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  • Pour que les catholiques sortent la tête du sable

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     La foi catholique est sans cesse défigurée dans notre monde...

    3453095_5_25ef_des-jeunes-catholiques-assistent-a-l-ouverture_31f49f9a054fae1ed122a206451d64ad.jpg Certes, ami lecteur, ce sont les catholiques eux-mêmes qui bien souvent caricaturent leur foi en offrant un spectacle lamentable qui n'est pas toujours vraiment en cohérence avec les valeurs de l'Évangile. C'est également normal, le catholicisme n'est pas une religion des « parfaits », elle tire son essence de l'Incarnation et donc de l'humanité du Christ qui le dit lui-même à ses apôtres ; s'ils avaient une foi aussi grosse qu'un grain de moutarde, ils demanderaient à un arbre de se déraciner tout seul et d'aller dans la mer, celui-ci le ferait. L'image est parlante...

     

    Bien que le catholicisme ne soit pas cette religion de « parfaits » on leur oppose sans cesse leur supposée prétention à croire l'être plus que les autres, leur supposée vanité de détenir la vérité, alors qu'ontolongiquement un catholique sait qu'il est faillible et marqué par une humaine nature humaine généralement lamentable. Je suis assez curieux d'une chose d'ailleurs, l'on oppose sans cesse aux croyants qu'ils n'ont pas une vérité, que chaque personne aurait sa « vérité », soit mais alors comment définir un Bien et un Mal, une morale, et une loi communs si il n'y a aucune vérité ? Je trouve ici parfaitement logique les auteurs comme Gide qui en ont tiré les conclusions logiques.

     

    Et je ne parle même pas des grands rassemblement sur-affectifs et festivistes très démonstratifs qui font du bien à celles et ceux qui y participent mais ne débouchent pas sur grand chose d'autres ensuite dans la société, d'aucuns parmi les chrétiens préférant répandre des litres de guimauve que de communiquer le contenu beaucoup plus explosif de leur foi. Ces chrétiens tout gentils, tout sympas, qui ne veulent pas faire trop de bruit devraient se rappeler que le Christ est mort sur une Croix et qu'il l'a annoncé lui-même, il « apporte le glaive », et pas cette fausse concorde basée la pseudo-gentillesse teintée d'une sensiblerie dégoûtante que l'on voit à l'œuvre aussi bien à la télévision que dans la vie quotidienne.

     

    Bien entendu, cela ne justifie en rien toutes les faiblesses et manquements à l'altérité dont font preuve les catholiques et doit aussi les encourager à atteindre au moins un petit peu plus l'idéal évangélique, ce qu'ils s'efforcent de faire depuis un peu plus de 2000 ans non sans maladresses, et non sans grandeur non plus. Cette grandeur, ce que le catholicisme a apporté à l'Europe est sans cesse nié, rejeté, conchié jusqu'à la lie, réduisant par exemple le mouvement de foi qui a engendré la construction des cathédrales à la manifestation d'un travail forcé demandé aux foules, réduisant la beauté de ces églises à la manifestation d'un pouvoir arbitraire et absolu, un pouvoir religieux pour qui tout n'était pas relatif, qui -ô scandale !- parlait de vérité et de morale.

     

    Et évidemment, ces carences des croyants dans leur foi ne justifient en rien non plus la perception totalement caricaturée de celle-ci dans notre société, ce qui témoigne d'une ignorance crasse, d'une inculture religieuse certaine et d'une absence totale d'empathie pour qui ne se soumet pas totalement aux diktats de la pensée moderne qui va, c'est bien connu, un peu plus chaque jour non pas dans le mur mais dans le sens du progrès progressiste...

     

    Les catholiques, tout comme la droite, ou les souverainistes, de gauche ou de droite, sont devenus des figures maléfiques dans notre société du plus petit commun dénominateur, de la diversité et de la mixité des cultures. Le point de vue sur les pratiques des catholiques s'est arrêté à celles qui avaient cours au moment des croisades, ils osent parler des « fins dernières », d'eschatologie, de bien et de Mal, on leur oppose constamment, et non sans bêtise, l'Inquisition, le « jugement de Dieu » et la colonisation qui serait la conséquence directe du colonialisme religieux des chrétiens alors que c'est dans les faits l'œuvre directe de la IIIème République.

