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  • Une "communauté" totalement ignorée en France

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    38101261.jpgAmi lecteur, pour éviter le misérabilisme et la pleurnicherie, ton auteur préféré (je suis ton auteur préféré avoue le, sinon tu ne me lirais pas encore aujourd'hui) a décidé de mettre quelques morceaux de dérision et de causticité dans son petit texte, comme d'habitude tu me diras, mais je tenais à prévenir les lecteurs occasionnels qui pourraient tomber sur cet article. A notre époque qui ne comprend que le premier degré il faut être prudent.

     

    Il est une communauté qui, en France, n'intéresse personne, ou presque, excepté de temps à autres quelques moments très frelatés de pseudo empathie collective, comme le « Téléthon » (TM°) où l'on pleurniche tous en chœur, face à des petits myopathes tous photogéniques mis en avant, avant de revenir tranquillement au même égoïsme social, à la même absence totale de compassion ; cette « communauté », c'est la « communauté » des handicapés :

     

    Physiques, mentaux, et psychiques.

     

    Après les grands moments lacrymaux grégaires comme le « Téléthon », il suffit de faire quelques observations rapides autour de soi pour jauger de la sincérité de ces emballements, ce que je fais dans ma bonne ville d'Evreux où il y a quelques « bateaux » et « ponts » décoratifs, aux endroits stratégiques, à l'entrée des lycées, pour f aciliter l'accès aux fauteuils roulants, mais où l'on se gare dans la joie et la bonne humeur sur les places réservées en usant de cartes bidons (une carte bidon se reconnaît au fait que la photo ne tient pas par deux attaches dorées et rondes), où dans les files d'attente aux caisses « prioritaires » les éclopés ou autres chétifs qui osent revendiquer de leur priorité sont sommés de montrer leur carte d'handicapé.

     

    Jamais un spécialiste de l'indignation vertueuse ne s'en souciera, de ses droits ou de leur respect, jamais il ne hurlera au retour des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°) si jamais un membre de cette minorité est bafoué dans sa citoyenneté. Jamais les « grandes » consciences ne se pareront de la Déclaration des Droits de l'Homme et des z-acquis de la Révolution ou de « Soissantuite », au choix, afin d'aider ces personnes. On les comprend aussi, cette « communauté » oubliée ne fait pas beaucoup d'effort, et ne souscrit même pas au darwinisme social actuel qui veut qu'une personne pour être respectée doit obligatoirement avoir une utilité sociale, et ne pas être à la charge des autres, comme un comateux que l'on pourrait flinguer au lieu de perdre du pognon à l'aider à survivre.

     

    Il faut dire que la plupart des handicapés physiques sont quand même tous loin de donner une bonne image, ils pourraient faire un effort, merde, se tenir droit sur leurs fauteuils et cacher sous des plaids, je ne sais pas, de couleurs vives, leurs membres parfois atrophiés ou tordus par la paralysie. Sans parler des handicapés mentaux qui eux, c'est encore pire, bavent, déglutissent toutes les dix secondes ou sont tellement peu vifs quand une belle âme daigne se pencher, rarement, sur leur existence. Et ces handicapés sont rarement « citoyens » car beaucoup parmi eux ne votent pas, enfin, ne votaient pas, car ils le font, heureusement, de plus en plus...

     

    Une « communauté » qui ne vote pas, ce n'est pas très utile à soutenir. Certains cathos ont compris, ils collent un "n-handicapé" alibi au premier plan lors de grandes célébrations sur-affectives où l'on s'aime tous en tapant dans ses mains pour ensuite les ranger au fond...

     

    Les handicapés psychiques qui souffrent dans l'indifférence quasiment générale, qui font peur, le méritent, ils n'ont pour la plupart même pas « l'air malade » ! Voire, ils cherchent avant tout à être utiles aux autres, à être comme les autres, et à au minimum ne pas être un fardeau trop lourd pour leurs proches ce qui est pour eux une grande souffrance. Mais qu'ils fassent donc un effort quoi !

     

    Pire encore, une infime proportion met une cravate lorsqu'ils passent à la télévision...

     

    Ils ignorent donc que l'image est fondamentale est à notre époque et qu'il faut la soigner absolument pour se faire admettre au sein de cette société de progrès qu'est la nôtre, dans laquelle le fond, l'âme, l'esprit n'ont strictement aucune espèce d'importance ? Je suis même certain qu'aucun d'eux n'a un profil « facebook » digne de ce nom !

     

     

    Personne n'osant le dire également, je vais oser, quant à moi, mais cette société qui favorise et entretient un darwinisme social des plus cruels pour aider les « forts » ne veut plus avoir à se soucier des « faibles », des éclopés, des boiteux de toute sorte, car ils ralentissent la marche du progrès progressiste vers lequel il est bien connu que notre monde se dirige d'un pas décidé, on le constate chaque jour un peu plus...

     

    image, dessin de Babouse, excellent, pris ici

  • Ballade dans Paris bis

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    photos,société,paris,nostalgieUn deuxième montage sur Paris de photos toutes personnelles, sur deux chansons de Gainsbourg, quelques souvenirs, et un zeste de nostalgie...

     

    Merci de votre indulgence pour les deux premiers, le réalisateur novice prend de l'assurance et sème ici un autre caillou blanc en quelque sorte.

     

    La place des Victoires a pour moi un parfum d'enfance, et la promenade vers Montparnasse et la place Clichy me rappellent le fantôme de ma "Johnny-Jane". 

     

  • Chez Barbey - montage de photos personnelles

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    1009422-Jules_Am%C3%A9d%C3%A9e_Barbey_dAurevilly.jpgAmi lecteur, un autre montage de photos personnelles, sur une musique de Thelonious Monk, pour lequel je demande ton indulgence, sur Carteret, où  Barbey d'Aurevilly situe et écrit "Une Vieille Maîtresse", non loin de la lande de Lessay où chevauche toujours le fantôme du prêtre maudit de "l'Ensorcelée" et celui du chevalier Des Touches...

     

    image prise sur le site de l'encyclopédie Larouse

  • Petit hommage à Harold Ramis

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    Harold Ramis est mort, c'était l'auteur d'une des comédies les plus originales de ces trente dernières années, "Un Jour sans fin", avant il avait réalisé des "nudies" à la sauce années 70, après il se contenta de ronronner commercialement. Des "petits" films de genre peuvent s'avérer des joyaux, des "petits" artisans de séries B ou Z être soudain touchés par la grâce...

     

    Mais "Un Jour sans fin" est un chef d'oeuvre, méprisé en France, où l'on méprise les comédies dont le messâââge est plus fin que chez d'autres... 

  • Gauloiseries sans filtre ou les féministes sont-elles connes ?

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    Les gauloises auraient-elles été féministes ? Grave question. Ils semblent qu'elles n'avaient pas besoin de revendiquer leur féminisme car ayant une existence très indépendante des mâles, et une autorité importante sur les domaines ruraux dont elles étaient le plus souvent les administratrices. Cela leur permettait sûrement de supporter les gauloiseries de leurs maris gaulois réputés pour leur appétence aux plaisanteries viriles et à la bonne chère.

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    Des gauloiseries les commentateurs des JO de Sotchi (à vos souhaits) ont eu l'occasion d'en sortir de nombreuses, en particulier concernant le patinage artistique et les tenues des patineuses qui sont, il faut le dire à la décharge, si j'ose dire (uh, uh, uh) de Nelson Monfort et Philippe Candeloro les deux suspects de sexisme, vêtues souvent de paillettes et de jupettes ultra-courtes à la manière des « professionnelles » du patin, dans un autre genre, officiant en soirée vers Pigalle, entre autres. On me dira que ce n'est pas une raison pour manquer de galanterie...

     

    Ce n'est pas une raison non plus pour qu'une association féministe de bon ton où l'on règle son Oedipe en s'affirmant féministe (ces dames ne défileraient pas seins nus, tant mieux me dira-t-on lorsqu'on voit le physique de certaines d'entre elles, Dieu nous en préserve !), « Osez le féminisme », par la voix d'Anne-Cécile Mailfert en appelle au CSA pour quoi ? Les sermonner ?

     

    Leur faire un cours d'instruction civique ?

     

    Les enjoindre à s'en tenir à des considérations uniquement techniques sur le sport, ce qui sera à n'en pas douter passionnant ?

     

    Madame, mademoiselle ?, Mailfert prend les spectateurs pour des imbéciles incapables de faire la part des choses et demande de fait une censure toute aussi moralisatrice que celle que réclamaient les bonnes dames patronesses catholiques ou protestantes des ligues de vertus. Son discours reflète la même rigidité d'esprit, la même étroitesse d'esprit, la même absence d'ouverture face aux contradicteurs.

     

    Les plaisanteries gauloises n'ont jamais été très fines ni très élégantes, c'est justement pour cela qu'elles font rire, leurs auteurs le savent très bien, c'est même parfois le but, mettre les pieds dans le plat alors que des trous du cul pompeux croient se donner le genre stylé. Balancer une énormité un rien salace au milieu de ce genre d'assemblée de culs serrés est on ne peut plus jouissif. La gauloiserie n'a surtout pas à se parer de finesse, ce serait pire que tout.

