoire à sans cesse conchier, renier, railler les événements de l'histoire de France, surtout avant 1789 (avant 1789 il ne s'est rien passé en France), sans essayer de construire une identité commune qui supposerait aussi que les nouveaux venus sous nos cieux malgré tout encore bénis soient prêts à abandonner d'anciennes coutumes et pratiques en contradiction flagrante avec les valeurs françaises.

     

    Curieusement, les « marcheurs citoyens » qui s'émeuvent de la montée du FN ne voient strictement aucun problème avec les multiples coups de canif dans le contrat républicain, contre la laïcité, impliqués par les revendications communautaristes : prescriptions alimentaires ou d'habillement grotesques, horaires spéciaux etc...

     

    Là aussi on a du mal à comprendre. Jusqu'au moment où on les pousse dans leurs derniers retranchements et qu'ils avouent qu'en fait il faut absolument que l'Occident subisse tout cela pour payer ses fautes supposées passées...

     

    Encore cette fichue auto-flagellation en quelque sorte...

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand.

     

    la photo de ces jeunes citoyens qui n'aiment pas non plus l'ortograffe vient d'ici

  • La jeunesse « mècheuse » emmerde le Front National

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    Rappelons qu'une bonne partie de la jeunesse de 18 à 35 ans, 30%, de ce pays qui s'est déplacée dans les bureaux de vote a voté pour le FN/RBM dimanche dernier, ces « souchiens » abandonnés par le système scolaire ou institutionnel car n'étant pas représentatifs de « communautés » aux revendications fortement affirmées, la plupart du temps, ces jeunes veulent un travail, se marier ou vivre en couple paisiblement, faire des enfants, pouvoir les éduquer au sein de la collectivité nationale. Des pessimistes, des mauvais esprits, des caustiques se demandent aussi par ci par là si ce vote dit de protestation selon la formule consacrée n'est pas aussi et surtout un os donné à ronger à ces précaires dont l'UE organise sciemment la précarité depuis une trentaine d'années...

    blog+-lyceen++organisateur+de+manif+contre+le+FN_mai2014.JPG

     

    On sait très bien aussi quel sera l'impact réel de ce vote sur la prise de décision des gouvernants nationaux français et européens : quasi nulle. Finalement, cela arrange PS et UMP qui se demande surtout qui sera au deuxième tour face à Marine le Pen en 2017. Ce n'est que le début de cette colère qui se manifeste -hélas- parfois par un racisme de plus en plus prégnant, que le mépris des dirigeants et le genre d'« initiative citoyenne » décrite plus bas, ainsi que le souligne ce député européen d'origine maghrébine, Magdi Cristiano Allam, ne fera qu'accroître.

     

    Donc, Lucas Rochette-Berlon, jeune lycéen à mèche de Terminale S de Marseille, a trouvé une excuse pour ne pas avoir à bosser sur ses révisions : la lutte anti-fââchiiste. Car « tu 'ois dans mon canapé dimanche soir ben je me suis dit qu'il fallait que j'fasse quequ'chose ». Lucas n'est pas une « couch potatoe » comme les autres, il agit lui et commence par demander pardon à l'Europe en anglais, oubliant au passage que les fondateurs de l'Union étaient français à l'origine, et parlaient cette langue. Lucas vit déjà finalement sous le régime du grand traité transatlantique parce que « les states tu 'ois ça fait rêver ».

     

    Lucas et sa mèche, inscrits à la FIDL, syndicat lycéen de gôche, qui prennent cette initiative d'eux-mêmes, promis-juré-craché, et qui montent une « marche citoyenn » tous seuls d'eux-mêmes promis-juré-craché, sans les encouragements de divers syndicats lycéens, étudiants et enseignants, promis-juré-craché développent une argumentation vraiment drôledement solide face aux électeurs du FN qui ont voté pour ce parti le 25 mai, ce sont forcément des racistes, des nazillons, des fascistes en herbe ou pas, des ploucs, des beaufs que l'on se doit de mépriser.

     

    Voilà en effet qui va loin et les fera réfléchir...

     

    Il est bien connu qu'insulter les personnes ayant une opinion différente de la vôtre, les injurier, arrange toujours les choses et facilite le dialogue et le débat démocratique. Nous ne nous inquiéterons pas pour les révisions de Lucas, finalement, c'est un excellent élève très docile qui a bien appris sa leçon. Bravo ! Il « acte » son apprentissage de compétences culturelles et de savoirs faire individuels. Il sait que l'Union Européenne de 2014 est toujours bâti sur des idéaux et des buts glorieux élevés, aussi élevés que le monétarisme le plus dur à la manière de Papa Friedmann et son fiston dont les livres sont la Bible de Mario Draghi, monsieur Juncker et Martin Schulz.

     

    Il commence par une page « facebook » car si l'on est « antifââchiiste » et djeuns en 2014, l'on n'en a pas moins envie de faire le beuze et reprend des slogans vieux d'une trentaine d'années qui promis-juré ne lui ont pas été soufflé par des grandes personnes ni des représentants de partis car Lucas est bien sûr « apolitique ». L'européisme de Lucas et de ses copains est finalement le même que celui que l'on trouve aux tables des nantis, il s'agit de se gargariser de sa propre image, de son importance à ses yeux. Car finalement Lucas a surtout envie de s'asseoir à l'une de ces tables de ces nantis « vus à la télé », comme beaucoup de sa génération qui rêvent de « célébrité kleenex » et seulement de cela.

     

    Il est possible que Lucas continue son militantisme ensuite, qu'il « fasse carrière » lui et sa mèche, il croisera alors peut-être les leaders des mouvements « anti-Devaquet » de 1986, il sera mis au parfum...

     

    la photo de Lucas et sa mèche vient de ce blog

     

    Toi aussi sois actif comme Lucas et viens marcher le 7 Juin contre les méchants qui n'aiment pas les gens en adhérant à ce groupe facebook

  • Petits -et grands- arrangements avec la morale

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    4426169_3_783e_jean-francois-cope-pendant-son-interview-sur_1994dd055f1ac6c72d5cb3d0528c0107.jpg Les cris d'indignation des militants, des politiques Péhesse (Et Cahuzac ? Et DSK?), des journalistes et des citoyens sur le Réseau ou dans la vie face au scandale « Bygmalion » m'amusent quand même un peu car c'est notre société dans son ensemble qui se caractérise par des petits et des grands arrangements avec la morale, chacun se justifiant comme il le peut, généralement très mal. C'est amusant car on sait très bien que dans tous les « grands » partis dits « républicains » on trouvera certainement des irrégularités de comptabilité, d'aucuns disposant peut-être de fiscalistes plus compétents. Et puis c'est aussi un « écran de fumée » bien utile pour faire oublier la victoire du FN aux européennes...

     

    Ce n'est pas que je dénie le fait que Jean-François Copé ait certainement une morale à géométrie variable, il ressemble en plus à ces canailles élégantes et policées des westerns de John Ford, mais ce n'est pas seulement l'UMP qui subit une crise morale mais la société dans son ensemble du fait de l'absence totale ou quasiment de projets de société justement qui aient une ambition, une vision d'avenir, qui se soucient du Bien Commun. Les institutions, les éducateurs, mais aussi les religieux pour beaucoup, ont complètement abandonné ces idéaux, se contentant de se comporter en gestionnaires, en entrepreneurs, et aussi du strict minimum.

     

    Curieusement, ils n'ont jamais autant parlé de « projets » pourtant, ceux-ci se résumant à énoncer des bonnes intentions qui ne mangent pas de pain, des lieux communs qui n'encouragent surtout pas le citoyen consommateur à prendre des responsabilités ou s'engager, ou tenir compte simplement du voisin pauvre ou non.

     

    Bien entendu, généralement, le citoyen consommateur de 2014 s'arrête là au « Tous pourris » englobant politiques et institutions croyant justifier par là sa paresse à aller voter, s'engager, à faire quelque chose, même un tout petit quelque chose, pour les autres, se laissant mener docilement par un système en train d'organiser cyniquement sa paupérisation pourtant, paupérisation qu'il est prêt à accepter si cela lui permet de consommer encore quelques temps les gadgets parfaitement inutiles que le système lui intime d'acheter.

     

    De toutes façons, comme on lui répète partout que faire la morale c'est mal, c'est culpabilisant voire stigmatisant, l'individu lambda de notre temps s'arrange quotidiennement avec la morale lui aussi. Ce n'est pas de sa faute s'il a grillé un feu, quelqu'un l'appelait au téléphone à ce moment là il était bien obligé de répondre, ce n'est pas de sa faute s'il a oublié de déclarer la bagnole de sa femme aux impôts, il pensait sincèrement que ce n'était pas obligatoire et puis « allez tout le monde le fait », il a pistonné ses enfants pour un boulot pour la même raison, tout le monde triche, donc pourquoi se gêner ?

     

    Etc « ad nauseam »...

     

    Tout ce beau monde sait très bien qu'il va contre la morale dont il a encore une perception malgré tout, vague mais elle existe encore, et malgré quelques décennies de décervelage intensif libéral-libertaire avec l'aide enthousiaste des « idiots utiles » de « Soissantuite » et de ses scories. La personne intègre ou tout simplement honnête qui ne veut pas se compromettre, qui ne veut pas tricher, qui rend service gratuitement, est prise d'ailleurs, comme pour compenser ce que l'on sait être de la malhonnêteté, pour une idiote, une débile légère qui a bien tort de ne pas faire comme tout le monde.

     

    Quant à moi ami lecteur loin de moi l'idée de moraliser, juste d'exprimer ma lassitude...

     

    image dans l'édition de "le Monde" daté du 26 mai 2014

  • Le bal des nantis – ou les antifââchiistes des CSP ++

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    image édition de "20 minutes" du 26 mai

     

    Ce n'est pas, je l'ai déjà dit à maintes reprises sur ce blog, que je sois vraiment un fanatique de la famille le Pen, je regrette quand même que les valeurs de la France, de son histoire, de ses racines Chrétiennes soient portées par un parti comme le FN.

    politique,société,européennes,fn,ump,ps,fdg 

    Cependant, en allant au défilé du 1er Mai, j'ai rencontré des petites gens souvent sans instruction, sans culture personnelle mais inquiets pour leur pays, et pas seulement pour eux, inquiets pour les valeurs de ce pays, en colère à cause du mépris des politiques qui ne les écoutent pas, de leur dédain constant se manifestant par leur appétence à répéter qu'il faut faire encore plus de pédagogie, s’abstenant de rajouter mais ils le pensent très fort « parce que ces connards du peuple, ces franchouillards, n'ont rien compris » au mouvement inéluctable de la mondialisation hyper-libérale forcément heureuse.

     

    Notons en passant, à l'entendre dans le débat, que pour le délicieux (sic) Cambadélis, un français est nécessairement blanc ce qui me confirme dans l'idée que lui et les autres ne combattent pas les idées du FN, ils ont juste la trouille pour « leurs » places...

     

    Et puis il faut bien dire qu'en tant qu'anar de droite parfaitement et joyeusement indécrottable, ce bon coup de pied dans la fourmilière me réjouit, m'amuse, me colle le traczir. Que c'est bon ! La gueule de Copé, à la tête de canaille policée en costard de film de gangsters des années 40 ! La gueule de Le Foll qui ne réussit pas à prononcer le mot défaite voire déculottée sans parler de celle de Bové ! Quel panard les amis ! Tous sociéto-libéraux-libertaires à s'embourber dans l'explication contradictoire qui voudrait que ce vote n'est rien à cause de l'abstention mais que c'est un choc en Europe, il faudrait savoir, ça ne représente rien ou c'est un choc ?

     

    J'ai compris également hier soir ce sur quoi se basait réellement l'européisme béat en regardant sur France 2, pas longtemps, l'émission consacrée aux Européennes avec des invités de la « société civile » tous passionnants, je t'assure ami lecteur, tous d'accord, tous sur la même ligne concernant l'Europe, tous nantis, un seul surnageant et étant pertinent, Hubert Védrine, présentée par Laurent Delahousse, journaliste blond « parce qu'il le vaut bien ». On aurait cru les entendre dans les coulisses dire ceci :

     

    « l'Europe tu 'ois coco c'est teeellement sympââ, tu vas à Venise, merde maintenant tu paies en euros, c'est super pratique, et puis si tu veux tu t'achètes un loft à Londres, c'est hyyper cher mais drôlement cool aussi ».

     

    Finalement, les larbins en herbe de classes moyennes inférieures ou supérieures qui soutiennent l'européisme, « l'ââvenir » pour eux selon une de mes co-dépouilleuses de l'après-vote, le font juste parce qu'ils se rêvent assis à cette table de nantis. Quand ils parlent de leur admiration sans bornes pour l'Europe, ils sont presque comme eux, des gens connus que l'on invite à la télévision pour causer gravement de ces salauds de populistes de français de basse extraction.

