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Stromaé Brel de hard-discount

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Stroma%C3%AB_310.jpgJe le sais c'est très mal de dire du mal d'une icône, je n'aime pas du tout Brel auquel je préfère les textes et les musiques de Gainsbourg apparemment plus léger, plus cynique aussi, et plus futile mais plus élégant, je parle ici d'élégance morale ami lecteur.

 

Ce n'est pas que je lui dénie son talent à Jacques De Bruxelles, je le reconnais mais Brel c'est un genre de poésie de « curé progressiste », ainsi que le surnommait Suzanne Gabriello, une de ses amantes, pour qui il a d'ailleurs écrit « Ne me quitte pas », réputé la scie amoureuse ultime, à laquelle je préfère pourtant tout l'album « Melody Nelson ».

 

J'ai vraiment du mal avec l'écriture de Brel et ses mélodies hormis quelques chansons dont celle qui dit avec raison que « les bourgeois c'est comme les cochons plus ça devient vieux plus ça devient (c...on)», « Mathilde est revenue » ou sa chanson nostalgique, gaie et ironique sur la pluie tombant sur les grands boulevards à Paris.

 

Stromaé (Maestro en « verlan »), a.k.a est belge, il chante un genre de « slam » - « rap » - « chanson réaliste » avec l'accent, on ne sait pas trop quoi, donc on le fait passer pour un genre de Brel « nouvelle vague ». C'est un rejeton de la bonne bourgeoisie belge, fût-elle « diverse » qui fait parler de lui dans la presse « pipeaule » du « plat pays » de temps en temps, notamment pour ses amourettes avec une « Miss » belge qui ne l'était pas, plate...

 

Comme en plus il est métis, « issu de la diversité », c'est encore mieux même si il faut lui reconnaître cela, il n'en joue pas trop de sa « diversitude », rajoutant bien sûr à son personnage un zeste d’ambiguïté sexuelle qui plaira au « bobo » qui se croira pour un quart d'heure un peu l'homme du XXIème siècle, un type ou une femme drôlement con-cerné-e par la pauvreté, la mort, la méchanceté, et toute cette sorte de choses.

 

Son « Fô-or-midable » on l'entend un peu trop partout, sur tous les tons, et comme c'est dans le vent de s'esbaudir, on s'esbaudit pour faire comme tout le monde car tout le monde aime et surtout ne pas sortir du troupeau, un peu comme pour « Zaz » (TM°) qui n'aurait même pas pu faire chanteuse de « goualante », car elle n'a pas non plus de personnalité.

 

Stromaé chante le malheur, les pères absents, les types alcoolos un peu paumés, c'est tellement authentique trouvera le bon peuple qui aime bien la misère quand elle est enrobée d'un peu de sucre, car au fond Stromaé rajoute beaucoup de sucre, à un point que ça en est un rien indigeste. Le public pleure ainsi des larmes de crocodiles, car le malheur, la pauvreté, dans la vie, il s'en fout, il préfère qu'on la repeigne couleurs « chromo », qu'on la ripoline avec des bons sentiments.

 

Il verse quelques larmichettes et puis il pense à autre chose, dont à lui d'abord et avant toutes choses.

 

Comme ce qu'il chante est très noir, l'auditeur s'imagine ce que c'est adulte alors que ça l'est autant que l'imaginaire fantasmatique de n'importe quel ado mal dans sa peau, et tout aussi immature et narcissique qui s'imagine que ses petits tracas sont au centre du monde.

  

Bien entendu, il combat des causes drôlement courageuses à notre époque comme le racisme, l'homophobie ou le sexisme ce qui lui vaut l'admiration de sa crémière et des éditorialistes des z-inrocks ébaubis par tant d'audace quant au choix des combats et du messââge. Des messages il y en a plein les journaux, et c'est plus efficace de s'adresser aux « P et T' pour les envoyer, il ne peut donc que sombrer dans la banalité, le « maestro », ça tombe bien la banalité, la société actuelle adore...

 

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