     

    Ces blagues ont donc bien aussi un petit côté taquine-bourgeois qui ne me déplaît pas non plus, bien plus transgressif au fond que les spectacles audââcieux que les pontifiants de progrès progressiste vont voir au théââtre. Et finalement, l'agacement des grandes consciences, de gôche, comme la dame Mailfert ou d'autres face aux commentaires des deux duettistes du patin à glace reflète aussi au fond un certain mépris, ou mépris certain, de classe de la part de bourgeoises et bourgeois se prétendant bien élevés qui trouvent que vraiment ces gens du peuple sont mal éduqués ma chèèère.

     

    Maupassant, évoquant ces beaux messieurs et belles dames qui font la morale au peuple sur à peu près tout, cherchant à l'infantiliser afin de mieux protéger leurs intérêts collectifs était plus radical que je ne le suis, mais parfois on se prend cependant à rêver d'une telle libération des casse-pieds moralisateurs : il parlait « de noyer les belles dames catins avec les beaux messieurs coquins » tous plus hypocrites les uns que les autres car on attendrait vainement de leur part la même indignation vertueuse concernant la pauvreté endémique, la précarisation du salariat et le chômage de masse.

     

     

    Et les gauloiseries au fond ne sont qu'une manière certes un peu épicée, un peu corsée, de louer la beauté des -jolies- femmes sans qui ce monde serait bien terne, sans qui cette société ne serait que médiocre. On va encore dire que je tends la verge pour me faire battre, si j'ose dire, (oh, oh, oh) mais il n'est rien de plus amusant que de provoquer ces tenants d'un nouveau dogme parfaitement abscons, comme la lune. 

     

    image empruntée ici (blog sur l'abolition de la prostitution)

     

    Une citation de Viriginie Despentes en complément

    "Ce qui se joue, c’est pouvoir affirmer : nos enfants nous appartiennent. Entièrement. S’ils sont différents de ce  que nous attendions, nous avons le droit de les éliminer. C’est pourquoi les livres les inquiètent tant".

  • Les rues de Paris - montage de photos personnelles

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    Un petit montage photo d'un vidéaste novice mais enthousiaste...

    Toutes les photos sont de moi, à l'exception de celle montrant les escaliers der la Butte qui sont du site "titeparisienne"...

     

    En espérant votre indulgence... 

  • Le relèvement de la "bêtimmonde"... (l'abbé Timonde ?)

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     A propos de « La Mise au pas des écrivains ». L'impossible mission de l'abbé Bethléem au XXe siècle, par Jean-Yves Mollier chez Fayard

     

    l-abbe_beethlem_jean_yves_mollier_la_mise_au_pas_des_ecrivains_fayard_2014.jpgL'auteur ressuscite dans cette biographie la figure de l'abbé Bethléem, maurrassien, antisémite par germanophobie plus que par racisme, comme beaucoup de gens de son époque, qui dirigeait une ligue de moralité puissante au début du XXème siècle, selon lui ainsi qu'il l'explique dans son livre le plus connu, « Romans à lire et romans à proscrire », la « mauvaise » littérature et la « mauvaise » presse, en particulier les « illustrés » pour les jeunes, étaient à l'origine de la dégénérescence morale de la société de son temps. Cet ouvrage fut un « best seller » de la droite catholique à la gauche radicale.

     

    L'abbé remporte une victoire posthume, lui qui allait déchirer dans les kiosques les journaux de bande dessinée et les revues cochonnes de ces années là (maintenant un enfant de chœur voit dix fois pire sur Internet), il meurt en 1940, avec l'édiction en 1949 de « Loi du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse ».

     

    L'abbé fut également moqué par la plupart des écrivains catholiques, dont Mauriac, Bernanos et Léon Bloy, de par son absence totale de discernement en matière de talent littéraire. Il aimait la littérature « exemplaire », incitant les lecteurs à plus de moralité et de retenue, les livres « positivistes » montrant uniquement les qualités de la nature humaine. C'est toujours les mêmes questions : la littérature est-elle seulement un instrument devant faire passer un message ? A-t-elle une utilité sociale ? Elle fait peur également aux idéologues, dont l'abbé était, car elle incite à l'indépendance d'esprit, à la réflexion personnelle.

     

    Je trouve donc que l'Abbé Bethléem était surtout victime de quelques défauts finalement très modernes :

     

    Il confondait les conséquences ou les symptômes avec les causes, travers très contemporain, oubliant que ce sont les bases de la société libérale, qui nait au XIXème siècle qui privilégiait cette a-moralité intrinsèque qu'il pensait percevoir dans la littérature, société qui a besoin d'un individu sans aucun « surmoi » ni barrières morales afin d'entretenir sa dynamique interne. Et que les écrivains, qui bien souvent aiment parler des « marges », dans lesquelles ils écrivent parfois, n'y sont pour rien.

     

    Il faisait de sa foi chrétienne et catholique une idéologie avec un « cahier des charges » à tenir. que l'on pratique la charité, l'empathie, l'altérité ou pas. C'est toujours ainsi qu'elle est perçue par nombre de chrétiens et quelques ecclésiastiques, et aussi par les adversaires du catholicisme qui en font une religion de prescriptions obligatoires ce qu'il n'a jamais été. Bien entendu, ne tombons pas non plus dans l'excès inverse consistant à faire de cette foi un agglomérat de croyances que l'on choisit selon ses caprices, un syncrétisme « light », ou selon ce qui nous arrange. Les sacrements sont importants pour un catholique en le sens qu'ils sont une rencontre personnelle avec Dieu.

     

    Sa perception de la littérature est exactement la même que celle de toutes les dictatures du XXe siècle, toutes fondées sur des idéologies prétendant créer un « homme nouveau » remodelé, pour son bien bien entendu, même malgré lui, dans le sens d'un progrès moral ou social devant le mener vers le bonheur universel. C'est aussi la même que celles des dirigeants modernes, des institutions culturelles actuelles, dont les bibliothèques, qui au nom de cette fameuse émancipation des mœurs continuent avec les meilleurs intentions du monde à censurer par bêtise, inculture crasse et ignorance des auteurs qui leur semblent aller à contre sens de ce progrès selon eux inéluctables :

     

    Georges Bernanos, trop catholique, Kléber Haedens, laudateur de la bonne chère et chair, trop à droite, Roger Vailland, trop hédoniste, Céline, du fait de ses pamphlets antisémites, Marcel Aymé, trop à droite aussi, Georges Bataille, trop choquant, la plupart des classiques, trop poussiéreux, Jane Austen, n'évoque pas assez les droits des femmes, et d'autres comme le "Lolita" de Nabokov, perçu comme une apologie de la pédophilie, sont ainsi retirés progressivement des rayonnages des bibliothèques publiques et scolaires. C'est donc bien encore de la censure, pour favoriser cet avènement du bonheur insoutenable car imposé évoqué ci-dessus. Genet lui-même n'échappe pas à l'autodafé "light"...

     

    Trop provocateur encore et soupçonné de sympathies antisémites car pro-palestinien...

     

    Jean-Yves Mollier en fait un épouvantail de réactionnaire caricatural, faisant un parallèle chaussé de gros sabots, suivez mon regard, avec les manifestations contre le « mariage pour tous », soulignant que ces tenants de l'ordre moral bourgeois sont toujours puissants et que le danger du retour des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°), le risque d'un relèvement de la « bêtimmonde » (l'Abbé Timonde ?) viendrait surtout de ces milieux catholiques, 2% de pratiquants réguliers en France, qui souhaiteraient encore la mort de la démocratie et la fin de l'émancipation des mœurs tellement remarquable dans notre pays depuis « Soissantuite », en particulier chez les auteurs actuels tellement audââcieux, comme Christine Angot qui narre par le menu ses névroses sexuelles, Marie Darrieusecq qui évoque avec gourmandise son évidente coprophilie, et d'autres encore tous passionnants...

     

    Il oublie aussi que si certains livres, comme « Madame Bovary », l'histoire de quelques adultères, par exemple, ont été censurés dans certains quartiers, sans parler du « Mahomet » de Voltaire il y a quelques années, ou de « Et c'est ainsi qu'Allah est grand » de Vialatte, jamais réédité par « Presses Pocket », c'est aussi et surtout de par les exigences de populations « issues de la diversité » (TM°) infiniment plus « décomplexées » et pugnaces quant à la littérature et son enseignement que les « manifestants pour tous »...

     

    Ce n'est pas la "bêtimmonde" qui est toujours debout mais la sottise de la bourgeoisie matérialiste, sottise triomphante et parfaitement assumée.

     

    Couverture prise sur le site "operacritiques"

  • Stromaé Brel de hard-discount

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    Stroma%C3%AB_310.jpgJe le sais c'est très mal de dire du mal d'une icône, je n'aime pas du tout Brel auquel je préfère les textes et les musiques de Gainsbourg apparemment plus léger, plus cynique aussi, et plus futile mais plus élégant, je parle ici d'élégance morale ami lecteur.

