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  • Lendemains de fête...

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    Dans ma famille, où l'on trouve des monarchistes, dont un qui fit partie de la délégation de représentants des provinces contre la loi sur le divorce de Napoléon, l'inconscient, et un autre qui fût dans la « chouannerie » berrichonne vite réprimée dans le sang, des radicaux « bouffeurs de curé », un copain de Marc Sangnier, et un arrière grand-père qui avait pieusement conservé la « Révolution Française » de Louis Blanc, les grandes personnes parlent aux enfants de politique dés que ceux-ci sont en âge de s'exprimer et comprendre un minimum, d'exercer aussi leur esprit critique. Et non contentes de nous prendre pour des -petites- personnes capables de raisonnement, nous étions également écoutés.

    politique, société, élections, municipales, démocratie, PS, UMP,  FN

    Ainsi la politique a fait partie de ma vie très tôt, faisant naître très vite un scepticisme profond quant aux idéologies, qu'elles soient libérales-libertaires, socio-libérales, voire marxisantes ce qui ne m'a pas empêché de lire « le Capital » de Marx pour me faire un jugement par moi-même. Ami lecteur, tu ne t'étonneras donc pas si j'ai très vite sombré, avec délices encore maintenant, sans scrupules ni remords, dans ce que l'on appelle un peu à tort, « l'anarchisme de droite » ce qui implique aussi quelques doutes me semblant raisonnables sur ce qui meut véritablement la plupart des citoyens qui vont encore voter, qui suivent pour la plupart leur appréciation d'une image, de « bonnes » ou de « mauvaises » intentions.

     

    Tu me diras, ami lecteur, les idéologies sont aujourd'hui plus ou moins moribondes, à l'exception de quelques « purs », car ne comptent de nos jours que l'intérêt et l'avidité des puissants, des « communautés » diverses et variées, reconnues ou non, des citoyens-consommateurs qui ne désire qu'une chose, continuer à consommer comme les autres sans trop se poser de questions, quitte à se donner parfois quelque alibi fumeux pour se payer une bonne conscience (en 2014, on ne se donne pas bonne conscience, on l'achète) dont le « commerce équitable » en supermarché ou le « développement durable » à la manière des « pipeaules ».

     

    Il n'a jamais s’agi, ces enfants, de les embrigader, de les endoctriner ou de leur « farcir la tête » de dogmes intouchables mais de leur communiquer des valeurs indispensables comme la Liberté ou l'indépendance d'esprit. Et la politique a toujours été fondamentale, car tout est politique. Le citoyen-consommateur de gauche comme de droite déteste la politique, il ne va pas voter arguant que ce serait mieux de le faire avec son gadget nombriliste favori, son « samrtefône », voire par internet ce qui est on l'avouera moins fatiguant. Si cela se passait par les voies informatiques, on peut parier sans se tromper que l'abstention serait exactement la même.

     

    A l'UMP hier, on faisait mine de faire encore de la politique, tout comme au PS, alors que depuis une quarantaine d'années les mêmes se bornent à appliquer les instructions dictées par les institutions de Bruxelles, la commission européenne en particulier, et la BCE de monsieur Trichet qui est infiniment plus puissant que nos dirigeants. Copé, et les autres, feignaient de croire que leur parti a été consacré hier pour leur programme et non par ras-le-bol absolu des français de la soumissions totale aux diktats monétaristes, qui entraineraient sans autre choix possible, la destruction des services publics, la fin des aides de l'état et donc d'une certaine philosophie de la société favorisant le sens commun, ras le bol ayant pour conséquence ce mouvement de balancier d'un pôle à l'autre, de la pseudo-gauche à la pseudo-droite....

     

    En chemin, de nombreux électeurs ont sauté du balancier pour voter Front National, et ce malgré les cris d'orfraie, les discours moralisateurs sur les z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°), les interventions con-cernées et com-plaisantes de mettteurs en scène spécialisés dans l'audace « bobo », et de mauvaises comédiennes de sitcom, pléonasme, se sentant des vocations de combattant « anti-fa », compensant l'un d'être dans une case culturelle réservée aux plus riches, et l'autre de jouer comme un pied. Notons d'ailleurs qu'Alice Belaïdi, puisque c'est d'elle que je parle, ne voit pas d'inconvénients à jouer des rôles de « cailleras » stéréotypées et « beurettes » entretenant les « clichés » racistes qu'elle dénonce chez les électeurs du FN...

     

     

    Ce vote FN n'est plus un simple « mouvement d'humeur » des français, ces ingrats tellement turbulents, un « vote sanction », il s'installe, il monte, la marée s'enfle un peu plus chaque jour et avec elle la colère de ceux parmi le peuple qui ne supportent plus que l'origine, la « communauté », la religion, la culture soient les seuls critères pris en compte pour aider les salariés, les chômeurs, les sans-abris, les mères célibataires que la société laissent au bord de la route.

     

    image, "Paris Normandie" 12 juin 2012

  • Umour, Dérision, Gotlib et toute cette sorte de choses

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    Avertissement : l'auteur de cet article a peut-être le sens de la dérision...

    littérature, société, BD, humour, télévision, dérision

    A propos du numéro spécial « Pilote » « Fluide Glacial » collector sur Gotlib, à l'occasion de ses quatre-vingt ans et de l'expo qui lui est consacrée au musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

     

    Dédié à Edith Ochs et Emmanuel Latlante qui ont parlé, eux, sérieusement de Gotlib, plus que je ne le ferai jamais ! Eux.

     

    Ami lecteur, tu ne seras pas surpris si je te dis que j'ai grandi en lisant « Astérix », « Lucky Luke », plus tard la « Rubrique-à-brac » et un peu plus tard encore « Cinémastock », « Rha Lovely », « Rhagnagna » ou les exploits de « Pervers Pépère », écoutant les réquisitoires de Desproges à la radio et ses « Chroniques de la Haine Ordinaire ». Pas étonnant que j'ai mal tourné je suis victime de mes mauvaises lectures et des mauvaises fréquentations qu'elles entraînent. De plus je suis d'une longue lignée de personnes ayant le sens de la dérision et du sarcasme...

     

    « Chème on me ! »

     

    Je ne sais donc pas si je suis très qualifié pour parler de l'humour et de Gotlib, Marcel. Par contre, les philosophes, qui sont des gens sérieux, comme Bergson, qui n'était pas la moitié d'un con, il a écrit un traité littéralement hilarant sur la question, des théologiens, qui sont aussi des gens sérieux, certains prétendant que Jésus ne riait pas et que Dieu n'a pas d'humour (moi modeste paroissien peu modèle il est vrai je pensais pourtant à Sarah qui se paie la tête d'un ange, à la croix qui est un symbole de victoire pour les chrétiens mais surtout un bel exemple de dérision, ce qui prouverait que Dieu en a, sans parler de celle consistant à faire de types et de femmes pas fréquentables les premiers apôtres, mais j'étais sans doute dans l'erreur...), voire même des journalistes, qui sont encore plus sérieux se sont penchés depuis que leurs professions existent sur le rire :

     

    Pourquoi rit-on ? De quoi est-il convenable de rire ? De quoi est-il inconvenant de le faire ? Et toute cette sorte de choses...

     

    Le problème du rire, c'est qu'il se paie la tête de l'autorité parfois très peu légitime qui prétend guider le bon peuple vers la lumière du progrès et du bonheur universel, (sans rigoler ?). C'est la raison pour laquelle les gens sérieux, et raisonnables, ont inventé le rire avec un « messâââge » dedans, et un qui serve leurs dogmes idéologiques ou autres.

     

    Ainsi Gotlib, s'il est si doué pour l'humour c'est à cause de la Shoah et son identité juive, les « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°), forcément, et les siècles d'antisémitisme. La dérision « citoyenne » et le « rire de résistance » (Jean-Michel Ribes (TM°) ) ; ça doit toujours parler de la Shoah et de l'antisémitisme l'humour « noble » et « racé » et « citoyen », il faut absolument les caser quelque part quand on veut fait rire intelligemment, sinon ça ne veut rien dire. En fait, quand il dessine Gai-Luron c'est du tragique, et avec le gag récurrent d'Isaac Newton qui se prend sempiternellement une pomme sur le crâne il traite de l'absurde qui fait souffrir l'homme.

     

    Le rire gratuit c'est mâââl, c'est même le Mal sans parler des mauvais esprits qui pratiquent la dérision et la causticité sans vergogne, poussant le vice jusqu'à pratiquer l'auto-dérision. Le rire, l'humour, ou l'Umour et toute cette sorte de choses ça doit forcément s'expliquer par quelque chose, comme les blagues :

     

    Pourquoi se moquer aussi méchamment par exemple de ce « fou » et par là même de toute sa « communauté » qui souhaite repeindre son plafond sans échelle ? Pourquoi railler ce « Toto » manifestement issu de la diversité et en échec scolaire ? C'est stigmatisant ! Et pourquoi railler aussi éffrontément le « T.O.C » évident d'Henri IV concernant les équidés de couleur blanche.

     

    littérature, société, BD, humour, télévision, dérisionAinsi Gotlib, le maître de l'Umour glacé et sophistiqué (fondateur des éditions A.U.D.I.E (Amusement Umour Dérision Ilarité Et toute cette sorte de choses...) qui lui cumule car il pratique la dérision, l'infâme, dans des « petits mickeys » qui ne sont pas de l'art enfin tout de même, des « illustrés » qui distraient les enfants et les grands enfants des préoccupations fondamentales que sont le Genre, le commerce équitable, le développement durable, la stigmatisation des « minorités visibles », le retour possible de « l'obscurantisme », et de leur nombril sur internet.

     

    Gotlib est-il libertaire tendance marxiste, trotskiste ? Son rire est-il athée, agnostique, gnostique; blasphématoire ? Quand il parle de la psychanalyse ? Est-il plutôt freudiste ou lacaniste ? (note personnelle je sais que l'on dit lacanien ou freudien ami lecteur toi qui est sérieux mais j'avais envie d'emmerder le monde là-dessus aussi). Préconise-il le « cri primal » ? Est-il un émule de Reich ? Cela expliquerait-il beaucoup de choses dans son grand œuvre ou bien ne s'en fout-on pas complètement ?

     

    La question angoissante d'Umour (cliquer dessus pour voir le dialogue) vient de ce forum

     

    Couverture empruntée au site bedetheque.com

     

    Ci-dessous un "Tac au Tac" de 1971 avec Mandryka, Alexis, dessinateur de "Cinémastock" et "Dans la joie jusqu'au coup", et Gir (Jean Giraud, Moebius)


    Gotlib, Mandryka, Alexis et Gir. par Arsene-desbois

  • Narcisses modernes en chemin vers le gouffre

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    Aussi sur "Mauvaise Nouvelle"

     

     Selon une de mes lectrices, Sahkti, il paraît que je suis je cite « légèrement cynique ». Un de mes proches, un de mes grands-pères me qualifiait quant à lui de « sceptique philosophe et terrien ». D'autres prétendent que pour être caustique ainsi, jusqu'à un humour assez grinçant, et parfois sembler arrogant, et réac, je dois être nécessairement blessé, et hyper-sensible, et, ou forcément jaloux. En effet, aux yeux de notre monde, ce n'est pas normal de refuser ces compromis sociaux auxquels tout le monde consent : hurler parfois avec la meute, rester au chaud dans une case, pardon « communauté », « minorité », groupuscule bien identifiable.

     

    ipad-art-wide-narcissism-420x0-300x217.jpg

    Ce n'est pas normal de refuser ces hypocrisies certes minimes consistant à taire parfois ses convictions pour surtout ne pas déplaire. L'image comptant plus que tout il faut d'abord et avant tout donner de soi un reflet flatteur même si ce reflet est déformant...

     

    Ce n'est pas normal d'être effaré par la stupéfiante bêtise de l'époque persuadée d'être au nadir de l'histoire humaine car disposant de gadgets technologiques, auxquels d'ailleurs elle est « accro », des addictions terrifiantes tout comme l'instinct grégaire infiniment développé des « citoyens consommateurs » et festivistes actuels...