     

    On les sentait frappés d'une certaine stupeur, incapables également de comprendre ce qui venait de se passer, tous à se lamenter sur le « manque de pédagogie » du gouvernement sur l'Europe, les peuples devant en somme se laisser paupériser sans réagir, tous à entonner en choeur le refrain du retour des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°), tous à approuver un langage à la fois technocratique et hyper-libéral finalement, invoquant eux aussi l'abstention qui fait que cette élection en gros ne veut rien dire et le choc que cela représente, caricaturant au passage les eurosceptiques qui ne veulent pas sortir de l'Europe mais simplement que celle-ci écoute les citoyens et tiennent compte du Bien Commun.

     

    A cette table de nantis on croisait aussi bien Marc Lévy à la barbe de trois jours légendaire et au style tellement puissant qu'il arrive à placer vingt produits dans un paragraphe, Jacques Weber, le tragédien concerné, citoyen et bien entendu de gôche, tellement de gôche d'ailleurs que je me suis laissé dire qu'il partageait maintenant ses cachets pour les pubs « Danacol » avec les pauvres de son quartier, Laurence Parisot, deux ou trois politologues de salon. J'étais presque étonné que tous ces bonnes gens de gôche ne soient pas plus gênés que ça d'être à côté d'elle.

     

    Ces nantis se fichent bien également des risques de xénophobie, ce qui les inquiète c'est que leur mode de vie soit remis en cause, ce qui les inquiète c'est que leur haine des valeurs morales, nationales et spirituelles soit questionnée. C'est qu(ils y tiennent à leurs privilèges...

     

    Les nantis il faut dire, c'est comme les bourgeois...

  • La démocratie c'est quand l'Europe décide !

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    Dernière minute : le FN/RBM fait 25%, quelle est la réponse de l'UMP, du PS, des écolos ? Ne rien changer.

     

    Que ce n'est qu'une élection nationale, pas grave tout ça, et que c'est un choc européen, il faudrait savoir...

     

    On sait déjà l'opinion qu'a monsieur Cazeneuve a de l'histoire de France et de ses racines, parler de ses sujets est pour lui rance et nauséabond. Nous ne l'accusons de rien bien entendu, nous ne sommes pas comme ça sur ce blog, nous sommes toujours mousse et pampre, de dentelle, de douceur, mais il semble déjà que comme tout tenant du pouvoir en France, issus des « grands » partis dits « républicains », le vote et la démocratie c'est bien surtout quand le peuple entérine les décisions prises par les dirigeants, en particulier celles prises en faveur de l'Union Européenne des affairistes et des commerçants.

     

    Quel que soit le parti il est en soi un scandale que les préfectures « oublient », opportunément, de fournir le nombre de bulletins de vote suffisants afin que chaque citoyen puisse exprimer son opinion, et ses choix. Or, est-ce étrange, il semble qu'il manque dans un grand nombre d'endroits, à Evry, à Paris en particulier, et ailleurs des bulletins de vote FN, là-bas les autorités ont « oublié » d'en prévoir assez. Que l'on soit FN ou pas, si l'on est un citoyen respectueux des lois, en soi c'est honteux. Chacun dans une démocratie doit avoir le droit d'exprimer son suffrage, y compris ceux avec lesquels je ne suis pas d'accord.

     

    Cela s'appelle le débat démocratique.

     

    Ce n'est même pas que ces tenants du pouvoir aient quoi que ce soit contre les idées du FN, dont au fond ils se foutent complètement, et qui les arrangent, cela leur permet de parquer les mécontents, aussi les électeurs du Front de Gauche pour d'autres raisons, dans le camp des « populistes » et des « poujadistes ». Par contre si des députés FN ou FDG prennent les « places », cela fera toujours moins de « carrières » pour eux et leurs larbins car c'est tout ce qui compte, leurs « carrières » et le partage du « gâteau » de l'argent public, fût-il européen, et des privilèges dont les fonctionnaires europénnes disposent à Bruxelles notamment, ce qui commence à faire grincer quelques dents en Belgique.

     

    Leur grande peur à ces nantis qui ont pris le pouvoir en 1789 en France, laissant croire au peuple que c'était la révolution et la fin des privilèges, c'est cela : perdre leurs privilèges. On le sait bien, ils n'habitent jamais dans les quartiers où la mixité sociale est élevée, surtout pas, et on note qu'ils ne mettent jamais leur gosses dans les collèges ou lycées du tout-venant. Ils sont en privé, cela se vérifie constamment, des plus méprisants avec les « petits », et les personnes issues de la diversitude excepté de temps à autres un maghrébin ou un africain alibi dans leurs meetings.

     

    Ce qui leur tient lieu d'idées ils le choisissent à la fin de leur scolarité dans les « grandes » écoles se répartissant les rôles de la farce ou de l'opéra-bouffe qu'ils jouent sous les yeux des naïfs depuis bien longtemps.

     

     

    On sait bien ce que l'Europe et ses dirigeants réels, en particulier Mario Draghi, le directeur de la BCE, pensent de la démocratie. On sait ce qu'il est advenu du « Non » pourtant très clair des français au traite constitutionnel européen en 2005, on change quelques virgules, quelques mots et on le fait ratifier par le Parlement pour ne prendre aucun risque. Voilà que les peuples se réveillent et qu'ils ressentent de la colère, qu'ils sont prêts à exprimer, contre l'Union Européenne, que faire ? En face ils sont tout simplement prêts à tout et même à truquer ou falsifier le scrutin si celui-ci ne correspond pas à leurs souhaits. Ils s'affolent aussi donc !

     

    image prise sur le site du "comité Valmy"

  • Soyons turbulents pendant les élections européennes

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    également sur "Mauvaise Nouvelle" 

     

    La "remarquable", très creuse et très sociétale affiche ci-dessous provient de ce site...

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    Elle est parlante et maladroite en même temps, car en gros l'électrice au centre va se faire baiser mais elle ne sait pas encore par qui...

     

    Il se peut que tu me dises ami lecteur que je fasse un peu dans le palimpseste zemmourien ce matin mais quand il est pertinent, et il l'est quand même souvent, je ne vois pas trop le problème non plus. Quand il compare il y a quelques mois les européistes évoquant l'Europe et les manques d'Europe selon eux aux communistes qui affirmaient dans les derniers temps de l'URSS que les républiques socialistes s'effondraient parce qu'elles n'étaient pas encore assez communistes, il a tout fait raison, et cela se vérifie encore dans les derniers feux de la campagne, assez nulle en effet, à l'exception d'un ou deux politiques, des Européennes pour qui la nation et l'idée même de nation, ou de souveraineté, sont de toutes façons obsolètes, mortes et enterrées depuis déjà fort longtemps ainsi que l'affirme Daniel Cohn-Bendit (pauvre Cohn...) entre autres qui dit tout haut ce que les ténors UMP et PS sans parler du « ventre mou » de l'UDI-Modem, y compris les « souverainistes » chez eux pensent tout bas.

     

    D'ailleurs, les « grands » partis républicains, c'est eux qui se qualifient ainsi, n'y croient pas non plus du tout à ces européennes et à leur discours pré-mâché sur les bienfaits de l'Union hyper-libérale puisque la plupart des têtes de liste des grandes régions de l'Union sont des seconds couteaux sans grande envergure, je songe par exemple à Karima Delli d' « Europe Ecologie les Verts » qui rappelle ces premières de la classe insupportables et « têtes à claques » qui ne peuvent pas aligner trois mots sans un lieu commun, docile et soumise à l'idéologie du troupeau bien-pensant sans se poser aucune question ni remettre en cause la bonne parole.

     

    Que nous disent avec presque des sanglots dans la voix les européistes de la droite libérale-libertaire comme de la gauche sociétale-libérale ? Si les citoyens français particuliers sont en colère (car ils voient quand même cette colère) du fait de la politique d'austérité drastique qu'impliquent les fameux critères de convergence et à cause du détricotage scandaleux des services publics dont l'éducation Nationale, c'est en fait parce que les décisions de la commission de Bruxelles ne sont pas encore assez prégnantes dans leur vie quotidienne, pas encore assez présentes, en attendant les normes qui seront imposées par le Traité transatlantique.

     

    Je suis toujours étonné également, plutôt effaré, de constater que les fonctionnaires qui s'émeuvent non sans raison de la destruction programmée des services de l’État aux citoyens continuent à voter PS et, ou écolo pour la majorité d'entre eux, ce qui est tendre les verges pour se faire battre...

     

    En effet, en Grèce, en Espagne, en Italie, les politiques européennes ont eu des répercussions profondes dans l'existence de chaque personne depuis quelques années et bien visibles :

     

    Paupérisation galopante, précarité du salariat, un rêve humide de Pierre Gattaz la Grèce !

     

    Pour connaitre l'état d'esprit du système, son affolement éventuel face à la montée de la colère des peuples, rien de tel que de regarder « le Petit Journal » de Canal Pelu, ce moment de « pure » dérision « citoyenne » et militante ou d'écouter France-Inter, en particulier les interviews du jovial Philippe Cohen.

     

    Leurs cibles favorites depuis longtemps sont les partis souverainistes, ayant le souci de la nation, qualifiés de « populistes », qualificatif qui permet parfois de ne pas aller plus loin dans un débat politique car il dit tout. Encore hier Thomas Piketty, l'économiste de gauche à la mode à « Boboland », ce qui ne veut pas dire que ceux qui l'adulent sont prêts à partager quelque part que ce soit de leu magot, montrait tout le mépris et le dédain qu'il a des électeurs de droite qui osent parler contre l'Europe, une Union Européenne pourtant ultra-libérale à la base et donc théoriquement à l'inverse de ce qu'il écrit. A leur propos il ne parle que de « haine »...

     

    Ce qui en dit long sur son souci réel de la montée de la précarité sociale, un pauvre est tenu d'être gentil, bien sage et docile et de dire merci au monsieur qui lui dit ce qu'il doit faire s'il veut manger chaque jour, avoir un travail, tenter d'être un peu heureux, un pauvre n'a pas le droit d'être de droite, de réfléchir, de penser par lui-même.

     

    Bien entendu, il est hors de question que sur ce blog, nous soyons un jour gentils, bien sages et dociles, contre ce totalitarisme de la pensée, nous préférons être turbulents, indociles et impertinents, quitte à poser les questions qui fâchent.

  • Tous les garçons et les filles de mon âge

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    2009-01.jpg Les hommes et femmes de ma génération, la dernière génération de l'après « Soissantuite » et de l'insouciance des « Trente Glorieuses », celle des « quadras », est une « génération perdue », « génération sacrifiée » étant un terme un peu exagéré certes. Elle n'a connu que la Crise dans sa vie d'adulte, et pourtant a conservé dans son cœur et son esprit quelques illusions de celle qui venait juste avant, celle du « Summer of Love », qui lui a dit que le monde lui appartenait, que tous leurs désirs étaient possibles que plus rien n'était interdit, et qu'il ne fallait surtout pas culpabiliser de désirer tout ce que l'on voulait, se sentir coupable c'est mâââl.

     

    Après ces garçons et ces filles perdus sont arrivés immédiatement des jeunes beaucoup plus dociles, beaucoup plus durs aussi, préoccupés surtout de gagner de l'argent quitte à tout sacrifier y compris leur intégrité, leur humanité, s'en foutant de toutes manières de toutes ces scories de l'Ancien Monde, le tout pour continuer de consommer les gadgets et produits tous plus parfaitement inutiles les uns que les autres imposés par le « tout économique ».

     

    Tu as vu comme moi ce que cela a donné, ami lecteur, comme cette génération précédente, maintenant en retraite, profitant de ses z-acquis sociaux qu'elle ne s'est pas soucié de protéger pour la suivante n'a pas fait de gosses, elle a compris cependant que pour en profiter arrivée à un âge plus mûr, il y aurait des conséquences obligatoires sur ces enfants, ce dont elle fiche complètement souhaitant jouir un maximum jusqu'à la fin voire en le faisant sur le dos de sa progéniture sans aucun remords ni scrupules de quelque sorte, ne s'inquiétant pas de ne laisser à ses gosses que les trois « B » comme « idéaux » :

     

    Boire, Baiser (car il ne s'agit plus de faire l'amour ou d'aimer), Bouffer. Rien d'autres, si gagner du pognon, surtout pas de réflexion qui amènerait à s'interroger sur les fins dernières de toute vie (« escha quoi ? ») surtout pas d'introspection coupant du réseau que l'on est censé se créer et dont notre nombril est le centre, l'« omphalos ».