     

    Ce n'est pas que je lui dénie son talent à Jacques De Bruxelles, je le reconnais mais Brel c'est un genre de poésie de « curé progressiste », ainsi que le surnommait Suzanne Gabriello, une de ses amantes, pour qui il a d'ailleurs écrit « Ne me quitte pas », réputé la scie amoureuse ultime, à laquelle je préfère pourtant tout l'album « Melody Nelson ».

     

    J'ai vraiment du mal avec l'écriture de Brel et ses mélodies hormis quelques chansons dont celle qui dit avec raison que « les bourgeois c'est comme les cochons plus ça devient vieux plus ça devient (c...on)», « Mathilde est revenue » ou sa chanson nostalgique, gaie et ironique sur la pluie tombant sur les grands boulevards à Paris.

     

    Stromaé (Maestro en « verlan »), a.k.a est belge, il chante un genre de « slam » - « rap » - « chanson réaliste » avec l'accent, on ne sait pas trop quoi, donc on le fait passer pour un genre de Brel « nouvelle vague ». C'est un rejeton de la bonne bourgeoisie belge, fût-elle « diverse » qui fait parler de lui dans la presse « pipeaule » du « plat pays » de temps en temps, notamment pour ses amourettes avec une « Miss » belge qui ne l'était pas, plate...

     

    Comme en plus il est métis, « issu de la diversité », c'est encore mieux même si il faut lui reconnaître cela, il n'en joue pas trop de sa « diversitude », rajoutant bien sûr à son personnage un zeste d’ambiguïté sexuelle qui plaira au « bobo » qui se croira pour un quart d'heure un peu l'homme du XXIème siècle, un type ou une femme drôlement con-cerné-e par la pauvreté, la mort, la méchanceté, et toute cette sorte de choses.

     

    Son « Fô-or-midable » on l'entend un peu trop partout, sur tous les tons, et comme c'est dans le vent de s'esbaudir, on s'esbaudit pour faire comme tout le monde car tout le monde aime et surtout ne pas sortir du troupeau, un peu comme pour « Zaz » (TM°) qui n'aurait même pas pu faire chanteuse de « goualante », car elle n'a pas non plus de personnalité.

     

    Stromaé chante le malheur, les pères absents, les types alcoolos un peu paumés, c'est tellement authentique trouvera le bon peuple qui aime bien la misère quand elle est enrobée d'un peu de sucre, car au fond Stromaé rajoute beaucoup de sucre, à un point que ça en est un rien indigeste. Le public pleure ainsi des larmes de crocodiles, car le malheur, la pauvreté, dans la vie, il s'en fout, il préfère qu'on la repeigne couleurs « chromo », qu'on la ripoline avec des bons sentiments.

     

    Il verse quelques larmichettes et puis il pense à autre chose, dont à lui d'abord et avant toutes choses.

     

    Comme ce qu'il chante est très noir, l'auditeur s'imagine ce que c'est adulte alors que ça l'est autant que l'imaginaire fantasmatique de n'importe quel ado mal dans sa peau, et tout aussi immature et narcissique qui s'imagine que ses petits tracas sont au centre du monde.

      

    Bien entendu, il combat des causes drôlement courageuses à notre époque comme le racisme, l'homophobie ou le sexisme ce qui lui vaut l'admiration de sa crémière et des éditorialistes des z-inrocks ébaubis par tant d'audace quant au choix des combats et du messââge. Des messages il y en a plein les journaux, et c'est plus efficace de s'adresser aux « P et T' pour les envoyer, il ne peut donc que sombrer dans la banalité, le « maestro », ça tombe bien la banalité, la société actuelle adore...

     

  • Deux ou trois madeleines mal élevées

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    Dédié aux éditions "Fleuve Noir", "Marabout Science Fiction", aux séries "B" et "Z" en général

     

    Deux voire trois "madeleines" de Proust personnelles "mal élevées", une couverture du frère d'Aslan pour "Fleuve Noir", et une affiche de film telle que j'en voyais en 2 par 3 quand j'allais à l'école primaire...

     

    Ami jeune à l'époque on découvrait le film seulement lorsqu'on le voyait au cinéma, ce qui décuplait le plaisir partagé avec d'autres de le regarder sur grand écran.

     

    Dans les années 70 on était aussi un peu plus permissifs sur les images que les jeunes pouvaient voir, ou moins étroits d'esprit...

     

    Après on s'étonne que j'ai eu le goût de la littérature dite de genre et du "bis"...

     

    Tous petits déjà certains avaient déjà vu tout Fellini, lu Proust et Bataille, et savaient que la chair est faible car ils avaient lu tous les livres, moi j'aimais déjà le "Genre", car bien souvent il en dit autant voire plus que des pensums qui ont le complexe du chef d'oeuvre. Les grandes personnes ne sont pas très raisonnables, elles oublient le plus souvent l'enfant qu'elles étaient dont elles font un motif pour livres d'images...

    scanners-film.jpgAslan, littérature, sociétéAslan, littérature, société


    Exposition Nos Cinémas de quartier par MAIRIEDEPARIS18

  • Nabila, Bruno-Roger Petit et Éric Brunet, des feuilles mortes ambitieuses

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    7641392198826.jpgJe le dis sans rancœur ni amertume, ce petit blog ayant son demi-millier de lecteurs chaque jour, mais force est de constater que sur Internet ceux qui sont lus, à grande échelle veux-je dire, sont à peu près les mêmes que dans la vie à quelques exceptions près, et ce pour les mêmes raisons : leur statut social, leur réseau, et par conséquent leur nom, leurs revenus, les avantages dont ils disposent, leur profession, le tout fascinant le consommateur-citoyen qui demeure dans sa grande majorité un « croquant », ou une « croquante » complexé par les puissants ou ceux qu'ils voient comme tels.

     

    Bref, on reste très petit bourgeois en France, très conformistes, quant à la méritocratie intellectuelle et culturelle, très normés, très standardisés, il convient également de faire partie du « bon » club, de la « bonne » association, de la « communauté » en pointe, d'avoir fait les études qu'il convient pour le domaine que l'on semble maîtriser, d'avoir les « bonnes » idées aussi...

     

    Les autodidactes, dont la culture naît en dehors des rails, fait peur, la liberté à la base de sa démarche aussi.

     

    La révérence à l'encontre de ces z-augures, toujours aussi effarante en France, est strictement la même qu'ailleurs, toujours à quelques exceptions près, même si certains internautes leurrés par le pseudo-anonymat du Réseau les injurient jusqu'à plus soif, croyant le faire impunément alors que finalement le système ne fait que leur donner une longueur de laisse un peu plus importante, leur offrant une « minute de la haine » comme nécessaire défouloir, ces injures étant en somme aussi une autre forme de reconnaissance de l'autorité des éditorialistes « habituels ».

     

    Alors certes, de temps en temps, il y a bien un blogueur dont le nom émerge de ci de là, mais à deux conditions, qu'il soit plus ou moins servile avec ses glorieux aînés, qu'il leur reconnaisse un droit d'aînesse et qu'il se courbe devant leur autorité. Et généralement le blogueur dont le nom émerge a déjà un réseau de relations embryonnaire et un statut social qui peut lui faire bénéficier d'une certaine indulgence des « grandes » consciences (1m65 environ à vue de nez pour Frédéric Haziza par exemple) à qui il peut servir également de repoussoir utile.

     

    Ce genre de blogueur, son foie et son cœur prenant trop de mauvaise graisse à fréquenter les salonnards et salonnardes, ou « salonasses », finit par sombrer dans une totale connivence avec les éditorialistes reconnus qui deviennent ses « amis », tu te rends compte ami lecteur ! Il est proche enfin des « grands » et reconnu à sa « juste » valeur après avoir connu le statut de génie méconnu -le plus souvent- à juste titre. Il oublie généralement alors ses opinions, fait de plus en plus de concessions, si ça se trouve il y gagnera de passer au moins une fois à la télévision ou à la radio où il prendra « l'emploi », comme au théâtre, qui lui est réservé. On espère toujours celui ou celle qui ne s'y laissera pas prendre mais c'est le plus souvent peine perdue.

     

    Finalement, Nabila et Loana, comme Bruno-Roger Petit, ou Éric Brunet, ou le journaliste du "Monde" sur le "selfie" en illustration, ont les mêmes ambitions de feuilles mortes, « être dans le vent ».

     

     

    Quand on invoque ces arguments face à leurs compromissions et leur hypocrisie, ces observateurs z-aiguisés de la vie politique tout comme leurs fans sur le Réseau, qui profitent parfois de « l'aura » des « signatures » proches d'eux, ont cru trouver la réponse suprême, une réponse de cloporte cela va sans dire : si on critique c'est qu'on est jaloux ! On préférera en rire...

     

    illustration prise ici

  • La démocratie ce chouette système

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     Ce matin en écoutant les conversations confondantes de banalité, de lieux communs, de préjugés d'un autre temps, des gamins, et gamines, virtuelles ou réelles, des cadres dynamiques attendant le train, fiers d'être taillables et corvéables constamment grâce à la technique moderne, et des VRP en veste orange, ou jaune, à queue de cheval et calvitie, 6949769.pngen regardant également les « selfies » d'abrutis posant devant des SDF sur les réseaux dits sociaux, en apprenant qu'Anders Breivik, finalement un produit logique de cette société libérale et spectaculaire et non un monstre asocial, se plaint de l'obsolescence de sa console de jeux (Breivik n'est qu'un gamin décérébré hyper-violent et narcissique qui est allé au bout de la logique de la société libérale-libertaire), je me suis dit que la démocratie était vraiment un chouette système politique, qui leur permet à tous de s'exprimer sans limites.