     

    Et bien sûr cela ne va pas du tout de dénoncer le narcissisme auquel le pouvoir tout économique, car c'est là qu'est le vrai pouvoir, nous encourage afin d'obtenir de nous d'être des « consomm'acteurs » dociles et polyvalents libérés de toutes contraintes, et aussi de tout devoir moral envers leurs prochains. L'adulte reste un tout petit enfant narcissique qui a peur « qu'on le juge », parce « qu'il fait ce qu'il veut », qui estime que tous les goûts se valent y compris les pires, mettant comme au supermarché Stendahl dans le même rayon que Marc Lévy.

     

    Je ne vois pas ça forcément comme des défauts d'avoir cette sensibilité pour ainsi rester lucide, car derrière les apparences, les grands discours, les bonnes intentions légèrement ronflantes, je distingue assez vite ce qui motive réellement ceux qui les lancent, ou qui les prononcent, et ce qui implique qu'au fond, je ne crois que très modérément à cette perception de la politique et aux idéaux affichés car ils sont bien rares celles et ceux pour qui ces idéaux engendrent un raisonnement politique construit et solide naissant d'une identité spirituelle et, ou intellectuelle partant d'un socle cohérent.

     

    Par contre, il est beaucoup plus fréquent que cette appétence à refaire le monde, à prôner la révolte et la rébellion, de pacotille bien souvent, sur Internet, bien à l'abri, cache des frustrations, des blessures profondes, des manques terribles, une solitude aussi dans une société où l'humain perd un peu plus de terrain chaque jour. D'autres parleraient de « sublimation », une « sublimation » due à la vacuité des aspirations proposées aux personnes...

     

    Tu me diras, ami lecteur, que ce n'est pas si mal, et qu'il n'est pas forcément nécessaire de voir constamment la crudité de notre humanité souvent si pitoyable, si encline à la sottise, à la haine, au mensonge, à l'avidité et l'orgueil sans fond, que cette « sublimation » correspond aussi parfois, rarement il est vrai, au désir de s'élever et d'aller vers quelque chose de plus haut. Cette lucidité peut mener au désespoir et à l'acédie. Cette « sublimation » est vouée à l'échec, car elle n'est tournée que vers le « moi moi moi d'abord » de tout un chacun au temps du « Barnum consumériste » (TM°)...

     

    Le problème actuel ne vient pas tellement de la politique telle qu'elle se pratique en 2014 mais de la destruction progressive de tout ce qui reliait une personne aux autres, à commencer par la morale considérée comme insupportable car contraignant à se soucier du voisin, et perçue simplement comme moralisatrice, les valeurs communes, à commencer par les valeurs dites « républicaines » dont plus personne ne se soucie vraiment, la nation dans son intégrité, maintenant définie laborieusement comme un assemblage de communautés hétérogènes les unes aux autres ce que tout le monde a l'air de trouver normal, la spiritualité, dont on ne retient actuellement que l'angle « hygiène mentale » en somme, de « côtching » pour « mieux gérer son capital vie »...

     

    C'est ainsi que notre société continue sa course vers l'abîme, en toute connaissance de cause...

     

    image prise sur ragemag

  • Le vote FN est-il anti-démocratique ?

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     Depuis dimanche soir et la claque prise par la gauche sociéto-libérale, les états-majors, et les militants Péhesse, de Nadjate au citoyen bobolutionnaire de base nous rechantent exactement et précisément les mêmes refrains que celui qu'ils entonnent à chaque élection depuis que le FN a commencé à faire partie du paysage politique français, depuis les européennes de 1984 en particulier :

    politique, FN, PS, UMP, société, hypocrisie

    C'est un vote « sanction » (qui dure donc, croît et embellit depuis 30 ans), un vote « sanction » « qui exprime une colère que l'on a entendu », selon les éléments de langage en usage, celles et ceux les utilisant omettant de rajouter « et que l'on n'écoutera pas comme d'habitude ». Certains artistes con-cernées comme Alice Belaïdi hier au "Grand Journal" en viennent même à l'instar d'Olivier Py aux menaces concernant les subsides que le festival d'Avignon fait rentrer (quand on est une actrice de sitcom ou un metteur en scène confidentiel, se faire passer pour un "antifa" permet de compenser en somme)...

     

    C'est un vote « anti-républicain », je cite et , et un vote voire même « anti-démocratique », l'expression des frustrations de racistes sans cervelle, sans conscience, de « petits blancs » offrant leurs suffrages à des politiques sachant exploiter leur « sentiment d'insécurité » (TM°) (car l'insécurité n'existe pas, ce n'est qu'un « sentiment »), l'insécurité due aux violences, aux agressions physiques et verbales, l'insécurité économique et sociale, l'insécurité scolaire etc...

     

    Non, non, non tout cela serait seulement dans l'imaginaire des votants FN dont le vécu est nié, rejeté, conchié avec brutalité et mépris, on les qualifie de « poujadistes », d'électeurs populistes, il ne faut pas s'étonner qu'ensuite le vote « sanction » progresse et s'installe durablement. Et encore nous ne sommes pas encore aux « Européennes » où le FN pourrait devenir le premier parti de France.

     

    Tu me diras, ami lecteur, une femme comme Nadjate Vallaud-Belkacem qui prétend représenter le peuple en arborant une montre Hermès à 2000 Euros au poignet, soient à peur près deux SMIC, ne sait pas ce qu'est le réel des précaires qui se foutent de la « diversitude » et qui aimeraient seulement qu'on les considère de temps à autres juste un petit peu au lieu de les ignorer car ils ne font pas partie de minorités « visibles » et agissantes qui multiplient les coups de canif dans le contrat social depuis des décennies, sans parler des coups de canif dans l'unité nationale assénés depuis 1958 au nom de grands idéaux censés soutenir la politique concrètement monétariste et hyper-libérale, et la cause essentielle de la course à l'abîme vers lequel le pays se précipite du fait de politiques toutes plus désastreuses les unes que les autres, qu'elles soient libérales-libertaires ou sociéto-libérales...

     

    Loin de s'en émouvoir, dans la gauche sociéto-libérale, on feint toujours de croire que ce sont les catholiques qui favorisent les « mariages arrangés », comme dans le clip avec Julie Gayet ou dans la bouche pulpeuse de Nadjate, que ce sont eux qui attaquant le plus la laïcité, qu'il faut leur opposer un « rire de résistance » ainsi que le prétendait le Trissotin bobo Jean-Michel Ribes, cathos donc d'une grande dangerosité bien que sécularisés depuis quelques siècles déjà et tellement timides encore pour la plupart dans l'affirmation de leurs convictions et de leur Foi.

     

    Est-ce donc un vote « anti-démocratique » alors ? C'est plutôt tout le contraire. Du fait du matraquage constant, de la moralisation à tout crin des médias, des politiques, des éditorialistes, des « grandes » consciences, des écrivains et « artistes » engagés et con-cernés, on aurait pu croire que le vote FN allait finir par se marginaliser pour de bon et que les citoyens votant pour ce parti et ses représentants allaient continuer à se sentir coupables et ne pas l'avouer aux sondeurs comme cela arrivait souvent dans les années 80-90. Les électeurs FN sont vraisemblablement de plus en plus étanches aux discours moralisateurs que l'on ne cesse de leur opposer et votent selon leur réflexion personnelle face à la situation et ce même si d'aucuns estiment « qu'ils se trompent de colère ».

     

    Si ce vote est « anti-démocratique » ou « anti-républicain », amis moralisateurs, soyez logiques, demandez l'interdiction du parti de la famille le Pen (qui en est finalement le principal problème), demandez l'annulation du vote de dimanche, allez jusqu'au bout de votre raisonnement au lieu de pleurnicher devant les caméras...

     

    illustration prise ici

  • Evreux-Clochemerle sur PS c'est la France

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    politique, Champredon, Evreux, société, PS, Fdg, UMP, municipalesJ'ai été invité ce matin à la réunion de campagne de Michel Champredon, notre maire d’Évreux, par un correspondant bien intentionné mais qui se méprend sur moi et sur ma perception de choses, oubliant au passage certaines appétences dirons-nous, et tribulations de notre édile locale (que le Très Haut, le Tout Puissant le Miséricordieux l'ait en sa Sainte garde !). Non, franchement, (voir fig 1 en haut à droite), est-ce que j'ai une tête « de gauche » ? Enfin de gauche, concernant Champredon (voir fig 2 en bas à gauche) et le Péhesse, de sociéto-libéral...

     

    Une autre de mes correspondantes m'a encouragé à écrire sur le sujet, elle a plus confiance que moi en mes textes car vois-tu ami lecteur je suis une pauvre petite chose fragile en fait derrière cette cuirasse de causticité (encore une pirouette d'ailleurs), qui doute sans cesse de lui.

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  • Qui est vraiment à gauche en France en 2014 ?

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     Au delà des petites taquineries sans méchanceté aucune (croix de bois, croix de fer si je mens je vais en enfer) que recèle ce petit article, ce ne sont pas les idéaux élevés que certains communistes et marxistes (ils sont rarissimes) portaient en eux que je moque. Je songe entre autres à un vieux monsieur cheminot retraité qui avait fait les « grèves de 36 » et en parlait encore avec des sanglots dans la voix suscitant l'émotion. J'aimais bien ce monsieur qui parlait des trains avec passion avec moi qui ait emprunté depuis l'enfance tous ceux qui existent ou presque en France et ailleurs.

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    Bien entendu, pour le « méchant réac » que je suis, l'« anar de droite » irrécupérable que tu as encore l'indulgence de lire ami lecteur, l'idéologie issue des livres de Marx et Engels, que j'ai lus et pus étudier et en tirer profit en fac (Quel bonheur !), ne peut mener, quelle soit la manière dont elle est appliquée, stalinienne, pas stalinienne, maoïste, trotskiste, gentille, pas gentille, qu'à une utopie forcée, un bonheur imposé selon des vues très arbitraires aux peuples, contre leur liberté et donc insoutenable, même si ces vues naissent de bonnes intentions sincères, celles-ci ayant causées au cours du sinistre vingtième siècle quelques dizaines de millions de morts un peu partout.

     

    Mais l'Enfer est pavé de bonnes intentions...

     

    Le libéralisme, qui est aussi une idéologie globalisante me répugne tout autant, voire encore plus, par son ambition d'englober et de quantifier tous les désirs humains, jusqu'aux rêves et cauchemars, jusqu'à l'amour qui devient un bien comme un autre que l'on vend et que l'on échange sans plus de questions ou de remords, les citoyens consommateurs que sont devenus les peuples autrefois souverains se soumettant passivement dans la joie et la bonne humeur à des injonctions d'achats tous plus débiles les uns que les autres.

     

    Certains en viennent même à parler de « liberté de consommer », comme si la consommation n'était pas soumise à des mécanismes par nature ne faisant jamais appel au libre-arbitre, comme si elle n'était pas une autre forme d'esclavage, abject car consenti en courant vers l'abîme spirituel, intellectuel, culturel et social que cette avidité produit.

     

    A notre époque manichéenne, mon dégoût du libéralisme me rend finalement, moi, le « salaud social-traître » (TM°), l'infâme catholique « vipère lubrique conservatrice » (TM°) de tendance traditionnelle, cerise sur le gâteau, plus à gauche que Hollande et tout le Péhesse réunis, voire même que des types comme Pierre Laurent ou Jean-Luc Mélenchon qui eux aussi et quoiqu'en pensent leurs soutiens font bel et bien partie de l'oligarchie libérale-libertaire, tenant encore quelques miettes du pouvoir auxquelles ils s'accrochent comme le morpion à l'intimité du membre (uh, uh, uh) du service d'ordre du PC. Aucun d'eux ne remet vraiment en cause l'Union Européenne et son fonctionnement dépendant des diktats monétaristes de la BCE et monsieur Trichet, un des dirigeants réels du continent.

     

    Et les protestations éventuelles que provoquera ce passage ne changeront rien à cette évidence, à ce fait objectif.

    melenchon-parcours-politique-604-564x261.jpgC'est justement car ils font partie des oligarques, tout comme il est vrai un peu plus la famille le Pen, qu'ils conservent et conserveront leurs « ronds de cuir » bien douillets dans les « JT » et chaînes d'infos, de par leur rôle de « bons clients », de « repoussoirs » utiles des sociéto-libéraux et des libéraux-libertaires. Ce qui m'étonne toujours et me révulse personnellement, c'est que ces « coqs de village » prétendent encore parler au nom des petits, des travailleurs et des humbles que concrètement ils ont quant à eux abandonné, je ne parle pas ici des personnes de bonne volonté militants communistes ou « Front de Gauche » qui peuvent faire aussi du bon travail de proximité.

