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  • Deux ou trois pierres blanches

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    amaury watremez,blogAujourd'hui 30 Avril 2014 est pour moi une journée à marquer de deux ou trois pierres blanches, et en passant déposer quelques cailloux blancs pour toi qui me lis...

    L'auteur en train de fêter ça (admissibilité au CAPES Externe entre autres bonnes nouvelles et pistes intéressantes) avec du vin de la "vallée du paradis", parole, c'est le nom.

    pierres-blanches.jpg

  • Parlé vou franssé ?

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    zazieseule.jpegAujourd'hui je dis quoi, aujourd'hui je vous parle à vous d'un truc qu'est une aventure super, que c'est trop de la balle parce que c'est drôlement important au niveau du vécu, que ça parle à toutes les communautés, et que ça permet de se positionner tous ensemble pour vivre avec les autres malgré que ce soit difficile à comprendre dans un monde de plus en plus connecté, mais qu'il faut éviter de culpabiliser les jeunes seulement parce qu'il n'y a pas que les jeunes que ils parlent mal, et que chacun son langage tant qu'on se comprend ou que je me comprends trop, ou trop pas c'est selon.

     

    Ami lecteur, ce n'est pas que je prétende avoir une expression parfaite quoi qu'ils soit admis par les français qui ne savent plus parler leur langue que « çui qui cause bien c'est rien qu'un prétentieux », mais j'ai souvent l'impression quand j'échange avec une autiste cybernétique ou une accro du portable d'être un genre de docteur Livingstone paumé dans l'Amazone sans avoir jamais trouvé le Zambèze.

     

    Ce n'est pas non plus que je méprise l'expression populaire ou les argots, mais il est toujours mieux de connaître Villon ET Chamfort, Céline ET Racine, Frédéric Dard ou Audiard, qui étaient des lettrés, ET Chateaubriand afin de mieux s'ouvrir les mirettes...

     

    En France, ce sont encore les africains ou les français d'origine africaine des anciennes colonies francophones d'une trentaine d'années qui s'expriment encore le mieux, selon un français des plus châtiés qui amusent les crétins, tout comme j'avais constaté au Liban ou en Syrie, ou en Palestine, le niveau élèvé de beaucoup de jeunes et moins jeunes parlant notre langue presque aussi bien que certains de nos académiciens.

     

    Encore un souci de « réac » va-t-on encore me dire, la manière de parler le français. Entre les phrases stéréotypées venues de la téléréalité, celles qui singent le langage des « quartiers » persuadés d'avoir inventé le « verlan » qui existait déjà du temps de Vidocq, et les clichés de langage bien-pensants qui recadrent la langue selon leur idéologie, et j'évoque ici aussi bien les bien-pensants de droite que de gauche, l'on n'est pas vraiment sorti de l'auberge.

     

    De plus, à cause d'Internet, des « smartfônes », des « tchates », qui à la fois infantilise les individus et qui amplifie les pires dérives de notre société, les manières de parler et d'écrire se standardisent un peu plus chaque jour, s'appauvrissent, virant à la catastrophe linguistique, hystérisant la moindre discussion comprise au seul premier degré, réduisant la pensée de plus en plus à un agrégat de slogans sans nuances. Car appauvrir le vocabulaire appauvrit l'expression des nuances.

    La_Rochefoucauld.jpg

    D'un côté, ceux qui pourtant dont c'était en théorie le travail ont affirmé qu'obliger à une certaine retenue de langage, à travailler son vocabulaire, inciter à faire attention à sa syntaxe, c'était à la fois paternaliste et arbitraire envers les jeunes, traumatisant pour ceux dont les parents s'exprimaient avec difficultés pour une raison ou une autre. Nous voyons en 2014 le résultat de ce genre de ces théories pédagogistes appliquée dans les écoles sans parler bien sûr des différentes réformes de l'enseignement des Lettres depuis 1977 et la fabuleuse réforme Haby qui a eu les fruits que l'on sait.

     

    Notons en passant que les enseignants, ou les édiles favorisant à peu près une réforme éducative souvent doublée d'une réforme des Lettres tous les cinq ans environ, ne sont pas sots, ayant favorisé quant à leurs enfants des « bonnes » écoles favorisant un enseignement tout ce qu'il y a de plus classique du langage. Mais leurs enfants ce n'est pas pareil.

     

    Bientôt, ce fut déjà envisagé en 2009, une énième réforme de l'orthographe précipitera un peu plus la course à l'abîme, creusera encore le fossé qu'il y a entre ceux qui parlent, lisent et écrivent encore un petit peu français et ceux qui causeront un pidgin vaguement compréhensible, internationalisé...

     

    J'aime le français de Zazie (photo prise ici) et celui de la Rochefoucauld (photo prise )...

  • Faire trembler la clique pour une fois

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    BCE.jpgIl y a deux jours à la télévision, sur BFMTV, à un débat concernant les européennes, où étaient invitées Florian Philippot, Pervenche Perès, eurodéputée PS, et Marie-Laure Harel, conseillère municipale UMP à Paris, également toutes deux têtes de liste aux européennes. Elles auraient voulu mettre en lumière la collusion qui existe entre les oligarques de diverses obédiences dont elles sont d'éminentes représentantes, je n'ai pas dit larbines, qu'elles ne s'y seraient pas prises autrement. Je m'étonne toujours de ces gens qui semblent découvrir l'influence de ces obédiences, pourtant de notoriété publique (ce sont des « marronniers » des « newsmags »), et qui s'étale au grand jour comme la franc-maçonnerie (on discute publiquement et au grand jour dans les loges de la PMA, du « mariage pour tous » et de l'euthanasie depuis déjà quelques décennies, le Bildesberg, les « agences » de notation, le FMI...

     

    Elles n'ont même pas besoin de se cacher car leur pouvoir est accepté par tout le monde. Ou presque. Et ceux qui continuent à voter UMP après avoir combattu les lois Taubira n'ont pas compris que ces transformations dites sociétales sont voulues aussi par la droite libérale.

     

    Les deux dernières se sont bornées à énoncer un bréviaire euro-enthousiaste connu et déjà ressassé maintes et maintes fois en divers endroits, autant de lieux communs et d'alibis justifiant que la bourgeoisie, qui a pris le pouvoir en 1789 et l'a conservé depuis, le conserve ainsi que le luxe et tous les avantages qui vont avec.

     

    Il n'y avait guère de différences entre elles, l'une étant juste sociale-libérale et l'autre libérale-libertaire décomplexée, toutes deux finalement en bonne position comme groupies de Mario Draghi, président de la BCE, un des rares italiens qui ne soit pas gai quand il y a de l'amour et du vin, mais qui lui a besoin d'une politique monétariste rigoureuse et sans pitié, et d'un euro fort sur les places financières ceci afin de garantir des fonds de pension élevés aux retraités allemands qui dictent leur politique à « Frau Merkel », « Mutti Merkel », qui elle-même dicte sa politique à l'Union Européenne.

     

    Pour madame Harel tout comme madame Perès, invectivant ensemble monsieur Philippot, n'ayant pas de mots assez durs aussi pour Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupondt-Aignan, tous deux souverainistes et partisans du « Non » au Traité constitutionnel, l'affaire était entendue, la France et l'idée de nation en elle-même sont mortes et enterrées et forcément signes de repli sur soi et de chauvinisme, alors que bien connaître la culture de son pays, dont sa littérature, au contraire ouvre au monde et aux autres, sachant que depuis quelques décennies déjà, ceux qui sont censés la transmettre la haïssent, la conchient et n'hésitent pas à supprimer des bibliothèques les livres qui dérangent l'avènement de « l'utopie » hyper-libérale.

     

    Leur Europe bien entendu n'est pas pour tout le monde, elle est pour les plus riches, les privilégiés, les favorisés, le petit peuple les petites gens on les laisse patauger dans un « grand tout » vaguement universaliste, vaguement multi-culturelle, sans identité donc, ce qui facilite leur soumission au tout-économique et au consumérisme le plus abject, un individu sans histoire ni racines, sans lignée gobant plus docilement la « vulgate » libérale et européiste, un peu plus docilement depuis qu'il est perdu dans le vacarme pseudo informatif ou musical et la logorrhée continuels jaillissant sans cesse des écrans sur lequel il a constamment le nez.

     

    Le vrai clivage en politique n'est plus à droite ou à gauche, il est dans la conception de l'Europe, de la nation et de la culture d'un peuple. Il est aussi dans le fait de faire partie de la « clique » ou pas, cette clique dont tous les présidents depuis trente ans sont des représentants dociles, ayant tous peu ou prou les mêmes caractéristiques : profiter au maximum des ors du pouvoir, se laisser à une « queutardise » (TM°) qu'ils ne cachent plus, et obéir bien docilement aux vrais maîtres, ceux qui détiennent le vrai pouvoir.

     

    La fascination du fric et du pouvoir a toujours été la plus forte. Ils ne peuvent pas s'en empêcher ni échapper à leurs appétits de valets serviles. Aquilino Morelle, cireur de pompes officiel et professionnel, en en faisant venir un, d'un autre genre de cire-bottes, à l’Élysée, n'a fait que copier ses maîtres qui eux-mêmes singent leurs patrons. La fascination du fric est tout ce qui reste peu ou prou des valeurs que les grandes personnes tellement raisonnables transmettent aux enfants d'où l'engouement de ceux-ci pour des causes où ils retrouvent des raisons de vivre un peu plus élevées que le consumérisme et le cyber-autisme, des idéaux (mot grossier en 2014).

     

     

    La colère monte, les maîtres et les valets le savent bien, cela leur fait peur, ils n'ont pas encore assez peur... 

     

    Il a pourtant urgence, on voit ce que en Grèce, en Espagne, en Italie, en Irlande, la clique a fait à ceux qui ne sont pas dans la norme

     

    image prise ici (site le sens de l'etat), siège de la BCE

  • Qu'est-ce que l'on ne ferait pas pour un bikini en diamants ?

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    XY240.jpgIl y a les classiques classieux, qui font bien sur un profil « facebook » ou sur un site littéraire, ou dans une conversation mondaine, les classiques chics et bien scolaires : un zeste d'Albert Cohen, deux gouttes de Le Clézio et un zeste de Proust. Et il y a les « classiques » mal élevés, beaucoup plus amusants souvent à lire, réjouissants par leurs connaissances de la nature humaine, souvent ce sont des livres dits de genre comme « Fantasia chez les ploucs » de Charles Williams que je viens de relire, dans la version traduite par Marcel Duhamel et paru en « Série Noire », exemplaire acheté à « la Vieille Bourse » de Lille un jour de « virée tzigane » avec d'autres adeptes des plaisirs démodés comme l'est la lecture.