     

    Si tu me permets d'ouvrir une parenthèse, ami lecteur, je me suis demandé aussi de quoi se plaignait encore les adversaires de la morale traditionnelle, chrétienne, fort odieuse à leurs yeux ?

     

    Elle est quasiment complètement annihilée d'ores et déjà, les crétins sinistres et décomplexés sont légions, et n'ont plus aucun scrupules moraux, ni barrières, car il ne faut surtout pas émettre de jugements de valeurs sur leur comportement de boutures de miliciens sous peine de passer pour un nostalgique des fameuses « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°). « L'homme nouveau » que les idéologies globalisantes appelait de leurs vœux, la cause de pollutions nocturnes de nombreux dictateurs, il existe donc déjà en fait.

     

    Cet « homme nouveau » a une relation ambivalente avec la démocratie, il tient par dessus tout à faire entendre son opinion, en particulier sur Internet, même si il sait parfaitement que ce qu'il pense naît de ses frustrations, son goût pour la haine grégaire, sa jalousie, et paradoxalement vote de moins en moins considérant que « ça ne sert à rien », il ne va plus voter également par paresse car cela supposerait un effort de sa part, et surtout parce qu'il a la terreur absolue de perdre, s'il contredit ses maîtres, le peu de confort matériel dont il dispose encore.

     

    Il aime que le « tout économique » décide à sa place de ce qui est bon pour lui et il ne remet jamais véritablement en question les diktats imposés par les dirigeants du grand cirque spectaculaire grâce auquel il abrutit ce qui lui reste d'intelligence.

     

    Il abhorre du reste l'intelligence et la culture. Les deux, quand il croit les percevoir chez d'autres, lui rappellent cruellement combien il est soumis à des stupidités arbitraires sans nom, combien il est grégaire, conformiste et incapable d'un raisonnement personnel sain et construit, et ce jusqu'à la psychose, remâchant sa haine sans arrêt.

     

    democratie_560.jpgSous le prétexte d'un humanitarisme très vague, très « light », voire « équitable » ou « citoyen », il en viendra bientôt à brûler des livres ou des œuvres d'art qu'il juge contraires à son style de vie, qui tient de celui du cloporte, ou plutôt du bousier, à la différence qu'au lieu de pousser une boule d'excréments divers, il pousse un « caddie » (TM°) de supermarché, ce qui revient plus ou moins au même on me dira...,

     

    Ce qu'il veut c'est tout le monde ait les mêmes aspirations médiocres, les mêmes désirs abjects que lui. Il ne veut pas réfléchir, il demeure dans l'affectif frelaté et juste là pour justifier le darwinisme social éliminant les plus « faibles » dont il ne veut plus entendre parler.

     

    Des livres, des œuvres d'art sont retirées des bibliothèques, des musées sous prétexte de protéger les populations, ceux qui les tiennent se comportant comme les pompiers pyromanes de « Farenheit 451 » de Bradbury, jetant les livres ne convenant plus à l'époque en se réclamant d'une plus grande tolérance, accusant de tous les maux ceux pouvant les contredire :

     

    Georges Bernanos et Paul Claudel, ou François Mauriac, trop catholiques, Georges Bataille, trop charnel, Balthus, soupçonné de pédophilie, tout comme Henry de Montherlant, Drieu la Rochelle, Céline, Marcel Aymé et les « Hussards », trop de droite, Desproges, trop pessimiste sur la nature humaine et puis « il disait des choses terribles », les classiques, Racine, Corneille, Molière, "poussiéreux" que tout cela, et ainsi de suite « ad nauseam »...

     

    La photo des deux crétins du haut a été prise ici

    La photo du bas ici

  • Hommage à Aslan qui vient de mourir

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    Aslan vient de mourir, honorons son souvenir et profitons en pour nous payer la tête de Sartre...

    On sait maintenant pourquoi il louchait.

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  • De droite, ais-je besoin d'un certificat de « bonne vie et mœurs » politiques ?

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    Actuellement, les journalistes, éditorialistes et chroniqueurs dits de "droite", excepté peut-être Zemmour, croient tous nécessaires de donner aux arbitres des élégances politiques des gages de « bonne vie et mœurs », de non-fâchiismophilie, de non-soralophilie (Soral est non seulement d’extrême-droite mais il ne faut pas hésiter à dire qu'il mange les enfants), de non-dieudonnéphilie moeurs.jpg(ancienne icône « issue de la diversité » (TM°) passé du côté obscur, de non-marinelepenophilie, même depuis la « dédiabolisation » du FN qui ne trompe pas les « grands » esprits qui en voient toute la duplicité). Ces gages moraux sont les conditions nécessaires pour que les auteurs de droite, parfois catholiques, soient -peut-être, si elles y consentent dans leur grande générosité- écoutés par les grandes consciences consciencieuses et concernées de notre société tellement peu conflictuelle et passionnée de consensus.

     

    Pourtant, les français s'en fichent visiblement de plus en plus de l'arbitrage moral des grands esprits, chaussé de gros sabots de plus en plus voire de sandales orthopédiques, car un tiers d'entre eux avoue avoir les mêmes idées que celles défendues par le Front National, qui ne décrochera jamais le certificat mais servira toujours d'épouvantail utile, un peu comme le cancre est censé pousser les bons élèves dociles à travailler d'arrache-pied, les encourager « a contrario ». Avant il suffisait aux sondeurs de simplement citer le nom d'un parti mal vu pour que le sondé n'ose pas avouer qu'il allait voter pour ce parti...

     

    Le mauvais élève est un repoussoir utile, il suffit de le traiter de « plouc », de « franchouillard », de « poujadisme », ou même de fââchiiisme dés qu'il ouvre la bouche pour émettre un avis, rappeler des évidences, évoquer son histoire, pour le faire taire et que surtout personne n'écoute ce qu'il a à dire.

     

    Mais là il y a beaucoup trop de « mauvais » élèves, qui ne comprennent toujours pourquoi être français maintenant se réduit à un bout de plastique dans la poche et surtout à accorder des droits, sans contrepartie ni devoirs, à des personnes qui peuvent être le plus souvent d'origine étrangère, qui ont la possibilité de vivre selon des lois et des coutumes propres qui n'ont plus rien à voir avec celles de la République. Et, cerise sur le gâteau, les « mauvais élèves » estiment qu'ils sont bien trop souvent sanctionnés par des impôts qui servent surtout maintenant à assurer le parasitage du pouvoir par ceux-là même qui prétendent les représenter.

     

    Panneau-PVC-Serrez-droite-B23P.jpgCes « mauvais élèves » à n'en pas douter sont donc tous des racistes ou des « petits blancs » frustrés ? Des réacs lorsqu'ils défilent avec « la Manif pour tous » exprimant leurs inquiétudes -motivées- au sujet de lois sociétales édictées surtout par esprit de clientélisme électoral et non par souci de protéger les « minorités » ? Ces lois sont très hypocrites car il ne s'agit absolument pas de protéger les homosexuels de milieux précaires ou les mères célibataires défavorisées qui seront assez bonnes pour servir de ventres à louer ou acheter en cas de passage d'une loi sur la GPA ce qui arrivera à plus ou moins brève échéance ainsi qu'une loi sur l'euthanasie et l'institutionnalisation du darwinisme social le plus abject.

     

    Les « grandes » consciences de gôche sont généralement faut-il le rappeler les « idiots utiles » de la société consumériste spectaculaire qui a besoin d'un individu neutre, docile et polyvalent, coupé de toutes racines, de tout lien avec des idéaux, son histoire, pour subsister.

     

    Que répondent les z-augures habituels à cette montée incontestable des idées de droite, à ce retour du souverainisme (on ne peut pas encore vraiment parler de nationalisme) ?

     

    Comprennent-ils le ras le bol du peuple ? Des petites gens ? De ceux qui n'ont pas eu les mêmes chances matériellement parlant ni les réseaux ? Et qui en ont marre de l'absence totale de cohérence avec leurs idées affichées des « grandes » consciences

     

    En ayant écouté quelques uns d'entre eux aussi bien sur les chaines infos que l'inénarrable et "grande conscience" aussi, bronzée aux UV, qu'est Patrick Cohen, j'ai été effaré, c'est toujours le même refrain c'est « la fôtasarkozy » et à la droitisation, toute relative, de sa campagne présidentielle de 2012. Il n'y a aucune remise en cause du dogme communautariste, du masochisme mémoriel obligatoire au sujet de l'histoire de France, rien de tout cela.