     

    L'on censure les livres de Léon Bloy, dont « le Salut par les juifs » car l'on suppose qu'un catholique qui parle du judaïsme est forcément antisémite, l'on supprime Bernanos des rayons des bibliothèques publiques car il a dédié « la Grande peur des bien-pensants » à Drumont, donc forcément c'était certainement un « fââchiiste ». Comme il n'y a pas de prêtresse dans l'Église , celle-ci était forcément un ramassis de « matchôs » et de phallocrates pour les disciples du néo-féminisme, ceux-ci oubliant, au Bec-Hellouin par exemple, il y eut des couvent mixtes dés le XIIème siècle, parfois dirigés par des femmes et que les religieuses et les laïques élevées au rang de docteurs de l'Église ne sont pas une invention du XXIème siècle.

     

    Cerise sur le gâteau, alors qu'ils sont de toutes façons condamnés à l'infamie dés le départ, les catholiques jugent toujours bon de se justifier de n'être ni de méchants réacs, ni de méchants conservateurs, de s'auto-flageller sans cesse et d'essayer de correspondre le plus possible dans leur discours à la bouillie festivo-humanitariste très « light » qui est servie à grandes louches dans les médias ou par ceux qui font œuvre théorique d'éducation. Pendant les messes, pardon les eucharisties, célébrées par les catholiques, pour la plupart des croyants qui sont eux aussi dans la peur panique, et abjecte, de sortir du troupeau de la société libérale-libertaire actuelle, ceux parmi eux qui s'agenouillent pendant la Consécration, qui font un signe de Croix ample et non furtif et vite faite comme en douce sont considérés comme « traditionalistes » voire « intégristes ».


    L'on pourrait aussi gloser à loisir sur l'engouement superficiel des "modernes" pour le Pape François dont l'image est pour eux plus moderne que celle de Benoît XVI alors que dans les faits, ils ont précisément et exactement le même discours, à commencer sur la doctrine sociale !

     

    En conclusion, je ne suggère pas par là que les cathos se lancent dans une « catho Pride », un communautarisme forcené, mais qu'ils sortent enfin la tête du sable ...

     

    image prise ici

  • Le petit Nicolas en 2050

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    En hommage à Goscinny et Sempé

     

    image2.pngKan nou saume arivez dan la klass, nou zavon été ain peu étaunné kar lat métressent olografiqk été étainte é la plasse ile yaveh unes viaille dameh d'o moin trante anz mé ge nœud sui pa sure kar gé du anlevé mé lunétes 3D é ge né pa labitudent deux voar san.

     

    « Pour des raisons de commodités de lecture évidentes, nous ne garderons pas l'orthographe en vigueur en 2050 et continueront avec celle qui fait encore un tout petit peu autorité en 2013. »

     

    La dame qui était là avait des lunettes qui n'étaient même pas électroniques, il y avait des plaques transparentes bizarres comme dans les anciennes voitures que j'avais vues au musée. Le maître-maîtresse holographique était désactivé aujourd'hui nous dit-elle, mais je savais que ce n'était pas exactement la vérité car il y avait un gros marteau sur le mur et des morceaux de plastique partout. Elle n'avait pas de combinaison grise comme tous les adultes doivent en porter et était vêtue d'une robe, alors que nous avions appris que c'était un signe d'oppression des femmes. Nous étions en plus un peu déçus car il n'y aurait pas la publicité pour les ordinateurs injectables « Google-Vivendi » avant la leçon.

     

    Alceste, mon copain qui est en surpoids subi parce que du fait de ses problèmes de psyché parental il mange souvent des « burgers » super-vitaminés du laboratoire Monsanto, dit que lui il s'en fichait car comme ça il allait pouvoir compenser ses frustrations en absorbant un peu de glucides décompensés en intraveineuse, qu'il avait toujours sur lui heureusement. Le maître-maitresse holographique nous rappelait souvent qu'il ne fallait pas condamner Alceste, qu'il fallait qu'il aille jusqu'au bout de son holo-thérapie qui avait commencé alors que les techniciens du laboratoire de naissance l'avaient sorti de la couveuse collective.