     

    L'histoire picaresque, totalement et joyeusement immorale, est racontée du point de vue de Billy, gamin débrouillard de sept ans, fils de « Pop », du moins on suppose que c'est son fils légitime, alias Sam Noonan : bookmaker, aigrefin, faux-monnayeur, fabricant d'alcool de contrebande, le tout sous des apparences de « plouc » « redneck » du fin fond des Etats-Unis. Pop et Billy, surveillés de près par les flics, doivent quitter précipitamment l'état de New York pour se réfugier chez l'oncle Sagamore, aussi peu moral que son frère, deux ploucs beaucoup plus malins qu'ils ne s'en donnent l'air.

     

    Et aussi sympathiques l'un que l'autre...

     

    Billy n'est jamais allé à l'école, grand bien lui fasse, et a appris à lire dans les journaux de turfistes qu'il sait déchiffrer comme un pro. Il a été placé en foyer d'accueil un temps, lorsque « Pop » a passé quelques mois à l'ombre, ce qui lui a donné l'occasion de se payer la tête des dames patronnesses et des bonnes âmes hypocrites, épisode lui ayant permis de découvrir la lecture et en particulier celle de Stevenson.

     

    Quand Pop et Billy arrivent d'ailleurs, Sagamore est aux prises avec les deux sbires crétins du sheriff qui essaient de le coincer encore une fois pour fabrication de gnôle trafiquée, artisanat que Pop camoufle en prétextant le tannage de peaux de vaches, pour cacher l'odeur des alambics.

     

    Billy et son père ont à peine le temps de s'installer et de faire la connaissance de l'oncle Finley, vieux fou ancien prédicateur marron qui croit maintenant, le délire sénile aidant à ses anciennes prophéties de pacotille dont une s’avérera cependant tout à fait vraie, sourd comme un pot, constructeur inlassable d'une nouvelle arche un peu minable.

     

    Arrivent dans le bled un pseudo docteur en costume croisé, fine moustache et armé jusqu'aux dents accompagné d'une créature peu vêtue, et peu farouche, une pseudo « Miss Harrington » qui se dévoilera, si l'on peut dire, comme étant la fameuse Caroline « Tchou-tchou », strip-teaseuse célèbre pour le liseron qu'elle a tatoué sur le sein droit, poursuivie par les polices de vingt-trois états et quelques bandes de gangsters car ayant témoignée dans un meurtre pendant un règlement de comptes, l'inconsciente.

     

    La belle, qui sait se défendre et qui a la répartie facile et argotique (Merci Marcel Duhamel), apprend à nager à Billy, le seul homme du coin qui ne la reluque pas en douce, et c'est au cours d'une des leçons de natation qu'elle doit encore fuir et disparaît, seulement vêtue d'un bikini en diamants...

     

    Bien sûr l'histoire se termine aussi immoralement qu'elle a commencée. C'est un peu l'univers de John Kennedy Toole que l'on retrouve dans ce livre, celui de la « conjuration des imbéciles » et de « la Bible de Néon » dans un registre joyeux. Les fines bouches n'aimeront pas, pensez donc une « Série Noire » où les figures d'autorité sont systématiquement ridiculisées, tant pis pour elles...

     

    Ci-dessous un extrait de l'adaptation de 1971 par Gérard Pirès

  • Un catholique est-il de droite ou de gauche ?

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    34986_manif-pour-tous-26.JPGUn catholique par définition n'est pas a priori « de droite » ou « de gauche », c'est exclure de la charité qu'il doit témoigner à son prochain 50% des gens qu'il rencontre dans un cas comme dans l'autre. Ou du moins ce devrait être comme ça dans le meilleur des mondes. Car il y a des catholiques ancrés à droite, et d'autres qui le sont à gauche, de moins en moins nombreux car ils ont contribué à désertifier les églises depuis une cinquantaine d'années puisque selon leur discours nul besoin de pratiquer ou de prier pour être un croyant. Leur progéniture n'a fait qu'aller souvent au bout de leur logique en n'étant plus catholique du tout.

     

    Parfois, par esprit de contradiction et croyant ainsi s'affirmer, des catholiques de droite croient bon de défendre un libéralisme économique que n'aurait pas renié Milton Friedmann et son fiston. Les catholiques de gauche quant à eux seront sans doute les derniers marxistes, les derniers à soutenir des idéologies maintenant bien pâlissantes. Ce genre de catholiques est rare car comme dans le reste de la société, la pluspart des gens n'ont en fait pas vraiment d'idées raisonnées et construites, quelques clichés et lieux communs leur tenant souvent lieu d'opinions.

     

    Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne sont pas sincères.

     

    Donc il y a cette majorité qui se situe dans une sorte de « marais » entre deux, qui suit les vents dominants. Ces croyants quand par hasard on les interroge au moment des JMJ ou des « Manif pour Tous » auxquelles nombre d'entre eux ont participé, par peur de se singulariser, parfois par manque de courage tout simplement, ont tendance à se dire « apolitiques », ou alors à prétendre « qu'ils ne font pas de politique ». Alors que rien que le fait de le dire c'est déjà de la politique, alors que rien que le fait de participer à « LMPT » c'était aussi très politique.

     

    Les mêmes osent à peine se dire catholiques, ils l'avouent quand même mais précisent assez vite qu'ils « ne pratiquent pas beaucoup », que donc de ce fait ce ne sont pas des intégristes, car dire que l'on est catholique et que l'on pratique suffit pour être qualifié de « traditionnaliste ». Ils ne veulent surtout pas sortir du rang, ne veulent surtout pas être remarqués hors du troupeau des consommateurs dociles et polyvalents, alors que par nature, par leur foi et ce qu'elle implique ils sont déjà en dehors pourtant par la conception de la morale individuelle qui découle de l'Evangile.

     

    Enfin, il en existe, une infime minorité, que je ne trouve pas forcément antipathique, mais candide, qui s'affirme anarchistes chrétiens, des « anars de Dieu » un peu sur le modèle du François D'Assise de Julien Green, un rêve de garçon sage et bien élevé qui veut s'opposer à la figure du père, mais pas trop non plus, et pas trop violemment, une sorte de crise d'adolescence tardive après une scolarité sans histoires dans une bonne « boîte à bac » privé « hors » ou « sous contrat ».

     

    Découvrant ou re-découvrant le monde extérieur, ils ont l'impression d'être de nouveaux Christophe Colomb mettant le pied sur une terre que personne avant eux n'aurait foulée, selon eux, car ils ne furent pas les seuls à se leurrer ainsi. On leur pardonne, souvent ils finissent par tomber de haut quand ils comprennent qu'ils ne sont que des « cathos de service ».

     

    Tous ceux-là, contrairement à ton serviteur ami lecteur qui se complaît avec délices dans un « anarchisme de droite » qui énerve grandement notre époque, tous ceux là n'ont pas compris que le simple fait de se dire catholique vous range derechef dans le camp des « fachos », des « réacs », des salauds, c'est comme ça à chaque fois, à moins que le catho n'accepte de se renier sur tout ou partie de sa foi, je l'ai compris et pourtant je suis beaucoup moins brillant que ces enfants sages dont je parlais. Alors bien sûr, ce n'est pas une persécution « dure » qu'ils subissent, elle se traduit par une ostracisation subtile, un rejet non affirmé, des allusions, une moralisation du méchant croyant qui ne veut pas se fondre dans le grand tout moderne. On voit ici avec quelle violence, quelles injures, quelle abjection on leur répond généralement...

     

    Je n'aurais pas la prétention de faire la leçon à ses catholiques qui comme moi sont simplement des pêcheurs, faillibles mais de cesser de se leurrer et d'accepter d'être ce qu'ils sont, des saumons obligés de remonter à contre-courant, au risque parfois de tout perdre en route.

     

    image prise ici

  • Jésus et le marketing

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    jesus2.jpgA notre époque où tout est marchandisé, réifié sans que peu trouve à y redire, la Foi elle-même devient un bien comme un autre qu'il faut vendre au consommateur. Comme cela ne se vend pas très bien actuellement, certains cathos, et esprits bien intentionnés en dehors de l’Église, suggèrent de revoir le marketing de l’Évangile, en re-précisant le cœur de cible, en axant la foi sur d'autres axes de « com » qui permettent à l'individu moderne bien dans son esclavage aux gadgets inutiles qu'on lui vend avec son allégeance joyeuse et sans remords.

     

    On imagine bien le discours du « côtche » en communication ou en pub, un type à queue de cheval agrémentée d'une calvitie naissante, en « Stan Smith » (TM°) et « Converse » (TM°) aux pieds à quarante ans bien passés, son bureau dans un « loft » du Faubourg Saint-Antoine bobolisé.... :

     

    « Merde quoi ? Coco ? C'est pas sérieux, un Sauveur qui meurt sur une croix, cloué par les mains et les pieds ? C'est pas un peu « too much » tu trouves pas ? Si c'est Dieu lui-même qui a inventé ça, il a un sens de la dérision un peu poussé style « années 80 », Desproges, Choron, «Hara Kiri », tu vois ? C'est pas que j'aime pas la dérision, le second degré, tu vois, mais c'est pas très vendeur. C'est trop clivant tu vois, en termes de segmentation du marché...

     

    Non, je sais pas, Coco, mais un sauveur, il faut que ça pète, qu'il y ait des fumigènes, des lasers, de l'ambiance, quoi, dans le genre, je verrais plus un show genre celui de Céline Dion à Las Vegas, c'est pas que j'aime ce qu'elle fait hein coco, mais au moins elle a le sens de « l'entertainement » elle tu vois ? J'imagine bien un gars genre, je sais pas, Justin Bieber plus mûr quoi, un type qui aurait fait sa crise d'ado, de révolte, tu vois, qui se serait laissé pousser la barbe et qui aurait une philosophie de la vie à proposer au monde tu vois ?

     

    Enfin, une philosophie, attention Coco, un truc pas trop prise de tête, Jésus il serait concerné surtout par le développement durable, le commerce équitable, tu vois ? Il serait préoccupé par la progression du SIDA chez les plus jeunes, tu vois ? Et le fait que les jeunes ils se protègent pas, ouais c'est drôlement grave ça Coco, je sais. Il aurait des copains de toutes les origines genre les pubs Bennetton des années 80, tu vois, un truc vachement porteur. Et on peut même lui faire faire du surf en Californie, tu vois Coco, faut oublier la Croix, ça va pas, ça, ça fait peur, et puis maintenant les gens ils aiment pas la dérision, tu vois ?

     

    A cause de la Crise, ouais, moi d'ailleurs je suis vachement concerné par la Crise Coco, je pars en vacances à Saint Barth' où les gens ils sont super pauvres tu vois....