     

    Le peuple, c'est bien connu, ne sait pas se poser de questions tout seul, le peuple a besoin de guide éclairés, de comiques « citoyens », et de rênes pour le tenir, de divertissement décérébré pour qu'il oublie sa précarisation, des rênes certes un peu lâches, pour le tenir dans le bon sens du progrès progressiste, et quand le peuple n'obéit pas, le peuple est soit un agrégat de racistes, de fââchiistes, soit amateur de populismes. Ou alors, plus simple il faut « changer de peuple » comme disait Brecht, ce qu'ont pris au pied de la lettre des fondations et « think tanks » comme « Terra Nova » pour qui le peuple est une « cause perdue ».

     

    Quant au fameux certificat de « bonne vie et mœurs politiques » je donnerai aux arbitres des élégances politiques le même conseil que Marcel Aymé donna au président lors de la proposition qui lui fut faite de recevoir la Légion d'Honneur, ils peuvent se le « carrer dans le train ».

     

    image du haut prise sur ce site

    image du bas empruntée

  • Ma parisianité

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    P1020179.JPGJe suis arrivé à Évreux en 1984 avec mes parents, après sept ans passés à Vernon. Dés cette époque, j'ai commis deux graves impairs, je ne suis pas devenu ami avec les rejetons et rejetonnes des adultes exerçant la même profession que mon père, ce qui est la règle en province, et particulièrement dans les petites villes complexées par les grandes comme Évreux, et pire encore je me suis lié avec les « réprouvés », les « mal vus », ceux dont les géniteur avaient mauvaise réputation pour diverses raisons, ce qui est très grave dans ma bonne ville d’Évreux entre autres atteintes importantes aux us et coutumes. Pourtant mon père étant pharmacien, j'aurais pu rester sur les rails, et prétendre à mon âge actuel à une bonne place au « Rotary » du coin ou au « Lyon's Club » .

     

    Autre impair gravissime, je n'ai jamais étalé l'argent de mon père et n'ai jamais essayé de profiter des réseaux de la bourgeoisie de province alors que là encore c'est la coutume, car ce sont les deux seules choses vraiment respectées ici, les « rurbains » ou les habitants de résidences « Monopoly » florissantes dans les « banlieues » de l'Eure, dont Evreux est le chef-lieu, cherchent à tout prix à se consoler de leurs complexes ou à les compenser en tentant d'obtenir un statut social qui leur assure la « bonne renommée » qui la seule garantie d'un vrai succès social selon eux.

     

    Cerise sur le gâteau, horreur, malheur, j'étais « de Paris » (Paris de toutes façons commençant à Evreux au panneau de sortie de la ville tiens-je à préciser), et je n'ai jamais renoncé à mon identité parisienne, non pas que j'en tire une gloire ou vanité, mais c'est mon identité, tout comme d'autres la situeront en d'autres lieux. Mes paysages de rêve sont des vallées d'immeubles, oû court la source souterraine du métro, la nuit si j'aime aussi regarder les étoiles, j'apprécie d'admirer la beauté de Paris-Pantruche, ma ville, la nuit. Et mon village d'enfance est une friche de béton...

     P1000883.JPG

    Il est pourtant des identités dont, en France, on n'a pas le droit de se réclamer, à moins d'être immédiatement conspués, injuriés, traînés dans la boue, méprisés selon des préjugés ou des lieux communs qui ont la vie dure, que ce soit pour les adultes, les adolescents ou enfants. Se dire de telle ou telle province, telle ou telle région, est bien perçu, cela donne un côté authentique, vrai, à la personne invoquant son origine, c'est un « vraigen », quelqu'un de vrai, de « simple », de proche des autres.

     

    Sans prétentions, quelqu'un de bien.

     

    Par contre, se dire parisien, être reconnu, et désigné à la vindicte provinciale, comme tel c'est risquer l’infamie en quelque sorte, être soupçonné de vanités diverses et variées, ou d'être un bourgeois si en plus on cumule en étant bien élevé et d'abord facile.

     

    Les parisiens sont forcément arrogants, vaniteux, imbus d'eux-mêmes, snobs, faussement cultivés, cyniques, et bien entendu ils sont tous hormosessuels ou presque, cela va sans dire, et, ou pervertis par la ville tentaculaire et tentatrice qu'est Paris. Notons que le provincial qui habite la capitale se met à singer les comportements de ce qu'il estime être la vraie « parisianité » (« parisianitude ») qu'il réduit finalement à la « bobolitude », ce qui n'est pas pareil.

     

    Voire même il n'y aurait plus de vrais parisiens...

     

    Le provincial « arrivé », qui croit enfin ses complexes résorbés, habitant Paris, curieusement sera en recherche d'une pseudo-authenticité de pacotille, d'exotisme de carte postale, fût-elle virtuelle. Il n'hésitera pas à risquer le ridicule en recommandant l'achat de fruits et légumes qu'il s'imagine originaux, car on mange les mêmes à New York, (New York fascinant le péquenot bobolisé), ainsi qu'on peut le lire dans le livre de « Bobo pride » de Thomas Legrand et Laure Watrin, sorti dernièrement.

     

    P1020170.JPGOn s'étonne (NB : enfin quand je dis « on s'étonne », non, car au fond rien n'a changé) qu'à l'ère d'Internet et du TGV de telles inepties surnagent encore dans l'inconscient collectif de ce pays qui voit sa campagne comme dans une pub pour du jambon en sachet. Mais que ce soit dans la -jolie- bouche de Scarlett Johanson, dans celles d'éducateurs pourtant intellectuellement formés, du moins en théorie, l'on entend ces phrases prononcées je pense depuis que Lutèce est devenue la capitale des Gaules. J'ai beau y être habitué, cela m'effare à chaque fois, tant d'étroitesse d'esprit :

     

     

    « Paris c'est beau, c'est bien à visiter, mais les parisiens sont trop stressés car c'est trop grand ! Les parisiens sont malpolis, ils ne disent jamais bonjour ! Ils bousculent dans la rue ou dans le métro etc et « ad nauseum »... »

     

    Les photos illustrant l'article sont de l'auteur (TM°)

  • Cassons tous les stéréotypes, les énarques caissiers à Monoprix

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  • Fuir à Vermilion Sands...

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    A propos du recueil "Vermilion Sands"' chez Tristram

    littérature,science-fiction,ballard,nostalgie,sud,ailleursVermilion Sands n'existe pas, du moins pas encore ou pas à ma connaissance, on ne sait même pas si c'est sur la planète Terre, cela pourrait tout aussi bien se situer sur un astre lointain. Près de Vermilion Sands, le voyageur peut aller prendre un verre à Red Beach, chasser à Lagoon West, sculpter les nuages à Coral D. Pour ma part, je le situe vers le Sud, mais pas le Sud géographique bien entendu, celui des rêves et de la nostalgie d'être humains moins soumis qui à l'argent, qui à des gadgets parfaitement inutiles, qui à la haine, qui à des théories parfaitement absconses car imposant un bonheur arbitraire sans demander leur avis à ceux à qui l'on souhaite l'imposer.

     

    C'est une station balnéaire à mi-chemin entre Saint Tropez, la Riviera, la Floride, Brighton, Hollywood et Portmeirion peuplée d'excentriques, d'artistes, de fous, de rêveurs et d'idéalistes déçus en recherche de solitude. Ballard la décrit et en raconte les histoires les plus marquantes dans un recueil de nouvelles paru en 1975 aux défuntes éditions Opta que tous les amateurs de Science Fiction connaissent bien et réédité en janvier 2013 chez Tristram.

     

    L'auteur y évoque des raies volantes, mélancoliques, des maisons vivantes, ou « psychotroniques » et littéralement hantées par les émotions de leurs anciens propriétaires, émotions dont elles gardent la mémoire, de poètes qui utilisent un « verséthiseur » IBM pour écrire leurs vers, de fleurs chantantes cultivées en serres, et qui réapprendront à écrire. Un milliardaire se fait construire un labyrinthe dont il est impossible de sortir, se perdant dans les architectures de toute l'histoire du monde ; des palais vénitiens, des temples bouddhistes, des châteaux de la Loire en réduction.

     

    Un couple en vue fait l'acquisition d'une sculpture dont les arceaux continuent de grandir tout en reproduisant des morceaux de musique comme joués par des orchetres symphoniques. Ballard y raconte les tourments d'un écrivain raté d'une ancienne couturière célèbre, d'une cantatrice qui vient se cacher à Vermilion Sands, mais de quoi ?

     

    Le lecteur ne sait pas comment fonctionne un verséthiseur, il ne sait pas vraiment comment se cultivent les fleurs chanteuses, il ignore comment l'on peut construire une sculpture qui se met à reproduire toute la musique humaine, en particulier les « romantiques » dont Grieg. On ne sait pas comment les hommes sont arrivés ici et par quel moyen de transport, et même si l'on parle de temps à autres d'astronefs, c'est l'air de rien.

     

    Et ce n'est absolument pas le plus important dans ces histoires de Vermilion Sands. Cette absence de précisions explicites, comme dans les romans et nouvelles de Philip K. Dick, est d'ailleurs parfaite car elle éloignera de Ballard les esprits obtus et fermés à ce qui est de la Science-Fiction poétique, dans la mouvance de Ray Bradbury en somme. C'est aussi de la Science-Fiction introspective qui interroge sur ce qui fait notre humanité en des temps aussi tristes et mornes que les nôtres qui l'haïssent.