     

    Eux et leurs séides, tous ces bourgeois vraiment à gauche, plus à gauche qu'eux tu meurs foudroyé, je m'étonne d'ailleurs, que ne redistribuent-ils pas leurs revenus, parfois conséquents, que ne collectivisent pas leurs biens ? Voilà des gestes qui seraient forts et rassembleraient du monde autour d'eux, et qui éloigneraient le risque de retour des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°) refrain habituel et éculé qu'ils ont tous entonné dimanche soir en attendant les défilés « citoyens » qui auront lieu quand le FN sera premier parti de France aux Européennes car ils sont encore et toujours coupé du peuple, le « pays légal » ne comprenant rien au « pays réel »...

     

    portrait de Pierre Laurent sur le site de "l''Express"

     

    image de monsieur Mélenchon prise sur ce blog

  • On parle de mon "Journal de Jérusalem" dans le "Paris Normandie"

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    Mon journal en terre sainte, Jérusalem, littérature, société, politique, religions, christianismeA ce lien ami lecteur tu trouveras un article concernant mon "Journal de Jérusalem", un article "ronflant" (dédicace à une lectrice mal-intentionnée) et en plus sur la photo je suis "fier comme un bar tabac"....

     

    Voilà qui ne va pas diminuer l'ego déjà bien dimensionné que d'aucuns me prêtent ! Peu importe. Ils ne vont rien y comprendre, comment ? Quoi ? Ce réac, ce facho qui dit son amour du Proche Orient ?

     

    J'avais un rêve d'Orient, je l'ai toujours, de cette vie plus libre, beaucoup plus libre, que j'ai vécu là-bas, avec d'autres, une vie qui nous a redonné le sens de ce qui est réellement important dans l'humain et que des plaisirs qui nous semblent anodins sont là-bas de actes de liberté presque transgressifs. Celles et ceux avec qui j'ai vécu tout cela, dispersés maintenant dans toute la France, le savent aussi mais même si nous ne nous voyons que rarement, nous sommes toujours si proches.

     

    Là-bas, il faut dire, nous n'étions pas "le gros", "le maigre", "le matcho", "la folle" de service, nous avions le droit d'être nous-mêmes...

     

    J'y ai compris que ceux qui n'ont que la haine au cœur détestent tout ce qui permet de louer l'amitié, la convivialité, la bonne chère, le bon vin (dans l'Évangile, Jésus parle beaucoup pendant des repas...), que ce qui comptait en Terre Sainte, ce n'était pas tant les lieux saints, quasiment tous faux historiquement, que les personnes y habitant, les enfants que l'on voit partout, des témoignages évangéliques autrement plus forts que bien des discours savants, et les chrétiens d'Orient, suspects de tous les côtés au Proche Orient, méprisés en Occident et particulièrement en France où on les considère comme des survivances à peine folkloriques.

     

    En cliquant sur l'image, on accède également à l'article (photo prise dans l'édition du 22 Mars 2014 de "Paris Normandie")

  • Jérôme Kerviel enfin sur sa voie...

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    Jérôme Kerviel était un maillon de la chaîne consentant et docile du système économique dans lequel nous vivons, un système qui corrompt à peu près tout, marchandisant les biens et les corps, les rêves, les désirs, la beauté, qui oublie toute morale, qui se nourrit de l'avidité de tous, y compris du consommateurs lambda, un système qui sait la vérité sur les fondements réels de notre civilisation dit de progrès : le pouvoir et l'argent.

     

    en-attendant-son-emprisonnement-jerome-kerviel-continue-sa-marche-contre-la-tyrannie-des-marches-hier-en-italie-photo-afp.jpg

    Et rien d'autres.

     

    Lui-même en tirait un mode de vie très confortable et des revenus conséquents en échange de ceux qu'il procurait à sa banque. De mon point de vue, je préfère encore un type comme celui qu'il était qui jouissait de son oseille sans remords ni scrupules des conséquences de ses opérations financières qu'un bourgeois « de gauche » qui prétendra être équitable et tellement soucieux de justice sociale (qu'il ou elle commence d'abord par donner, je ne sais pas, un tiers de son salaire à des pauvres...). Et un jour le ciel lui est tombé sur la tête, une opération malheureuse a fait perdre 5 milliards d'Euros à la Société Générale et c'est à lui et lui seul que l'on a demandé d'en porter toute la responsabilité ses patrons niant avoir eu connaissance des opérations qu'il menait.

     

    Il a tout perdu, a été traîné dans la boue comme notre société sait si bien le faire, avec une cruauté raffinée, au vu et au su de tout le monde portant sur ses épaules non seulement la culpabilité de la perte des Cinq milliards mais aussi celle de tous les consommateurs qui savent parfaitement au fond qu'ils profitent d'un monde qui exploite 90% des êtres humains pour que 10% vivent dans un confort encore un peu conséquent, le consommateur se consolant parfois en achetant « équitable » quand il en a les moyens car la pseudo-charité est aussi un marché, et un marché juteux.

     

    Jérôme Kerviel après avoir rencontré le Pape François et avant de finir en prison, ce qu'il croyait inéluctable il y a quelques heures à peine, rassuré sur son sort depuis, s'est mis en marche de l'Italie vers la France dépouillé de tous les objets et gadgets indispensables et hors de prix qu'il affectionnait auparavant, faisant l'expérience du désert, celui de nos contrées dites développées, un désert où il trouve semble-t-il de nombreuses oasis humaines, des « petites gens » comprenant ce qu'il fait, ce qu'il entreprend, mieux que les arbitres habituels des élégances morales qui ont raillé son entrevue avec le Souverain Pontife au Vatican. Ceux-là moralisent sans cesse et sans trop de vergogne, tout en profitant également du système.

     

    Selon lui, il n'y a plus d' « Affaire Kerviel » mais une « Affaire Société Générale » qui pourrait être également celle de tout un système pourri jusqu'à l'os, ce qui n'arrivera pas, ne rêvons pas trop (Note personnelle : on est d'ailleurs souvent surpris des collusions que l'on découvre au sein de la mécanique financière et politique actuelle entre des ennemis apparemment irréductibles).

     

    Je ne suis pas doué du don de sonder les reins et les cœurs mais je pense néanmoins que si Jérôme Kerviel n'est pas sans doute devenu un émule de Saint François d'Assise ou du Père de Foucauld, il a littéralement commencé à suivre enfin sa voie même si le grand cirque spectaculaire et médiatique cherche encore à le récupérer.

     

    Ceux qui « du passé voulaient faire table rase », ces bourgeois de progrès évoqués plus haut, devraient d'ailleurs être contents, leur rêve est réalisé ainsi que le montre cette affaire. Un être humain nouveau a émergé, pas exactement celui que les utopistes attendaient, il est soumis sans se poser de questions et ne s'inquiète que très médiocrement de sa vie spirituelle ou intellectuelle. Il ne se soucie que de sa « liberté de consommer » ce qu'il entend consommer, liberté bien relative, la consommation des produits qu'il achète étant conditionnée par la pub omniprésente, le spectacle constant, l'importance de l'image que l'on se doit de donner de soi, et aussi la pression grégaire.

     

    Alors certes, personne n'aime faire du mal aux autres, la plupart des gens ressentant encore une culpabilité dont il voudrait bien se défaire définitivement. Se sentir coupable, se soucier des conséquences de ses actions sur les autres, est devenu insupportable, intolérable à l'individu moderne. C'est pas de sa faute s'il y a des sans-abris, c'est pas de sa faute si des enfants crèvent de faim, il n'y peut rien s'il y a de la pollution en ville ! Et c'est ainsi que les iniquités et les injustices perdurent, les consommateurs étant tous au fond, dans des proportions moindres j’entends, des petits « Jérôme Kerviel » d'avant la foudre qui lui est tombée dessus.

     

    Et le mal que les citoyens consommateurs sans cervelle font aux autres, à commencer par les plus petits, les plus faibles de notre monde, ils le font en l'estimant nécessaire, un compromis acceptable pour que le confort dont ils bénéficient dure juste encore un peu avant que le volcan sur lequel ils dansent ne se réveille...

     

    image sur le site dna

  • La profanation du Sacré-Coeur de Montmartre : un « geste bien regrettable »...

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     Le Sacré Cœur, la basilique Montmartre, a été vandalisé, profané par des tags injurieux d'individus peut-être issu de l'extrème-gauche, de l'ultra-gauche sociétale. Les politiques y sont allés de leurs réactions d'indignations vertueuses, plus ou moins mollassonnes, plus ou moins sincères ; on précise bien par exemple que l'on ne fait pas de favoritisme, que l'on réagirait pareillement pour des profanations anti-musulmanes ou anti-juives sachant que dans ces deux cas les « grandes » consciences seraient déjà dans les rues à manifester, à afficher par « 4 par 3 », sur les écrans de tout genre, leur indignation unanime.

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    Je suis à peu près certain qu'à l'extrème-gauche il en est qui rappelleront que la Basilique a été construite en « réparation » de la « Commune de Paris », que c'est donc en quelque sorte une juste revanche oubliant en passant que les blessés communards justement, soumis au feu des canons « versaillais ». La gauche sociétale et cette extrème-gauche oublient par ailleurs que les seuls, ou presque, à s'occuper des prostitués homosexuels, des « trans » et travestis à la rue sont des chrétiens de l'association « Aux captifs la libération » qui sans ce soutien seraient complètement seuls et abandonnés par l'institution qui se soucient surtout des homosexuels à fort pouvoir d'achat, et électeurs potentiels du PS...

     

    Les profanations inqualifiables également pour l'auteur de ces lignes, je le précise, anti-musulmanes ou anti-juives rappellent toujours les « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°). Dans le cas de profanations anti-catholiques ce sont des « gestes bien regrettables » tout comme celle commise par une « Femen » en l'église de la Madeleine, très doucettement désavouée par Manuel Valls et Anne Hidalgo (il est même suggéré qu'elle ne fait pas partie des « Femen »), était d'une audace certes provocatrice mais nécessaire pour réveiller les consciences n'est-il pas ? C'est ce que Jean-Michel Ribes, ce Trissotin de la dérision à la mode, appelle « le rire de résistance ».

     

    Et puis il est quand même moins risqué de s'attaquer au catholiques qui ne réagiront pas par la violence, des discours de haine ou de vengeance, des agressions ou des coqutèles Molotov balancés dans les rédactions de journaux progressistes de progrès.

     

    Les catholiques eux-mêmes n'osent pas trop pour beaucoup réagir vraiment, à commencer par le diocèse, par peur d'instiller la haine, comme si le simple fait de constater que la haine envers les chrétiens, et particulièrement les catholiques se pratique depuis quelques temps, les « Manifs Pour Tous » en particulier, comme le nouveau « sport à la mode ».

     

    La plupart des catholiques de France n'osent pas encore le discours trop « clivant », ont le réflexe d'affirmer très rapidement lorsqu'ils sont interroges qu'ils ne sont pas « radicaux », ou « extrémistes », qu'ils ne sont pas de droite mais apolitiques, qu'ils sont prêts « au dialogue » alors que ce dialogue leur est refusé dés le départ par les « belles » consciences qui les mettent tous dans le sac des « fachos » ce qui est plus simple on en convient que d'essayer d'argumenter raisonnablement et ce malgré la popularité du pape François chez ces « grandes et belles » consciences.

     

    A peine admet-on qu'ils fassent amende honorable en courbant humblement l'échine lorsque les arbitres des élégances morales et politiques jugeront bon de leur faire, avec pédagogie et patience, les mêmes ne comprenant absolument rien à la Foi ainsi qu'on peut le constater, par exemple dans cet article de Michel Thys que je trouve effarant de bêtise satisfaite et d'ignorance, étant complètement à côté de la plaque sur la question.

     

    Bien entendu, ils ne le disent pas trop pour l'instant, mais le pensent très fort, c'est quand même leur faute aux cathos. Ils s'opposent à des mesures sociétales se souciant de faire plaisir aux bourgeois urbains libéraux libertaires et leurs copains homos, tellement sympâââs, ils s'opposent aussi à l'euthanasie, pardon l'aide à la fin de vie, voire remettent en question l'avortement comme droit inaliénable des femmes, inaliénable ! Ce sont eux qui provoquent ces réactions, enfin c'est de leur faute. Et ces cathos qui ouvrent leur gueule exagèrent à ne pas se laisser tondre la laine sur le dos comme il convient alors que dans leur Évangile n'est-ce pas le Christ lui-même leur enjoint de tendre la joue gauche.