     

    Agnan décida de brancher directement sur sa prise USB qu'il avait dans la nuque le câble du projecteur holographique, il est fou Agnan ! Mais il dit qu'il était en retard sur son apprentissage de compétences transversales en savoir-être avec le genre qui n'était pas le sien. Agnan, il arrivait que nous aurions voulu le lui dire qu'il était un guignol mais nous aurions été envoyés immédiatement en rééducation virtuelle et nous ne voulions pas le stigmatiser de son appartenance à la communauté des super-geeks sur-adaptés dotés d'un QI social et cognitif au-dessus de la moyenne.

     

    La dame qui était là nous dit qu'aujourd'hui nous allions faire un peu d'orthographe et lire quelques pages d'un livre. Elle sortit alors d'un grand sac qu'elle avait amené un vrai livre en papier, ce qui était formellement interdit depuis les lois sur-écologiques de 2023. Elle nous proposa de le regarder et quand nous l'avons touché, nous avons ressenti quelque chose de spécial qui nous donna envie de regarder ce qui était écrit, mais c'était très difficile à lire car nous ne comprenions plus l'orthographe qui étai dedans. Depuis 2037, l'orthographe était considérée de toutes façons comme coercitive et oppressive et les maîtres-maîtresses holographiques n'en parlaient plus, et envoyaient des décharges électriques non létales aux apprenants-élèves qui en parlaient.

     

    La dame avait amené une plaque toute noire qui ressemblait à une tablette informatique qui aurait « boguée », un I-pad 32 Z (TM°) ou une Samsung 64 S (TM°). La plaque était entourée d'une matière dont elle nous dit que c'était du « bois ». Et pour écrire dessus, elle avait des petits morceaux tout ronds et tout blancs qu'elle appela « craie ». Nos « smartphones » greffés dans nos paumes se mirent tous à sonner en même temps, la dame nous dit que nous devions nous dépêcher car bientôt sa leçon allait être terminée. Elle traça sur la plaque toute noire des « lettres » qu'elle nous montra et demanda à Maixent qui regardait les cheveux de la dame, elle n'était pas rasée comme tout le monde devait l'être, pour rester neutre, de faire comme elle. Il fit une grimace et il essaya quand même.

     

    7d99ec1e39nico.jpgEt il sourit, et il dit que c'était « rigolo ». Il montra à tout le monde la lettre qu'il avait dessinée, un « a ». Mais déjà nous entendions les moteurs des roues uniques des « pédagoflics » qui firent irruption dans notre espace collectif d'apprentissage des savoirs communs (la dame appelait ça une classe) et ils proposèrent à la dame de l'emmener car manifestement elle était très malade pour désobéir à tant de choses. Elle dit « non » mais ils lui firent une injection de sédatifs et elle disparut.

     

    Les « pédagoflics » avaient ramené un autre projecteur holographique qu'ils branchèrent sur nos prises neurales mais nous étions un peu triste pour certains d'entre nous, pas tous, surtout Alceste, moi, Maixent, Clotaire et Joachim. Agnan lui était très content, il demanda à un des « pédagoflics » s'il pouvait aller une semaine en cube d'isolement pour être rééduqué car il avait peur d'être contaminé par les mauvaises pensées de la dame.

     

    Il est fou Agnan !


    image du haut empruntée ici

    image du bas prise là

  • Bientôt la criminalisation des gonades ?

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    4000gender-150x150.jpgAmis lecteurs, j'ai presque honte de le dire en ces temps de « Théorie du Gender » triomphante parmi les responsables politiques en place et de féminisme sociétal radical, je suis un homme, c'est à peine croyable. Je ne prétends pas être « un vrai, un dur, un tatoué ». Je ris de temps à autres à des blagues poivrées tout en absorbant sans souci hygiéniste du « brutal », en détestant cependant la pseudo fraternité de comptoir consistant à taper sur les cuisses du premier type venu, tout ça parce que l'on s'est alcoolisé le cortex au même moment. Et conséquemment, je ne suis donc pas doté d'ovaires, à la place j'ai deux gonades et une verge (si je n'étais pas si modeste, que je pourrais qualifier de bonne taille) et nuls scrupules à en être pourvus ce qui devient rédhibitoire dans nos sociétés dites « avancées ». Enfin, nuançons, dans le tout petit milieu parfaitement coupé du réel qui gouverne en ce moment.

     

    Cela ne m'empêche pas d'accepter également la part de féminité que les hommes de goût ont tous en eux, et qui les rend capables aussi de sensibilité au monde, à sa beauté, et aux autres, à la chair et à la chère (Loué soit le Tout-Puissant, le Miséricordieux mais avec cette phrase je crois que je risque l'excommunication de la nouvelle église du « Gender »).