     

    Dans le monde des nouvelles de Ballard, Vermilion Sands est tout d'abord un endroit à la mode où l'on se rend depuis une période qui semble une « parenthèse enchantée » de l'Humanité, « l'Intercalaire », pendant laquelle rien n'a été interdit et pendant laquelle les écrivains, les poètes, les musiciens n'ont jamais été aussi créatifs. Les vedettes, les hommes et femmes d'affaires, les héritiers et héritières finissent par s'en aller et laisser progressivement la place à des marginaux en quête d'un lieu où leur marginalité n'est pas un problème, leur marginalité naissant surtout de leur refus de la norme, de la standardisation des esprits. Et puis même eux devront partir, car l'humanité « nouvelle » sera beaucoup plus dure envers toute personne ayant des vélléités d'indépendance, envers l'art et les créateurs de formes et d'univers considérés comme fous...

     

     

    Je me sens chez moi à Vermilion Sands, et toi, ami lecteur, y viendrais tu ?

  • Est-il difficile de se passer d'un gadget ? - Journée sans portable 2014

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    « Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. »

     

    Extrait de « Le meilleur des mondes » Aldous Huxley 1932

     

    société, politique, portable, éteignez vos poçtablesAujourd'hui, 8 Février, c'est la journée sans téléphone dit portable, ce gadget parfaitement inutile que des millions d'individus utilisent de par le monde quotidiennement sans pour autant en avoir le moindre besoin réel. On faisait très bien sans ce « fil à la patte » omniprésente auparavant. Le « portable » envahit tout, parasite tout. Il m'arrive d'avoir envie que tout finisse comme dans un roman de Richard Bachman – Stephen King, « Cellular » et qu'un virus transforme complètement en zombies décérébrés les utilisateurs compulsifs de ce machin parfaitement superflu, y compris pour les cas d'urgence.

     

    Je dis bien « complètement » car la plupart des utilisateurs compulsifs de portables sont plus ou moins zombifiés, au moins intellectuellement. On en croise qui attendent en groupe avant même l'ouverture des magasins vendant de ces téléphones, avides d'innovations qui ne leur serviront strictement à rien.

     

    Tout est phagocyté par une logorrhée constante :

     

    Les conversations au restaurant, au cinéma, dans les salles de concert, dans les transports en commun : particulièrement dans le train, dans le car, le bus, le métro (même les conducteurs sont harnachés de leur kit « mains libres » sans lequel ils se sentent visiblement tout nus, et dans la rue où cela devient le moyen pour beaucoup de se donner une contenance (61% des adolescents selon un sondage qui date de quelques années font semblant d'avoir une conversation animée pour l'image sociale flatteuse qu'ils s'imaginent alors donner).

     

    Quand il n'a personne au téléphone, l'utilisateur compulsif visse ses écouteurs aux oreilles pour se couper malgré tout des autres personnes.

     

    Le téléphone dit « portable » est comme un gigantesque cordon ombilical virtuel permettant à l'individu d'être relié en permanence à son réseau d'amis, son réseau professionnel, sa famille, ses amours. Il n'est jamais vraiment tout seul, ne sait plus ce qu'est le silence ou l'introspection qu'il rejette violemment, étant tout entier pris dans le conformisme économique et matérialiste, soumis au diktat des marchés qui lui suggèrent par un matraquage constant pourtant peu subtil de renouveler l'achat d'un portable tous les trois mois.

     

    C'est un objet parfaitement infantilisant, flattant le narcissisme puéril de mise parmi les adultes et adulescents de notre temps à qui cela donne l'impression d'être le nombril de leur -petit- monde qui est bien loin de devenir un « village global » mais un agrégat informe d'individualités plus ou moins fantasmées, plus ou moins virtualisées incapables d'empathie avec qui ne leur ressemble pas, qui n'est pas dans « leur » réseau, « leur » communauté, « leur » cercle.

     

    Bien sûr, tout comme lorsque l'on interroge sur les mauvais conducteurs ou les personnes « addict » au tabac, le mauvais conducteur, la personne « accro » c'est toujours l'autre ! Ou alors, on expliquera combien la possession d'un portable dernier cri, avec toutes les applications afférentes, est indispensable du fait d'obligations professionnelles ou privées tellement fortes qu'elles poussent à l'addiction et au renouvellement du « portable » tous les trois mois. Ce n'est pas de sa faute s'il-elle est accro, mais c'est quelqu'un de tellement occupé, tellement sollicité ! J'ai toujours été surpris pour ma part de ces esclaves volontaires ravis que leur patron puisse les appeler à toute heure du jour et de la nuit...

     

    Et moi ? Me diras-tu ami lecteur...

     

    Moi, j'ai un portable tout pourri, selon les critères en vogue, il scandalise les jeunes que je croise, qui me sert, ô miracle de la technique, ô joie, à téléphoner et recevoir des appels. Bien souvent, je l'oublie sur mon bureau ou dans mon porte-documents. Un jour ou l'autre je pense j'écraserai à coups de talons un « smartfône » ou l'autre de l'imbécile en train de narrer par le menu ses vacances à la neige ou sa dernière carie, ou sa bonne fortune sexuelle plus ou moins rêvée, de la conne bavassant interminablement dans le vide face à moi dans le bus, du jeune cadre annonçant à tue-tête à son correspondant que hier il avait une mission à Londres tellement il est un type qui compte etc... et ad lib...

     

    image empruntée au site de France 3 Ile de France

     

    Ci-dessous, je ne suis pas fan absolu de Groland mais cette vidéo illustre parfaitement les choses

     


    Les portables par superchomeur

  • Puisqu'on vous le dit que la pollution ne provoque pas de dérèglements climatiques !

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    politique, société, météorologie, dérèglement, sottisePuisqu'on vous le dit, merde, que la pollution ne provoque pas de dérèglements climatiques !

    Sources des images : site de Ouest France et de Europe 1

    politique, société, météorologie, dérèglement, sottisepolitique, société, météorologie, dérèglement, sottise

  • Publication de mon journal de Jérusalem

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    jerusalem.jpgA ce lien, sur le site de "The Book editions", ami lecteur patient et indulgent, tu trouveras la possibilité de commander mon journal de Jérusalem...

    Si le cœur t'en dit bien sûr.

    A mon tour d'être critiqué et de passer au grill des lecteurs avisés...

     

  • Un homme enfin globalisé

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    78344941_o.jpgCe que l'on peut considérer comme paradoxal dans les « Manifs pour tous », comme celle de dimanche, c'est que la plupart de leurs participants voteront aux prochaines européennes et aux municipales pour des politiques libéraux qui sont partisans sans scrupules ni questionnement superflu, à leurs yeux, du darwinisme social, de la marchandisation du corps, de l’annihilation pure et simple des liens traditionnels, de la désagrégation à leurs yeux indispensable de tout ce qui gêne « les marchés » et entrave l'apparition de l'utopie libérale, du rêve humide de Milton Friedmann, la cause des dernières pollutions nocturnes de Jacques Attali ou Alain Minc avant l'andropause.

     

    Au bout du compte la gauche sociétale actuellement au pouvoir, du moins ce qu'il en reste, et la droite, ont donc la même vision de l'avenir.

     

    Finalement ce qui domine depuis quelques années dans la plupart des considérations théoriques que l'on peut lire sur l'humanité et l'humain, c'est leur quasi-universelle détestation, jusqu'à réclamer l'avènement d'une société post-humaine voire trans-humaine et donc « libérée » des sentiments, de l'art, de la création, de l'individualité, et partant de là de la liberté. Il faut dire que dans la logique d'une société de production de masse, il faut disposer de consommateurs dociles, soumis, en échange d'un confort matériel, et intellectuel, minimal, ce qui implique de priver chaque personne de son libre arbitre et de sa capacité à réfléchir....

     

    ...Un homme fonctionnel en somme.

     

    Ils ne sont pas loins d'y réussir. Docilement, jeunes et vieux achètent ce qu'on leur dit d'acheter, regardent ce qu'on leur impose de regarder, ne se posent aucune question, ne remettent strictement rien en cause, se défoulant à l'occasion de quelque « quarte d'heure de la haine ». Ne reste plus qu'à espérer qu'un de ces êtres dans une centaine d'années trouve un livre ou un film de notre époque et que cela le pousse à faire preuve d'indépendance, à expérimenter la liberté par lui-même.

     

    Et cela part aussi d'un bon sentiment de la part de ceux qui nous gouvernent vraiment, à savoir les dirigeants du système économique et financier, et non les fantoches comme Hollande ou Sarkozy. Selon eux, un individu normé, standardisé, quasiment indifférencié, un « être humain nouveau » naissant en somme « ex nihilo » selon leurs désirs, cet être humain là sera en plus grande sécurité que les précédents. Bien sûr, ce genre de sécurité est celle de la bête de somme dans son étable, nourrie à heure fixe, et destinée à l'abattoir quand elle n'est plus « socialement utile », le pire étant que cela se fera avec son assentiment joyeux et irréfléchi, « pour ne pas être une charge » de la société.