     

    Le père Guy Gilbert leur rappellerait qu'un catholique peut aussi envoyer des « droites évangéliques », catégorie dont relève cet article, que la correction fraternelle ce n'est pas de la tisane, ce n'est pas mièvre...

     

    image prise sur le site de "le parisien" édition du 19 mars 2014

  • Il est interdit de parler de l'Islam en France...

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    Dédié à Pieronnelle et Blue Boy sur un forum de "Critiques libres" et aux arbitres des élégances politiques

    Dédié à "Dioms" et aux autres idiots utiles

    Dédié à Renaud Camus, Eric Zemmour, Robert Ménard, Alain Finkielkraut et Robert Redeker

     

    Tu me diras, peu importe, ami lecteur, car je vais m'empresser de le faire malgré l'interdiction d'écrire, de constater quoi que ce soit à ce sujet, surtout pas le réel, interdiction tacite et officieuse à laquelle la plupart des politiques, des commentateurs, à de rares exceptions, se soumettent sans mot dire, par lâcheté, et par peur de perdre pour certains leur « rond de serviette » du système. Car constater simplement le réel implique par contre d'être injurié, conchié, traîné dans la boue, rejeté de tous les cercles « kipensent ». On ne subira pas une ostracisation avouée d'ailleurs, elle se fera en silence, tranquillement, agrémentée de sourires gênés : « tu comprends, je hurle avec les loups ».

    politique, religions, Islam, société, hypocrisie, faux-derches

    Ce petit texte naît d'une lassitude, celle de ne jamais pouvoir en France se dire de droite sans encaisser aussitôt une volée d'injures, de ne jamais pouvoir parler de certains sujets sans immédiatement être injurié, moralisé à outrance par les arbitres des élégances morales et politiques quand ils ne font pas dans la délation dans votre dos pour votre « bien », c'est eux qui le disent, et le bien de la communauté bien entendu, Internet servant aussi à cela, démultiplier les commérages et libérer les ragots.

     

    L'auteur de ces lignes, ton serviteur ami lecteur, je suis pourtant un amoureux fou de la culturel orientale, de sa complexité, de sa sensualité entrevue dés la lecture des « Mille et Une Nuits ». J'ai d'ailleurs laissé certainement une bonne partie de mon âme au Proche-Orient. Cependant, cela n'empêche en rien la lucidité sur une religion qui en France est paradoxalement plus conquérante qu'elle ne l'est en Palestine ou en Jordanie où le Ramadan, pour évoquer un exemple, est largement moins respecté que dans nos banlieues, où le « voile », qu'il soit «intégral » ou pas est considéré par les filles comme un symbole de servitude et aussi pour avoir la paix, une fille en « cheveux » étant considérée comme une proie facile...

     

    Dés que tu prononces les mots « Islam » et « musulmans » en France plusieurs réponses « réflexes » viennent d'elles-mêmes sans qu'aucune réflexion n'intervienne jamais dans celles-ci :

     

    Rien que le fait d'évoquer la question du voile, du refus de la mixité dans les écoles, des repas tous « hallal » dans les cantines de ZEP (dans un établissement de cette catégorie, je me souviens même que lorsque, rarement, il y avait le choix avec de la viande de porc, « porc » était souligné en rouge comme du poison, un truc honteux...), les horaires séparés pour hommes et femmes dans les piscines, les ruptures de jeûne de Ramadan inscrites dans les emplois du temps des administrations, des institutions, tout cela suffit pour être soupçonné de vouloir ostraciser les musulmans, de dresser une population l'une contre l'autre, de leur refuser leur intégration, voire d'êre raciste.

     

    C'est assez ironique d'entendre les partisans de la « diversitude » d'ailleurs parler d'intégration pour des musulmans qui sont administrativement et fiscalement français depuis quatre ou cinq générations. C'est donc considérer sans le dire tout en le disant que les musulmans ne sont pas dans leur majorité intégrés à la nation et ses valeurs. C'est également ironique de comprendre qu'ils ne perçoivent de l'Islam que sa part fondamentaliste.

     

    Au mieux, on vous parlera de respect absolument nécessaire pour le « vivrensemble » (TM°) bien que personne n'ait jamais douté de l'évidence de ce respect. Et qu'il ne s'agit pas de railler la foi et les pratiques de l'Islam en France mais de constater que simplement cela implique une impossibilité de compatibilité avec notre mode de vie. Le mot de respect devient par ailleurs un terme extrèmement galvaudé, relaté, comme celui de citoyen mis à toutes les sauces et signifiant maintenant surtout « sympa », « cool » en communauté et plus grand-chose d'autres, n'impliquant surtout pas de devoirs mutuels ou justement de respect véritable.

     

    Par respect on entend en fait surtout de pouvoir faire ce que l'on veut quand ça nous chante, les conséquences important peu.

     

    Et toujours, croyant ainsi couper court à la conversation qu'il refuse, rejetant simplement le rées, les amis de la « diversitude » (TM°) se hâteront d'embrayer sur ces catholiques qui eux aussi ont des « intégriss », qu'ils assimilent aux « Manifs pour tous », c'est bien plus dangereux à leurs yeux, on se demande bien pourquoi les catholiques représentant, pour ceux qui pratiquent régulièrement, 2% de la population au plus. C'est plus simple et moins risqué me dira-t-on de feindre de croire que c'est le cas, les catholiques dans leur majorité encaissantn en plus sans broncher (de moins en moins me dira-t-on).

     

    On notera deux choses quant aux donneurs de lçons de morale sur la « diversitude » (TM°) :

     

    Ils n'habitent jamais, à une ou deux exceptions, dans les quartiers où se pose gravement le problème de l'Islam, de refus des règles communes, de territoires considérés par leur habitants comme ne relevant pas du droit de la République non pas parce que l'on n'a rien fait pour eux auparavant mais tout simplement car ils n'en veulent pas de ce droit de la République.

     

    N'y habitant pas ils ne se sentent tout simplement pas concernés, connaissant deux ou trois particuliers « remarquables » ils ne se basent que sur leur ressenti quant à ces exceptions. Il n'y a pas pire qu'eux pour rejeter et ostraciser ceux qui ne pensent pas comme eux, qui ne sont pas comme eux, il n'y a pas plus conformiste, plus normé, plus standardisé dans leurs opinions.

     

    Et surtout ils sont complètement à côté de la plaque par aveuglement et angélisme, ou les deux, et c'est ainsi qu'Allah est grand...

     

    image prise ici

  • Walk on the wild side in Paris

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    "Paris je t'aime", Pas Paris Hilton hein, je précise...

    Les héritières mal élevées, anorexiques, droguées et, ou alcoolo, je ne peux vraiment pas.

    Rien d'autres à dire sur ce troisième montage, il faut le regarder...

  • Un « selfie » avec les Cavaliers de l'Apocalypse ?

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    Concernant la pollution l’internaute n'a que peu de choses à dire :

    ai-new-york.jpg

    « C'est pas sa faute, c'est l'autre le pollueur, lui, ou elle, utilise toujours les transports en commun, du moins quand il le peut, et quand il en a envie parce que c'est quand même moins sympa que la voiture »...

     

    Il ou elle se prend en photo devant les vagues géantes déferlant sur la ville côtière qu'il habite, ou face au nuage de pollution au-dessus de chez lui, sans se poser plus de questions que le nombre de « likes » que cela va lui permettre de récolter sur « fécebouque » (TM°) ou « Touittère » (TM°). Les causes des dérèglements climatiques il ou elle s'en bat l'oeil sachant parfaitement au fond que c'est parce que le tout économique l'enjoint d'acheter des appareils électriques à ses gosses, à son conjoint, sa conjointe, et donc d'accroître la production d'inutilités matérialistes et d'électricité qu'il entend parler de plus en plus des « particules fines ».

     

    Il ou elle n'en a pas pour autant envie de renoncer à sa bagnole ni même à un seul de ces appareils à ses yeux tous indispensables. Et puis, « il, elle est bien obligé/e de faire comme les autres, allez » …

     

    Et puis « ça peut pas être la faute de l'hyper-libéralisme, du matérialisme métastasé et du consumérisme vu les progrès techniques qu'ils ont apporté » ainsi que j'ai déjà pu le lire sur quelques forums...

     

    Alors que le passionnant débat des municipales fait rage, la pollution donc aussi. Mais ça ne date pas d'hier il est vrai. Des écrivains, des scientifiques, des Cassandre qui voient le mal partout en avertissent la société depuis des décennies, nous avons un mode de vie qui nous mène droit vers l'abîme, nous chargeant de gadgets électroniques tous plus inutiles les uns que les autres, détruisant progressivement notre planète par bêtise et égoïsme car au fond les citoyens consommateurs actuels savent très bien ce qu'ils font, en profitant en dansant au-dessus du volcan tant qu'il est encore temps de pouvoir le faire...

     

    Aparté personnel : En parlant de débat « passionnant » pour les « municipales », j'applique la méthode Coué pour me convaincre de l'intérêt de ces débats qui pour la plupart ne portent ni sur des idées, ni sur des visions de la vie politique, mais concernant principalement la satisfaction des ambitions personnelles de quelques coquelets locaux qui se verraient bien en Chanteclers régionaux voire nationaux...

     

    Afin de répondre aux inquiétudes sur la pollution dite aux particules fines, le gouvernement répond par la « circulation alternée », alors que les chinois construisent une usine par jour sans se soucier des normes environnementales et de « développement durable » (TM°) « écocitoyen » (TM°) dont ils n'ont rien à foutre que les allemands investissent dans des centrales à charbon bien plus polluantes que les nucléaires, mais aussi plus rentables, en attendant l'exploitation de l'Alaska par les américains une fois que les glaces des Pôles auront suffisamment fondu. Il faut bien que les « rednecks » continuent à rouler en 4X4 sauvegardant ainsi les valeurs de l'Amérique : « Rule USA ! ».

     

    On annonce aussi la gratuité des transports en commun pourtant payés deux fois par le citoyen, l'usager, une fois lorsqu'il achète un ticket, un abonnement, une « carte », une autre fois lorsqu'il paie des impôts locaux pour maintenir des infrastructures dignes de ce nom. Alors certes, les impôts locaux servent aussi à satisfaire les ambitions de l'un ou l'autre roitelet microcosmique qui veut laisser son empreinte dans son bled, ainsi à Evreux, il est soigneusement évité d'utiliser les impôts locaux pour des travaux de voierie indispensables ou des transports en commun plus efficaces, non, ils servent à envisager la création d'une « S.M.A.C » (une salle de musique contemporaine pour bobos ruraux complexés par la vie culturelle parisienne), ce qui est beaucoup plus urgent on en convient...

     

    Etant moi aussi un genre de Cassandre, je suis à peu près certain que rien ne changera avant l'irréparable qui est déjà arrivé selon certains scientifiques, le consommateur citoyen s'en fout, il restera soumis jusqu'au bout comme le porc dans sa bauge attendant sa pitance. Voire même le jour de la Fin du Monde, il se prendra en photo avec un des cavaliers de l'Apocalypse histoire d'être un des derniers à faire le « beuze » (TM°). Les imbéciles, les prévisionnistes, nos z-élites devraient regarder une ou deux de ces séries "B"dystopiques des années 70, ils verraient que ça finit souvent mal...

     

    image extraite du film "A.I" de Spielberg prise sur le site "filmtalk"

    ci-dessous le générique de la série "l'Age de Cristal" qui se déroulait après la destruction...