     

    Mais l'égoïsme de ses sexagénaires et quinquas, mousse et pampre encore maintenant quand ils parlent de la « jeûûnesse » n'est pas le sujet de l'article qui te paraîtra futile, ami lecteur, le sujet en est que sur le plan sentimental, sexuel et affectif les « quadras » sont aussi des enfants perdus de « Soissantuite » et les « Trente Glorieuses », des candides, des naïfs à qui l'on fait miroiter des possibilités de jouissance et de plaisir qui pour le moins, vécues vraiment, ne mènent le plus souvent qu'à la douleur, la souffrance, la fausseté et au final la solitude et l'isolement, le seul espoir étant de se libérer de ce qui ne nous fait pas mûrir et espérer aimer à nouveau et pour de bon...

     

    Certes on pourrait se consoler en affirmant que c'est un « travail du négatif » pour ne surtout pas rentrer dans les normes qui sont acceptées, digérées, sans problèmes par les jeunes et les encore plus jeunes qui se soumettent sans broncher à la standardisation des corps et des esprits ainsi qu'à leur marchandisation enthousiaste. Ils rappellent un peu ces porcs ou bœuf hilares qui dans une pub pour de la moutarde dans les années 80 brâmaient leur hâte d'être mangés....

     

    Ces candides sont restés des gosses immatures rêvant pour les filles au prince charmant idéal pour les garçons à des princesses inaccessibles et réciproquement car le champ des possibles s'est élargi depuis que la bourgeoisie a envoyé son hypocrisie morale aux orties un fameux mois de mai, des gosses à qui les « grandes personnes » ont martelé qu'en matière de sentiments seul le plaisir et l'ego, le nombril comptent, la grossesse et la maternité pour les femmes sont devenus des risques, pour lesquels on emploie des termes usités surtout pour les épidémies ainsi que le remarquait il y a quelques temps dans un article Elisabeth Lévy sur « Causeur ».

     

    Ils ont redoublé de malchance car à l'âge où ils auraient pu enfin connaître les mille et une nuits de délices promises et, ou les onze-mille verges espérées, un virus venu du Cap-Vert au départ a fait de ce genre de quête hédoniste un champ de mines très dangereux, qui tue beaucoup plus encore en Afrique qu'en Europe. Comme seule réponse, on leur a proposé un morceau de latex qui n'est même pas complètement efficace dans son usage premier.

     

  • La philosophie de comptoir

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     Il y a une vingtaine d'année, ça ne date pas d'hier ami lecteur, je m'étais laissé entrainer par un naïf qui voulait m'ébaubir dans un de ces « cafés philo » du dimanche matin, un des plus connus, à Bastille, animé par un « philosophe », un vrai, de profession, un sérieux, un dur, un tatoué, la preuve il vendait ses œuvres complètes éditées à compte d'auteur à la sortie ! Celui-ci é3840003445.jpgtait entouré à sa droite d'une blonde, à sa gauche d'une brune, ou d'une rouquine selon les jours, des jolies filles qui trouvaient « teeellement profond » ce qu'il disait, en particulier ses aphorismes d'une profondeur abyssale voire ténébreuse.

     

    Pourtant comme il le disait lui-même, il était d'une grande modestie (sic), d'une grande simplicité (re-sic), et n'avait que comme seule ambition de nous guider, nous les néophytes que nous étions, dans les arcanes de la sagesse, je cite encore...

     

    Pendant les échanges, ce jour-là on devait évoquer les « Antigones modernes », Antigone perçue surtout comme un archétype de la révolte adolescente (celle « qui a envie de dire zut, crotte...chié ») permettant aux membres de l'assistance présents de se croire encore jeunes, et rebelles, et beaux, car ainsi que l'affirma une des personnes avec des accents lyriques, « la révolte embellit », dans mon souvenir, il me semble qu'elle devait être d'une grande docilité suivant son raisonnement. Le micro tournait, une des retraitées de la fonction publique présentes, « passionnée et encore rebelle malgré sa retraite », le passait aux disciples du « maître » en face d'eux qui les écoutait avec patience et componction.

     

    Bien avant cela, j'ai toujours eu une profonde aversion, dégoûtation, répugnance, pour la philosophie « de comptoir », à savoir en particulier donc les fameux « cafés philos » créés au début des années 90, ou ces « ateliers philos » dans les écoles dés le primaire, ou encore tout simplement les grandes discussions entre étudiants, le tout maintenant amplifié par les réseaux sociaux et les blogs qui permettent de donner à ces avalanches de lieux communs une amplitude terrifiante qu'elles n'ont jamais eues auparavant, et que l'on retrouve dans cette mode consistant à s'envoyer sur « Fécebouc » ou « Touitteure » des phrases définitives généralement rédigées au feutre blanc par Ben.

     

    Car le plus souvent, dans ces endroits réels ou virtuels, on discute philosophie sans grande formation intellectuelle ni « background » nécessaire excepté ce qu'ils ont fait en Terminale (rires), partant du principe en 2014 que de toutes façons grâce au Réseau tout le monde a accès aux œuvres des philosophes, ou leur résumé sur Wikipédia (TM°), et donc il s'agit surtout au fond de se mettre en valeur en montrant combien on est ouvert d'esprit, intelligent et cultivé en anônant péniblement des clichés que même une adolescente post-pubère sentimentale trouverait parfaitement ridicules, ne comprenant pas que la philosophie, l'amitié envers la sagesse implique un enjeu existentiel, Diogène vivait dans un tonneau, Socrate a bu la ciguë.

     

    Quant aux clichés, je cite en vrac :

     

    La violence c'est mal, la haine c'est pas bien, la morale d'accord mais si on n'impose rien, la religion c'est bien pour la spiritualité mais je crois en ce que je veux, la liberté c'est de faire ce que l'on veut, il n'y a pas de hiérarchie des goûts et des désirs tout se valant (sottise qui est généralement surtout l'expression d'un complexe d'infériorité de ceux qui la prononcent) etc..

     

    Dans tous ces groupes de discussion, tous ces « cafés philos », virtuels ou réels, l'animateur se pose en gourou généralement car lui, ou elle, ça arrive, a les bonnes recettes de bonheur, la panacée que l'on se doit d'appliquer. Il sait ce qui est bon pour l'humanité, d'ailleurs c'est écrit dans son dernier livre en vente à la sortie, pas cher, avec une dédicace personnelle pour les participants. Déjà lors de ma participation évoquée plus haut, j'avais perçu que lorsqu'un des participants montre qu'il sait de quoi il parle et qu'il a quelques connaissances, et, ou, lu quelques livres, il est aussitôt considéré par les autres ou l'ersatz de gourou en devenir comme un trublion insupportable à faire taire.

     

    Je trouve cela caractéristique de notre époque qui s'imagine libre et au faîte du progrès des consciences, "quand même on a des portables", cette appétence à rechercher des maîtres et des directeurs de conscience beaucoup plus péremptoires que les précédents, et qui ont des disciples, ou des suiveurs beaucoup plus dociles, contents de ne surtout pas réfléchir par eux-mêmes car la réflexion personnelle leur fait peur, elle les pousserait à se détacher du troupeau et à s'affirmer par eux-mêmes, ce qu'ils ne veulent à aucun prix se contentant de s'évertuer à donner d'eux une bonne image sur le Web et obéissant aux pires diktats de la société hyper-consumériste le reste du temps.

     

    Ainsi que Gustave Thibon le disait également, sans avoir la prétention de me comparer à lui en culture et sagesse, « je ne crois en rien d'autres qu'en Dieu », je crois en Dieu, et seulement en Dieu, le reste, les grandes théories globalisantes censées faire le bonheur de l'homme fût-ce contre son gré, quelles que soient leurs bonnes intentions me laissant de marbre...

     

    image prise ici sur le blog Café philosophique sur Haut et Fort

  • l'Enfer -et le Paradis aussi- c'est les autres en 2014

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    Aujourd'hui ami lecteur c'était mon anniversaire, je me permets de te le rappeler au cas où tu aurais été étourdi et que tu aurais oublié de me le souhaiter (oui je sais, tu vas encore me trouver culotté, égotiste toussa...). J'emprunte une partie de mon titre à Sartre, que j’exècre comme philosophe et écrivain par ailleurs, elle est prononcée par un des personnages de "Huis-Clos" en enfer justement, mais elle est en fait finalement pertinente car -hélas- elle a conditionné toute la pensée moderne, ou du moins ce qu'il en reste, aidant le "tout économique" à faire de chacun un esclave docile et consentant aux pires diktats...

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    J'avais l'intention d'écrire un article caustique sur le thème de « l'enfer c'est les autres » dans la société de 2014, et j'ai reçu tellement de témoignages d'amitié et d'affection vrais que je ne peux commencer abruptement comme ça à brûle-pourpoint et que je me dois de préciser que « l'enfer c'est les autres » en 2014, oui, sauf pour ceux qui savent encore aller vers l'autre, faire preuve d'empathie, de sensibilité, et faire plaisir simplement, goûter les moment passés ensemble et avoir de ces attentions d'une délicatesse somme toute infinie dont ceux qui nous aiment réellement, à savoir ceux qui veulent nous faire grandir, avancer, sont toujours capables.

     

    Si l'on vous accusez d'être « trop sensibles », « à fleur de peau », des « écorchés vifs », des personnes blessées qui ont mal trop facilement, des « caustiques », des « sarcastiques », qui sont trop vulnérables, alors rassurez vous, c'est bon signe. Être sensible à ce qu'il y a de laid dans ce monde, à la violence, à la haine, c'est aussi être sensible à la beauté nous entourant qui nous sauvera à la fin. Les personnes réputées ainsi sont généralement, elles ont souvent cela en commun, des passionnées de littérature qui même si ce n'est pas la vie aide à percevoir cette beauté que j'évoque...

     

    C'est aussi savoir apprécier la joie d'amis ou de proches réunis autour d'un bon repas, d'un bon vin, savoir apprécier les moments heureux qui ne sont pas si nombreux dont on a la nostalgie, l'être humain est incorrigible, qu'une fois ceux-ci complètement disparus alors qu'il faudrait savoir les vivre au présent tout simplement.

     

    En 2014, l'autre n'existe pas, ou seulement à travers les écrans pourtant, celui du « smartfône », celui de l'ordinateur, celui de la tablette ou de la téloche. L'Autre, celui que l'on rencontre dans la rue, dans le monde réel, sur le profil « fècebouque » ou « Touitteure » où l'on n'a pas envie d'aller, n'est pas vraiment là car il n'est pas passé à travers le filtre électronique. Pour éviter de croiser son regard forcément gênant, on se donne une contenance en sortant rapidement son téléphone cellulaire de la poche, en faisant mine de jeter un coup d'oeil sur les « textos » que l'on aurait bien pu recevoir.

     

    Des fois que le mettre dans sa poche ou le ranger dans son sac couperait instantanément du réseau dont on fait partie, couperait le cordon, on le garde bien en main, comme vissé dans la paume en attendant qu'il y soit greffé, on ne sait jamais, dans une addiction complètement assumée, jusqu'à la névrose, jusqu'à l'autisme. L'individu tout seul, libre donc, sans ces « terminaisons » informatiques n'existe pas vraiment.

     

    Ces comportements sont d'une tristesse à pierre fendre car jamais ces drogués du réseau ne connaîtront le bonheur de simplement goûter l'autre présent à ses côtés. Le « smartfône » qui sonne signifie que l'on quelqu'un de bien intégré, ce qui dans une société malade n'est pas vraiment un signe de bonne santé mentale pour paraphraser un sage bouddhiste, qui dit cela pour ensuite préconiser des solutions qui lui ont été inspirées par Bouddha mais cela ne change rien à la pertinence de son propos.

     

     

    Il n'y a même pas besoin de tous ces gadgets électroniques parfaitement inutiles au fond pour que le citoyen-consommateur de l'ère « post-industrielle » montre son mépris total, son indifférence parfaite d'autrui, ainsi qu'en témoigne cette vidéo qui en dit long sur l'état réel de notre monde. Les réactions à cette vidéo sont intéressantes également sur l'hypocrisie sans nom de ce temps car la plupart des commentateurs hurlent leur indignation, le scandale, mais finalement combien d'entre eux se seraient bel et bien arrêtés pour aider le pauvre homme ? Aucun. L'important c'est de dire qu'on l'aurait fait, de transmettre une image flatteuse à travers les écrans, les réseaux dits sociaux, la vérité, la réflexion, introspection ne comptant pas.

