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La nostalgie camarade... Amaury Watremez

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Gainsbourg et Anne Karina, image prise ici

Aujourd'hui je déménageai un piano, j'ai songé en le faisant à la chanson de Gainsbourg, « le charleston des déménageurs de piano », coïncidence, c'était le jour anniversaire de sa mort. Gainsbourg était le tonton alcoolique qui dit des gros mots que l'on invitait à la télévision giscardienne pour faire rougir les dames et rire les messieurs, et amuser les enfants qui reconnaissaient en lui l'un des leurs, un gamin de Montmartre, de « Paris-Pantruche », où l'on dit « son fait au nanti, sa fatuité au bourgeois, sa sottise au pontifiant » dixit « Forain », un autre gosse de la « Butte », un peintre, comme Gainsbourg...

Au début, il était plutôt un chanteur "Rive gauche", classieux mais qui ne mangeait pas tout les jours avec la dame de chez "Maxim's". Et puis un jour il a retourné sa veste, qui était doublé de vison. Il n'y en a qui ne retiennent que ça, les biffetons de cinq-cent balles et surtout celui qu'il avait fait brûler en direct.

Les enfants perdus l'aimaient bien aussi pendant les années 80 et 90, surtout celles et ceux qui soignaient leurs blessures dans la nuit et les paradis artificiels. On leur avait promis le monde, on leur avait dit que le monde allait changer, et puis après avoir détruit tout le reste, les grandes personnes ne leur ont laissé que le fric comme point de repère, c'est peu pour faire une âme. Gainsbourg a écrit une bonne partie de la bande originale de leur désespérance face au vide et de leur fuite en avant.

Les hommes étaient tous à tête de choux et les filles toutes des Melody Nelson qui ne savaient pas trop quelle voie prendre pour aimer. Beaucoup sont rentrés dans le rang, d'autres non...

J'ai bien connu une « Johnny-Jane », c'était une « adorable petite conne », une «jolie petite pisseuse » que j'ai aimé passionnément...

C'est classieux aussi la passion, ça fait mal aussi, ça détruit et l'on n'est plus très beau même vu de l'extérieur...

Amaury Watremez

 

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