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La citoyenneté « light » et le vote le Pen

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En 2014 l'idée de citoyenneté a bien changé, être citoyen est devenu -vaguement- synonyme d'être sympa en tenant compte de quelques présupposés de départ qui sont autant de lieux communs mièvres :Le racisme c'est mâââl, la violence c'est caca, et la gentillesse c'est mieux que l'agressivité, et que a pas beau le Pen et sa famille, le diâââble incarné, le Goldstein du système, l'épouvantail bien utile à tous les libéraux-libertaires qui se succèdent au pouvoir depuis trente ans et qui permet de rassurer le participant docile et soumis de la société festiviste de sa grande modernitude et ce malgré son allégeance aux puissants.

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Sur Internet, en particulier, l'individu lambda peut donner de lui l'image d'un type ou d'une fille tellement tolérant/e, ouvert/e et koule en égrenant à longueur de commentaires et autres statuts illustrés de chatons, des phrases en blanc sur fond noir de Ben et de photos de chtits n'enfants tellement mignons ces platitudes. Bien entendu, cette version très allégée, très édulcorée de la citoyenneté n'implique quasiment pas de devoirs les uns envers les autres sinon d'être sympatoche avec les personnes qui nous entourent tant qu'elles nous laissent consommer les biens et les gens tranquilles (la tolérance version 2014).

 

Le vote le Pen, et les idées du Front National, et ce malgré ce déluge de sirop et de sucreries intellectuelles de plus en plus écœurantes, sont cependant envisagés tout à fait sérieusement et concrètement par un bon tiers des français et la même proportion parmi des jeunes de 18/25 ans qui en ont marre d'être constamment méprisés, raillés, traînés dans la boue et conchiés dés qu'ils évoquent leurs craintes face à l'insécurité, l'absence de devoirs, justement, demandés aux nouveaux citoyens français, le recul évident de la laïcité un peu partout : menus « halal » de fait dans les cantines publiques des « quartiers » entre autre, le pouvoir des banques et des financiers sur les politiques qui ne maîtrisent plus rien, l'austérité justifiée par la construction européenne, et une pression fiscale qui ne justifie plus une seconde par la redistribution des richesses, le souci de l’Éducation nationale et du développement des infrastructures.

 

On sait très bien que la famille le Pen considère le FN et les idées politiques qu'elle prétend défendre comme son « affaire », un « business » juteux, et rien d'autres, méprisant plus ou moins au fond sa « base », comme tous les autres politiques actuels.

 

Et que le FN est bien utile car il sert à encadre le vote des mécontents qui ont contre eux de ne faire partie d'aucune « communauté » ou « minorité » défendable selon les critères des arbitres des élégances politiques. C'est plus simple, plutôt que de créer des emplois, de partager réellement les richesses, d'aider à l'équité, par exemple sur les retraites, d'avoir du courage contre la bureaucratie européenne et le « tout-économique » de les parquer dans leur paddock réservé et de les traiter de « fââchiistes » ou de « petits blancs » tous racistes et nostalgiques du populisme. Il n'y a guère que quelques « antifas » pour y voir un risque de retour des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°).

 

Concernant les sondages d'ailleurs, on note qu'auparavant, ces populations n'osaient pas affirmer ce genre de convictions et d'intentions de vote mais qu'en 2014 ils n'ont plus aucun complexe à le faire, étant certainement lassés de n'entendre que des bonnes intentions, des belles déclarations ronflantes qui ne mènent qu'à la même politique hyper-libérale menée depuis des décennies, politique les appauvrissant, les précarisant un peu plus chaque jour. Et tous se demande pourquoi le moindre groupuscule ethnique a le droit de se prévaloir de traditions et de coutumes réputées ancestrales pour ne pas avoir à souscrire aux devoirs citoyens communs, et pas eux, leur droit à revendiquer histoire, leur culture étant sans cesse nié par tous les moyens  ?

 

 

Si encore ils fermaient leur gueule, cela ne gênerait pas beaucoup le pouvoir. Mais non, ils s'expriment sur Internet, et on a beau leur intimer de se taire, les menacer de sanctions judiciaires, parler clairement de censure du Réseau, bien entendu au nom de bonnes intentions, cela permettrait d’interdire Céline et d'autres en passant, rien n'y fait car rien ne change vraiment, ce pays qu'on appelait encore il y a peu la France étant au bord du gouffre...

 

image prise ici

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