     

    image tirée de ce site "marmurex" montrant la première représentation de la pièce de Sarte

  • l'affaire Jérôme Kerviel au-delà des clivages habituels

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    4006795.jpgKerviel, incarcéré à Nice, est traité d'« escroc », responsable de tous ses actes, par Michel Sapin ancien ministre des Finances sur RTL et Bernard Cazeneuve, nouveau ministre de l'Intérieur, lui a conseillé sur « France Inter » de rentrer en France pour purger sa peine méritée donc à l'entendre et pour éviter de développer des polémiques qui seraient selon lui sans fondement, en particulier concernant le fonctionnement actuel du système financier et les liens étroits qu'il entretient avec des banques nationales qui refusent de mettre en place quelque autorité de régulation que ce soit.

     

    Jérôme Kerviel serait le seul à avoir une responsabilité dans la perte de 5 milliards que les transactions qu'il a opérées ont entrainé, alors que l'ancien « trader » n'a fait que suivre les instructions de la « Société Générale » pour lui faire engranger un maximum de bénéfices, ce qu'il faisait aussi pour toucher une prime substantielle. S'imaginant certainement qu'il resterait docile, un gentil fusible, ses patrons ont eu la surprise de voir que non seulement il réagissait, mais entamait aussi une démarche de conversion spirituelle dans le catholicisme, une recherche de vérité le poussant à dénoncer les travers d'une organisation dont il était partie prenante auparavant.

     

    On a entendu également monsieur Davenas, juriste haut placé, oubliant curieusement son devoir de réserve, et la nécessaire objectivité dont devrait faire preuve les hommes de loi, affirmer que Jérôme Kerviel « en fait trop » dans sa critique du système financier, je cite. Tous affirment qu'il est seul débiteur de ses actes et que le fonctionnement de ce système pourtant devenu fou et irresponsable n'a rien à voir avec ce qui lui est arrivé. Il n'aurait que ce qu'il mérite.

     

    Le retour de Jérôme Kerviel en France met en lumière de manière éclatante également que le clivage droite-gauche habituelle n'a plus vraiment cours, des pontes de l'UMP et du PS ayant finalement la même opinion quant à cet affaire et se gardant bien de mettre en péril un système ayant perdu ses repères que pourtant ils prétendaient dénoncer au moment des « présidentielles ». Bizarre autant qu'étrange me diras-tu ami lecteur ; certes oui, mais c'est juste que ces braves gens tiennent à leurs mandats et que la solidité de ceux-ci est déterminée par les liens entretenus avec certaines banques, en particulier Le Crédit Lyonais ou la Société Générale donc.

     

    Les seules objections exprimées à l'emprisonnement de l'ex-trader viennent de deux politiques dits « souverainistes », l'une dans le camp des fââchiistes, Marine Le Pen et l'autre dans celui des stââliniens, Jean-Luc Mélenchon, deux chefs de parti qui diffèrent dans les solutions qu'ils souhaitent apporter à l'organisation de la paupérisation, à la précarisation des salariés, aux déplacements de population pauvre pour répondre aux « besoins » de salariat ultra-précaire ne bénéficiant d'aucune protection sociale, mais qui se rejoignent dans leur souci de maintenir intacte la souveraineté de notre pays.

     

     

    Le clivage réel se situe maintenant là, dans ce souci, la seule chose différant de la droite à la gauche étant leur souci de revendications sociétales communautaires, que cela vienne de minorités « visibles » ou non. Cela ne signifie en rien la destruction de l'Europe, bien au contraire, mais de veiller à ce qu'elle soit construite pour améliorer le Bien Commun de tous les citoyens et non seulement quelques uns, ne proposer qu'une monnaie, l'Euro, comme idéal commun est un rien léger. Les politiques ne souscrivant pas à cet idéal tout comme les journalistes « citoyens » ou « de garde » ne s'y trompent pas, raison pour laquelle c'est principalement le Front de Gauche et le RBM qui sont attaqués constamment comme « populistes » ou « poujadistes »...

     

    Le premier article sur Jérôme Kerviel sur ce blog

     

    image prise sur le site de FranceTV

  • Nouveau label à suivre - "AlmostPerfect"

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    musique,xavier watremez,robomusic,auteursXavier Watremez est passionné de musiques électroniques alternatives, de Rock (bien qu'il soit persuadé comme Michka Assayas que le Rock soit mort), de Trip Hop depuis son adolescence ce qui en France est rare. On aime bien les amateurs éclairés, les mélomanes qui sont dans les rails de goûts consensuels, de musiciens, toujours les mêmes consacrés partout dans les newsmagazines « kipensent », des « z-Inrocks » à « Télérame », idem à la télévision voire dans les radios d'où toute originalité semble bannie. De plus la plupart des musiciences français, souvent des petits garçons et des jeunes filles bien sages, de bons élèves bien proprets, se bornent à des reprises de titres mille fois entendus ailleurs démontrant leur méconnaissance des nouveaux mouvements « indés » qui comptent partout en Europe et aux Etats-Unis mais pas dans notre beau pays encore une fois.

     

    Depuis quelques mois Xavier a travaillé avec constance et persévérance sa production de titres mis en ligne sur youtube (voir vidéo ci-dessous), entre autres. Arrivant à un résultat qui le satisfait, et un travail important de tous les jours, il a créé son propre label chez « Reverbnation », AlmostPerfect et propose en téléchargement sur Amazon un de ses titres. Il prouve également que dans ce genre de musique, avoir un bon logiciel et du matériel cher ne suffit pas si l'on n'a pas le talent qui va avec, et que l'on n'est pas capable, contrairement à Xavier de « cent fois sur le métier remettre son ouvrage ».

     

     

    A ce lien le titre « She didn't deserve It » en version « Plain Remix »

  • Des nouveaux « sans-culottes » contre le sexisme ?

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     Dédié au modérateur du « Huffington Post » qui m'a viré au bout de quinze minutes (certainement par excès de tolérance)

     

    c38f51481233f343d12586c39bf96a694a087a04.jpgLes articles de l'ineffable Samuel Laurent de « le Monde », les commentaires sur le « Huffington Post » où j'ai cherché à mener le débat pour voir mon compte et mes commentaire supprimés au bout de quinze minutes montre en main (sur ce site on aime bien le débat mais entre personnes qui pensent la même chose), l'hystérisation des médias autour de l'initiative de quelques lycéens encouragés par les adultes dont les éducateurs et l'Académie de Nantes, « Ce que soulève la jupe », m'ont rappelé l'ambiance au moment du badge « Touche pas à mon pote ! » en 1983,84.

     

    Tu ne portais pas ce morceau de plastique, tu étais raciste ami lecteur. Hier, un lycéen ne mettait pas de jupe, il était forcément sexiste et homophobe et réac et fââchiiiste ainsi que la plupart des journalistes télé, radio ou de la presse papier ou en ligne le suggéraient, utilisant les militants présents de « la Manif Pour Tous » comme des épouvantails bien utiles, des repoussoirs ce que je trouve ironique de par la frénésie que Frigide Barjot et LMPT ont mis à vouloir absolument se présenter comme aimant les homosexuels et modernes toussa, hélas, ainsi que je l'ai déjà écrit, ils étaient déjà dans le même sac que les « réacs ». Ils sont encore tombés « dans le panneau » hier au fond, se laissant prendre au piège.

     

    On passera sur les propos rappelant que les prêtres et les religieux sont en robe, bonne blague en disant long sur les préjugés de ceux qui les sortent au fond.

     

    Alors que pour ces gamins qui sont bien de leur époque, ils s'agissait surtout de faire le buzz tout en donnant d'eux sur le réseau une image flatteuse de gosses bien courageux et citoyens, beaucoup de « selfies » je pense sur « Touitteure » et « Fècebouc », tout en participant du spectacle. Car comment croire que cette journée changera quoi que ce soit au sexisme, aux injures faites aux femmes ou à l'homophobie ? Ce sont des maux graves qui naissent de la grave crise morale et éducationnelle que traverse la France depuis quelques décennies déjà, crise dont « Soissantuite » fût le révélateur.

     

    Le sexisme et les injures faites aux femmes naissent d'abord de la démission des parents quant à l'éducation de leurs enfants qui n'apprennent plus et n'apprendront jamais à respecter les jeunes filles et les dames. Par peur d'être qualifiés de réacs ou pire encore, leurs géniteurs ne veulent surtout pas transmettre quoi que ce soit là-dessus, encore moins concernant la sexualité car malgré l'avalanche de porno sur le Net les gosses de 2014 sont aussi ignorants sur le sujet que leurs ancêtres et grands parents, voire plus car leurs ascendants pouvaient observer chaque jour les animaux autour d'eux se livrer au coït. L'influence du porno sur ces petites têtes blondes ou brunes est bien sûr catastrophique puisqu'il amène la perception des femmes comme des « machines à jouir » toujours disponibles, les plus féminines étant forcément considérées comme des « salopes », je cite.

     

    On gardera un silence « pudique » sur les françaises dans ces endroits, ou les filles justement qui viennent à l'école « en filles ».

     

    Cela est également engendré par le détricotage progressif de l'Éducation Nationale et du tissu associatif dans les quartiers difficiles et les cités au nom d'économies pour l'Europe, les décisions aberrantes consistant à envoyer dans ces lieux des jeunes diplômés pas du tout préparés à ces divers chocs et qui sont incapables de faire face, à la destruction du travail de proximité des policiers, des gendarmes, des pompiers. Ne reste alors que la loi du plus fort, celle des traficoteurs et crétins dangereux ayant assimilé parfaitement les lois du Marché et qui ont mis en coupe réglée ces quartiers dans lesquels je doute que l'on croise des lycéens en jupe. Dans ces quartiers, où la précarité et le chômage règnent en maitres chez ceux qui ne trafiquent pas, on compense par une masculinité exacerbée à outrance et violente, et dure, en particulier avec les sœurs ou les copines.

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    A ce propos, regardant les reportages et les photos de l'évènement, j'ai vu surtout des petits mâles blancs bien proprets, aucun parmi eux n'était issu de la diversitude...

     

    Ce sexisme et ces injures contre les femmes naissent aussi d'un Islam des « quartiers » dispensé par des imams étrangers souvent complètement ignorants du Coran que beaucoup n'ont pas lu, et qui encourage les jeunes hommes à cette masculinité « radicale » évoquée plus haut, qui compenserait leurs frustrations en somme, d'un désir de se créer une identité fantasmée et idéalisée contre les valeurs françaises modernes, ou plutôt leur absence. Notes d'ailleurs ami lecteur que ce sont d'abord et avant tout des jeunes filles de familles aisées, des étudiantes, qui ont enclenché ce mouvement de « prise de voile » progressif dans les années 1990 jusqu'à maintenant.

     

    S'il y a une « journée de la jupe » (voir vidéo ci-dessous) qui posa les bonnes questions, ce fut celle-ci mais curieusement il n'y eut guère alors de relais médiatiques, politiques ou éducatifs pour en parler, car ces questions posées étaient certainement trop brûlantes...

     

    image du haut prise sur le site de TV5

    image du bas sur le site de midilibre

     

  • La mort d'une belle personne et vraie journaliste - Hommage à Camille Lepage

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     Camille Lepage photographe de presse « freelance » est morte en Centrafrique certainement assassinée par des milices incontrôlées, de celles qui détestent celles et ceux qui pourraient parler de la vérité de leur crapulerie. new310x39847384759-1-fre-FRLa-mere-de-la-journaliste-tuee-en-Centrafrique-se-confie.jpgCes milices sont mues selon elles par des idéaux religieux ou politiques honorables, des alibis généralement de crapules et d'assassins, de barbares d'une banalité confondante de sottise ainsi que le rappelait le père Georges Vandenbeusch lors de sa libération évoquant cette « banalité du Mal » chère à Hannah Arendt. Ces miliciens ne sont pas des monstres hors espèces humaines, ce sont justes des crétins primaires à qui personne n'aurait jamais dû mettre un fusil dans les mains...

     

    Camille Lepage était de ces personnes qui donnent de l'espoir, car si une bonne partie des journalistes français est d'une révérence extrème à l'endroit des pouvoirs dans les rails idéologiques d'un européisme social-libéral bon teint « light », se souciant surtout de leurs carrières et de maintenir en place un système dont ils profitent largement, Camille Lepage semblait de ceux qui croient encore que l'information doit se faire avec honnêteté, en lien avec une quête évidente de vérité, en se confrontant au plus près avec les individus, ce qu'ils ont dans la tête, dans le ventre au point de risquer sa vie, et non en se basant seulement sur des archétypes ou des clichés.

     

    Et elle se donnait les moyens de dénicher la vérité des faits, les nuances derrière les slogans, les abjections derrière les bonnes intentions. Il est difficile de comprendre que l'on puisse risquer sa vie pour la vérité, le réel, à notre époque qui nie l'une et l'autre avec constance, et contribuer à une réflexion menée durablement à une période où ne compte que le « buzz » et l'avalanche d'infos immédiates, réflexion que le citoyen-consommateur déteste car elle lui rappelle qu'il est un esclave docile et volontaire, il ne veut surtout pas penser par lui-même.