     

    Après avoir détruit les valeurs qui reliaient l'individu à son pays, à une histoire, à une lignée, après avoir explosé la famille et les liens familiaux, et en avoir fait des survivances diaboliques, réactionnaires, il est temps de s'attaquer aux différenciations les plus marquées, et donc aux différenciations sexuelles, différenciations qui mènent la plupart des rapports entre hommes et femmes, de manière à la fois délicieuses et parfois cruelles, pouvant paraître futiles pour l'intérêt du grand nombre et donc indispensables. Là encore, ceux qui nous gouvernent vraiment ne peuvent pas comprendre, car ils mesurent la vie quantitativement et seulement quantitativement.

     

    Ce genre d’obsession de la sécurité que l'on retrouve partout, de l'encadrement de la personne quelle que soit son activité, est le propre des systèmes totalitaires, tout comme la volonté de « remodeler » l'homme en laboratoire, ou de prôner le plus abject eugénisme social, le tout pour le bien commun, évidemment. Ils sont certainement persuadés du bien-fondé de leurs desiderata absurdes, de ce « bonheur insoutenable » qu'ils sont prêts à imposer à leurs semblables tout en se ménageant étrangement une autorité de « guides » dans ce nouveau monde de bonheur parfait où l'humanité se réduira à un peuple de marionnettes.

     

     

    La plupart des idéologies dites globalisantes, quelles que soient les bonnes intentions de leurs adeptes, ont toujours eu en tête depuis qu'elles existent de transformer l'être humain selon leurs vues sur le bonheur, un bonheur qu'elles ne conçoivent que d'après leurs idées, confondant la nécessaire transformation du monde ou de la société à laquelle l'humanité a tout à gagner avec celle de la nature humaine. La nature humaine est imparfaite, pleine de failles, de faiblesses insignes, mais c'est cette imperfection ontologique qui la rend si précieuse...

     

    Image : couverture de la version années 70 de l'édition "J'ai Lu" de "Un bonheur insoutenable" d'Ira Levin 

     

    En illustration vidéo ci-dessous un petit plaisir "bis" coupable, le générique de la saison 5 de "Fringe" qui montre que le "genre" en dit plus long sur n'importe quoi que bien des pensums (Non, pas cet article ami lecteur...)

  • Tristes miroirs aux alouettes

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     Je te préviens tout de suite lecteur indulgent et patient, ou déjà exaspéré, je vais faire comme d'habitude, n'en faire qu'à ma tête, à savoir surtout évoquer ce qui plaît chez cet écrivain et que l'on retrouve dans le bouquin qui m'a donné envie d'écrire ce petit billet, et en tirer des conclusions parfaitement subjectives. C'est le propre de la littérature me diras-tu, d'apprendre à construire sa propre subjectivité. Cela dit, je tiens à préciser qu'elle est très éloignée de moi l'idée de me prendre pour un écrivain, voire même pour un littérateur.

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    Bukovski a écrit un livre sorti en 1990, « Hollywood », réédité aux « cahiers rouges » par Grasset, sur le tournage de « Barfly » avec Mickey Rourke et Faye Dunaway, grand film malade réalisé par Barbet Schroeder, un des rares films du premier, Rourke, qui surnage encore dans sa filmographie. Le film raconte l'errance d'Henry Chinaski, l'alter-ego littéraire de l'écrivain. Son œuvre montre également que la littérature américaine, beaucoup mieux que la française, a su évoquer les tribulations de « losers », parfois magnifiques, ainsi dans les romans de genre de Chandler ou Hammett, de personnages en marge. En France, l'on s'attache surtout au pathétique, ou à faire de ces « losers » des archétypes utiles pour une démonstration politique. Il n'y a guère qu'Antoine Blondin et quelques autres pour savoir en parler, dont Manchette ou ADG pour des livres qui ont plus mauvais genre.

     

    Dans « Hollywood » il fait plus que se contenter de l'habituelle démystification de l'industrie du divertissement qui devient un lieu commun à force d'être utilisée comme ficelle de nombreux livres qui sont la plupart du temps des ragots et commérages de concierges du « show biz » déçus de n'avoir pas été reconnus à leur « juste » valeur ou tout simplement aigris, et paradoxalement fascinés par ce qu'ils prétendent railler. « Buk » sait bien que la plupart de ses vaniteux, de ses égocentriques sont tout simplement comme lui des êtres humains souvent pitoyables, parfois grandioses, qu'une fois cela admis, le « miroir aux alouettes » des hauteurs de Burbank n'impressionne plus vraiment.

     

    C'était un « vieux dégueulasse », un alcoolo de première qui sur le plateau d' « Apostrophes », applaudi par les techniciens, ridiculisa définitivement Cavanna -Paix à ses cendres !- dans son rôle habituel de papy anarchiste en charentaises. C'était une manière de « travail du négatif » de se « griller » définitivement auprès des arbitres des élégances littéraires et des critiques « trou-du-cul pompeux ». D'un certain point de vue, de qui faut-il se faire bien voir ? Des paumés, des exclus, des ostracisés, des laissés pour compte ou du troupeau repu satisfait de son esclavage ?

     

    A sa décharge, tu conviendras, ami lecteur que le mélange « muscadet-projecteurs » fait mal aux cheveux….

     

    (toujours éviter les « mélanges », toujours alterner avec du « rince cochons »...)

     

    Et il avait l'habitude du mépris étroit des bourgeois, des ilotes, le subissant depuis son enfance. Sous la coupe d'un père brutal, il souffrait également d'acné chronique à tel point qu'il a dû être hospitalisé plusieurs mois d'affilée. Les bonnes dames bourgeoises qui parfois se piquent de charité ne pouvaient pas le regarder en face, ne supportant que des pauvres qui aient bon genre, ce qui n'a guère changé. Il a alors très vite fait le tri entre les grandes personnes pour qui son acné était un problème pour l'aimer et les autres, beaucoup plus rares. Il écrivait déjà avant et a continué ensuite, noircissant chaque jour des pages entières des nuits entières, oubliant son métier de facteur, le tri postal, la pauvreté et la bassesse d'un monde incapable d'aider les plus pauvres, les plus blessés avec l'aide des mots, et quand ça ne suffisait pas, de l'alcool. Il a été reconnu alors qu'il atteignait la cinquantaine, voilà qui laissé de l'espoir à de nombreux génies méconnus d'internet et d'ailleurs !

     

    Bukovski est maintenant « l'oncle de l'enfer » de nombreux apprentis écrivains et auteurs confirmés, beaucoup de petits garçons finalement très sages parmi eux, qui auraient bien aimé avoir la liberté de ton et de comportement de « Buk » et son succès auprès des femmes car le bougre les collectionnait, avec tendresse, indulgence et patience, souffrant de violents chagrins d'amour lorsqu'elles le quittaient, retrouvant dans la journée une dulcinée convenable. Ces jeunes gens bien élevés mousse et pampre rêvent de se conduire de manière aussi cavalière avec les dames et de boire sec, comme des hommes, des vrais, et n'ont pas vraiment lu profondément ses livres et chroniques.

     

    ci-dessous la bande-annonce de "Barfly" de Barbet Schroeder

  • En attendant les municipales , (entre autres), à Evreux...

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    201309175237b9d4c2fa4-0-599368.jpgAux municipales se profilent à n'en pas douter des combats de titans dans la plupart des villes de France, en particulier en province, de la polémique politique de haute volée. Et finalement l'on s'aperçoit que les provinciaux de 2014 sont les mêmes que ceux décrits par Simenon ou Maupassanyt, nonobstant quelques gadgets électroniques en plus. Ainsi à Evreux, ma bonne ville d'Evreux que j'aime tant, où l'on constate que même à un niveau microcosmique, voire microscopique, les grotesques et les hypocrisies, l'endogamie endémique, sont exactement les mêmes qu'au niveau national et où ici comme ailleurs l'on ne reconnaît que deux choses :

     

    L'argent, le statut qu'il implique dont la possession d'une grosse voiture et d'une belle maison, et les réseaux liés au pouvoir, que ce soit à gauche comme à droite voire la droite catholique (à la messe dominicale, l'on se salue sur le parvis selon la préséance au Rotary par exemple).

     

    Et bien entendu, tout corps étranger à Evreux qui y arrive le reste à vie...

     

    A lui de montrer sa « bonne volonté » en étalant son pognon et son réseau et là peut-être qu'un jour il peut espérer être admis à être considéré comme étant ébroïcien ! Bien sûr dans le cas contraire, qu'il ne s'attend pas au tapis rouge !

     

    Personne n'y trouve à redire au fond. Les pseudo-dynasties de notables du coin, voire de notablets en somme, se succèdent, accordant leurs faveurs à leurs protégés qui au conseil général de l'Eure parfois pour des missions que tout le monde reconnaît comme parfaitement bidons, mais ça n'a pas d'importance, on fait mine d'y croire, qui dans les municipalités environnantes ou au centre où la méritocratie républicaine est un très lointain souvenir ainsi que dans de nombreux autres lieux il est vrai, ce qui n'excuse rien...