  • Les « grandes personnes » devraient lire Marcel Aymé

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    Article également sur le site "Mauvaise Nouvelle" de Maximilien Friche

     

    littérature,politique,marcel aymé,enfance,sociétéLes grandes personnes ne lisent plus tellement Marcel Aymé, elles le réservent bêtement aux enfants alors que « les Contes bleus et rouges du Chat Perché » sont destinés à tout le monde. Il faut dire qu'il n'a pas l'aura scandaleuse, on ne peut pas prendre le genre politiquement voyou avec lui, comme avec Céline, dont il sera l'ami jusqu'au bout, et il n'était même pas homosexuel, ce qui à notre époque est presque un handicap lorsqu'on prétend être auteur ou âârtiste. De plus, il passe son temps dans ses romans, ses nouvelles et la plupart de ses contes à ridiculiser le bourgeois, ses hypocrisies, sa sottise, son ignorance, son avidité, que celui-ci soit positiviste et soucieux de son magot, ou qu'il soit plutôt un pédagogue selon la définition qu'en propose Érik Satie, le bourgeois « pédagogue » rajoutant à ses prétentions matérielles et sociales celle d'être éducateur du peuple :

     

    « ... Moi, je n'aime pas les pédagogues: je les connais trop; car ce sont eux qui d'une main sûre, embrouillent et ratatinent tout ce qu'ils touchent, par des pesées, des mensurations, et des dosages comiques, mais empoisonnés... », dans « Écrits » réunis par Ornella Volta, (Éditions Champ Libre, 1981, p. 152).

     

    Les désirs des bourgeois, qui se prennent pour de grandes personnes qui ne lisent pas de livres aussi peu sérieux que des romans ou des contes et nouvelles, ont hélas largement métastasé en notre vingt-et-unième siècle commençant. La plupart des gens au fond rêvent de vivre de leurs rentes, s'abstenant à tout prix, et très méthodiquement d'épanouir quoi que ce soit d'élevé en eux, à commencer par un supplément d'âme pourtant nécessaire que l'on trouve en littérature, littérature qu'ils ne conçoivent que par son rôle « social » : transmettre un messââge, mettre en valeur socialement celui qui s'en prévaut voire à la rigueur, mais à l’extrême rigueur détendre, s'interdisant de hiérarchiser les goûts et les couleurs, mettant Pascal ou Stendahl au même niveau qu'Anna Gavalda ou « Harry Potter ».

     

    Marcel Aymé acquit l'amour des Lettres alors qu'il était malade, lors d'une rechute de la Grippe Espagnole alors qu'il a vingt-trois ans en 1925, affection dont il avait été atteint en 1919, et aussi parce qu'il était un de ces enfants qui sentent bien que les « grandes personnes » ne sont pas très raisonnables, et qu'elles ne s'appliquent jamais à elles-mêmes le sérieux et le respect des normes et convenances qu'elles réclament aux petits. De par leurs appétences bien étriquées, elles ont fait du quotidien un long tunnel sans joie menant vers une mort qu'elles espèrent honorables. Encouragé par sa sœur, c'est à ce moment qu'il commence à écrire « Brûlebois ». L'auteur des « Contes du Chat Perché » réenchante le quotidien bien morne, il n'est pas rare chez lui que l'on croise un obscur gratte-papier passant à travers les murs, une fée en tailleur « chic » ayant naturellement des serpents dans son sac à main, des animaux qui parlent aux enfants sans que personne ne s'en formalise etc...

     

    Marcel Aymé se moque des bourgeois sans haine ni acrimonie ou misanthropie, au contraire de son copain Louis-Fedinand, il ne le fait pas non plus pour défendre une idéologie, il les montre tels qu'ils sont : ridicules et vaniteux, et humains, donc faibles par essence de par leur nature. Il décrit leurs appétits étriqués, leurs préventions morales grotesques et sans objet, se moquant à la fin de sa vie de leur libération des mœurs, rappelant qu'en tant que petit paysan, enfant, voyant les animaux faire l'amour assez souvent autour de lui, dans les pâtures ou les fermes, évoquant cette jubilation des corps humains et animaux, de la nature en général, dans « la Jument Verte » ou dans « la Vouivre », des cours d'éducation sexuelle lui eussent semblé parfaitement ridicules dés cet âge.

     

    Et dans les « Maxibulles », où il se moque du grand cirque spectaculaire et matérialiste moderne, il rappelle que le fait que les bourgeois aient apparemment envoyé aux orties leur hypocrisie morale ne change strictement rien à leur profonde duplicité ou à leurs appétits.

     

    littérature,politique,marcel aymé,enfance,sociétéA cause de cela, et son soutien sans failles à Brasillach à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, quand les français se découvrirent tous gaullistes et résistants, de son antipathie pour de De Gaulle qui n'eût pas la « Clémence d'Auguste » pour Bastien-Thiry, bien qu'il fut clairement opposé à « l'Algérie Française », il est classé sous l'étiquette un peu fourre-tout des « anars de droite », ce qu'il est certes, étiquette qui suscite la méfiance des maîtres d'écoles et des professeurs, leur suspicion, car Aymé n'aime pas du tout les idéologies censées procurer aux individus bonheur universel et prospérité, que celles-ci soient libérales, conservatrices ou révolutionnaires. Dans « Uranus », il décrit certainement très précisément ce qu'a dû être l'Épuration, les vengeances abjectes qu'elle a pu justifier, la veulerie et la lâcheté qu'elle a pu révéler y compris chez les bourgeois « pédagogues ». Et à notre époque où tous se découvrent gaullistes, des plus révolutionnaires aux conservateurs en passant par les libéraux, ses sentiments pour le « grand homme » que ne sut pas être « le Général » ont une résonance intéressante.

     

    Ce que beaucoup ne comprennent pas il est vrai, c'est juste que Marcel Aymé met l'humain, et l'Humanité au-dessus de tout, et ce malgré leurs failles immenses, et la Liberté, comme Bernanos ou parallèlement à eux Simone Weil et un auteur très proche de lui par l'inspiration comme Vialatte. C'est d'ailleurs un fait avéré, on retrouve chez tous les écrivains de talent, qu'ils soient classés à gauche ou à droite, les mêmes passions joyeuses pour un primate certes souvent lamentable, passions parfois déçues qui teintent leur ironie ou leur écriture d'amertume tels Chardonne ou Léautaud.

     

    Les bourgeois sont bien connus dans les campagnes françaises, ils sont devenus les nouveaux maîtres après la Révolution française, des maîtres beaucoup plus pénibles que les anciens, beaucoup plus stricts avec les fermiers et métayers, beaucoup plus méprisants aussi. Ce sont également eux qui obligèrent les plus petits à fuir leurs provinces pour aller travailler en fabriques en ville. Pour se donner bonne conscience, ils commettent parfois de bonnes actions, qu'ils comptabilisent comme l'huissier d'un de ses contes qui finit quand même par entrer au Paradis, car lui, huissier, est mort en criant « à bas les propriétaires » en protégeant une mère menacée par un riche notable. Le bourgeois se soucie peu de morale et surtout de sa renommée dans son quartier, comme l'épouse du héros de « la Grâce » qui estime que le Bon Dieu lui a fait une bien mauvaise surprise en offrant à son mari une auréole trop lumineuse qui fait jaser les commères, qu'il essaiera de perdre par devoir conjugal en se forçant à pécher horriblement.

     

    De par cette origine paysanne, toute sa vie il écrira sur son Jura natal, parfois on sépare à tort les récits de cet auteur en deux inspirations : une rurale, une plutôt parisienne. Il n'idéalise ni les uns ni les autres, il décrit des ruraux durs et souvent aussi humainement déplorables que leurs cousins des villes. Il exalte toujours l'enfance, sans non plus l'idéaliser, ainsi que les « petites » gens, le « petit » peuple, et les « simples », d'esprit ou de porte-monnaie, il déplore toujours la cruauté des puissants et des forts, des sages et des arbitres des élégances politiques, ou ceux qui s'en donnent indûment le titre, cruauté que l'on retrouve dans « Dermuche », le criminel miraculeusement redevenu enfant étant quand même guillotiné, l'assassin de « Maison Basse » laissant les soupçons s'égarer sans scrupules sur un ancien « Hercule de foire » qui rappelle le Léopold de « Uranus ».

     

    S'il décrit aussi bien ces « petites » gens c'est parce qu'il est un piéton de Paris, de la « Butte » Montmartre, qui était il y encore quelques années, avant la bobolisation, certes un village, il est avec eux, ne s’embarrasse pas de grands et beaux discours qu'il sait inutile. Dans une de ses nouvelles par exemple, des personnages racontent leurs petits malheurs sous l'Occupation, leur survie, seul l'un d'eux ne dit pas grand-chose, mais cela suffit : « Moi, dit le juif, je suis juif ». La fin des « Bottes de Sept Lieues » m'émeut toujours par ce qu'elle dit sans afféteries ni phrases ronflantes de la misère dans laquelle ces « grandes personnes » dont je parlais en début de ce texte laissent vivre souvent des enfants. Pourtant Marcel Aymé sait bien que « lorsqu'il y a de l'homme, il y a de l'hommerie », il n'espère rien, ne démontre rien, montrant simplement qu'être humain a en soi de la valeur.

     

    Illustrations : dessin et photo de l'auteur

     

  • Les gens célèbres ne sont aussi assis que leur cul

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    US-Hollywood-21fevrier2012-1.jpgDepuis toujours, je n'ai que rarement été impressionné par la célébrité ou la gloire de personnages censés mériter l'une et l'autre pour des qualités qui seraient extraordinaires. Cela m'a toujours laissé complètement froid à quelques exceptions près dont entre autres maître Jacques Isorni rencontré lors d'un salon du livre de droite (Je sais, je sais, on ne se refait pas...) dont le charisme et la prestance me laissèrent sans voix, ce qui n'est pas chose aisée j'en conviens ami lecteur, et Jean Raspail, présent au même salon, au profil aristocratique. Il y eut aussi le patriarche catholique Michel Sabbah à Jérusalem, à la présence extraordinaire.

     

    Dans un bistro parisien du faubourg Saint Antoine, qui n'était pas encore tout à fait bobolisé, je partageai des moments de bonne humeur et de convivialité avec la fille de Tati et Annie Fratellini à qui je fis part de mon admiration pour les films de son mari, Pierre Étaix qui en avait perdu les droits.

     

    Ces personnalités avaient toutes en commun d'être d'un abord très facile, sachant s'adapter à leur interlocuteur et lui donner l'impression que sa conversation présentait quelque intérêt même quand elles avaient en face d'elles un timide bredouillant deux ou trois banalités qu'elles devaient souvent entendre.

     

    Et puis il y a les autres célébrités, les pseudo-stars, les pseudo vedettes qui du fait de leur passage régulier dans les médias, ils sont souvent « bons clients » à la télévision, n'en peuvent plus et crèvent d'orgueil, bouffies de suffisance, à la manière de la grenouille de la fable. Par prudence, je les appellerai par un pseudo, facile à comprendre, car ce genre là est très chatouilleux sur son orgueil, à porter plainte très vite si l'on prend le risque de se moquer d'elles dans un article finalement taquin, ainsi que j'ai pu le constater avec une auteure fille d'éditorialiste économique par exemple.

     

    A ce même « Salon du livre de droite », je rencontrais aussi deux ou trois autres personnages beaucoup moins remarquables, ainsi ces deux historiens ; le premier, auteur d'un livre admirable sur Louirs XIV, refusa de signer ses ouvrages que j'avais amené de ma bibliothèque personnelle car « je ne les avais pas acheté sur le salon », le deuxième, spécialiste de l'histoire de la France rurale méprisa nos sollicitations timides et se hâta d'aller s'enfermer avec les notabilités organisateurs, à part, dans son « Olympe ». J'y aperçus une comtesse parisienne entourée d'un ou deux gitons en costume hors de prix, sentant l'eau de toilette à plusieurs mètres.

     

    Je rencontrais un jour « Octave », allant recherche un manuscrit qu'il avait refusé, ancien pubeux devenu écrivain, qui ressemblait à la plupart des « fils de... » et autres héritiers oisifs, un petit garçon sage qui se donnait des airs de voyou, persuadé que la coke donne du talent dont il n'était cependant pas entièrement dépourvu mais qu'il aurait gagné à retravailler. Ce n'est pas le seul parmi les auteurs français, qui se contentent de leur « premier jet » persuadés qu'il est forcément bon...

     

    Il y a quelques années j'assistais quasiment tous les soirs dans le public à une émission de « Canal + », un « talk show » d'« infotainement » où débutèrent « les Nuls » , ce qui me semblait plus intelligent que de la regarder bêtement devant le poste, habitant tout près des studios où elle était enregistrée.