     

    Je peux, comme d'autres qui ont été coopérants en terre dangereuse parfois, comprendre cette prise de risque bien que n'étant pas grand reporter ou journaliste. Quand nous vivions en Palestine et en Israël nous avions cherché au bout d'un moment à nous confronter au réel, aux personnes, nous éloigner des discours militants qui ne font qu'attiser la haine et la violence, et nous avions développé, moi le premier parti à Hébron avec un ami un jour d'émeutes, un « complexe d'invulnérabilité » qui faisait qu'il nous est arrivé de nous conduire inconsciemment face aux risques encourus, complexe que je me souviens l'avoir entendu décrire il y a quelques mois à la télévision lors d'un reportage.

     

    Passant un jour dans notre Renault Express brinquebalante un « check point » en trombe, certains parmi nous avaient été rappelés au réel, un temps, par deux coups de semonce tirés par les M16 des soldats israéliens...

     

    Elle aussi était certes plus ou moins dans la ligne de cette idéologie confortable décrite plus haut, elle était par exemple convaincue que « Rue89 » et « Médiapart », le site spécialiste des dossiers brûlants et des révélations utiles pour éviter les contrôles fiscaux, étaient des sites d'information revenant aux idéaux d'un Albert Londres. Cependant, derrière cela, on ressentait malgré tout une intégrité, une recherche de quelque chose de plus élevé que l'on perçoit dans on regard. Et je pense qu'elle était de ces belles personnes qui croient sincère avant tout quelqu'un qui invoque des belles idées, faisant confiance aux autres avant toute chose, des belles personnes qui existent dans ce monde parfois bien sombre, il suffit de savoir les trouver.

     

    photo prise ici

  • Et le niveau de vie des contractuels de la Fonction publique ?

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     Je n'ai pas long à dire sur la grève d'aujourd'hui dans la Fonction Publique...

     politique,société,grève,fonction publique,syndicats,précaires,contractuels

    Concernant la précarisation des salaires, et le gel des augmentations, les salariés du secteur public en première ligne sont les contractuels, remplaçants et autres intérimaires.

     

    Ils sont employés selon des principes de « turn over » tout ce qu'il y a de plus libéral ce qui ne gêne pas leur collègues de gauche, et font souvent tourner la machine car coûtant moins cher et enclins à la docilité car précaires. C'est pourtant avec eux que les gouvernements ont fait les plus grosses économies en premier depuis l'instauration de la LOLF (loi d'orientation loi de finances).

     

    Ils ont eu le droit, ces gros gâtés, à UNE augmentation en quinze ans, en 2008.

     

    Or, dans les tracts syndicaux, dans les mots d'ordre il n'est question d'eux nulle part ou alors en tout petit en dernier paragraphe.

     

    Il faut dire qu'ils sont méprisés par les agents titulaires car ils n'ont pas le "statut" qu'il faut, qu'ils subissent quant à leurs compétences une force d'inertie très lourde à supporter, qu'ils ne sont que rarement reconnus..

     

    Parfois leur précarité dure depuis une dizaine d'années.

     

    Ces "précaires" sont des "invisibles" dont tout le monde se fiche bien...

     

    Donc pour moi la grève c'est pas demain la veille...

     

    image prise sur ce blog excellent

  • Madame Taubira n'est pas la seule...

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    C-Taubira.jpgDe nos jours, quand une personne incompétente, inadaptée à une tâche, paresseuse, ou juste un escroc, est prise en faute par d'autres et qu'il se trouve que cette personne fait partie d'une minorité dite « visible » ou d'une « communauté », elle a tout de suite l'excuse toute trouvée pour répondre aux reproches qui lui sont adressés, ceux qui lui font des reproches, qui constatent ses travers sont racistes ou homophobes ou n'importe quoi d'autres en « phobe ». Je précise bien que je n'affirme pas que les personnes incompétentes ou inadaptées sont forcément de la « diversitude », la nullité et la difficulté à considérer l'aspect moral des choses concernant hélas la plupart des membres de l'humaine espèce, la nature profonde de ces primates lamentables étant un peu partout marquée par une appétence au pire.

     

    Ainsi dans les « Quartiers » les « lascars » et les « cailleras » ont compris assez vite l'avantage qu'ils ont à accuser le flic, le pompier, le commerçant qui refuse de faire crédit, d'être racistes, sans parler des profs qui sont considérés comme trop sévères ou notant selon le travail et non selon les malheurs le plus souvent imaginaires qu'on lui raconte, qu'il croit ou pas, se sentant obligé de le faire par peur de passer soit pour un fââcho soit pour un « petit blanc », en gardant un silence pudique sur ces juges pour qui le jeune délinquant « divers » mérite plus de sollicitude car il est forcément plus précaire que les autres jeunes délinquants.

     

    Pour faire taire la colère qui monte, les gouvernements organisent cyniquement la paupérisation progressive de tous ceux qui ne rentrent pas dans une case « communautaire », ils ont trouvé leurs « pauvres » qui de plus ont l'avantage de rajouter une petite note exotique et de les faire passer pour des esprits tellement ouverts, pouvant oublier les autres précaires, tous les autres rejetés dans les limbes des populistes, des salauds, des « poujados », des « petits blancs ».

     

    Notons que ce genre de moralisateurs qui ne trouve que cela à répondre aux objections qu'on lui fait est le plus souvent de gauche (du moins c'est ce qu'ils prétendent), bien nourris et socialement bien installés, prêts aux compromis...

     

    Ainsi, madame Taubira et ses supporteurs nous sortent-ils également cet alibi pour la défendre. Tout comme d'autres, je n'en ai strictement rien à foutre de la couleur de peau de madame Taubira quand elle commet des gaffes assez graves pour une ministre de la République censée représenter la France et qui ne chante pas la « Marseillaise » non pas car elle craindrait de se joindre à ce qu'elle a pour le moins maladroitement un « karaoké d'estrade » mais parce que comme beaucoup de politiques, ce n'est pas la seule ; socio-libéraux ou libéraux-libertaires ont fait de même, elle a déjà mis au placard la France et ses valeurs, les a déjà enterrées avec son drapeau, sa devise, sa langue.

     

    Ce n'est pas la couleur de peau qui gêne chez madame Taubira mais l'idéologie qui soutient ses prises de position, qui remonte au Comité de Salut Public, à Robespierre et Saint-Just, épris d'idéaux généreux au départ qui les ont poussé à des actes des plus sinistres. L'idéologisme de mad ame Taubira vient de cette tradition qui me répugne qui est persuadée de pouvoir changer l'homme d'un trait de plume par décision administrative, de lui imposer un bonheur selon ces dogmes idéologiques, même contre son gré, d'où d'ailleurs la position d'icône de la « gôche kipense » de la Garde des Sceaux.

     

    Ce n'est pas que j'aime particulièrement les paroles de ce chant, le « sanguimpur qu'est bon pour les sillons » et les « férossssoldats » par exemple m'inspire peu d'émotions poétiques et un lyrisme modéré, mais c'est en le chantant que des soldats français sont morts pour défendre nos libertés et le pays en 14-18 sur les champs d'honneur et aussi en 39-45 où l'honneur dût parfois se cacher.

     

    Honneur, patrie, auxquels on pourrait rajouter morale, décence commune, autant de mots devenus des mots repoussoirs synonymes de réaction et de nostalgie tu le sais bien ami lecteur des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°) ou d'une « France nauséabonde » que la gauche olfactive croit sentir dés qu'on lui parle un peu d'histoire qui pour elle commence en 1789, mieux encore après 1981 quand les français sans rire « sont passés de l'ombre à la lumière », selon saint Djack Lang, le saint patron des couillons qui jouent mal et fort du Rock « garage » tous les 21 juin sous nos fenêtres ami lecteur.

     

    Rien que par respect pour eux et leur mémoire, je me dois de le chanter quand même bien que n'en connaissant, comme la plupart des français que les deux premiers couplets...

     

    Comme Edgar Morin chez Zemmour et Naulleau qui l'avoue non sans candeur je trouve pour un homme réputé d'une grande intelligence et culture, pour elle aussi « la France est une province de l'Europe et l'Europe est une province du monde » mais en tant que telle elle n'existe plus, n'a pas de raisons d'être, tout comme sa souveraineté pour monsieur Edgar tout comme pour madame Taubira et d'autres.

     

    image prise ici

     

    Ci-dessous une version de la Marseillaise qui devrait plaire à madame Taubira

  • le "vieux dégueulasse" chez les hurons d'Europe

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    Charles Bukovski - « Shakespeare n'a jamais fait ça », en « Points Seuil »

    shakespeare-n-a-jamais-fait-ca-de-charles-bukowski-974818823_ML.jpgCharles Bukovski, écrivain sulfureux et « underground » dans son pays, est allé non sans curiosité en 1978 en Europe à la rencontre de ses nombreux lecteurs français et allemands. Ce n'est pas lui le « persan », le « huron », dans l'histoire mais toutes les personnes qu'ils croisent, de son traducteur allemand à son éditeur français dont il ne retient jamais le nom, est-ce Rodin ou Jardin ? On ne sait pas trop et peu importe au bout du compte. Bukovski s'en fiche de faire des courbettes à son découvreur français, tout ce qui compte pour lui c'est d'écrire, le nombre d'exemplaires vendu ensuite n'est pas son souci.

     

    Il est accompagné dans son périple par sa compagne Linda Lee, sa bonne âme aux faux airs de Diane Keaton, attentionnée, fine, toujours derrière lui, qui l'aide à écrire, à ne pas trop se laisser aller à la boisson, à la noirceur et la misanthropie, la nostalgie des bars de L.A et de ses champs de courses. On aperçoit la figure de Barbet Schroeder, réalisateur talentueux et conducteur téméraire.

     

    « Buk » ne se cache pas dans ce livre, ainsi que dans « Hollywood », derrière son alter-ego de papier, Henry Chinaski, il se livre tel que, sans masques, observe ce qui n'intéresse pas les écrivains officiels, les auteurs concernés : les petites gens, les clochards dans les gares, les putains de Hambourg ou de Pigalle, les poivrots qui ressassent vingt fois par jour leur histoire à la tête des passants qui passent, à l'époque pas encore tout à fait noyés dans les gadgets informatiques qui les encouragent au narcissisme. Bien sûr, et contrairement à ce que d'aucuns parmi les lecteurs s'imaginent, un écrivain qui fait mine de se livrer ne le fait pas entièrement, il garde toujours une part de pudeur, de jardin secret, d'enfances au sens classique du terme, et comme chez tous les écrivains intéressants cette part d'enfance est fondamentale.

     

    L'auteur raconte entre autres son passage catastrophique, amusant et finalement dans la veine de ce qu'en aurait fait l'Ignatius de « la Conjuration des Imbéciles », à « Apostrophes » avec Pivot, que vin blanc et « sunlights » télévisuels ne font pas bon ménage quand il s'agit de rester cohérent, et que les « anars syndiqués » comme Cavanna, invités à la même émission, sont plus des sujets de pendule pour intérieurs bourgeois, et parfois des baudruches, des auteurs bien sages au fond, qui pensent qu'aligner des gros mots et un vocabulaire ainsi qu'un style finalement artificiels suffit à faire populaire et authentique.

     

    L'argot et les expression qui se veulent « vraies » chez ces auteurs effectivement bien proprets sonnent toujours faux, on sent qu'ils les utilisent comme à regrets, contrairement à Audiard ou Dard qui connaisaient le « jus de la rue », tout comme Céline ou Marcel Aymé, tous deux piétons de Montmartre, de la « Butte » où l'on disait son fait au bourgeois fat et prétentieux, où l'on n'hésitait pas à remettre à sa place les beaux messieurs se donnant le genre cultivé et les belles dames lettrées. « Buk » aussi vient de la rue, il y a grandi, exercé de multiples boulots avant que de devenir célèbre, et presque riche.

     

    L'expérience de la rue ne se singe pas, ne s'imagine pas, même par procuration, elle se vit. Et elle n'est ni pittoresque, ni drôle, ni charmante...

     

    tumblr_mb4a7blxsq1r93a64o1_1280.pngLes ivrognes ne sont pas tous des philosophes en devenir, balançant des paroles de sagesse, la plupart du temps ils puent de la gueule, éructent des banalités sans queue ni tête, ils insultent les mères de famille, les péripatéticiennes ne sont pas toutes des « filles de joie » au regard clair, pétulantes, la plupart du temps, elles ont toutes le même regard triste, qui sombre progressivement, au fur et à mesure que leurs traits s'affaissent l'âge venant, les travestis au petit matin sont souvent d'une tristesse à pierre fendre, le bourgeois égrillard qui les croise d'aventure ne s'en rendra jamais compte.