     

    Ouais, et à côté de ça Coco, j'imagine des trucs vachement sympas, de grands rassemblements où on parlerait de couple, de sexualité aussi, mais pas trop « hard » tu vois, pas trop marqué sinon les gens ils auraient peut Coco, Jésus il serait au milieu ou sur des écrans tu vois, et puis tout le monde danse et tape dans les mains, tu vois, genre Michel Fugain et le « Big Bazar » un truc vachement sympa, tu vois, un peu patronage mais sans curé, genre le mec il est tellement sympa qu'il donne deux euros à chaque fois qu'il voit un SDF dans le métro, tu vois, genre stylé mais proche des autres tu vois.

     

    Ce serait cool, tu vois aussi, les fleurs dans les cheveux, tout le monde super sympa, vachement « hype » tu vois ? Faudrait que ça revienne à la mode toussa...

     

    Avec tout ça, Coco, je suis sûr que les cathos ils auraient bien plus de clientèle, ils auraient leur cœur de cible, et puis aussi le Marais, les jeunes, et puis pour les jeunes on imprimerait des super « ticheurtes » tu vois, des trucs genre « vintage », des machins super-modernes, « in ze moude » ouais. Les djeuns ils adorent, ils kiffent à fond, ouais à mort, et puis comme ça ils pourraient draguer sans avoir peur d'un « bad trip », c'est grave important aussi tu vois ?

     

    Faut que je laisse Coco, j'ai le 06 d'un type copain de Jésus, là, le mec y s'appelle Judas, lui au moins il a l'air de savoir faire des affaires... ».

    illustration prise ici

  • L'indifférence de l'Occident face au chemin de Croix des chrétiens d'Orient

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    Un signe d'espoir l'association "SOS Chrétiens d'Orient"

     provoque des réactions aussi sur "Mauvaise Nouvelle"

    En Syrie, les occidentaux ont exalté la « rébellion » contre Bachar El-Assad, dont je ne conteste pas une seconde la tyrannie, sans se demander qui sont ces « rebelles », à savoir des djihadistes radicaux et fanatiques. C'est un peu comme ceux qui ont porté aux nues Massoud en Afghanistan alors que ses convictions religieuses ne se distinguaient que très peu de celles des talibans (la longueur de la barbe sans doute ?) sans parler de l'engouement pour le « Printemps arabe » qui ne pouvait que déboucher, lorsque l'on connait ces pays on le sait, que sur des régimes islamistes ou du moins islamisants, « Printemps arabe » qui a réveillé les rèves d'un pan-arabisme qui s'étendrait du Maghreb au Machrek.

    Armenie.jpg

     

    Au moins Bachar, tout comme son père, tout comme Saddam en Irak, tout comme Moubarak en Égypte, encourageait une laïcisation de la société et protégeait, même si c'était par intérêt personnel, les minorités chrétiennes.

     

    Ce dont cette religieuse syrienne témoigne, comme d'autres personnes au fait de la situation des chrétiens d'Orient, je le craignais depuis des années déjà. Et malgré tous ceux qui ont essayé d'avertir, de prévenir, de faire prendre conscience, cela arrive et ça m'est d'autant plus révoltant. On me reprochera peut-être d'instrumentaliser un fait horrible mais hélas ce genre de faits est un parmi d'autres pour les chrétiens de ces terres des Proche et Moyen Orient (il n'y a pas qu'en Syrie quant à ces crucifixions, cela arrive aussi en Arabie Saoudite, partenaire privilégié financier de la France)...

     

    Lorsque je vivais à Jérusalem, j'allais à la messe paroissiale grecque-catholique de Ramallah régulièrement, ainsi qu'aux célébrations du père Hazboun à Zababdeh en plein territoire « Hamas ». De plus les jours des Rameaux ou de Pâques, à Noël, la ferveur de ces chrétiens pourtant quotidiennement persécutés était sans commune mesure avec celle que l'on peut vivre en France. Cette ferveur n'était pas seulement un défoulement affectif, une ostentation de gestes sympathiques mais creux, elle venait, et vient toujours, du plus profond de l'âme.

     

    Je ne devrais bien sûr pas juger, mais étant humain et doté d'une sensibilité, cela m'est difficile de ne pas le faire, mais quand je vis des célébrations en France d'une platitude désolante, ou à l'inverse démonstratives à l'excès, je songe à ces frères et sœurs dans la foi qui là-bas ne se contentaient d'évoquer sans cesse l'accueil de l'étranger et que sais-je encore sans pouvoir ne serait-ce que serrer la main du voisin de chaise à la sortie de le masse, ces frères et sœurs dans la foi témoignent de cet accueil sans se poser quelque question,

     

    Ces chrétiens de Terre Sainte, ces chrétiens d'Orient, ce ne sont pas seulement pour moi des concepts, des archétypes, des caricatures, mais des personnes dont je garde les visages au fond du cœur. Ce sont pour certains des amis...

     

    Rentré en France, j'ai constaté, et ce aussi bien chez les croyants que les non-croyants, la totale indifférence ou presque envers ces descendants pourtant des disciples du Christ, ces martyrs cachés de tous les jours, qui ont préservé la Foi en l'Évangile des origines depuis 2000 ans, une indifférence assumée, sans complexes couplée à une ignorance que je n'hésiterai pas à qualifier de crasse de l'histoire des chrétiens des premiers temps. Car pour les catholiques français tout comme pour les autres habitants de ce pays, les chrétientés d'Orient sont forcément des chrétientés importées par les colonisateurs. C'est aussi une manière de se justifier de l'indifférence.

     

    Pourtant, ces croyants meurtris entre Orient et Occident, qui fuient la Palestine, l'Irak, la Syrie et l'Égypte en masse, auraient pu être des médiateurs entre les européens et les américains et les pays musulmans, réconcilier deux mondes. Et pourtant ces chrétiens aiment leurs pays, aiment leurs terres, et y sont chez eux. L'exil à l'étranger à cause de la persécution est pour eux un déchirement atroce.

     

    En France, que fait-on ? On s'indigne de temps à autre pour une minorité exotique, lointaine, confortable, qui ne demande pas un investissement personnel trop important. Quant aux catholiques, ils adorent se regarder le nombril, se mettre en scène comme ceci ou cela, se déchirer avec le reste de la société ou entre eux sur des questions sociétales, certes importantes quand elles concernent la Famille, sans se soucier vraiment jamais des souffrances des chrétiens des pays arabes.

     

    Qu'attendent-ils pour témoigner ne serait-ce que d'un minimum d'empathie ? Encore plus de morts ?..

     

    image prise sur le site de "la Règle du jeu"

  • Je continue à me faire mon cinéma

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    Une vidéo variante des précédentes sur Paris toujours...

    Sur une chanson d'Arnaud Fleurent-Didier

  • Suis-je un catholique agressif ?

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    politique, société, christianisme, catho agressif, catho passifSur Internet comme dans la vie réelle (celle qui commence ami lecteur de la jeune génération quand tu éteins ton portable et ton ordinateur) quand un catholique s'exprime il a généralement en face de lui de fins connaisseurs de l’Écriture Sainte qui savent qu'il lui est interdit de répondre. Si on l'insulte, qu'on lui objecte des sottises, que l'on dit des absurdités sur l’Église, il est tenu de tendre la joue gauche alors qu'on lui gifle la droite, voire même de se laisser battre comme plâtre, de faire encore repentance après tout en écoutant docilement les leçons de morale sur l'Inquisition, les Croisades et l'Affaire Dreyfus, toutes choses rappellent les « z-heures les plus sombres de notre histoire ».

     

    Il se doit d'admettre au moins « a minima » que les clercs sont tous pédophiles, à de rares exceptions, que les cardinaux sont tous des profiteurs vendus à la Mafia, et la loge P2, sauf le Pape François qui est bien vu dans les médias qui ne s'attachent qu'à sa « com », que Benoît XVI était un pape forcément « réac » et suppôt des « tradis », alors que sont livre « le Sel de la Terre » montre sa modernité, et rejeter Jean-Paul II dans les oubliettes car ne défendant pas le préservatif comme il aurait dû faire s'il eût été un pape en phase (je tâche de placer des imparfaits du subjonctif, ça aussi c'est « d’extrême droite » ou « réac » aux yeux des lecteurs arbitres des élégances morales).

     

    D'ailleurs on le dit souvent aux catholiques, « Moi j'aime bien l’Évangile, le Christ, toussa, mais c'est le clergé que j'aime pas », car admettre l'utilité de l'Eglise et des clercs c'est admettre l'existence d'une morale commune tirée de l’Évangile, c'est admettre l'existence de contraintes vis-à-vis des autres, de devoirs envers son prochain et cela notre société ne le supporte pas, une contrainte en effet bloque l'individu tellement libre de 2014 dans sa « liberté de consommation » et donc d'entretenir la dynamique du système, et donc de se soumettre et rester soumis.

     

    En définitive, l'on reproche à ses ces papes d'avoir été catholiques. L'enthousiasme concernant le pape François que les cathos de « progrès » et la société civile trouvent tellement percutant cache le fait qu'ils n'ont pas changé pour autant quoi que ce soit à leur comportement égoïste dans la société actuelle. On loue le pape François par procuration, comme alibi, un peu comme on achète une plaquette de chocolat dit « équitable » de temps en temps pour se donner bonne conscience et croire que l'on aide ainsi les chtits n'enfants n'africains qui meurent de faim en croquant des carrés de cacao..

     

    Le catholique face à cela a deux possibilités : soit il se conduit en « catho de service » gentillet, le brave gars, la brave fille, un peu timide, un peu emprunté-e sur les bords qui sert de faire-valoir utile à se copains plus « libérés » qui couchent à droite à gauche sans complexes. Il se doit alors d'écouter sagement les leçons de grande tolérance qu'on lui donne, avec componction et modestie. Il se doit de toujours relativiser, de rassurer son entourage anxieux sur le risque qu'il court constamment l'inconscient de tomber dans la nostalgie des z-ôôrdres noirs ou du retour à un n'ordre moral terrible et dangereux, et finalement, aux z-heures les plus sombres de notre histoire, comme je dis toujours.

     

    Devant les caméras il prendra soin de bien répéter combien il n'est pas de droite, que c'est mâââl, d'ailleurs il est « apolitique » et n'est pas du tout, ohlala, mon dieu non, un « intégriss », de ceux qui vont à la messe tous les dimanches. Car aller à la messe tous les dimanches suffit largement pour être qualifié d'intégriste en 2014. On dira alors de lui qu'il est un catholique acceptable, du moins fréquentable. Bien sûr il n'évoquera jamais sa foi devant ses amis, à moins qu'on ne les interroge nommément, car évoquer sa foi c'est déjà moraliser aux yeux de la société actuelle.