     

    Les deux présentateurs semblaient entrer comme en stase aphasique entre deux rubriques, ne jetant pas un coup d'œil au public, n'adressant pas la parole aux techniciens ou aux maquilleuses, s'animant artificiellement seulement le temps de leurs questions très « bateaux » à des mannequins au regard ou vide ou triste, à des politiques vendant leur camelote, à l'air pour la plupart de « ronds de cuir » défendant leurs z-acquis, ils sont encore là vingt ans après pour la plupart, y compris cet ancien ministre de la culture souvent convié à donner son avis, ce chanteur con-cerné (il venait pieds nus, ça le prouve bien) ancien tennisman donc forcément compétent bien que consensuel.

     

    Cela me confirma dans mon scepticisme quant à la « célébrité kleenex » que les participants de débilités « téléréelles » appellent pourtant de leurs vœux pour elle-même, pour rien, simplement pour être vus à la télé, quitte à y perdre intimité, dignité et personnalité, entraînant dans leur sillage des myriades de gosses que les parents ont oublié d'éduquer et de transmettre des idéaux de vie un peu plus élevées que le fric, la célébrité à tout prix, la consommation des choses et des personnes. La célébrité devient alors une addiction sérieuse qui peut mener le drogué à sa perte...

    photo empruntée à ce site

  • Ode à madame Taubira - entre Saint-Just et Marie-Thérèse...

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    Nota-Bene : Des petits censeurs en herbe courageux mais modestes (anonymes) ont signalé cet article comme "sexiste et raciste" déjà à de maintes reprises depuis hier...

    Qu'ils continuent à se signaler par leur intolérance, qu'on rigole...

    L'auteur

    Quand madame Taubira affirme comme aujourd'hui, pendant une demie-heure, ayant en main un rapport dont on ne saura jamais le contenu exact, qu'elle n'avait pas eu connaissance des « écoutes » de Nicolas Sarkozy, cela amuse, car une femme comme elle, qui contrôle la moindre de ses paroles, dont l'intelligence semble si affûtée, tout comme son sens politique, avait forcément entendu parler de ces enregistrements. Madame Taubira n'a pas menti, madame Taubira joue sur les mots en prétendant qu'elle ne connaissait pas certains détails en somme.

    politique, société, Taubira, UMP, PS, hypocrisie

    Elle aurait pu être jésuite ais-je pensé en l'observant brandissant ses deux feuilles...

     

    J'ose à peine suggérer que c'est quand même étrange que ces « écoutes » ressortent précisément un mois avant les municipales et quelques semaines avant l'annonce fort probable de la candidature de l'ancien président aux élections de 2017. Ainsi qu'à l'UMP, au PS, on a des « dossiers » sur l'adversaire, parfois des ragots, des allusions que l'on ressort au moment opportun. Je suis même convaincu que les « écoutes » de Buisson ont été divulguées à la presse par des proches de Copé et non par un éventuel « cabinet noir » de Hollande.

     

    Madame Taubira est un des rares membres du gouvernement français actuel qui soient encore porteur de l'idéologie de gauche et des valeurs qui la soutiennent. C'est une gardienne du temple que l'on sent inflexible quant à ses convictions, ce que l'on peut au moins lui reconnaître, derrière son aspect bonnasse de « dame de l'accueil » à l'hopital, la gentille bonne dame antillaisse ou guadeloupéenne, à l'accent un peu indolent, qui porte des mules en coton été comme hiver car il y a moins à soulever quand on se déplace de sa chaise au guichet et du guichet à sa chaise, et qui s'appelle souvent Marie-Thérèse (prononcé avec l'accent des « îles »).

     

    Il ne faut cependant pas sy tromper, madame Taubira tient plus de Saint-Just ou de Robespierre, persuadée comme eux et la plupart des idéologues que leurs théories sont les meilleures pour assurer au peuple un bonheur total, même si le peuple n'est pas d'accord. Et tous les moyens sont bons pour y arriver, y compris l'action violente ainsi qu'elle l'a montré dans sa jeunesse, y compris -restons mesuré- le travestissement de la vérité, afin de ne pas désespérer le bon peuple.

     

    Et je suis à peu près certain qu'elle n'hésiterait pas à recourir de nouveau à des moyens que la morale réprouve si jamais le besoin s'en faisait sentir. Elle rappelle un peu Jacques Vergès de ce point de vue là, qui était complexe comme elle l'est certainement et finalement facile à comprendre, il était resté ce jeune homme révolté de sa jeunesse comme elle est restée la militante radicale qu'elle était, qui hait par conviction les valeurs liées à la Nation, pour elle une vieille idée, aux religions, de l'histoire ancienne que tout cela, pour les extrémistes.

     

    Les personnes réellement, sincèrement de gauche, s'affirmant progressistes, la plupart des franc-maçons qui aimeraient bien « faire du passé table rase » et écraser définitivement « l'infâme » en passant, ne s'y trompent pas, ils savent bien que les mesures sociétales sont des paravents d'une volonté d'éradiquer de cette société tout ce qui contredit leurs certitudes, de créer un « Homme nouveau » libéré de l'histoire de son pays et de sa culture forcément oppressive. L'avènement de l'Union Européenne a signé pour la plupart des politiques français la fin de la France, qu'ils entérinent en suivant à la lettre la politique dictée par la BCE, qu'ils soient de la gauche sociétale-libérale ou de la droite libérale-libertaire.

     

    Pour madame Taubira, comme pour la plupart de ses partisans, tout ce qui n'est pas de leurs idées est insupportable et une forme d'oppression inqualifiable, relevant des fameuses « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°). Un petit « veilleur » sage et raisonnable a en plus un avantage, il se laisse mettre en taule beaucoup plus facilement que des « Black Blocks » à Nantes.

     

    Elle n'est pas dupe des « idiots utiles » qui pour la défendre invoquent le racisme ou le sexisme des contradicteurs, elle sait bien que ces imbéciles ont quelque chose à se faire pardonner, que ce n'est que des sanglots un rien hypocrites. Elle s'en fiche, c'est toujours utile ce genre de « larmes de crocodiles ».

     

     

    Madame Taubira a quand même une petite chose en commun avec Marie-Thérèse de l'accueil, elle a toujours réponse à tout, et garde constamment son sang-froid face aux enquiquineurs qui remettent en question son autorité toute-puissante.

     

    image de madame Taubira en Raminagrobis prise sur le site de la depeche.ch

    Ci-dessous la Marie-Thérèse originelle


    L'Hopital - Les Inconnus par d0___0b

  • Abandonner toutes contraintes...Vraiment ?

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    Je suis toujours surpris, et effaré par son hypocrisie, du discours que l'on entend à droite comme à gauche en France, la droite libérale-libertaire et la gauche sociétale-libérale, ce qui au fond revient au même. D'un côté on y vante la disparition nécessaire des contraintes aussi bien économiques que morales, individuelles que collectives, et de l'autre on déplore la destruction des valeurs communes dites républicaines. D'un côté, l'on ne considère que les droits des personnes, sans jamais leur réclamer le moindre devoir en échange, et de l'autre, on se lamente sur la disparition du lien social ou national.

    w-sans-contrainte.jpg

    En France, et ce pour toutes les générations, un peu plus les « djeuns » qui n'ont rien connu d'autres et qui ont été éduqués sans barrières morales ni repères, la contrainte envers l'autre, fût-il un proche ou un très proche, est considérée comme insupportable, tout ce qui permet de vivre en société en somme. Une interdiction motivée, une loi à respecter, entre autres sur la route, sont vues comme des provocations insupportables des institutions, « Surmoi » social dont la société ne veut plus non pas par esprit de rébellion contre l''autorité mais par instinct grégaire, afin d'être encore plus soumis au tout économique et ses diktats absurdes.

     

    A droite, l'on considère sans trop le dire encore beaucoup mais on est de moins en moins « décomplexé » que la France est une dictature stalinienne quant à sa politique économique, en particulier concernant les aménagements sociaux qui permettent encore un peu de protéger ceux qui n'ont rien ou pas grand-chose, même si maintenant ne sont considérés comme précaires et pauvres que les populations « issues de la diversité » (TM°).

     

    Les politiques de droite souhaiteraient donc que les patrons et les banques aient les mains complètement libres, sans plus aucune barrière administrative ou légale. Alors, certes, il faut leur rendre cette justice, le fait par exemple de taxer les bénéfices d'une grande ou d'une petite entreprise est parfaitement grotesque car cela favorise la grande et empêche la petite de faire un peu plus de chiffre, et d'embaucher, par exemple, ou l'absurdité qui veut qu'un patron de PME, de commerce, doit, avant même de gagner quoi que ce soit payer 60% d'impôts sur ses bénéfices espérés...

     

    Mais de là à laisser la bride sur le coup à des types qui sont rarement des philanthropes, il y a un pas, pas qu'a pourtant franchi en France le gouvernement actuel réalisant un des rêves humides et torrides de Laurence Parisot, surtout de gôche pour le sociétal avouons le. Ce n'est d'ailleurs pas un « pacte de responsabilité » (rires) qui changera quoi que ce soit :

     

    « Si tu es méchant avec tes employés on te fera les gros yeux », ouhlala les patrons ont peur je pense...

     

    Et au fond, cette droite libérale, à quelques exceptions, est composée des mêmes individus ayant les mêmes conceptions que leurs ancêtres bourgeois et positivistes sous Guizot. La morale sociale est un paravent commode qui permet de camoufler les appétits des uns ou des autres, des appétits tous plus abjects les uns que les autres le plus souvent, abjects par leur côté étriqué. Elle permet aussi aux pauvres et aux précaires de rester à leur place et de hocher la tête avec respect et componction quand on consent à leur laisser une piécette de temps en temps...

     

    A gauche, la gauche sociétale, les moquettes épaisses des ministères et des banques, les meubles luxueux, les repas fins, les petits et grands privilèges s'accumulant, le népotisme et le clientélisme comme les autres, ont eu raison des quelques idéaux que certains avaient au départ, quand, rappelez-vous, « la France est passée de l'ombre à la lumière » selon la formule de l’inénarrable Djack Lang, encore là trente-trois ans après, malgré toutes les casseroles qu'ils traînent, la plupart risibles, d'autres rendant un écho beaucoup plus sinistre que les autres.

     

    Les politiques de cette gauche n'ont pas envie de changer un système qui leur assure des revenus confortables, leurs « ronds de serviette » à la téloche pour vendre leurs bouquins. Ils s'en tiennent donc à quelques mesures sociétales qui en plus sont bien vues, bien perçues, de leur « clientèle » électorale qui est surtout maintenant composée de petits bourgeois urbains à revenus élevés et qui ont le désir de rajouter aux prétentions matérielles de leurs ascendants des prétentions de guides sociaux, et politiques. Pour faire illusion, on feint de protéger le système social français en faisant barrage pour empêcher toute modification pourtant indispensable de régimes spéciaux de retraite parfaitement aberrants à notre époque.

     

    Notons d'ailleurs que les mesures sociétales ronflantes comme le « Mariage pour tous », et bientôt « l'Euthanasie » (pardon l'aide à la fin de vie) sont surtout à destination des petits bourgeois urbains, et non des homosexuels de milieux précaires ou pauvres, et, ou, ruraux, dont la gôche sociétale n'a rien à foutre. Et cantonner la pauvreté aux minorités « issues de la diversité » est des plus malin car cela permet de traiter de raciste le premier français dit « de souche » qui oserait revendiquer quelque chose.

     

     

    L'individu de cette société ne s'est au fond affranchi de rien, il est même encore plus soumis qu'avant à des contraintes que ses ancêtres auraient jugé impossibles à vivre, perdant de sa liberté un peu plus chaque jour, surveillé au nom de sa sécurité, grâce aux moyens techniques modernes, le tout avec son assentiment joyeux. Et "l'héritage" de "Soissantuite" est le même que celui de la société hyper-libérale victorienne ...

     

    L'affiche "soissantuitarde" vient de ce site, inventin

  • A un tremblement près...

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    littérature, handicap, société, hypocrites, tremblement, handicapDepuis toujours, j'ai eu les mains qui tremblaient un petit peu, depuis que je suis tout petit je sucre les fraises, je bloblote comme un mouton gâteux. Je m'y suis habitué, je suis né comme ça. Quand j'étais petit, cela m'a rapidement appris, tout comme pour mon handicap à l’œil gauche, un peu paresseux, que le monde des grandes personnes, réputées bien à tort raisonnables, se divisaient en deux : celles pour qui c'était important, la grande majorité, et celles pour qui ce n'était qu'un détail qui ne me caractérisait en rien, une infime minorité bien entendu, je m'en suis vite aperçu.