     

    L'on devine aussi que ce qui compte vraiment pour « Buk » ce n'est pas tellement les lectures en public, les articles de journaux, les interviews agrémentées de questions souvent ridicules, mais surtout de revoir Andernach où il est né en 1920, son oncle Heinrich âgé de quatre-vingt dix ans avant qu'il ne meurt. « Buk » redevient alors un gosse turbulent, un gosse qui a commis de nombreuses bêtises, en ayant un peu honte et voulant se faire pardonner, un gosse en recherche de simple tendresse.

     

    Il est un gosse certainement non désiré par son père, souffrant de plus dans son enfance et d'une bonne partie de son adolescence d'une acnée qui a dévasté son visage et son corps à l'âge où les garçons ont envie de plaire aux filles. « Buk » a développé sa colère envers les grandes personnes, sa révolte, se gardant bien d'accepter les compromis sociaux obligatoires, ne s'inquiétant que d'écrire. L'écriture est pour lui un enjeu existentiel ainsi que pour les écrivains qui ont quelque talent. Il est des imbéciles qui ne lisent jamais de romans, jamais de poésies, encore moins de livres dits de genre, ils n'ouvrent que des « livres sérieux », tant pis pour eux.

     

     

    Ils ne liront jamais ces chroniques...

     

    couverture du livre prise sur "priceminister.com"

    photo du bas sur "novaplanet"

  • « Au nom du fils », film de « Rape and Revenge » engagé

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    également ici sur Mauvaise Nouvelle 

     

    L'avantage, ou l'inconvénient, d'être parfois sujet aux insomnies, de celles qui réveillent en pleine forme à quatre heures du matin, c'est que l'on écoutera la radio finalement plus attentivement que pendant la journée, quitte à s'énerver plus tôt que les autres, autre privilège, comme ce fut le cas ce matin en écoutant le réalisateur belge du film « Au nom du Fils », sorti le 7 mai, Vincent Lannoo, et son actrice principale, Astrid Whettnall, évoquer ce long métrage en le défendant avec un discours mille fois entendu sur les catholiques, le silence de l’Église sur les pédophiles en son sein (les premiers à s'en émouvoir ayant été les papes eux-mêmes dont Jean-Paul II en son temps), la foi « qu'ils n'attaquent pas », « qu'ils admirent », mais enfin « il y a quand même en France un retour de la réaction et de l'intégrisme qui fait peur » depuis les « Manifs Pour Tous », je cite. Rappelons que ces catholiques tellement dangereux, pratiquants, représentent de 1 à 2% de la population française et restent en grande majorité très discrets finalement.

    aunomdufils.jpeg

     

    Cela me confirme dans mon opinion sur le démarquage des « méchants » cathos de Frigide Barjot et d'autres qui insistaient bien sur leur amour des « z-homos » se trompant car finalement tout les cathos de « LMPT » étaient dans le même sac de réacs. Un catholique qui ouvre sa gueule, un catholique qui ne se laisse pas tondre, ne tendant pas docilement la joue droite quand on il reçoit un bourre-pif sur la gauche est forcément un « intégriss' »...

     

    Donc, toute personne qui ne partage leurs convictions et certitudes sur la foi est intégriste en somme, tout comme ceux parmi les catholiques qui seraient choqués par leur œuvre commune, ce qui est toujours un peu facile comme argument car fermant d'office toute discussion sur leur travail. Et le tout pour défendre une histoire étant au fond une variante du genre « Rape and Revenge », à la manière de « l'Ange de la Vengeance » de Ferrara, dans lequel déjà on trouvait des allusions provocatrices au catholicisme, quoi que Ferrara soit lui-même catholique voire même mystique nonobstant son « travail du négatif » (TM°) qu'il poursuit dans tous ses films dont « Bad Lieutenant », la différence étant que Ferrara réalise des films dits « de genre » avec plus d'humilité dans le propos mettant son art au service d'une histoire, ne cherchant pas obligatoirement à faire de ses personnages des archétypes caricaturaux au service d'une démonstration idéologique. L’auteur invoquant le fait que c'est une "comédie noire", c'est "de l'humour" fait rire lui-même car il a bon dos cet argument qui rappelle celui du "rire de résistance" et d'une dérision à sens unique, la dérision la vraie frappant tous azimuts...

     

    Certes, il est honnête de préciser que la mère jouée par Astrid Whettnall est un personnage au début du film plutôt finement décrit et amené, une croyante positive. C'est après que ça se gâte. Le réalisateur et son interprète font de plus mine de s'étonner des réactions que l'affiche du film a pu provoquer, alors que celle-ci est visiblement conçue pour provoquer le scandale et faire parler, créer le « beuze » (TM°) car il y aura toujours un catholique, et pas seulement de « Civitas » pour s'en émouvoir, ce qui quand même normal et facile à comprendre en faisant preuve d'un minimum de subtilité psychologique.

     

    De plus l'incompréhension de ce qu'est la foi de Vincent Lannoo et Astrid Whettnall est assez commune. Elle repose sur le fait qu'ils pensent comme beaucoup d'athées que la foi doit se justifier rationnellement alors que par définition, et contrairement à ce que croient également certains chrétiens, elle ne peut l'être. Ontologiquement, la foi est irrationnelle, ce qui ne signifie pas pour autant une vision figée de l'histoire sainte, de l'histoire de l'église et de ses dogmes, la remise en cause de tout cela venant dés les origines de l'intérieur de l'Église même.

     

    Il y a également dans ce film une absence de nuances sur toutes les figures de prêtres, tous bons à flinguer, tous odieux, tous insupportables, excepté peut-être celui joué par Philippe Nahon quand même plus crédible en ancien gangster ou en flic ripou, son personnage ne dénonçant pas la justicière maternelle car faisant en quelque sorte par là un acte de contrition. Ce manque manifeste de subtilités rappelle le film « Priest » d'Antonia Bird sorti en 1998 en salles dans lequel les deux jeunes prêtres gays et en blousons noirs étaient les deux seuls personnages d'Église à sauver, tous les autres étant forcément nuls.

     

    Cette animosité envers l'Église, si elle naît de par une facilité, des préjugés, provient aussi finalement de l'attitude de nombreux clercs, curés et religieux ayant oublié en route qu'ils étaient d'abord des pasteurs, étant même appelés à être des « bons pasteurs » tous, ce que rappelait la père Viot,dans son homélie du 2 mai de la messe à laquezlle j'ai eu la grâce d'assister,, ce qui n'est pas une tâche facile j'en conviens, tout comme les croyants ont perdu de vue que c'est ce qu'ils vivent quotidiennement qui compte le plus et non simplement les bonnes intentions ou les gestes sur-affectifs des grands rassemblements où tout le monde s'aime oubliant le voisin le lendemain. Nous garderons un silence pudique sur le cas des personnes seules et,ou malades qui le restent si elles ne sont pas d'un statut social reconnu, qu'elles ne font pas partie d'un milieu dans la plupart des paroisses, leurs frères et soeurs dans la foi se hâtant de justifier le plus souvent leur indifférence par une psychologisation sauvage de ces personnes réputées ou « sauvages » ou « écorchées vives »...

     

    Enfin, je crois que ce sont des catholiques qui les premiers ont osé aborder la question de la pédophilie dans l'Église, mais tant qu'à aborder l'hypocrisie concernant ce sujet, allons-y globalement et clairement, évoquons ces politiques qui évoquaient la « sexualité infantile » encore au début des années 90, parlons de ces célébrités respectées et honorées qui avouent comme une blague leurs penchants pour les petits garçons et les petites filles sans omettre dans cet inventaire sinistres tous les éducateurs ayant profité de leur statut pour abuser sexuellement des enfants. Dans le film, la mère tue les pédophiles, en matière de justice, rappelons que ceux qui se font prendre ne demanderaient que ça, la peine de mort, subissant lorsqu'on les envoie en prison des supplices autrement plus durs de la part des autres détenus.

     

    Et notons que notre société qui incite les jeunes filles à des tenues et des attitudes marquées par une sexualité qui se doit d'être agressive, à ressembler le plus tard possible à des ados à peine post-pubères est elle-même une société pédophile en quelque sorte...

     

    Affiche "site metronews"

     

  • Acte de contrition zemmourien

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    Note personnelle : Ami lecteur, toi qui es pur et inaccessible à la dérision, je te préviens, il est possible que ce texte en contienne quelques morceaux, je dis bien c'est possible, c'est pas sûr...

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    Selon le CRAN, association vigilante z-et citoyenne, Eric Zemmour dans sa chronique de mardi 6 mai 2014 aurait dépassé la « ligne rouge », incitant à la « purification ethnique » et à la xénophobie par ses propos. Ce sont les accusations toutes en nuances lancées contre le trublion radiophonique, trublion car de droite, ce qui à notre époque de grand progrès social, le mariage gay, le casque intégral de scooter de Hollande, son interview sur BFM, est quand même inconcevable. Comment peut-on être de droite en 2014 ? Les électeurs de droite mangent les enfants, se livrent à la scarification rituelle et fouettent les pécheresse, c'est bien connu...

     

    Zemmour donc énonce quelques faits selon lui incontestables :

     

    Il y aurait (je le dis bien il y aurait) dans nos quartiers populaires si colorés, multiculturels, pittoresques et vivants des populations allogènes qui feraient règner la terreur parmi les français issus de souches non marquées par la « diversitude ». Ils voleraient les braves gens, brûleraient les voitures, racketteraient les enfants ou les commerçants, auraient sur les filles et les femmes françaises un point de vue marqué par un des pires sexismes qui soient provenant à l'entendre de traditions religieuses et ethniques d'un autre âge, il grossit le trait exagérément :

     

    Il y aurait de nombreux mariages arrangés par les parents, les filles n'auraient pas leur mot à dire, elles seraient même parfois kidnappées pour aller vivre avec leur mari imposé au Maghreb ou ailleurs. Des jeunes femmes qui portent une jupe seraient systématiquement maltraitées, injuriées, soupçonnées des pires turpitudes par les hommes jeunes ou moins jeunes habitants nos « cités », nos « téci » comme il est d'usage de dire dans le langage fleuri des jeunes issus de la « diversité ». Les vieilles dames pratiqueraient l'excision sur certaines petites filles, à savoir une coutume barbare dans des conditions d'hygiène absolument déplorables bien sûr, cerise sur le gâteau.

     

    Le sort des femmes y serait donc peu reluisant, mais si on observe bien ces bandes de jeunes filles si paisibles dans les ZUP on sait bien que c'est faux. Parfois même il évoquerait le sort des homosexuels, dont chacun sait qu'ils subissent d'abord et avant tout l'homophobie des catholiques, la plus dangereuse, ce qui est connu de tous.

     

    Il existerait toujours selon Zemmour des viols en réunion dans les caves des immeubles, les caïds petits ou gros de la drogue mettraient ces endroits en coupe réglée, les policiers n'oseraient même plus y aller, ou alors en force, tout comme les pompiers ou les autres représentants de l'autorité, mais là c'est vraiment forcer le trait, ce sont des sous-entendus racistes. Des hommes seraient mariés en toute illégalité à plusieurs femmes, certains feraient même du trafic de médicaments ou de voitures volées avec leurs pays d'origine. Mais là c'est quand même trop gros, retenez vous monsieur Zemmour, de grâce.

     

    Celui-ci, jamais à court d’énormités convenons en, prétend aussi que les animaux élevés dans les élevages industriels seraient abattus selon des rites religieux musulmans, ceci par prudence, sans étourdir les bêtes avant, voire pire encore dans les cantines institutionnelles et relevant la laïcité républicaine on ne servirait plus de porc.

     

    Enfin, il stigmatise des populations pourtant européennes, pourtant qui ont le droit le plus strict de circuler dans « l'Espace Schengen » en toute liberté, le nier serait un retour aux heures les plus sombres de notre histoire il faut le reconnaître. Fort heureusement, depuis quelques mois déjà ils n'ont plus à se justifier d'une pièce d'identité, arrivant avec leurs familles nombreuses réputées pour leur grande solidarité, les oncles prenant parfois la place des pères ou des frères pour organiser des grandes maisonnées où ce ne sont que ris et jeux et activités de plein air, ou ludiques, même dans le métro, ne vous en déplaise monsieur Zemmour.

     

    Allons donc, assumez et démissionnez, obéissez à la voix du peuple qu'exprime le CRAN cette association hautement représentative !