     

    Ou alors, il peut aussi courir le risque d'être qualifié de « catho agressif » car ouvrant sa gueule (un catho qui ouvre sa gueule, quel que soit son discours est un catho mort), essayer de vivre sa foi sans être dans la peur d'être rejeté par un troupeau aveugle dont les penchants et les aspirations sont à l'inverse des siennes, un troupeau pour qui on sera un prétentieux qui se croit meilleur que les autres alors qu'un chrétien, par nature, se sait infiniment faillible comme être humain. Bien entendu, il faut alors courir le risque, si c'en est un, de remonter le courant, un courant très fort, très puissant. Mais c'est alors beaucoup plus libérateur que l'assouvissement des pulsions préconisé par la société de bêtes de somme soumises de la France de notre temps.

     

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand.

     

    En illustration l'auteur en pleine extase mystique

  • Des Rip Van Vinkle 2.0

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    Irvington_statue_of_Rip_van_Winkle.jpgRip Van Vinkle était ce personnage fameux de la nouvelle de Washington Irving, auteur aussi de celle du « Cavalier sans tête », écrivain très populaire aux États-Unis tout comme Mark Twain. Rip avait une épouse au caractère acariâtre, lui échappant il se réfugiait souvent dans les monts Catskills non loin de la vallée de l'Hudson. Là il rencontre des chasseurs étranges, des fantômes d'explorateurs, qui lui font boire une liqueur qui le fait dormir vingt ans au pied d'un arbre.

     

    Lorsqu'il se réveille, devenu un vieillard chenu, et revient dans son village, personne ne se souvient de lui et le monde a tellement changé qu'il ne le reconnaît plus, tout lui étant devenu étranger.

     

    Et malheureusement pour lui, il ne peut pas revenir en arrière.

     

    J'ai l'impression parfois, et je crois que je ne suis pas le seul à la ressentir cette impression, d'être une sorte de Rip Van Vinkle à l'ère du 2.0, sauf que je ne me suis pas endormi vingt ans. Déjà au retour de mon séjour de deux ans à Jérusalem, j'avais entre-aperçu des signes avant-coureurs d'un changement : pour être accepté et reconnu socialement il fallait absolument avoir dans sa poche un téléphone dit portable, gadget pourtant parfaitement inutile en soi à l'obsolescence programmée très rapide afin que le citoyen-consommateur en achète docilement un tous les deux ou trois mois.

     

    Et malheureusement, comme Rip Van Vinkle, il ne m'est pas possible de revenir en arrière...

     

    L'objet était le symbole parfait de l'hyper-égoïsme d'une perfection, si l'on peut employer ce terme, quasiment jamais atteinte des individus de nos sociétés dits développées, son possesseur devenant le centre, le nombril, de son petit monde, jamais seul, jamais capable d'introspection, de réflexion sur lui et sur le monde, toujours pris dans le bruit continuel de sa « communauté ».

     

    Les choses s'accélérant, c'était maintenant dans la paume de la main, voire bientôt littéralement implanté dans la main qu'il convenait d'arborer ce totem personnel de l'ultra-individualisme moderne dans une société où les personnes vivaent et pensaient comme des porcs ni plus ni moins, Le pire était que ce téléphone dit « intelligent », vendu comme moyen de communication, détruisait finalement celle-ci un peu plus chaque jour, les êtres humains ayant perdu l'habitude de se parler face à face.

     

    1238113_240569302794989_1402446116_n.jpg

    En attendant encore pire, des lunettes permettant à l'individu de se couper constamment du monde qui l'entourait et de ses semblables, celles-ci ayant rencontré bien sûr un succès fou chez les esclaves volontaires dés leur premier jour de vente....

     

    Et la conception de la liberté en découlant et prévalant donc était plutôt celle d'une bête de somme dans sa bauge, heureuse de folâtrer certes à sa guise dans un pré bien délimité, bien cadré sans avoir à se soucier du voisin ou de la voisine, à refuser toute autre contrainte pouvant lui faire prendre conscience justement de l'autre.

     

    Le fait que ces bêtes de somme humaines ne supportaient pas l'idée même de morale, l'assimilant à une culpabilisation, en disait long, et rassurait aussi finalement en un sens car au fond cela voulait dire qu'elles se sentaient coupables de se comporter en têtes de troupeau soumises et ne songeant qu'à satisfaire leurs pulsions les plus primaires, et que beaucoup le faisait surtout par confort intellectuel, par peur de se faire remarquer et sortir un tant soi peut du rang. Les unes accusaient qui les politiques, qui les journalistes, mais aucune ne considérait sa propre soumission abjecte. Il était plus facile de la voir chez les autres que de la contempler dans un miroir.

     

    Je suis un Rip Van Vinkle, parmi d'autres, car cette société dans laquelle pourtant je vis m'est devenue parfaitement étrangère, et me l'est un peu plus chaque jour. Elle déteste les « corps étrangers » dans mon genre, ceux qui lisent encore des livres, qui essaient encore tant bien que mal et bon gré mal gré de penser à contre-courant, qui aiment ces moments bientôt révolus de partage autour d'un repas, d'un bon vin, ou les deux. C'est une société qui est totalitaire d'une manière « douce » mais ferme, d'un totalitarisme qui s'est imposé progressivement car nous regardions ailleurs malgré tous ceux qui nous avertissaient de son avènement...

     

     

    Je ne sais pas, peut-être qu'en se perdant comme Rip au début de son histoire dans les montagnes, en mangeant du gibier avec des fantômes et en buvant avec eux une étrange liqueur me réveillerais-je dans un monde enfin libéré de cet arbitraire tellement doux, et insupportable....   

    statue de Rip Van Vinkle prise ici

    image du bas prise ici

  • "Vous êtes Vladimir Poutine" - texte de Norman Spinrad

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     Vous êtes Vladimir Poutine par Norman Spinrad, texte publié sur son blog

     

    Je l'ai déjà dit mais les écrivains dits "de genre" sont bien souvent largement plus pertinents que bien des politologues distingués...


    cover.jpgVous êtes Vladimir Poutine, et vous ne comprenez pas pourquoi le soi-disant « Ouest » vous trouve si difficile à comprendre. Peut-être parce que les États-Unis et l’Union européenne sont tellement aveuglés par leur propre idéologie qu’ils ne peuvent véritablement même pas voir qu’ils en ont une ? Mais vu du Kremlin, cela saute au yeux.

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  • Confession vérité bouleversifiante d'un matcho sans remords

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    En 2014, l'idéal des canons de beauté féminine à la « une » des magazines et des émissions de télévision, c'est en somme une ado anorexique qui fait la tête, et qui aime bien se recentrer et se raconter, sur ses graves névroses d'enfant gâtée, mannequin-retouchc3a9e.jpg?w=490généralement elle publie une confession vérité « bouleversifiante » à trente ans où elle raconte ses coucheries à droite, à gauche feignant de les déplorer tout en les détaillant abondamment, ou alors une femme qui a des hanches de gamine à peine pubère et des seins en plastique, comme une starlette décérébrée de télé réalité ou une autre, le genre d'idéaux de beauté, dans les deux cas, définis certainement par un type qui hait les femmes plus que tout, ou qui a un problème d'Oedipe à résoudre, ou d'autres femmes un peu névrosées sur les bords elles aussi.

     

    C'est normal cet idéal aussi dans une société où le corps n'est plus qu'une machine que l'on entretient, dont on change les pièces défectueuses, et qui se doit de rester performant le plus longtemps possible au risque de finir en occasions, voire en vente à l'encan, au plus offrant sur le « bon coin » (TM°) par exemple.

     

    Les femmes, comme les hommes aussi maintenant, et pas seulement les tarl...métrosexuels, sont encouragés à préserver leur « capital beauté » (TM°), leur « capital jeunesse » (TM°), jeunesse et beauté n'étant plus des préoccupations de poètes et d'artistes mais un portefeuille d'actions en quelque sorte que l'on joue en bourse...

     

    Moi-même, ami lecteur, qui suis au choix un incurable « anar de droite » voire un « réac » j'ai toujours largement préféré depuis l'âge de mes premières émotions esthétiques et sensuelles quand j'étais un bel adolescent aux traits fins et délicats, et à la peau duvetée (Note Bene : mais j'arrête là de parler de moi de cette manière car ça m'excite) la féminité épanouie, qui a des formes, et non celles qui privilégiaient déjà le style« brindille » filiforme et androgyne qui m'agace depuis mes treize ans.

     

    Ce genre de femmes ressort généralement de la catégorie des pauvres petites filles riches, des chieuses patentées qui plaisent aux hommes qui essaient de percer leur mystère, oubliant que leur secret est que hélas il n'y a pas de mystère derrière les airs de femmes libérées (Nota Bene : « tu sais c'est pas si facile etc... ») torturées qu'elles se donnent...

     

    Elles recherchent à la fois le « prince charmant » (TM°), un amant fougueux, mais aussi le genre d'homme qui soit aussi une « copine » à l'écoute et dans le même temps un père de substitution, leurs parents « babyboomers » (TM°) n'ayant généralement pas eu le temps de s'occuper d'elles, absorbés qu'ils étaient à essayer de continuer à jouir le plus possible tant que c'était encore possible des corps et des choses dont ils avaient envie là tout de suite.

     

    Ces femmes finissent généralement en couple vers la cinquantaine avec une autre esseulée qui a souvent le genre « camionneur » membre du service d'ordre du MLF, remarquons alors que bien souvent il y a comme un effet curieux de mimétisme des coupes de cheveux et de l'habillement, ou un salaud qui les mènera à la baguette aussi bien qu'un taliban adepte de la remise en cause radicale du féminisme et de ses z-acquis. A ce propos j'attends toujours une action audacieuses et provocatrices des « Femen » à Kaboul ou dans un des camps de vacances super-sympa organisés par Tariq Ramadan à la montagne en Suisse. A moins qu'elles ne demeurent célibataires, on évoquera alors à leur endroit ces « célibattantes » teeelement dynamiques z-et pétulantes...

     

    Pour terminer sur une note psychanalysante et elle-aussi « bouleversifiante » ami lecteur, je dirais comme d'autres que cet atroce machisme sans remords, ce sexisme hors d'âge dont je viens de faire preuve, ce n'est pas de ma faute, c'est la faute à la société bien sûr, évidemment, qui m'a certainement imposé des clichés « sexistes » et discriminatoires dans lesquels je me vautre avec délices, et c'est celle de ma mère qui, enfant, m'emmenait dans les grands magasins parisiens et chacun sait qu'à Paris et dans ces endroits particulièrement qui à l'époque n'étaient pas spécialisés dans la touriste japonaise ou la fille de roi saoudienne les femmes sont toujours belles et élégantes et qu'il émane d'elles des parfums enivrants.

    photo du haut empruntée ici

     

    Et toi ami lectrice es-tu une femme Barbara Gourde ?