     

    Et je ne tire aucun remords d'appartenir au genre prétendu des « opresseurs » ce qui sera sans doute le plus grave pour les gardiennes du Temple, et les séides de Sainte Gisèle Halimi ou la bienheureuse Christiane Taubira, martyre affirmée des méchants réacs et autres malveillants de droite à l'entendre, déjà béatifiée vite fait tout debout ces dernières semaines, et en appelant à la « Patrie en danger » du fait du fameux « risque de retour des z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°) hier soir dans une conférence d'anthologie à la Mutualité, d'anthologie dans l'alignement de clichés et autres lieux communs s'entend.

     

    Même, je ne suis même pas de ces nouveaux hommes qui rêvent de tomber enceints et de changer les couches de leurs gosses pendant que leur compagne travaille, revenant le soir pour goûter le « repos de la guerrière ». On me dira, les femmes qui prennent les choses en main, qui sont actives, ce n'est pas si mal et j'aime bien quand c'est moi qui bouge pas ainsi que Desproges le prétendait également pour lui.

     

    Je ne suis pas comme ces « mâles de service » que l'on trouve obligatoirement dans les causeries et autres conférences sur l'égalité des genres, où ils sont le repoussoir des viragos présentes qui leurs jettent regards réprobateurs et moralisateurs lorsque le pouvoir absolu des mâles durant des millénaires et l’oppression supposée qui s'en est ensuivie est rappelée. Parmi elles, on notera que la plupart ne font ici absolument pas preuve de la douceur et de l'écoute envers tous qui sont présentées comme l'apanage des femmes.

     

    C'est alors que le « mâle de service » susdit baisse les yeux avec humilité, rougit même après avoir aidé le plus discrètement du monde, pour ne pas imposer sa puissance, une des harpies qu'il assiste à débrancher le chargeur de son ordinateur, ce qu'elle n'arrivait pas à faire elle-même de par des siècles de conditionnement « judéo-chrétien matchiste » (TM°) sur la faiblesse physique des femmes je suppose...

    Asterix6.jpgOn note pour l'anecdote que ce mâle de service s'appelle souvent Jean-Michel, je ne sais pourquoi mais c'est ainsi et que malgré une calvitie galopante il est parfois pourvu d'une queue de cheval et d'un anneau dans l'oreille, compensations plus ou moins conscientes je suppose, comme sa toute petite barbiche, un bouc « ticket de métro ». Les « Jean-Michel » finissent soient mariés ou en concubinage avec une virago « kipense » dans le bon sens, insaisissable au lit et castratrice à table, soient avec un autre « Jean-Michel » ayant finalement « découvert » librement leur sexualité la trentaine passé.

     

    Du débat actuel sur les nouvelles dispositions relatives au sort des clients de prostitués ressort cela ; être un homme c'est mal, c'est recourir forcément la violence, l'agressivité et le désir d'affirmer sa puissance sur l'autre alors que la féminité ne serait que douceur et calme, gentillesse, compassion et soin de l'autre. 

     

    Je m'amuse beaucoup à l'avance ami lecteur des réactions courroucées que ce texte taquin ne manquera pas de provoquer auprès des tenant-e-s du dogme et des « Jan-Michel » qui n'ont aucun sens de la dérision...


    image du haut prise sur le site pigeon fûté

    image du bas site neuvième art

  • Hitler = SS

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    A propos du « manga » « Hitler » aux éditions Cornélius de Shigeru Mizuki

     

    album-cover-large-14358.jpgPour parler du nazisme et d'Hitler, sujets qui fascinent encore de nos jours les auteurs, les historiens, les individus, dans la masse de livres qui y sont consacrés on distingue plusieurs manières de faire :

     

    En faire un monstre en dehors de l'espèce humaine, ce qui est la manière la plus répandue, le point de vue psychanalytique et introspectif comme dans « Maus », qui fait des nazis et des juifs deux espèces différentes ce qui selon moi est un non-sens, l'évoquer avec un humour « hénaurme » et une extrême dérision comme dans « Hitler = SS » de Jean-Marie Gourio et Vuillemin, album d'ailleurs interdit, essayer d'en rire comme dans « la Vie est belle » de Begnini que l'on peut trouver un tant soit peu indécent au final et ce malgré les bonnes intentions.