     

    illustration "le parisien.fr" édition du 9 mai 2014

  • Ecrire, vivre, être soi-même : tribut à Manchette, "Buk" et d'autres

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    littérature, politique, société, écriture, Manchette, BukovskiFinalement, la manière idéale d'écrire un blog selon moi serait de le faire un peu à la manière du fabuleux « Journal 1966-1974 » de Jean-Patrick Manchette dont j'attends avec hâte le deuxième tome, un type qui sait très bien qui il est, quels sont ses défauts, ses qualités aussi, qui se livre mais pas trop restant lucide sur l'espèce humaine. Comme toutes les personnes réputées un peu trop sensibles elles sont en fait clairvoyantes sur leurs semblables et elles-mêmes, empathiques et généreuses dans ce désir qu'elles ont constamment de partager leurs enthousiasmes, leurs peines, leurs colères que d'aucuns assimilent trop souvent à de l'égocentrisme, l'auteur, ou l'auteur-e serait forcément un, une narcissique qui chercherait surtout à faire parler d'elle, de lui, raison pour laquelle elle écrirait, ce que les médiocres disent de la plupart des autres, certes c'est exact pour ces auteurs pour qui la traversée du Périphérique est une aventure.

     

    Chez Manchette, tout comme chez d'autres personnes qui écrivent, dont ceux avec qui j'écris, qui me fait grandir, qui me ramène vers qui je suis, ce que je vaux, ce que je pense, qui me montre que tout cela me construit, je perçois les cabossages de la vie, les blessures qui font que contrairement à l'adolescent ou au jeune adulte que l'on a été, l'on n'a plus le désir d'être quelqu'un d'autre, une princesse, un super-héros, un policier, un pompier, mais d'être soi-même jusqu'au bout et d'épanouir ses dons, comme l'écriture, ce qui est certes une quête difficile mais hautement salutaire dans une société qui ne s'est pas beaucoup améliorée depuis trois ou quatre décennies, célébrant l'apparence, le mensonge et la fausseté de sentiments, les faux-semblants.

     

    littérature, politique, société, écriture, Manchette, BukovskiC'est concrètement subversif de vouloir être soi-même, de vouloir être authentique et refuser absolument les compromis qu'imposeraient ce monde dans lequel nous vivons qui souffre d'abord et avant tout d'une grave crise morale. Bien sûr, de ceux qui aspirent à cette vérité individuelle et collective on dira que ce sont des emmerdeurs, des emmerdeuses, des empêcheurs de tourner en rond, de jouer la comédie sociale, comme Bukovski racontant dans « Shakespeare n'est pas obligé » son périple de 1978 en Europe à la fois nostalgique, il est né en Allemagne, et picaresque, et grotesque. « Buk » s'en foutait complètement de plaire aux critiques qu'il convenait, aux journalistes en vue, pour peut-être plus tard devenir un de ses « bons clients » insupportables de la télé.

     

    Bukovski ne pouvait pas faire autrement d'être complètement lui-même sans se compromettre à cause de son histoire personnelle, de sa peau grêlée et de sa trogne d'alcoolo, ce qu'il n'a jamais essayé de cacher. Il est normal que ceux qui sont plus enclins à voir le monde tel qu'il est aient besoin de s'envoyer des boissons fortes et du vin dans le cortex, de clopes, comme Manchette, et d'autres, voire de se comporter en ogres, il faut bien ça pour tenir parfois face à la sottise que l'on ressent un peu plus que les autres, à la banalité du mal.

     

    A contre-courant de ces emmerdeurs, je pourrais écrire par exemple des phrases comme celle ci-dessous, des phrases hyper-positives et rose-bonbon, dans le genre du père Hugo en beaucoup plus affadi en me prenant pour le modèle de cette toile romantique bien connue, de Caspar Friedrich, qui pose avantageusement sur fond de montagnes toutes blanches, de ciel tout bleu et de nuages cotonneux comme il faut :

    littérature, politique, société, écriture, Manchette, Bukovski

    « L’Amour est révolution, l'Amour est comme une orbe flamboyante et frémissante qui surgit brûlant de l'aurore et se couche au crépuscule à l'orée de la nuit sombre et froide ».

     

    C'est beau, non, ami lecteur, tu ne trouves pas ? Et en plus c'est vraiment de moi, (se vante-t-il) Mais moi, ton auteur préféré j'en conviens et toi aussi, j'aurais l'impression de ne pas avoir écrit grand chose, ou ce genre de déclamations que les adolescents font quand ils pensent aimer alors qu'au fond ils ne songent qu'à faire l'amour avec la personne qu'ils désirent en enrobant les sentiments avec un peu, beaucoup de sucre.

     

    C'est donc se leurrer. Il n'y a pas que les adolescents qui se leurrent, les grandes personnes aussi. Elles veulent vivre des expériences sans s'inquiéter des conséquences, aller voir chez le voisin ou la voisine si l'herbe est plus verte, se prendre pour ce qu'elles ne sont pas tout en espérant que cela ne grève pas trop leur confort matériel, et intellectuel, moi y compris qui souffrait il y a quelques années du fameux complexe du chevalier blanc. Au pire, ensuite ces grandes personnes rentrent bien sagement au bercail et acceptent bien sagement ces compromis rappelés plus haut (tu suis ami lecteur?) qu'on leur présente comme obligatoires, nécessaires pour assouvir malgré tout leurs pulsions égoïstes ne serait-ce qu'un petit peu.

     

     

    L’Amour prétendu, sincère ou pas, de l'Humanité ou de la personne aimée « comme dans les livres », pourtant les auteurs classiques nous ont suffisamment averti, si cela existe il mène surtout à la folie solitaires ou avec plusieurs, la passion dangereuse et les passions tristes, la souffrance, il occasionne de nombreuses blessures en plus, tout comme l'utopie mène le plus souvent au cauchemar. Il amène au désespoir, qui lui n'est pas « comme dans les livres », le désespoir est sédentaire et une fois installé ne bouge pas d'un pouce. On arrive à le faire partir en apprenant à vivre les bonnes choses, à les accepter simplement sans plus de cérémonies, à se laisser emmener par celles ou ceux qui vous aident à progresser et non ceux qui vous tirent par les pieds vers le bas, avec le risque de tomber dans l'abîme.

     

    Toile de Caspar Friedrich prise ici

  • Ce faux mage de Hollande deux ans après

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    668976_0203480941183_web_tete.jpgOui je sais ami lecteur, le jeu de mots te paraîtra fort lamentable mais il m'amuse, et tu verras dans la suite du texte que je le justifie. Hollande qui ne se cache même plus d'être tout simplement libéral, et non seulement social-démocrate ou social-libéral, ne mérite que ça un calembour, un « pet de l'esprit ».

     

    Deux ans que le mage Hollande est au pouvoir, deux ans qu'il voit dans le marc de café, sa boule de cristal on ne sait pas trop une inversion de la courbe du chômage, la fin de la Crise, la Crise « célafotasarko » restant la cause invoquée le plus souvent, et maintenant voilà qu'il nous promet un retournement (comme le correspondant téléphonique de Thérèse, cf plus bas illustration). Parlons en de la « Crise » d'ailleurs, on devrait plutôt évoquer ainsi que le signale de nombreux économistes le transfert du pouvoir économique de l'Occident vers l'Asie, dont la Chine,

     

    Hollande est comme les médiums et les mages qui pullulent sur Internet et dans la vie, tellement compétents qu'ils sont incapables de prévoir à l'avance si tu vas répondre oui ou non à leur demande d'expertise futurologique, si tu vas agréer à leur optimisme, qui s'en foutent finalement de l'agrément des pigeons qu'ils s'apprêtent à plumer méthodiquement, les uns pour leur fortune personnelle, l'autre pour l'Europe des marchands et des banquiers pour qui les nations sont mortes depuis longtemps déjà. Le mage Hollande a l'air assez doué pour s'appliquer quelque poudre de perlin pinpin aphrodiasique (voir fig2)

     

    Affaire-Hollande-Gayet-le-feuilleton-continue_visuel_article2.jpgLe mage Hollande ne veut pas voir que ses potions et cautères sur diverses jambes de bois ne fonctionnent pas, avec lui la Crise elle est finie, les impôts baissent, le service public demeure d'excellence tout en gelant les salaires et en diminuant les postes, en s'abstenant surtout de réfléchir sur les formations des fonctionnaires surgelées dans l'idéologisme j'en passe et des pires, les fameux « z-acquissociaux » de certains cachant mal la précarisation progressive d'une grande partie du salariat public : contractuels et intérimaires méprisés fonctionnant en « turn over » assumé.

     

    Aucun français passant à l'antenne de BFM n'a demandé à Hollande si avec tous ses pouvoirs de sorcier, de marabout, il n'était pas comme ceux qui distribuent leurs petits papiers à la sortie du métro et dans les boîtes aux lettres :

     

    « ta femme elle revient, ton salaire il augmente, le cancer tu guéris par imposition du sang d'un poulet si tu contactes le grand mage Hollande, palais de l’Élysée, première porte à gauche sur le palier après l'entrée ».

     

    Hollande le dit lui-même, il a été élu par défaut, non pas à cause d'un défaut de programme de Sarkozy, mais à cause de la surexposition médiatique de ce dernier, les français ne supportant plus de voir sa figure à la télévision ou ailleurs car c'est cela finalement le fond de l'élection présidentielle qui a permis l'arrivée au pouvoir d'un sous-préfet sans envergure de l'européisme, un fonctionnaire zélé de l'administration de Bruxelles, pas un homme d’État. Un yucca en plastique à l'entrée d'une administration aurait fait le même score

     

    Hollande l'affirme aussi sans qu'on lui souffle, il entend la colère des français, mais visiblement s'en fout car va continuer exactement la même politique, les mêmes pseudo-réformes qui sont autant de renonciations de prérogatives de souveraineté nationale au profit de l'Europe et d'un simili « idéal européen » dont il se fiche, comme les autres, complètement ne songeant qu' à garder les places au pouvoir aux siens. A moins d'être sourd comme un pot, ou complètement autiste, il serait dur de ne pas l'entendre cette colère qui monte il faut dire.

     

    Hollande chez Bourdin image prise sur le site de "les echos"

    Couverture de "Closer" sur ce site

     

    Le retournement un autre point de vue ci-dessous

  • La beauté des femmes sauvera le monde

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    72455382.jpgNotre société glorifie l'apparence et l'image partout, du moins une version standardisée de celle-ci, un « corps mutant » d'ado à peine post-pubère et anorexique, que l'on entretient comme une bagnole, dont on change les pièces tous les 5000 kilomètres, mais finalement pour les belles filles et belles femmes c'est toujours « Sois belle et tais toi ».

     

    Dans le même temps, notre société est d'ailleurs aussi bien hypocrite car elle aime bien relativiser la beauté, ramenée à une vision qui serait subjective de la féminité, des trucs de « matcho » toussa, on parle aussi de « beauté intérieure », des excuses de moches pour justifier leur laideur, s'en consoler. La « beauté intérieure » des filles obèses, « pétulantes » selon l'expression cliché, des vieilles filles « célibattantes » teeellement dynamiques, c'est de la blague que tout cela.

     

    C'est juste le plus souvent une manière de cacher la blessure dont ces personnes souffrent aussi parfois, et pour leur entourage une façon de la nier et surtout de ne pas avoir à faire preuve de la moindre empathie à leur encontre. La souffrance individuelle est priée comme dans le reste de la société de rester sur le pas de la porte.

     

    Une jolie femme ne l'est pas car elle répond aux normes et à l'idéal « photoshopée » de notre époque, si l'on peut appeler ça comme ça, actuels. Elle l'est surtout car elle est intelligente et sensible, ce qui est très injuste pour les filles laides, j'en conviens, au cœur de qui le destin a placé la perle noire et lisse de la jalousie, ce qui a permis à certaines d'inventer le féminisme ou les « études de Genre » :

     

    Coïncidence certainement , ami lecteur, mais la plupart des théoriciennes du « Genre » font quand même très « mecs », je trouve, pas toi ? Je me souviens pour te l'avouer que dans la plupart des partis politiques, des groupes de laïcs et communautés religieuses, l'on peut croiser de ce genre de « mecs » contrefaits qui ne supportent pas la féminité éclatante des belles femmes et des jolies filles, beauté dont elles voudraient que celles qui la portent s'en culpabilisent, s'en repentent, avec de la cendre sur les épaules et des robes de bure, voir en s'auto-flagellant en public. Puisqu'elles nous le disent que l'idée de la beauté, de la féminité c'est la faute à ce qu'elles appellent l'opression masculine...

     

    En chaque féministe sommeille un vieux curé rassis qui aime admonester les « pécheresses », un mollah obsédé par le sexe, un rabbin de Meah Shearim obnubilé par le corps des femmes. Ils aiment l'obscurité, ils ne supportent pas la lumière, et la beauté est toujours lumineuse, généreuses. Ils ont tous cette même joie mauvaise, cette même jubilation peu ragoûtante, quand ils obtiennent satisfaction et qu'une belle femme montre qu'elle souffre de sa condition. Ils ne peuvent s'empêcher alors de le dire « qu'ils nous l'avaient bien dit ».