     

  • Les français sont -encore- bien nuls

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    Egalement sur "Mauvaise Nouvelle" de Maximilien Friche

    Il y a trente-trois ans, Desproges évoquait ces français nuls pris dans un cercle vicieux, voir fig 1 ci-contre, dans « Les étrangers sont nuls », recueil paru après sa mort, et rassemblant des chroniques parues dans « Charlie Hebdo » en 1981, et attention pas le « Charlie Hebdo » de Philippe Val, celui de Choron. Ces français ne supportaient pas ce qu'ils regardent à la télé, râlant contre des émissions que personne ne les obligeait à regarder, entretenant l'Audimat d'icelles en se collant devant, oubliant qu'il suffirait de tourner le bouton, simplement, et de ne pas regarder, à moins d'être masochiste, ou débile.

     

    Maintenant, les mêmes non seulement continuent de regarder la télévision, avec trois-cent fois plus de chaînes toutes plus inintéressantes les unes que les autres qu'en 1981, le font sur leur téléviseur, leur smartphone et l'ordinateur, s'infligent sur Internet la lecture d'articles dont ils injurient l'auteur sans le lire bien souvent, s'imposent la vision de photos auxquelles ils s'affirment indifférents à hauteur de dizaines de commentaires, sans rire, et redécouvrent l'eau tiède concernant le cynisme des politiciens et leur collusion au sein d'officines dont l'influence réputée souterraine est pourtant de notoriété publique pour la plupart d'entre elles et leur influence n'existe que parce que les gens leur laissent ce pouvoir que celles ne devraient jamais avoir à cause de trop d'inertie, trop de patience mal venue comme disent les chanteurs concernés, consensuels et compatissants.

     

    Les mêmes pourtant continuent, de moins en moins il est vrai bien que l'abstention massive s'explique surtout par la fainéantise et la passivité des électeurs préoccupés surtout par l'obsolescence programmé du dernier gadget électroniques que le tout économique leur enjoint de posséder, à voter pour des partis qui se fichent d'eux dans les grandes largeurs, y compris ceux qui parlent au nom des français sincères de gauche comme de droite qui voudraient que l'alternance artificielle qui tient lieu d'ersatz de vie politique en France entre l'UMP et le PS s'arrête enfin, avec les méchants imposés que sont la famille le Pen et leur parti quant à Mélenchon, à moins qu'il ne soit vraiment sincère, je ne sais pas sonder les reins et les cœurs, il participe à première vue de la même collusion, de la même farce derrière les « bonnes phrases », on a pu le constater il y a quelques jours encore...

     

    Et si les uns comme les autres se défoulent sur Internet de manière souvent abjecte, et anonyme, avec une violence qui en dit très long sur le vernis de tolérance de notre société, ils se comportent dans leur vie quotidienne, leur vie professionnelle comme de bons petits rouages dociles, en bons petits salariés rêvant d'être sur le tableau d'honneur de « l'employé du mois », ne remettant jamais formellement en question les injustices et les iniquités pourtant flagrantes que toute personne de bon sens peut remarquer dans notre pays, chaque jour. Ils rêvent de la célébrité « kleenex » actuellement en vogue, même pour rien, même sans talent, se fantasment en justiciers électroniques, défenseurs bien virtuels de la veuve et l'orphelin.

     

    Ceux qui pestent et vitupèrent contre la perte de moralité, de morale et de sens de notre époque sont les premiers à s'agripper comme le morpion aux gonades du mâle reproducteur qui à son petit, moyen ou grand privilège, qui à son n'acquis, son régime spécifique, que ce beau monde estime éternel, ses droits de consommateur, d'acheteur, de client, d'usager, sans se soucier du voisin et de la pauvreté, consentant parfois à quelques piécettes ou achats « équitables ». Il faut dire que quelques décennies de société hyper-individualiste, d'aspirations narcissiques ont eu raison depuis longtemps des liens d'empathie, d'altérité et de solidarité demeurant encore entre les personnes, souci de réactionnaire, le lien social et ce que l'on appelait la « Common Decency »  vous dis-je».

     

    Je crois d'ailleurs profondément que les français les voient ces injustices et cette crise morale, mais y sont complètement indifférents tant que cette précarité ne les touche pas personnellement, ce qui ne manquera pas d'arriver vu la politique libérale-libertaire de Valls, qui suit la politique libérale-libertaire d'Ayrault et Fillon, qu'ils ont peur au fond d'évoquer la crise morale que nous traversons, invoquant la responsabilité de tel ou tel parti, telle ou telle idéologie, tel ou tel lampiste alors que ce sont eux tous les responsables et leur égoïsme.

     

    image empruntée ici

  • Valse en deux temps

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     Manuel Valse c'est un peu un Jean-Marc Ayrault qui serait doté de gonades, de testostérone et d'énergie. Il a présenté son discours de politique générale devant les parlementaires. Certains ont feint de croire qu'il y avait un suspens intolérable, impossible et que peut-être les députés n'allaient pas voter la confiance à ce gouvernement, car Valse est considéré comme étant de droite, voire même lepèniste dans la gauche sociétale et la vraie gauche, celle qui si elle ne se retenait pas redistribuerait ses salaires dans la seconde aux nécessiteux, s'il a évoqué son statut de « sang mêlé », il a aussi été le premier à évoquer, certes du bout des lèvres, la réalité de « l'intégration » de populations d'origine allogène, réalité qu'en tant que ministre de l'Intérieur il connait bien :

    Manuel-Valls_pics_390.jpg

     

    L'art de vivre considéré comme un souci d'hédoniste petit-bourgeois, la culture, considéré comme une lubie de privilégié, l'art perçu uniquement dans « l'utilité » et le messâââge qu'il pourrait bien avoir etc...

     

    Ce n'est pas entièrement la faute de ces populations à qui certes on a consciencieusement appris à ne pas aimer la France par ceux-là même censés former les citoyens, elle leur est décrite comme rââciiste, fââchiiste, collabo, antisémite, colonisatrice, amatrice de massacres etc...et j'en passe. Pour eux tout ce qui ne va pas dans leur sens de l'Histoire, celui généralement du progrès progressiste, tout est bon à jeter.

     

    On voit ce que donne ce progrès progressiste chaque jour, des gosses farouchement égocentriques, tournés sur eux-mêmes, préoccupés presque exclusivement de posséder le dernier gadget que la pub et les médias leurs enjoignent d'avoir, des adultes incapables de prendre leurs responsabilités, de mûrir simplement...

     

    Il est donc plus que normal que des français de deuxième ou troisième génération, des immigrés de fraîche date sans papiers ou non, nous méprisent cordialement mais par contre revendiquernt leurs droits qui leurs sont accordés sans échange de devoirs ou de civisme en réciprocité, surtout pas de contraintes ! Surtout pas de « culpabilisation » ! Non, on espère qu'en étant gentils tout pleins ils le seront aussi et seront assoifés de découvrir la citoyenneté et ses joies, ce qui est méconnaître gravement la nature humaine et les ravages de l'individualisme de masse contemporain.

     

    Sur le fond, c'est tout comme pour Ayrault, tout comme pour Fillon première et deuxième saisons, la même politique soumise aux responsables de l'Union Européenne, aux institutions financières, selon le terme pudique des journalistes, et aux patrons de grandes entreprises transnationales qui voient un intérêt majeur au détricotage systématique et méthodique des nations et des peuples sous prétexte d'économie, et donc de démagogie, en mettant en avant des régionalismes qui n'existent plus depuis longtemps, et en incitant certains esprits étriqués à se replier sur leur toute petite perception de l'identité qui se limite à leur bled idéalisé.

     

    A l'Uèmepet comme au Péhesse, les politiques ont déjà entériné la fin de la France me fera-r-on remarquer, et n'ont de toutes façons de ce vieux pays qu'une idée très floue toute entière basée sur des lieux communs qu'ils finissent par prendre pour des vérités, et une histoire réécrite dans le sens du masochisme mémoriel constant, de l'auto-flagellation collective, et de l'idéologisme, qu'ils ont assimilé sans trop de difficultés.

     

    Ils ont déjà enterré le pays car pour eux, parler de nation est réellement synonyme d'adhésion à des idées totalitaires, aux fascismes, au nazisme. On le croit à peine mais ils ne sont pas cyniques sur la question, ils sont sincères dans leur internationalisme de pacotille. Ce sont les idiots utiles du libéralisme supra-national qui a un intérêt au démantèlement de tous les liens sociaux et collectifs qui empêchent encore l'individu de se soumettre totalement aux désidérata des sacro-saints « marchés ».

     

    Ne serait-il pas temps de commencer enfin à contester ces « désidérata » ?...

     

    Manuel à la plage, image prise ici

     

  • Don't judge a book by his cover

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    A propos du recueil de nouvelles de Philip K. Dick en Folio SF « Ne vous fiez pas à la couverture »

     

    Science-Fiction, littérature, sociétéQuand je lis certaines critiques de cet auteur sur le net, jamais sans arrière-pensées critiques tu me connais ami lecteur, je suis souvent effaré et atterré à la fois. K. Dick, d'ailleurs comme Orwell et Aldous Huxley, est pris pour un fantaisiste anticipateur, un peu pessimiste, et dont fort heureusement les visions d'un futur très sombre perçues comme dans une miroir obscurément ne se sont pas réalisées on le constate tous les jours. Ces critiques s'en tiennent à l'écume de ce qu'il est convenable de dire, à l'apparence, à l'étiquette d'auteur drogué au LSD de Dick, un peu fou.

     

    En 2014, il n'y a certes pas de voitures volantes dans les airs, pas d'androïdes viables dans les rues, et les flics ne disposent pas encore de pouvoirs précogs pour arrêter les criminels ou ceux suspectés de pouvoir le devenir un jour, les hommes ne sont pas allés jusqu'à aller Alpha du Centaure ; mais comme tout bon auteur de Science-Fiction Dick y parle de notre monde, de nos dérives, de l'absurdité de certaines de nos aspirations, de notre société dont il pousse les travers jusqu'à l'absurde. Et le fait est que le monde intérieur des personnages de Dick est celui d'un citoyen-consommateur de notre temps, esclave de gadgets parfaitement inutiles que cet auteur n'eût pas osé inventer dans ses livres. Et Dick fait aussi de l'auto-fiction de SF se racontant au passage, ce qui sera encore plus probant dans « la Trilogie Divine ».