     

    Bien sûr au bas de l'échelle, et quel que soit le parti, à l'exception de quelques personnes sincères, hommes et femmes de bonne volonté, dont à gauche mon ami Gérard Silighini, l'on trouve les naïfs habituels, les candides qui se font exploiter jusqu'à la moèlle et l'indécence par les appareils locaux qui n'ont aucun scrupule ni remords à le faire, les pauvres cocus qui l'ignorent et continueront à l'ignorer je suppose, hélas.

     

    Au PS, les « tracteurs » et « metteurs dans les boîtes » sont toujours les mêmes personnes, il y a le/a confident/e du/de la roitelet-te local/e qui dirige les opérations, faisant mine de participer à l'effort collectif en déposant deux ou trois papelards dans un hall d'immeuble, et ceux qui obéisssent et font le reste, en l'occurrence deux personnes pourtant lourdement handicapées, un homme et une femme, qui croient y trouver une légitimité n'en croyant pas leurs yeux et leurs oreilles déjà que les confidents des grands personnages du coin aient la gentillesse insigne, on se rend à peine compte de leur générosité !, de s'adresser à eux.

    Qu'ils n'espèrent pas un poste quelconque ou une aide à l'embauche, ceux-ci sont réservés à la progéniture des confidents et des édiles locales : tel fiston aime les BD, il s'occupera de ça à la Médiathèque, tel autre va beaucoup au cinéma, il gère les dévédés et ainsi de suite ; c'est une hiérarchie que tout le monde admet sans jamais la reconnaître vraiment mais qui existe bel et bien.

     

    Il y a déjà six candidats en lice pour la mairie d'Evreux, des titans rappelons-le, préfecture de l'Eure souffrant de plusieurs complexes d'infériorité du fait de la proximité de trois métropoles régionales d'importance : Rouen, Paris et Caen, et il faut bien dire qu'il ne s'est jamais passé grand chose d'historiquement passionnant à Evreux, si l'on excepte une ou deux aristocrates qui y mettaient les pieds une fois de temps en temps pour se reposer du tumulte de la vie parisienne, aristos qui ont encore le droit à leurs noms de rues ce qui est là encore paradoxal dans une ville où chaque candidat déclaré s'affirme partisan de l'égalité, la fraternité, toussa....

     

    On a donc un coquelet national de l'UMP, Bruno Lemaire qui tente de rééditer l'exemple de Jean-Louis Debré (se faire élire chez les ploucs en attendant mieux au niveau du pays, par exemple un maroquin en 2017), et son adjoint local et caution ; Guy Lefranc, qui se tape la corvée des marchés à la place du chef, un rebelle de l'UMP, Jean-Pierre Nicolas, qui semble persuadé que porter des pantalons de couleur vive donne du charisme à qui en a peu, le maire sortant, Michel Champredon , notre Bertand Delanoé à nous, qui rêve d'une SMAC pour marquer de son empreinte son mandat, qui a lui aussi autant de charisme qu'un mormon dépressif atteint de paralysie faciale.

     

    Il y a aussi Rachid Mammeri dont on espère qu'il n'est pas seulement un alibi « issu de la diversité » pour rassembler le vote des « quartiers » d'Evreux, la Madeleine et Nétreville au premier tour, des « citoyens » qui proposent « d'oser la citoyenneté » menés par François Bouillon qui va encore le boire, et la liste de Thierry Desfrenes qui nous popose d'être vraiment à gauche, sans oublier Emmanuel Camoin pour le Front National lui aussi des plus charismatiques...

     

     

    La plupart tout comme leurs partisans se fichent bien au fond de ce qu'il pourrait apporter localement à la politique. Non, il s'agit de parachever un cursus logique en province où l'appartenance à telle ou telle catégorie sociale, dynastie départementale, et j'en passe implique d'accéder à un mandat politique pour asseoir son statut et celui de sa famille, maintenir sa bonne réputation, ce qui est fondamental à Evreux où le ragot insane et putride est roi.

     

    image tractage sur le marché d'Evreux, "paris normandie" du 17/09/2013

  • "homophiles", "homophobes" et hypocrites

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    Dans la rue, un sondeur, se posant lui-même visiblement des questions sur lui, armé d'un papier et d'un stylo me demande hier « ce que je pense de l'homosexualité », je suis un instant interloqué car je n'ai pas à penser quoi que ce soit, cela regarde la conscience de la personne, ce n'est même pas une question. Et j'ai songé également que l'on ne parle que rarement de la réalité de l'homosexualité en France en 2014, de l'envers du décor loin des hypocrisies et des déclarations d'intention grandiloquentes...

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    On n'évoque que rarement ce qu'il y a caché derrière la trame de l'image flatteuse que l'individu moderne se fait de l'homosexualité en France à notre époque. Un de mes proches m'évoqua ce qu'il vivait quand il travaillait au pied de la « Butte » Montmartre près du quartier des cabarets et des rues dédiées le soir venu aux activités péripatéticiennes pour tous les goûts. Il accueillait le matin des travestis qui venaient chercher leur piqûre d'hormones afin de rester le plus féminins-es possible pendant leurs activités, vivant le plus souvent de la prostitution car ne pouvant vivre que de cela le plus souvent. La plupart, selon ses dires, était d'une tristesse à fendre les pierres, déprimés, las, sans espoir, isolés, coupés de tout et de tous.

     

    Dans les seringues qui leurs étaient destinées on lui demandait de mettre une dose d'hormones moindre afin de les obliger à revenir, car c'était aussi une clientèle « captive » consommant également beaucoup d'anxyolithiques, bref une bonne affaire, y compris pour les assurances sociales. Certain-es choisissaient avant l'heure de rejoindre un monde qu'ils espéraient meilleurs.

     

    Déjà à cette époque, les rares personnes que l'on trouvait sur le terrain chaque soir, chaque nuit avec ces « damné-es » de la terre ce n'était pas du tout les beaux esprits, les « grandes » consciences ou les belles âmes mais des catholiques, ces affreux catholiques bien évidemment déjà qualifiés d'homophobes, et/ou réactionnaires, avec des associations aidant concrètement ces précaires parmi les précaires dont « Aux Captifs la libération ».

     

    Les « manifs pour tous », où l'on trouve une majorité de catholiques, dont celle d'aujourd'hui, sont la plupart du temps réduites à des manifestations anti-homos, même clairement homophobes, mais finalement, lorsque les « grandes » consciences évoquent l'homosexualité, elles l'évoquent surtout dans un certain milieu privilégié, endogame, limité à quelques quartiers où l'on trouve des CSP ++ en nombre des grandes villes de France, voire quelques pâtés de maisons, mais ne se soucient pas vraiment des homosexuels vivant en milieu matériellement précaires ou moins progressistes de progrès, « issus de la diversité » (TM°), tout comme des « transgenres » sans le sou ou des « bis » fauchés.

     

    La plupart du temps on peut même dire qu'ils n'en ont rien à foutre.

     

    Les homos qui s'habillent en femmes, voire en « drag queens », qui animent des soirées à Paris ou ailleurs, c'est teeellement sympa (« ces « gesns-là » ont tellement le sens de la fête tu trouves pas ? »), les homos sont réputés être teeellement sensibles et fins, et doués d'un donc pour écouter les autres (« Jean-Luc, il est homo mais il est drôlement sympââ, je peux tout lui dire ! Il a un sens de l'écoute formidable ! »), mais au fond ils ne sont définis que par cela, leur orientation sexuelle, et non comme personnes à part entière, droit qu'on leur dénie au fond.

     

    On ne leur reconnaît que le droit d'être des archétypes utiles et de jouer ce rôle. Et bien entendu on ne voit pas le problème qu'il y a à les ostraciser quand ils vieillissent et qu'ils sont d'un physique moins attrayants et moins dynamiques pour animer les fêtes...

     

    Ce sont finalement des « homos de service » alibis d'une société qui se donnent l'apparence de la tolérance et du progrès , tout comme la compulsion à citer des écrivains notoirement homosexuels pour se donner le genre ouvert d'esprit, écrivains qu'ils ne lisent pas, Oscar Wilde, Marcel Proust, Jean Genet, alors qu'elle est juste un petit peu plus hypocrite qu'avant sur le sujet. Étrangement, il n'est jamais question d'André Gide, les beaux esprits ayant peut-être peur de « l'acte gratuit » je ne sais pas ? Et je doute que Wilde et Proust aient compris que leurs créations littéraires soient réduits à du militantisme homosexuel.

     

    Et bien sûr, il est parfaitement stupide de définir la valeur littéraire d'un auteur par ses penchants et goûts sexuels.

     

    Quand les « grandes consciences » défendent les droits des homosexuels à se marier, ou avoir des enfants, elles les défendent finalement pour un tout petit milieu proche d'elles et non pour tous les homosexuels. Elles défendent les droits de leurs copains tellement sympââs, mais pas du tout des homos de « cités », maltraités dans leur milieu, de province, subissant toute leur vie la rumeur publique la plus putride (certains homosexuels se spécialisant d'ailleurs, pour se faire une place ?, dans le ragot ou le colportage de ragots), ou tout simplement socialement moins favorisés. Et soignent leur image, ce qui dans notre société d'apparences est fondamental il est vrai...

     

     image prise sur "slate.fr"