     

    Comme j'étais un petit garçon rêveur et sage, souvent plongé dans les livres, certaines parmi ces grandes personnes s'en agaçaient et croyaient trouver une compensation, une consolation. Il est intelligent, il lit des bouquins que d'aucuns parmi les adultes n'ouvriraient jamais de leur vie, mais enfin bon, il a un œil bien faible, bien turbulent, et il tremble quand même beaucoup, ce qui doit bien vouloir dire quelque chose, qu'il est tellement bizarre, et peut-être même malade.

     

    Elles guettaient le moindre petit signe de débilité mentale ou d'infirmité que j'aurais pu montrer. Et elles finissaient par se relever, un peu de sueur perlant sur leurs fronts, la bouche pincée, n'ayant pas obtenu satisfaction.

     

    Les grandes personnes se rapprochaient alors un peu plus de mon visage, observant qui mon œil, qui mes mains agités de légers soubresauts avec une curiosité qu'il n'est pas difficile de qualifier de malsaine, comme avant les « freaks » que l'on allait regarder à la dérobée chez « Barnum and Baileys and sons » ou au cirque du quartier. Ils fronçaient un peu les sourcils en me voyant lire : comment un gosse peut-il trouver un quelconque plaisir à se plonger dans un « bouquin » !

     

    Pourquoi ne passe-t-il pas son temps à se bagarrer ?

     

    Plus tard, je suis moi-même devenu une de ces grandes personnes, il est vrai beaucoup moins raisonnable que les autres, idiot que j'étais, je n'ai jamais cru que les compromissions petites et grandes que toutes les autres acceptaient étaient obligatoires, qu'il était indispensable de « hurler avec la meute », ou d'accepter les iniquités du monde. Mon tremblement restait fondamental pour les autres grandes personnes autour de moi, elles ne voyaient même que ça, perdant avec l'âge le peu de lucidité qu'elles avaient parfois pendant l'enfance : ce tremblement à coup sûr ne pouvait signifier que deux ou trois choses ; il était alcoolique, en cachette, il se droguait sûrement, voire même il était sous médicaments du fait d'une maladie inavouable.

     

    J'ai longtemps cru que quelque chose n'allait pas en moi, que dans mon caractère, un défaut ou, je l'espérais, une qualité clochait. Alors que ce n'était que mon tremblement ou mon œil qu'ils voyaient, qui les gênaient, une différence aussi minime eût été normale dans un clan de primates, mais j'ai été longtemps convaincu, bien à tort, que la plupart de mes frères, et sœurs, humains disposaient d'une conscience qu'ils utilisaient régulièrement. Presque malgré moi, je continuais cependant à diviser l'humanité dans les deux mêmes groupes, m'apercevant à l'instar d'un sage que « là où il y a de l'homme il y a de l'hommerie ». Et beaucoup de sottise, qui est un des deux infinis comme tout le monde sait, ou pas.

     

    De rencontrer de temps en temps de vraies, belles et grandes âmes me rassuraient, un peu, et me rassurent toujours, m'encourageant dans mon scepticisme quasiment absolu de toutes les belles idées, bonnes intentions et déclarations mirobolantes dont les adultes se parent pour camoufler, croient-ils, leur égoïsme, leurs hypocrisies, les leurres qui leurs servent à justifier leurs appétits mortifères, de plus en plus à notre époque, en notre société de consumérisme universel, joyeux et festiviste.

     

    Pour se justifier de leur sécheresse de cœur, de leur bêtise, de leur dureté, les grandes personnes me disaient « hyper-sensible », « à fleur de peau », au mieux, sinon pour la plupart j'étais un petit con vaniteux, arrogant et caustique, cynique, qui étalait sa culture pour mieux écraser les autres. A chacun de ce genre de reproches, j'avais coutume, et j'ai encore coutume, d'opposer non pas des nuances raisonnables, cela m'encouragerait plutôt à rajouter quelques tambours et trompettes.

     

    Finalement, je me plains pas trop, je ne sombrerai pas dans le misérabilisme, ce que les grandes personnes appellent ma causticité, mon arrogance, mon « hyper-sensibilité » c'est juste au fond un peu de lucidité car j'ai perdu toutes mes illusions sur la nature humaine un peu plus tôt que les autres...


    L'homme à tête de chou par Pimpam

  • Orwell, coupe ultra-courte et hooliganisme

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    Skinheads-John-King.jpgCe livre relève de cet ensemble vague que l'on peut appeler « l'écriture Rock » ; l'on y trouve aussi bien Lester Bangs et ses chroniques toujours incisives sur une musique qu'il déclare morte dés son premier texte, que Nik Cohn, qui écrit sur les mêmes thèmes que John King dans « Anarchy in UK », ou Greil Marcus dans le grandiose « Lipstick Traces », des auteurs pour la plupart anglo-saxons à l'exception de Patrick Eudeline ou Alain Pacadis en France. Ceux-ci s'interrogent sur la culture populaire : des films dits « de genre », désignation facile dans laquelle les arbitres des élégances culturelles collent tout ce qui ne défend pas leur « vision » idéologique et.ou politique à la musique « populaire ».

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  • Encre, pastels et fusain dans Paris

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    Dessins, arts, photos, Amaury WatremezUn troisième montage de dessins à l'encre, au fusain et aux pastels sur Paris, sur un air que j'aime bien de Gainsbourg avec quelques dédicaces à des écrivains que j'admire...

     

    Au départ j'ai eu envie de concrétiser les toiles de Grandgil-Gilouin dans "Traversée de Paris", la nouvelle originelle...

     

     

  • Révélations devant le Buisson peu ardent

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    Dédicacé chaleureusement à tous les indics d'hier et à ceux d'aujourd'hui (en particulier ceux qui me lisent, aujourd'hui ils vont se régaler)

    les-barbouzes-e1376560235531.jpg

    Je relisais, profitant des vacances, les « souvenirs littéraires » de Léon Daudet, qui évoque aussi dedans ces souvenirs politiques et en particulier le fait que déjà sous la IIIème République on faisait de la politique à coup de « dossiers » constitués les uns sur les autres, à l'aide « d'indics » et d'auxiliaires de police, que bien souvent les uns comme les autres à droite comme à gauche se comportaient en inquisiteurs politiques, en miliciens, et ce pas seulement lors de « l'Affaire Stavisky », suicidé de deux balles dans la tête, et dont les manigances et compromissions avec de nombreux politiques, furent en grande partie à l'origine du succès du 6 février 34.

     

    On se souviendra aussi de la police encerclant la « planque » de Bonnot à trois-cent flics, car ledit Bonnot avait certainement bénéficié d'amitiés louches avec l'un ou l'autre politique et il fallait le supprimer définitivement, le faire taire pour de bon, ces « messieurs » n'ayant pas envie de perdre leur place et un juteux pactole, d'où l'énurésie du préfet Lépine, qui avait tellement la trouille que l'anarchiste en voiture s'en tire qu'il en fit carrément dans son froc, ému par le déploiement de forces. Dans ces « Souvenirs... », « Au temps de Judas », « la Boule d'Or », « Gros Léon » moque avec verve tous les minables qu'étaient ces politiques qui finalement se souciaient surtout des intérêts de leur classe de petits bourgeois positivistes qu'ils fussent de gauche, un peu, beaucoup, ou de droite, seul Marcel Cachin, pourtant communiste, échappant à sa verve.

     

    Daudet fils rappelle aussi pourquoi son fils Philippe est mort dans des conditions très louches en 1923. A force de parler des affaires de mœurs d'Aristide Briand, bien réelles et vérifiables, que celui-ci voulait faire oublier, il a fini par payer cher sa liberté de ton et son insolence envers Aristide, encore maintenant icône du progressisme de progrès et du pacifisme bêlant. Avec les caciques du Régime et leurs larbins, l'irrévérence, fût-elle anodine au fond, comme celles des « Sept de Tarnac », se règle au prix fort.

     

    Donc Patrick Buisson a mis sur écoute toutes les conversations qu'il avait avec Nicolas Sarkozy, non pas pour retravailler le tout plus tard mais car il savait très bien qu'il n'était qu'une fusible pas si important que cela qui serait sacrifié le moment venu. On note d'ailleurs que lorsqu'un scandale surgit parmi les représentants de la gauche sociétale-libérale, un autre le remplace presque instantanément touchant les éminences et sous-éminences (il faut de tout pour soutenir les partis) de la droite libérale-libertaire. Sarko dans l'histoire est un peu "lou ravi" de la crèche...

     

    Rien ne change, c'est toujours un gouvernement où l'indic est roi, ou l'agent de police « en bourgeois » a tous les droits. Et ce n'est pas pour rien qu'Alain Bauer, également cacique franc-maçon, fût responsable de la sécurité intérieure.

     

    J'en veux également pour preuve ce qui est arrivé à cette jeune fille russe « sans papiers », travailleuse, soucieuse de servir son nouveau pays, en khâgne, sommée par le commissariat de Versailles d'espionner ses amis de la « Manif pour tous » dont elle faisait partie, et dans laquelle elle s'était engagée afin d'obtenir son titre de séjour. Malheureuse ! N'avait-elle pas compris ? Une « sans-papiers » n'est pas de droite, une « sans-papiers » n'est pas chrétienne, encore moins catholique, et un pauvre méritant en France est forcément de gauche. Ignorait-elle tout cela ?

     

    En bien entendu, je songe également aux agents publics de ce pays, qui subissent la pire des censures, l'auto-censure, par peur de « se faire remarquer », et mal noter. Car si bien sûr cela n'est jamais dit clairement, tout ce qui est dit, écrit par un agent qui ne va pas dans la ligne sociétale-libérale ou libérale-libertaire est recensé scrupuleusement, y compris par les collègues dudit agent, qui croient alors bien faire (« c'est pour son bien »), ledit agent pouvant avoir la surprise de voir dans son dossier apparaître l'en-tête de son blog ou d'articles mis en ligne sur d'autres sites. Pour les agents publics, comme parfois dans le privé il est vrai, il n'y a pas de « droit à l'oubli ». Il doit "bien se tenir", rester dans la norme...

     

    Ce n'est pas forcément mauvais de savoir à quoi s'en tenir, l'auteur de ses lignes, « grillé » suite à la parution d'une photo de lui pendant « la Manif pour tous » dans le quotidien régional local, photo qui a fait le tour de ses collègues, a fini par se dire qu'au fond, il n'avait plus rien à perdre à écrire librement.

     

    image tirée de "les Barbouzes" de Georges Lautner prise sur ce site

  • Hommage quand même à Alain Resnais

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    Il y eut les Resnais de la première période...

     

    6a0133f3c0e2ec970b0133f3c10445970b-500pi« Hiroshima mon amour » de Resnais, on allait voir ça quand on avait vingt ans pour impressionner une petite copine étudiante drôlement cultivée qui portait joliment des minijupes ajustées, voire pour « conclure » avec les émotions ressenties, du fait particulièrement des scènes tellement érotiques du début avec les dialogues de Marguerite Durasse, « l'apologue sénile des infanticides en milieu rural » (dixit Desproges), portée aux nues encore maintenant par des nuées de khâgneux ébaubis qui pensent que cela leur donne le genre affranchi. A ce film je préfère la parodie de Gotlib et Alexis dans "Cinémastock"...

     

    Je n'ai jamais compris en quoi l'on peut réellement dire que l'auteure immortelle (sic et rires) du « Camion » ou de « l'Amant » est encore considéré comme un écrivain majeur.

     

    Si l'on était plus audacieux, on allait aussi voir « l'Année dernière à Marienbad » film auquel personne n'a jamais rien compris tout en feignant d'y voir une œuvre fondamentale pour la « modernitude ». Il n'y a pas besoin d'interpréter ce qu'a voulu exprimer le réalisateur, il suffit de prendre un air inspiré en gardant le regard vers les hauteurs (dans le vague en somme...). Une constante chez les thuriféraires de Resnais, pour beaucoup progressistes de progrès, soucieux d'écriture « citoyenne » et de cinéma « engagé », ils se souviennent tous du nom de famille et du prénom d'Emmanuelle Riva mais oublient tous celui de l'acteur japonais qui joue avec elle dans « Hiroshima mon amour », Eiji Okada....