     

    Ainsi dans « l'homme variable », la « novella » ou longue nouvelle, qui débute ce recueil, l''écrivain se moque de la manie du contrôle total et de la transparence délirante de notre monde : un homme venu du passé bricoleur et dilettante de génie comme beaucoup de personnages de l'auteur du « maître du haut château » ou de « Ubik » perturbe l’ordonnancement rigoureux et rationnel d'une société à venir s'imaginant utopique, ou dans la dernière nouvelle dans laquelle des envahisseurs se cachent dans les machines à boule de gomme de la terre, histoire où l'on ne sait pas si Dick ne paie notre tête, probable, s'il tourne en ridicule la paranoïa moderne ou s'il croie vraiment en son histoire ; la réponse n'est pas si évidente.

     

    Dick est à la fois un mystificateur et un rêveur qui essaie d'ouvrir le lecteur à d'autres mondes caché derrière le « simple » réel...

     

    Dans « Roug », une des premières nouvelles de l'auteur où il s'affranchit de la tutelle van-vogtienne, on ne sait pas si les « aliens » qui viennent chaque jour voler les déchets des habitants d'une zone pavillonnaire ripolinée et triste à mourir sont simplement des éboueurs qui perturbent quotidiennement le vieux chien héros de l'histoire, ou le canidé a vraiment du flair et alors la banalité prend des aspects terrifiants.

     

    Dans « la planète impossible », une des meilleures du recueil à mon sens, émouvante, dérisoire et désespérée sur la nature humaine souvent bien décevante, il raconte l'histoire d'une vieille dame qui est née sur terre qui veut revenir y mourir trois-cent cinquante ans après sa naissance en nageant une dernière fois dans l'Océan, mais le hic est que tout le monde croit que la Terre, la planète d'origine des hommes qui vivent maintenant dans toute la galaxie, est une légende pour enfants, un conte de bonnes femmes. Des astronautes la déposent sur un astre presque mort pour la mystifier et la contenter, troisième planète après un soleil minable, et réalisent quand même son souhait sans le savoir, l'un d'eux ramassant une pièce de monnaie étrange à la fin du récit...

     

    L'auteur se demande également ce qui se passerait si un livre était relié avec la peau d'un animal méprisé par les terriens, à mi-chemin entre le porc et la vahce, et immortel, le wub à première vue simple ruminant ayant la particularité d'être immortel et de se régénérer ce qui économise en frais d'élevage, wub qui en profite alors pour réécrire les grands classiques des hommes et leurs livres saints, révélant au passage une bonne part de leur hypocrisie.

     

     

    Cet énième recueil de nouvelles de Dick, l'auteur de SF le plus adapté au cinéma, le plus trahi aussi, joue sur un mélange d'inédits et d'histoires déjà lues dans la collection « Présence du Futur » de Denoël notamment ou en « 10.18 ». L'amateur de littérature dite de genre, romans noirs ou de SF, se sent à chaque fois coupable bien évidemment, mais le désir d'explorer l'univers d'un auteur passionnant tout simplement le pousse à se laisser aller avoir par la logique commerciale, en l'occurrence moi ami lecteur, parce que aussi la littérature est de l'ordre de la respiration pour ceux qui l'aiment vraiment. 

     

    en photo l'auteur de l'article se la jour "cyberpunk"

  • Les parfums de l'Orient étrange et mystérieux : laideur des clichés, beauté de la vie

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    politique,société,jérusalem,mon journal terre sainte Si le parfum de la cardamone, du café, les couleurs vives des agrumes à l'étal des marchands de « quatre saisons », encore teintés de vert en Palestine et dans les échoppes israéliennes, les effluves des épices en pyramides vives, l'odeur douceâtre de la viande de mouton exposée à l'air, me ramènent sur la « Via Dolorosa » dans la « Vieille Ville » de Jérusalem, l'odeur d'un moteur diesel mal entretenu, d'une eau de toilette bon marché ou d'un déodorant odoriférant pour hommes, les senteurs du cuir bon marché surchauffé des sièges d'une « Mercédès » hors d'âge dans laquelle on attend parfois trois bons quarts d'heure qu'elle se remplisse, le bruit d'une mobylette pétaradante aussi, les sirènes des policiers israéliens qui sonnent comme dans les feuilletons américains, le soleil au zénith au-dessus du poste-frontière de Gaza qui puait l'eau de javel.

     

    C'est également le goût d'une bière israélienne mêlé à la douceur de l'iode dans l'atmosphère sur le front de mer à Tel Aviv, d'un « Arak » à Jéricho sur la « grand-place », d'un « cocktail » au nez et à la barbe des « hassidim » rue Ben Yehuda ; la saleté des rues dans les quartiers anciens, les poubelles dégorgeant leur contenu fétide un peu partout, les chats « parias » marquant leurs territoires, ces bouquetins venus nous renifler la plante des pieds au cratère de Mitzpeh-Ramon un lendemain de réveillon du Nouvel An....

     

    C'est plus trivial à première vue, à courte vue, moins romantique ou romanesque, loin du cinémascope de « Lawrence d'Arabie » mais plus proche de l'authenticité d'un endroit que d'aucuns verraient plutôt comme leur terrain de jeu religieux, politique ou idéologique favori. Ils viennent faire trois petits tours et s'en vont, font la leçon aux uns et autres morigénant les palestiniens de ne pas être assez durs avec les israéliens, les israéliens de ne pas avoir d'ambitions millénaristes. Une foule d'exaltés attend l'Apocalypse, la Fin du Monde, des destructions qu'elle appelle de ses vœux afin de se consoler de si mal sentir la beauté de la Création tout autour d'elle. Dans le désert du Jourdain, il fallait être d'une sottise remarquable pour ne pas voir la sensualité douce et joyeuse des lieux, la vie qui se manifeste dés qu'un peu de pluie tombe.

     

    Quand j'évoque cette cité cosmopolite dont j'aimais le bruit et la fureur, turbulente, violente, douce, agressive, austère et sensuelle, antique mais qui est pourtant bien aussi de son époque, sa vie, ses peuples, beaucoup parmi ceux qui m'écoutent en sont restés aux clichés, ne supportent que l'on démystifie leurs représentations erronées, de celui pour qui il ne faut considérer cette ville que sous son aspect « spirituel », et ne pas s'occuper du présent, de la « simple » humanité, à celui qui voit une occasion de se prendre pour « Robin des bois » pro-palestinien ou pro-sioniste, exacerbant les tensions internes déjà existantes, plus ou moins consciemment, ce qui a toujours des conséquences visibles, violentes et mortelles.

     

    Ce n'est pas un reproche de ma part à leur encontre, il est normal que lorsque l'on n'est pas allé sur place, que l'on n'a pas vécu dans sa chair ce qui fait la beauté, l'originalité de ses terres, il est difficile de comprendre certaines choses et qu'au fond la vie, la réalité sont plus intéressantes que ces lieux communs parfois grandioses, parfois exprimés avec style sur tel ou tel pays, tel ou tel endroit du monde, ainsi Pierre Loti, à qui je préfère Henry de Monfreid, « Abd El Haï » ce qui implique que tu me trouves incorrigible ami lecteur car c'est aussi un « infréquentable ». Je retrouve chez lui le même amour du Proche-Orient, la même passion pour ces peuples sans pour autant les idéaliser ou les voir plus angéliques qu'ils ne le sont.

     

     

     

    Ces histoires orientalistes contemporaines fortement enjolivées sont souvent racontées par un explorateur du dimanche qui ne peut s'empêcher de se déguiser en « autochtone », ou du moins de revêtir la panoplie qu'ils supposent que les « indigènes » portent ! Certains mettent des sandales aux pieds comme les apôtres, enroulent un « keffieh » noir et blanc autour de leur cou, coiffent une « kippah » qu'ils arborent en toute inconscience dans le quartier musulman, ou chrétien. D'autres se contentent de photos sur fond de soleil couchant...

     

    Ce fût mon cas les premières semaines, ce qui me fit moquer des enfants au Sinaï qui m'appelaient « Camel Bedouin » en rigolant bien et je les comprend...

     

    Cette vie, cette réalité paraissent toujours triviales à ceux qui ne s'y attendent pas, qui leur préfèrent leurs fantasmes et idéalisations hasardeuses, surtout quand ils s'aperçoivent que ce qu'ils découvrent n'a rien à voir avec leurs rêves d'une Terre Sainte de pacotille qui appartiennent à un ou deux peuples bien distincts, bien identifiés, à une ou deux cultures bien reconnaissables et délimitables alors que dans cette ville, le réel est extrèmement complexe et non réductible à quelque slogan que ce soit, inspiré par des intentions certes parfois sincèrement bonnes. Mon souvenir de cette Ville, la nostalgie que j'en ressens encore vient de cet ensemble, de ce quotidien relié à ces paysages naturels grandioses où flottent le souvenir de divers conquérants que parfois l'Histoire elle-même a oublié ce qui fait souvent dire aux vieux palestiniens, se rappelant des empereurs byzantins, ottomans, des rois croisés, des souverains de toutes origines, que « les maîtres d'un jour passent toujours malgré leur vanité... ».

     

    Mon « Journal de Jérusalem » est toujours à ce lien

     

  • L'UMP déjà déplorable...

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    L'UMP est déjà déplorable (autant que ses simili adversaires socialistes) une semaine à peine après sa victoire électorale apparente aux municipales dont le vrai vainqueur est surtout le FN. C'est exactement le même mépris du pays réel, la même déconnexion des « vraigens », et les mêmes manies déplorables dont le clientélisme électoral n'est pas la moindre, et surtout c'est le même esprit socio-libéral ou libéral-libertaire ce qui revient au même le tout enrobé dans le même européisme déplorable et béat alors que monsieur Trichet s'inspire plus de Milton Friedmann et son fiston que du discours de Victor Hugo sur son rêve des états unis d'Europe. 

     

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    Les ténors de l'UMP, ceux en particulier réélus maires, se placent déjà sur les rangs pour les "Présidentielles" de 2017, ils s'y voient déjà, comme Juppé, voire Bayrou (mais dans le cas de Bayrou ça fait rire tout comme Copé qui n'a pas saisi qu'il était très impopulaire)...

     

    Les dirigeants nationaux comme locaux n'ont strictement rien compris. Pour eux, on est dans l'alternance habituelle, le balancier qui va des socio-libéraux aux libéraux-libertaires d'une élection à l'autre. Dans les conseils municipaux, on les voit revenir avec leur cour, leurs copains et coquins, leur clientèle et leur avidité de profiter comme les précédents équipes Péhesse du gâteau ou plutôt des miettes du gâteau de ce qui reste des institutions françaises. Ils ne s'inquiètent même pas de s'intéresser au débat démocratique, ils consultent leurs « smartfônes », téléphones appelés « intelligents » à juste titre car ils le sont de plus en plus à la place de leurs propriétaires.