     

    Une belle femme pourtant ne peut encore et toujours en 2014 qu'être une idiote futile obsédée par les fringues, un bel objet que les hommes, et les femmes, désirent, jalousent, habillent ou déshabillent selon leurs fantasmes, qui n'a pas le droit d'avoir des failles, des blessures elle aussi, et de la personnalité. Surtout encore une fois, car cela serait trop injuste aux yeux des laiderons.

     

    Te le redirais-je ami lecteur, et amie lectrice, tu le sais je l'ai déjà écrit, j'aime quant à moi tout ce que l'on appelle des défauts, petits défauts, qui n'en sont d'ailleurs, chez ces belles femmes, leur goût pour les beaux vêtements, les parfums, tout ce qui met en valeur leur beauté. Les croyants devraient se rappeler que c'est aussi ça louer la Création, mais ils l'oublient souvent, je ne comprendrai jamais pour cette raison ces femmes qui s'enlaidissent volontairement dans les communautés religieuses, de laïcs ou pas, ces filles qui refusent leur féminité. Une femme devant son miroir est toujours émouvante par ce qu'elle révèle, par sa moue de petite fille, les regards qu'elle lance à celle qu'elle voit dans la glace, qu'elle trouve soit trop grosse soit trop mince.

     

    Elles sont de temps à autres de par leurs complexes ou souffrances nés de leur beauté les proies hélas consentantes ou pas, d'émules de Valmont ou de Casanova, des orfèvres également, pas toujours, d'un travail du négatif à travers la séduction, qui savent très bien singer l'empressement, l'intérêt pour ce qu'elles ressentent et vivent, tout en s'en fichant éperdument dans le même temps ne songeant qu'à les mettre dans leur lit. Il y a aussi celles qui comprennent l'inauthenticité comme il est de ces Valmont, ou simili Valmont car certains ne sont que des minables au fond, qui s'imaginent sincèrement tomber amoureux, alors qu'ils sont incapables d'aimer vraiment et en vérité.

     

    Cela n'empêchera pas la beauté de sauver le monde, la beauté des femmes rajouterais-je car la beauté ne peut qu'encourager à s'élever, à ressentir mieux, à comprendre les êtres et le monde. La beauté m'a pourtant poussé à la passion, à m'enflammer, et à souffrir aussi à tel point que j'ai des blessures toujours ouvertes, mais ces blessures font partie de la vie, et les êtres cabossés, blessés, sont aussi plus lucides, savent ensuite profiter du bonheur authentique quand il est là, même si ils ont perdu de temps en temps l'habitude d'être heureux.

     

     

    Ce qui est l'essentiel...

     

    photo sur le blog de mademoiselle Hortense

  • De retour du défilé du 1er Mai... (encore un article « scandaleux »)

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    politique, FN, 1er Mai, société, anars de droiteD'aucuns parmi mes lecteurs attentifs, voire pointilleux, le genre à écrire anonymement aux autorités compétentes pour évoquer la dangerosité de ma liberté de ton, envers les jeunes générations, se diront qu'enfin je jette bas les masques, plus qu'un « anar de droite », et, pire encore, je n'étais qu'un facho en somme, tant pis pour eux. Hier, je suis allé au défilé du FN 1er Mai e pour pouvoir en parler en me confrontant directement aux personnes qui y participent.

     

    On retrouve des anciens militants, souvent peu subtils dans leur démarche politique, qui hélas exprime parfois leur xénophobie, leur vulgarité, sans gêne ni remords, et des nouveaux qui eux sont là de par un raisonnement politique construit, des élus qui viennent de l'UMP comme Jean-Yves Narquin, le frère de Roselyne Bachelot, engagé car soucieux de protéger la souveraineté de la France actuellement bien érodée, des « souverainistes » anciens partisans de Chevènement, comme Florian Philippot, ou simplement des mères de famille ayant tiré des conclusions logiques des attaques « sociétales » contre la Famille et les liens traditionnels sociaux du « Mariage pour Tous » en attendant la loi sur l'euthanasie.

     

    politique, FN, 1er Mai, société, anars de droiteEt tu le sais déjà, ami lecteur, qu' au bout du compte, j'estime personnellement que le système et ses thuriféraires : la plupart des médias en l'occurrence, ont la chance que ces idées soient portées par la famille Le Pen ayant tendance à considérer qu'elles sont sa propriété et son usufruit exclusif, ainsi le système perdure, les politiques de profession continuent à faire carrière et se partager les places en feignant le clivage droite-gauche qui n'est plus pertinent en 2014, le vrai étant celui entre les citoyens s'inquiétant des attaques contre la Nation et le peuple Français, et ceux qui les ont déjà enterrés. C'est ce que l'on sentait à l'écoute du discours de Marine le Pen, violemment anti-libéral, et anti-européiste, contre cette union de « boutiquiers ».

     

    Les médias se contentent pour l'instant de n'évoquer que ces deux points posant problème et, omettant, «  bizarrement », je trouve aussi , ami lecteur, de décrire la subtilité de la réflexion politique des nouveaux cadres « FN » ou « RBM ». Hier, j'étais devant eux, juste en face du podium, ces messieurs-dames étaient sur leurs estrades réservées, bénéficiant peu ou prou du même angle de prise de vues, les uns à un petit peu à gauche, les autres un peu plus à droite, mais pas trop, le « marais » « bobo » fébrile et fulminant au centre, montrant son mépris des personnes défilant, en particulier le journaliste du « Petit Journal » spécialiste en dérision « citoyenne » (de gauche, enfin plutôt de « gôche », la sociétale...), tripotant leurs jouets coûteux, caméras et « smarfônes » high tech pour se consoler d'être pour eux dans « la gueule du loup », chez des nostalgiques des ordres noirs des années 30 invoquées à tort et à travers.

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    Pour ces médias (voir fig 1, 2 et 3 ci-contre et ci-dessous, gauche, droite et "marais"), il s'agit surtout de faire carrière également tout en protégeant celle des politiques participant du système, ceux-là s'occupant de protéger les intérêts des dirigeants réels de nos pays : les financiers, les patrons d'entreprises transnationales, tout en profitant du gâteau, enfin, des miettes  restantes. Dans « Ruy Blas » le père Hugo en parlait déjà de ces cyniques absolus qui se gavent sur le dos du peuple tout en prétendant le représenter. En définitive, pour ces journalistes libéraux-libertaires ou socio-libéraux, les Le Pen restent leur « Emmanuel Goldstein », un épouvantail utile permettant de canaliser la colère qui monte.

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    Ainsi que l'épouse de Pierre Mauroy l'avait dit fort justement à mon grand-père s’émouvant de l'abîme scandaleux entre leur mode de vie très luxueux et leurs opinions affichées, il y a déjà plusieurs décennies :

     

    « La politique en France est une farce le tout étant de bien la jouer ».

     

    Le genre de phrases qui encouragent à demeurer un « anar de droite » sceptique quant aux idéologies, fortement dubitatif sur les aspirations véritables des politiques de carrière, ceux qui se proclament les seuls « républicains » de l'époque alors qu'ils n'ont strictement rien à faire des droits de l'homme, des valeurs 

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    de la France, de son histoire dont ils ont entériné la mort depuis longtemps, valeurs résumées par la devise au fronton des mairies, nation construite au fil des siècles par les rois, œuvre continuée même par la Révolution, en particulier à Valmy quand un inconnu a lancé « Vive la Nation » et galvanisé les soldats Français qui allaient se faire massacrer.

     

    Dés qu'il s'est mis à pleuvoir, ces bonnes gens se sont abritées bien rapidement sous un auvent proche, manquant entre autres les manifestations hystériques d'antifâchiisme tellement concerné d'une « femen » aux seins volumineux jaillissant brusquement sous nos yeux, cette pauvre jeune femme, soit courageuse, soit inconsciente, en tous les cas grotesque, affublée d'une moustache à la Hitler sous le nez et d'un slogan ridicule sur le ventre suggérant une « épidémie fasciste », le tout finalement profitant surtout au Front National. Ce discours consistant à évoquer systématiquement le risque de retour des « z-Heures les plus Sombres de Notre Histoire » (TM°) pour éviter surtout de débattre des dogmes ultra-libéraux, européistes et monétaristes qui sont la base du démantèlement actuel du pays.

     

    Photos de l'auteur

  • Ragoteur au Purgatoire

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    « Extorsion » de James Ellroy chez « Rivages noirs » Payot

    414Nc93TpHL._.jpgAutant « Underworld USA » m'avait laissé parfaitement froid, à tel point que je n'en ai pas dépassé la page 61 (les livres que je n'arrive pas à lire, ainsi également « la Débâcle » de Zola, curieusement je m'arrête toujours à cette page, tu y verras sûrement un détail psychologique passionnant que je te laisserai analyser sans vergogne ami lecteur), autant «Extorsion » m'a plu retrouvant l'Ellroy des grands jours, excessif, au style en allitérations, en rythme fabuleux. Je peux comprendre que l'on ne supporte pas, c'est « plutôt une boisson d'homme » comme aurait dit l'oncle Fernard, c'est râpeux en gorge, alcoolisé et rude à avaler, et il faut se lancer.

     

    Bien sûr une fois lancé, l'addiction s'installe...

     

    Dans « Underworld USA » il restait donc des figures de styles qui n'étaient plus que des tics qui à force devenait pénibles et n'étaient plus des tics de langage et d'expression, des facilités sans trop d'humilité, d'une part, et d'autre part la documentation de l'auteur visiblement avait dévoré une bonne partie de la fiction et de la création purement romanesque ou fictionnelle.

     

    Après tout on ne demande pas un ouvrage dit de « genre » (à ne pas confondre avec le « Gender ») d'être exhaustif sur la question du réel, on ne demande pas à un ouvrage dit de « genre » d'être une thèse de doctorat sur l'histoire des États-Unis, avec thèse, antithèse, synthèse et tout le toutim. Et le « genre », en particulier celui du « roman noir » justement offre des possibilités transgressives remarquables, même celle de transgresser l’histoire et un point de vue trop sage dessus . Parfois le « roman noir » génère des classiques pour lecteurs mal élevés qui le préfèrent à Amélie Nothomb ou Christine Angot, Marc Musso ou Guillaume Lévy.

     

    Donc Fred Otash, personnage déjà entrevu chez Ellroy, notamment dans « L.A. Confidential » se retrouve au Purgatoire, lui l'ancien flic parfaitement au fait des lubies en cours sur « la montagne du miroir aux alouettes », colporteur de rumeurs dégueulasses sur les vedettes et les stars de l'écran des années 50, proxénète à l'occasion, dealer de coke pour les actrices en mal de sensation et accessoirement gigolo, après qu'un certain Ellroy, écrivain doté d'un culot monstrueux, ne doutant de rien l'ait contacté pour faire de sa vie une série télévisée appelée « Extorsion ».

     

    Ellroy le paye pour tirer de lui la substantifique moelle des méfaits qu'il a commis, des méfaits XXX, gagner de l'argent tout en racontant des horreurs sur Los Angeles, cité des Anges dont il fut le voyeur pendant des années avant de pouvoir aligner des phrases qui se tiennent, et qui plaisent, du moins dans un premier temps, au bourgeois bohème en quête de sensations fortes qui finit toujours par le trouver un peu trop de droite, le péché ultime.

     

    Fred avale de travers un sandouiche et se retrouve coincé entre l'Enfer et le Paradis, son châtiment quotidien étant de subir chaque jour dans la cellule exiguë qui lui a été allouée d'écouter la liste des saloperies qu'il a fait subir à ses victimes :

     

    Marlon Brando, Danny Kaye, Sal Mineo, Marylin, Montgomery Clift entre autres ou Frances Barber accusée de folie furieuse car ayant des velléités d'indépendance artistiques insupportables pour les studios...

     

    Fred va quand même travailler avec Ellroy, ce scribouillard sans scrupules, Fred va quand même se rédimer malgré tout Fred doit seulement se confesser sur ses méfaits. Il commence donc à se rappeler de ses débuts comme ragoteur pour le magazine « Confidential » mais on devine qu'il a du mal à exprimer quelque regret que ce soit. Fred aime bien s'écouter parler et finalement il n'a strictement aucun regret ni remords, apparemment.

     

     

    A la fin, il est donc puni quand même, justice est faite. Mais Fred n'en a cure il n'a aucun regret au fond, car il reste un salaud. Le lecteur se demande aussi si finalement il n'attendait pas la punition ultime.