     

    A propos de ce titre, pourquoi pas « Auschwitz mon loulou » ainsi que le suggérait Yourcenar...

     

    Encore maintenant, du fait de l'importance fondamentale que revêt l'image que l'on donne de soi dans la société, il est de bon ton de porter aux nues ses films qui ne sont pas exactement du cinéma mais des constructions amphigouriques un rien prétentieuses dont la vacuité est pourtant évidente. Ce n'est pas que l'on aime réellement « Hiroshima... » ou « Marienbad » mais cela fait bien dans les salons kulturels. Il y a un tel manque d'humilité dans ce cinéma que cela en est à force difficile à supporter. Ce sont des films qui ont tous le complexe du « chef d’œuvre ». « Regardez comme je suis talentueux, doué et kultivé » nous susurre à l'oreille le réalisateur...

     

    Il y eut aussi les films « importants » de Resnais, comme « Nacht und Nebel » ou « Mon oncle d'Amérique » qui se veut de la vulgarisation sociologique à la portée des plus ploucs. Même si un film « important » est nul du point de vue du cinéma, s'il dénonce un mal que tout le monde reconnaît comme mal, il est considéré comme important. Les films n'ont jamais changé vraiment le monde, ils l’embellissent, en soulignent la laideur, comme toute œuvre d'art qui ne sert aucun utilitarisme social, idéologique ou politique.

     

    L'antisémitisme renaît d'ailleurs sous d'autres formes, diverses (avec jeu de mots), ce que les grandes consciences et les arbitres des élégances politiques n'ont pas compris. On n'ose pas critiquer d'habitude un film aussi lourdement didactique, comme également « Devine qui vient dîner » revu dimanche, Sydney Poitier a un cursus digne d'un Nobel pour faire accepter son amour -bien chaste- avec Johanna Shimkus, par peur de passer pour réactionnaire ou judéophobe (c'est sûrement ainsi que l'a fait remarquer la présentatrice de la soirée des Oscars, Ellen de Generes, également la peur de paraître raciste qui a fait voter les professionnels du cinéma américain pour « Twelve years a slave »).

     

    Il a aussi réalisé d'autres films qui ne sont pas des chefs d’œuvre mais qui ont pour eux d'être plus sympathiques car plus sincères, et plus jubilatoires dans leur réalisation, même si ce sont des films considérés comme mineurs par les exégètes du maître : « la Vie est un roman » où il évoque son amour de la bande dessinée et des films dits « de genre », intéressant grâce à Jean Gruault, « Je t'aime, je t'aime », remarquable film de SF mélancolique remarquable par l'entremise du scénario de Jacques Sternberg (les exégètes rajoutent généralement film de SF « atypique » car c'est très mal d'aimer le cinéma de genre, même lorsqu'il se pare de vertus intellectuelles), et les films parfois « musicaux » écrits par le tandem Bacri-Jaoui ; on passera néanmoins sur « Smoking – No Smoking », beaucoup trop long, qui oublie cette jubilation du cinéma qui fait les grands réalisateurs ainsi que leur humilité face à l'histoire, les personnages, et les images projetées non sur les parois de la caverne de Platon mais sur un écran blanc géant.

     

    affiches provenant du blog de monsieur Thanagra, passionné de BD

  • Les enfants des années 70 et Patti Smith

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    patti_smith-mapplethorpe.jpgJ'ai lu aux éditions Tristram « Premiers écrits » de Patti Smith, qui complète le livre où elle raconte ses années 70 : «Just kids », que je trouve nettement plus intéressant pour ma part, car plus vrai, plus authentique. Et c'est aussi car je suis aussi un enfant de ces années, né en 69, grandi pendant toute la décennie qui vit les derniers feux des illusions des années 60 et du « Summer of Love », et aussi des « Trente Glorieuses », avant le cynisme des années suivantes, le fric tout-puissant et les bourgeois se trouvant quelques alibis « durables » ou « équitables » pour maintenir l'illusion de leur ouverture au monde et de leur soudaine conscience sociale.

     

    Patti Smith a plus la « carte » que les autres auteurs de ces années là : Pacadis et Yves Adrien, trop « électrons libres », trop indépendants, inclassables, ou que Hunter Thompson, le fameux « docteur Gonzo » qui n'en faisait qu'à sa tête quand il écrivait ses articles, trop incontrôlable, pas assez de cadres, pas assez de normes, pas assez scolaire. Patti connaît en effet les codes des milieux « kulturels » et « arty ». Elle sait ce qui leur plaît, ce qu'on peut leur vendre, elle a les mêmes références. Si l'on peut dire. Car il ne s'agit pas tant d'en avoir que de paraître les maîtriser...

     

    Elle est agaçante, arrogante, narcissique, une petite fille qui minaude en jouant les compagnes de poète maudit, mais au fond elle reste malgré tout attachante, beaucoup plus que les auteurs actuels, pour qui s'aventurer place Clichy est en soi une expédition, une aventure, qui pantouflent dans les émissions « littéraires » en assurant le spectacle côté « bon client », ou « bonne cliente »...

     

    Son livre est un recueil de fragments de poèmes, de prose, de chansons, écrits sur des nappes de restaurants, des feuilles volantes à en-tête d’hôtels de luxe que l'on feint de mépriser lorsque on est de ce milieu. Mais une fulgurance écrite n'importe où n'en est pas forcément une, que ce soit à jeun ou après quelques verres, fût-ce d'un bon alcool, ou après une « ligne » ou deux de poudre aux yeux dans les narines. Patti cultive son « louque » androgyne, son côté « grande liane » brune qui plaît à Robert Mapplethorpe, plate comme une limande, et un peu maigre entre Andy Warhol et François Hardy, icône des « gays » de fait, ce qui rajoute un « plus » non négligeable pour la « carte », les bourgeois se plaisant à verser dans le « kulturel » aimant à recenser les homosexuels parmi les artistes, les auteurs, les musiciens...

     

    Elle chantait aussi, elle chante toujours, mais je préfère Debbie Harry, ou Nico, ou Marianne Faithful, moins chichiteuses dans leur art, qui sont allées plus loin, au risque de se cramer définitivement, au risque de se perdre, contrairement à elle, qui maîtrise tout, comme beaucoup de filles minces comme elles, plus ou moins anorexiques.

     

    9782367190204FS.gifDurant toute notre enfance, toute notre adolescence, on nous a dit, comme Patti Smith, que tout était possible, que le monde était à nous, que rien n'était interdit, que nos désirs étaient tous légitimes, que nous pouvions, que nous devions nous libérer du passé, en faire table rase ; ceux qui le disaient sachant très bien que le temps des rêves grandioses était déjà terminé. Et puis il y eut la Crise durable, structurelle, le chômage de masse, le SIDA et le retour volontaire et assumé à la docilité la plus abjecte de la génération juste après la nôtre, qui préférait et préfère toujours, à de rares exceptions, fermer sa gueule et courber l'échine pour conserver quelques temps encore quelques acquis anciens, et facilités de consommation diverses.

     

    Ci-dessous une chanson qui illustre bien ce que je ressens quant aux années 70

     

    image du haut prise sur ce blog

     

    image du bas prise  sur le site de decitre

  • La nostalgie camarade... Amaury Watremez

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    Gainsbourg et Anne Karina, image prise ici

    Aujourd'hui je déménageai un piano, j'ai songé en le faisant à la chanson de Gainsbourg, « le charleston des déménageurs de piano », coïncidence, c'était le jour anniversaire de sa mort. Gainsbourg était le tonton alcoolique qui dit des gros mots que l'on invitait à la télévision giscardienne pour faire rougir les dames et rire les messieurs, et amuser les enfants qui reconnaissaient en lui l'un des leurs, un gamin de Montmartre, de « Paris-Pantruche », où l'on dit « son fait au nanti, sa fatuité au bourgeois, sa sottise au pontifiant » dixit « Forain », un autre gosse de la « Butte », un peintre, comme Gainsbourg...

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  • La citoyenneté « light » et le vote le Pen

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    En 2014 l'idée de citoyenneté a bien changé, être citoyen est devenu -vaguement- synonyme d'être sympa en tenant compte de quelques présupposés de départ qui sont autant de lieux communs mièvres :Le racisme c'est mâââl, la violence c'est caca, et la gentillesse c'est mieux que l'agressivité, et que a pas beau le Pen et sa famille, le diâââble incarné, le Goldstein du système, l'épouvantail bien utile à tous les libéraux-libertaires qui se succèdent au pouvoir depuis trente ans et qui permet de rassurer le participant docile et soumis de la société festiviste de sa grande modernitude et ce malgré son allégeance aux puissants.

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    Sur Internet, en particulier, l'individu lambda peut donner de lui l'image d'un type ou d'une fille tellement tolérant/e, ouvert/e et koule en égrenant à longueur de commentaires et autres statuts illustrés de chatons, des phrases en blanc sur fond noir de Ben et de photos de chtits n'enfants tellement mignons ces platitudes. Bien entendu, cette version très allégée, très édulcorée de la citoyenneté n'implique quasiment pas de devoirs les uns envers les autres sinon d'être sympatoche avec les personnes qui nous entourent tant qu'elles nous laissent consommer les biens et les gens tranquilles (la tolérance version 2014).

     

    Le vote le Pen, et les idées du Front National, et ce malgré ce déluge de sirop et de sucreries intellectuelles de plus en plus écœurantes, sont cependant envisagés tout à fait sérieusement et concrètement par un bon tiers des français et la même proportion parmi des jeunes de 18/25 ans qui en ont marre d'être constamment méprisés, raillés, traînés dans la boue et conchiés dés qu'ils évoquent leurs craintes face à l'insécurité, l'absence de devoirs, justement, demandés aux nouveaux citoyens français, le recul évident de la laïcité un peu partout : menus « halal » de fait dans les cantines publiques des « quartiers » entre autre, le pouvoir des banques et des financiers sur les politiques qui ne maîtrisent plus rien, l'austérité justifiée par la construction européenne, et une pression fiscale qui ne justifie plus une seconde par la redistribution des richesses, le souci de l’Éducation nationale et du développement des infrastructures.

     

    On sait très bien que la famille le Pen considère le FN et les idées politiques qu'elle prétend défendre comme son « affaire », un « business » juteux, et rien d'autres, méprisant plus ou moins au fond sa « base », comme tous les autres politiques actuels.

     

    Et que le FN est bien utile car il sert à encadre le vote des mécontents qui ont contre eux de ne faire partie d'aucune « communauté » ou « minorité » défendable selon les critères des arbitres des élégances politiques. C'est plus simple, plutôt que de créer des emplois, de partager réellement les richesses, d'aider à l'équité, par exemple sur les retraites, d'avoir du courage contre la bureaucratie européenne et le « tout-économique » de les parquer dans leur paddock réservé et de les traiter de « fââchiistes » ou de « petits blancs » tous racistes et nostalgiques du populisme. Il n'y a guère que quelques « antifas » pour y voir un risque de retour des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°).

     

    Concernant les sondages d'ailleurs, on note qu'auparavant, ces populations n'osaient pas affirmer ce genre de convictions et d'intentions de vote mais qu'en 2014 ils n'ont plus aucun complexe à le faire, étant certainement lassés de n'entendre que des bonnes intentions, des belles déclarations ronflantes qui ne mènent qu'à la même politique hyper-libérale menée depuis des décennies, politique les appauvrissant, les précarisant un peu plus chaque jour. Et tous se demande pourquoi le moindre groupuscule ethnique a le droit de se prévaloir de traditions et de coutumes réputées ancestrales pour ne pas avoir à souscrire aux devoirs citoyens communs, et pas eux, leur droit à revendiquer histoire, leur culture étant sans cesse nié par tous les moyens  ?

     

     

    Si encore ils fermaient leur gueule, cela ne gênerait pas beaucoup le pouvoir. Mais non, ils s'expriment sur Internet, et on a beau leur intimer de se taire, les menacer de sanctions judiciaires, parler clairement de censure du Réseau, bien entendu au nom de bonnes intentions, cela permettrait d’interdire Céline et d'autres en passant, rien n'y fait car rien ne change vraiment, ce pays qu'on appelait encore il y a peu la France étant au bord du gouffre...

     

    image prise ici