     

    La préoccupation de la politique et du Bien Commun sont bien loin derrière leur avidité et ne sont sûrement pas leur souci premier, sans parler de l'intérêt du pays, des valeurs communes dont ils se fichent complètement et ce malgré les bonnes intentions qu'ils continuent de claironner...

     

    Les maires commencent par placer les militants méritants, l'on oublie déjà les bonnes résolutions, les décisions sont prises avant les votes, pourquoi même se fouler encore à votre d'ailleurs ? On se laisser mener par l'illusion que les électeurs ont voté pour vous pour des idées et un programme, alors que leurs motivations sont parfois beaucoup plus prosaïques, triviales et que beaucoup ont perdu de par l'exemple déplorable que montrent les édiles le sens de la démocratie à l'exception de quelques personnes de qualité comme à Evreux Olivier Lepinteur que je salue ici..

     

    Ainsi à Évreux, ma bonne ville, c'était juste car la circulation des voitures dans le centre a été contenue par le précédent mère, or, en province, la bagnole reste un objet d'ostentation sociale, que l'on montre, que l'on utilise pour faire dix mètres, quelqu'un se déplaçant à pieds n'étant ni plus ni moins considéré que comme un « va-nu-pied », invoquer le fait qu'un centre-ville libéré des voitures c'est plus joli, plus agréable à vivre, et que ce n'est ni de gauche ni de droite, en province c'est être un affreux « bobo » parisien alors que c'est juste du bon sens.

     

    Avec le retour de l'UMP on assiste aussi au retour des franc-maçonneries provinciales comme le « Rotary » ou le Lyonsse Cleube, et ses « jeûûûnes » teeellement dynamiques. Dés samedi, il y a deux jours, à Evreux, il commettait vraiment une action « estraordinaire » ma « bonn' » dame, en gonflant des ballons à l'hélium pour deux euros, soit-disant pour aider à guérir les chtits n'enfants n'africains de la lèpre, ballons ensuite « libérés », celui volant le plus loin, avec le nom de son propriétaire accroché à un fil, gagnant un voyage dont je me suis laissé dire que le prix eût constitué un don considérable pour les pôvres chtits n'enfants. Les parents venant chercher leurs rejetons, c'était un festival d'indécence et d'ostentation, c'était à qui exhiberait la plus grosse, je veux parler de voitures « tout-terrain » le tout sur fond de musique « techno » abrutissante (pléonasme).

     

    Le vrai courage politique consisterait à faire justement véritablement de la politique au sens exact du terme, à savoir s'occuper d'abord des affaires de la cité, de ceux qui ont besoin d'aide, des logements, du prix des loyers, des ventes, d'une gestion fiscale équitable, d'une administration sans démagogie qui ne tiennent pas compte des desiderata parfois absurdes et ubuesques des « communautés » autoproclamées, mais de l'intérêt de tous...

     

    Ce qui suppose le sens du devoir envers les autres certes, sens considérablement perdu dans notre « société individualiste de masse »... (dixit Dominique Wolton pour le terme que je trouve très pertinent ici). Aueu moins cette "victoire"' de l'UMP a-t-elle eu au moins le bénéfice de virer des équipes de "bobos" sociéto-idéologiques de gôche pour beaucoup incompétents...

     

    image prise sur le site du "Midi Libre"

  • Le bon Bergé ? - Réponse du berger au Bergé en somme

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     Chaque année c'est la même comédie unanimiste autour du SIDA et de la momie de Pierre Bergé, et, ou, de Line Renaud, qui au fond est très certainement un brave homme je n'en doute pas, tout comme Line est une femme admirââble. Pendant le Sidaction, toutes les « vedettes », les stâârs et les stââlettes, les grandes consciences pensantes ont leur petit noeud rouge épinglé au revers de la veste, comme si l'on pouvait être partisan d'une maladie et qu'il y ait besoin de dire que l'on n'aime pas cette affection, que l'on s'y oppose.

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    C'est un peu comme s'affirmer, ce qui est pour certains comble de l'audace, contre la Mort, la Haine, la Violence (Ouais, c'est dingue ami lecteur que j'affirme ça, mais j'ose je n'ai pas peur).

     

    Je viens de voir sur une vidéo qui tourne sur les réseaux dits sociaux Pierre Bergé qui est un modèle de nuances et de retenue quand il a affaire à quelqu'un qui ne pense pas comme lui, on l'a vu pendant « la Manif pour tous » et ce qu'il a pu dire de Frigide Barjot entre autres, je viens de le voir disais-je faire la leçon à Gilles Bouleau le présentateur télévisuel et consensuel du JT de « 20h » de TF1 qui ose affirmer le trublion que le SIDA est devenu en somme une maladie chronique comme une autre et que l'on en meurt moins en France, ou alors autant que l'hyper-tension et les maladies cardiaques, le cancer.

     

    Regard de dignité outragée mais vertueuse de Pierre Bergé qui lui explique que le SIDA tue toujours quand même donc dans notre pays ce qui est gravissime. Il oublie de dire, et ses disciples après lui, comme chaque année, que ce qui est gravissime pour eux c'est surtout qu'ils ne peuvent plus coucher à droite à gauche sans risquer d'attraper un virus quelconque et donc consommer les corps d'une manière qui leur déplaît.

     

    Et ça ça ne va pas du tout.

     

    Le Sidaction ne sert d'ailleurs pas à grand-chose, tout comme les actions dites de « prévention » concernant la contraception car la plupart des jeunes et des adolescents ignorent pour la plupart l'usage du préservatif, ce qui ne demande pas un doctorat de psychologie pour être compris, en effet, le petit bout de latex est quand même un sacré « tue-l'amour » pour un gosse pour qui c'est la « première fois », voire la deuxième...

     

    Le Sidaction, Pierre Bergé, Line Renaud et les autres ne se soucient d'ailleurs pas de cela mais uniquement d'un tout petit milieu de bourgeois urbains, à fort pouvoir d'achat, dont les préoccupations sont à défaut d'être sociales surtout sociétales car aux prétentions matérielles ils rajoutent depuis quelques temps des prétentions de guidage GPS du peuple qui n'en demande pas tant.

     

    Et puis c'est bon pour l'image...

     

    Comme chaque année, les malades du SIDA des milieux précaires, à cause de seringues usagés, l'ayant attrapé par leur mère lorsqu'elles les attendaients, de par la prostitution, tout comme ceux qui souffrent en Afrique, continent sinistré à cause de cette pandémie, sans que personne ne s'en soucie vraiment, à part les ONG et institutions d'Eglise qui sur le continent dit noir sont les premières à distribuer des préservatifs, sont purement et simplement laissés de côté. Avant de se scandaliser sur ce qu'on dit les Papes sur le sujet, indiquant l'idéal à atteindre selon la morale chrétienne les « belles » consciences feraient mieux de balayer devant leur cour.

     

    On préfère laisser le champ libre à des guérisseurs animistes, évangéliques ou simplement malins qui en Afrique réunissent des milliers de personnes leur promettant la guérison et les dépouillant de leurs maigres ressources. En France, on trouve que « ahlala c'est bien malheureux », « ahlala les pôvres chtits n'africains » mais au bout du compte rien n'est fait et rien n'est même envisagé.

     

    Tartuffe ne meurt donc jamais, on le retrouve simplement à des endroits inattendus, sa ruse consistant à affirmer que Tartuffe c'est l'autre fonctionnant encore.

     

    image prise ici

     

    ci-dessous la "bourde" de Gilles Bouleau

     


    Gilles Bouleau « Le SIDA, on n'en meurt pas » - Zapping Vidéo

  • Les racines chrétiennes de la France et les « HLPSDNH » (TM°)

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    Rappel HLPSDNH : Heures Les Plus Sombres De Notre Histoire (j'aurais dû réellement déposer un copyright mon "gimmick" est repris par pas mal d'auteurs).

     

    image provenant de ce blog

     

    vitrail_chartres-12867.jpg?w=625« Évoquer les racines chrétiennes de la France, c’est faire une relecture historique frelatée qui a rendu la France peu à peu nauséeuse »

     

    Bernard Cazeneuve, nouveau Ministre de l’Intérieur et ministre des cultes (par cette phrase il en insulte un de belle manière, et montre son mépris sans détours)

     

    Je cite en ouvrant ses guillemets...

     

    Tu noteras, ami lecteur, qu'il est dans la même idéologie que la plupart des dirigeants politiques actuels, à de rares exceptions, qu'ils soient UMP ou PS, concernant la France, la Nation et l'Histoire de ce « vieux pays » qui en parfois vu d'autres mais pas encore à ce point là dans le déni, le rejet et le désamour. Cette idéologie n'est pas seulement au Péhesse, on la retrouve à chez leurs adversaires en face, ceux-ci favorisant le détricotage de la communautés nationale en encourageant le régionalisme et par là-même les « Eurolands » souhaités par monsieur Trichet et les édiles de la commission de Bruxelles.

     

    Rien de pire que ces régionalismes frelatés qui ne reposent que sur une perception faussée et idéalisée des cultures régionales...

     

    Cette histoire commence donc selon Bernard Cazeneuve et ceux qui pensent comme lui en 1789, avant il ne s'est pas passé grand-chose de notable, voire elle débute vraiment quand nous sommes passés de « l'ombre à la lumière », Djack Lang (TM°) le 10 mai 1981, quand le masochisme mémoriel a commencé à envahir à peu près tous les pans de l'étude historique se prétendant objective, à savoir socio-libérale, et marxisante aussi pour ceux qui oublient qu'une nation se fait pas « contre » les autres peuples mais par un peuple qui a choisi de s'unir autour de trésors communs : la langue, le territoire, des idéaux ainsi que le définit Renan dans sa célèbre conférence de 1885.

     

    Et Jacques Bainville, historien d'Action Française pourtant, rappelle qu'à Valmy quand un inconnu crie « Vive la Nation ! » et galvanise les troupes, il réalise ni plus ni moins que le rêve des rois de France de réunir enfin les « provinces » françaises.

     

    Avant 1789, avant 1981, tout est bon à jeter, tout est dans le même sac, de la colonisation à Vichy en passant par la Première Guerre Mondiale, jusqu'au « Grand Siècle » que fût le siècle de Louis XIV dont Versailles n'est pas le moindre des souvenirs (on oublie en passant la proximité de ce souverain avec l'Empire ottoman) :

     

    Misères que tout cela, massacres divers, racisme honteux, violences absolues, privilèges indus des aristocrates qui buvaient la sueur des serfs, haine et bien sûr les fameuses « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°) en général. On voit bien d'ailleurs que les privilèges ont complètement disparu en 2014, il n'en reste plus un seul chez nos dirigeants républicains...(sic)

     

    Le « souchien », selon l'appellation peu amène d'une des héroïnes de la « diversitude » (TM°), Houria Bouteldja, devrait passer son temps à se frapper la poitrine, et expier sa couleur de peau, ses origines, les valeurs qui fondent sa culture actuelle, après tout les Droits de l'Homme sont une laïcisation et une sécularisation des valeurs évangéliques.

     

    C'est certainement « stigmatisant » également de rappeler que dans le moindre petit village français, il y a une église, même parfois d'une grande humilité. Et que la construction des cathédrales s'est faite par les peuples en témoignage de leur Foi mais aussi de leur indépendance, de leur liberté réelle vis à vis du pouvoir royal ou seigneurial qui avaient infiniment moins de possibilités de contrôle et de surveillance que les présidents actuels ou également les politiques locaux.

     

    Quand j'ai vécu à Jérusalem, comme tout bon petit européen immergé dans le masochisme mémoriel jusqu'au coup, j'essayais de me « déguiser » en « local people », en « fier nomade du désert », mais les palestiniens et les israéliens comme aux autres nous rappelaient nos racines chrétiennes, le terreau national de nos valeurs communes et l'importance de toutes ces choses futiles considérées comme des lubies de petit bourgeois hédoniste par la gôche kipense qui est notre art de vivre, de bien manger, bien boire et bien faire l'amour...

     

    Et ces racines chrétiennes appartiennent à tous les français, croyants catholiques ou non, incroyants ou pas...

     

    Quand Bernard Cazeneuve dit ce genre de stupidités, il oublie que lui aussi est un produit de ces racines chrétiennes, car comme tout le monde sa conscience ne naît pas « ex nihilo », elle trouve son origine dans une histoire et un idéal communs au delà des différences ; et qu'être français ce n'est pas seulement avoir un petit morceau de plastique en poche.Et je ne serai pas surpris hélas de constater que le clergé catholique et la plupart de ses fidèles seront les derniers à réagir, du bout des lèvres comme d'habitude, attendant certainement d'être persécutés pour enfin être fiers de leur Foi et de leur histoire (certains, comme l'archidiocèse de Rouen vendant à l'encan un patrimoine dont pourtant ils n'ont pas l'usufruit)...

  • J'aime pas les « remakes »...

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    Au cinéma, les remakes sont souvent ratés, à de rares exceptions comme par exemple celui des « Révoltés du Bounty » avec Marlon Brando et Trevor Howard en capitaine sadique tenant brillamment la comparaison avec celui certes plus âpre et moins psychanalytique, moins "Actors Studio" mettant en vedette Charles Laughton en capitaine Bligh et Clark Gable en « monsieur Christian ». Ne parlons pas des « remakes » de films dits de genre, de « série B » jouissives, complètement ratés, sans la poésie de leurs modèles...

    politique, remaniement, Valls, Najat Vallaud-Belkacem, Taubira, hypocrisie, socio-libéralisme

    Alors, ne me parlez pas des « remakes » de gouvernement, c'est encore pire...

     

    Le gouvernement de Manuel Valls est de la même teneur qu'un de ces remakes qui ne sert pas à grand-chose. On va voir quand même en espérant que cera aussi bien que l'original, et puis au bout du compte c'est nul. On met souvent une vedette populaire, que le public apprécie dans le premier rôle, Manuel, en se disant que cela fera recette, et puis c'est le seul qui reconnaît un peu plus que les autres que l'insécurité dans les « quartiers » n'est pas seulement un ressenti de « petits blancs » racistes, forcément, mais aussi une réalité concrète et mesurable.

     

    Certes, on a changé deux ou trois têtes par ci par là, on a pris des ministres qui ont voté « Non » au référendum sur le traité constitutionnel européen comme Benoît Hamon, on a gardé Montebourg pour faire plaisir aux souverainistes avant les élections Européennes, du moins espère-t-on que ce sera le résultat, mais la base idéologique est la même, et reste éminemment sociétalo-libérale, avec Christiane Taubira qui reste à la Justice et Nadjate, mon amie Nadjate, qui reste au ministères du Droit des femmes, de la Jeunesse et des Sports, et, « last but not least », des minijupes photogéniques ce qui est un atout non négligeable pour une femme libre comme Nadjate on en convient.

     

    Je ne comprend d'ailleurs pas trop pourquoi madame Taubira, « Marie-Thérèse Saint-Just » (TM°), reste une icône de la gauche de la gauche, de la gauche « dure » qui si elle ne se retenait pas très fort procèderait immédiatement à la redistribution de ses ressources, car pour le moment elle n'a mené aucune réforme me semblant spécialement propre à améliorer le sort des plus précaires en France à l'exception il est vrai d'une réforme pénale plus laxiste qu'autre chose où l'on reste dans le refrain habituel de « célafotalasociété » si les jeunes se conduisent mal qui est à gauche comme disons un curé progressiste, espèce maintenant quasiment disparue, à l'exception de quelques dinosaures qui ont vidé leurs églises.

     

    Quant à monsieur Peilhon qui a été remplacé par monsieur Hamon il aide à la mise en place d'un pédagogisme selon les préceptes de saint Philippe Meirieu qui découle directement des philosophies américaines libertariennes, socio-libérales en version « light », donc très loin de la gauche telle qu'on la conçoit. Surtout pas de contraintes éducatives en matière de savoir ou de droits ou de devoirs, l'élève, l'enfant consomme ce qu'il veut comme il l'entend.

     

     

    C'est finalement comme un de ces absurdes et grotesques « remakes » colorisés de films qui fonctionnent mieux en noir et blanc, avec un peu plus d'audace apparente, entre autres Valls est réputé « de droite » pour la gauche « vraiment à gauche » qui si elle ne se retenait pas reprendrait le « Cuirassé Potemkine » le soir-même à Vladimir Poutine, promis, juré, craché depuis le « Manifeste du Parti Communiste » de Marx et Engels. Notez que je ne serai pas forcément contre pour plus de justice sociale, si cela ne procédait pas seulement de bonnes intentions depuis longtemps déjà. Les producteurs espèrent toujours que la « colorisation » attirera un nouveau public, qui jette un œil le premier soir, et tout rentre dans l'ordre.

     

    image, site de libération.fr édition du 2 Avril

  • Mon expérience d'honnêteté radicale

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     Aujourd'hui, Diogène m'eut reconnu comme un frère, ou un proche parent, l'un des siens (Diogène avait quand même du mal avec la promiscuité humaine), je ne peux pas m'empêcher d'être honnête, radicalement, dans mes propos du fait d'un « bêta-bloquant » prescrit par mon pharmacien contre le stress, médicament qui a cet effet secondaire inattendu, curieux mais amusant. Je pense que la plupart de nos politiques sont immunisés quant à eux.

    Effet secondaire qui finalement me réjouit...

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    Moi qui ai déjà une réputation de « metteur de pieds dans le plats », d'emmerdeur, de caustique un brin sarcastique, voilà qui ne va pas arranger ma renommée parmi le troupeau des citoyens-consommateurs satisfaits, sociéto-libéraux, et libéraux-libertaires, des consciences concernées et compatissantes, « équitables » et « citoyennes » qui m'ont fait déjà bien mauvaise réputation.

     

    Je fais une expérience involontaire, du moins au départ, de ce que l'on appelle « l'honnêteté radicale » consistant à ne jamais mentir et dire constamment ce que l'on pense vraiment, quitte pour certains à dire tout ce qui leur passe par la tête, ce qui n'est pas forcément souhaitable me dira-t-on, notre société deviendrait vite un peu plus insupportable. Elle l'est déjà dans des proportions importantes de par la sottise crasse et décomplexée affichée ne serait-ce que par les crétins décérébrés des émissions « téléréelles » et des « shows » « d'infotainement » sur les médias.

     

    Je ne suis pas exactement dupe de la « victoire » de l'UMP dimanche, ils appliqueraient, revenus au gouvernement de ce pays, rigoureusement les mêmes mesures que le Péhesse, actuellement en charge, à savoir une politique libérale et monétariste dictée par les instances européennes qui n'ont rien à voir avec le rêve des États Unis d'Europe de Victor Hugo, instances qui n'existent que pour préserver les intérêts des puissants qui se fichent bien des nations et des peuples.

     

    Cependant, que comme à Évreux, quelques équipes municipales de « bobos » un rien hypocrites, bourgeois aux prétentions kulturelles aussi kolossales que leur cervelle est minuscule, se soient fait éjecter la queue basse avec leur « clientèle » d'obligés est une petite compensation, toute petite, qui fait quand même du bien. Ils sont en effet tout aussi hypocrites que pouvaient l'être les anciennes dames patronnesses qui se souciaient de la pauvreté surtout pour se donner bonne conscience, leur souci des « communautés » (TM°) et de la « diversitude »(TM°) cachant mal leur profond égoïsme. Ce sont « leurs pauvres »...

     

    Finalement, rien ne change.

     

    Au moins les libéraux-libertaires ne s'en cachent pas, ils soutiennent frontalement une mondialisation devenue folle au vu et au su de tous, la marchandisation des biens, des corps et des âmes en public sans aucun scrupule. A peine s'attachent-ils à ce qui reste des « paravents » bourgeois concernant la morale, qui se limitent maintenant au fait de garder au moins quelques apparences sauves, et quelques symboles nationaux, pour la bonne bouche et le « décorum ».

     

    Les sociéto-libéraux Péhesse sont beaucoup plus insupportables, car la plupart, qui sont issus de classes sociales favorisées voire très favorisées, semblent persuadés malgré tout qu'être privilégié matériellement, c'est juste un ressenti, et non une situation objective, et qu'énoncer parfois deux ou trois lieux communs vaguement libérés sur la drogue ou la sexualité, le fameux « Genre », fait de vous un être dégagé de toute contingence sociale.

     

    Ils sont pour la plupart convaincus que cette situation, et ce ressenti, leur offrent un rôle de « guides » pour le bas peuple qui n'en demande pas tant et en a un peu marre au regard des résultats du deuxième tour des municipales des donneurs de leçons de morale sociétale qui ne se les appliquent surtout pas à eux-mêmes, surtout ce qui les obligerait à des devoirs envers les autres.

     

    Comme tous les moralisateurs, et c'est ainsi qu'Allah est grand.

     

    Photo : Arletty/Garance dans "les enfants du Paradis", incarnant "la vérité au fond du puits", prise ici