     

    Et enfin, la plus dérangeante des manières d'écrire dessus, comme dans ce manga, en parler comme d'un être humain qui a laissé sa part d'horreur et de mal prendre le dessus dans son esprit. C'est la plus dérangeante car pour les personnes vivant en 2013 et s'imaginant être au nadir de la civilisation du fait des progrès techniques de notre monde c'est très déstabilisant de voir que cette part d'horreur et ce mal qu'Hitler a laissé croître et se développer et qu'il a communiquée à tout un peuple, son peuple, nous l'avons tous en nous ; mais nous sommes excessivement peu à en être conscients.

     

    Mizuki évoque les différents visages d'Hitler qui n'était pas du tout non plus la marionnette des grands groupes industriels que l'on en a fait également, qui l'ont aidé certes à accéder au pouvoir par peur de perdre ne serait-ce qu'une partie de leurs dividendes. L'auteur montre bien l'humanité d'un des grands criminels de l'Histoire, son ascension progressive vers ce qu'il pensait être un destin presque cosmique. Il faut s'adapter au style particulier des images et bien entendu de la lecture de la droite vers la gauche, mais ce style est en cohérence avec l'intention de l'auteur qui offre ici une méditation sur l'humanité du « Führer », sa folie et la folie collective allemande des années 30, plus qu'une biographie didactique et informelle.

     

    Un autre aspect extrêmement dérangeant de cette vie et du nazisme est aussi que l'on en retrouve des aspects dans notre société si avancée, ainsi l'obsession quasiment pathologique de la transparence et du contrôle des corps et des esprits, ainsi les mouvements de masse où la minorité n'est plus rien, ainsi ce rejet constaté un peu partout sur le Net de la différence de pensée, de vie, d'expression et du hors-norme, parfois au nom des meilleures intentions là encore, qui sont deux des caractéristiques des régimes totalitaires. Le rêve humide des nazis les plus radicaux s'y trouve là réalisé pleinement et accepté par la majorité des personnes dans notre monde et sur les réseaux informatiques.

    hitler=ss.jpg

    Il n'y a même pas eu besoin de l'accession au pouvoir d'un Hitler.

     

    D'autres aspects célébrés par les nazis sont également complètement intégrés et réalisés dans notre société dite libérale-libertaire. Hannah Arendt disait avec pertinence que le nazisme ne faisait somme toute qu'exacerber des tendances latentes déjà à l’œuvre dans le libéralisme et dans la plupart des idéologies. L'eugénisme, la suppression des plus faibles, des « inutiles », des vieux, des malades, des handicapés, le darwinisme social sont devenus parfaitement tolérables dans notre monde, et là encore au nom d'une idée complètement délirante du bien collectif qui méprise la liberté individuelle.

     

    Qui les remet en question parmi les intellectuels « kipensent » et que l'on écoute en France maintenant ? Quasiment personne.

     

    Mais hélas, nous vivons dans une période où personne ne souhaite vraiment être dérangé dans des certitudes bien confortables, des certitudes qui ne changent rien aux questions soulevées et aux réponses apportées.


    couverture prise ici

    la couverture de Hitler = SS prise sur le site de la bédéthèque

     

  • Petits monstres 2.0 ou « le Seigneur des mouches à l'ère numérique »

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     Aujourd'hui c'est la journée contre le harcèlement, en particulier le harcèlement dans la jeunesse, à l'école, sur les réseaux dits sociaux et dans les cours de récréation qui Maupassant le disait déjà en son temps, sont parmi les lieux les plus cruels qui soient. En 2013, donc quand quelque chose ne va pas du fait de l'effondrement à peu près total des valeurs, des repères et de la morale à cause de la société libérale libertaire, on fait une journée pour ceci, ou contre cela en feignant de croire que cela va régler quoi que ce soit.

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    C'est comme quand le thermomètre descend comme en ces derniers jours de novembre, on se souvient soudain qu'il y a des pauvres qui dorment dehors, ou qui meurent de froid. Et puis on les oubliera un peu plus tard après s'être donné bonne conscience. Juste avant les fêtes bien entendu afin de réveillonner en toute quiétude et sans culpabilité ou remords éventuel...

     

    Dans une époque où la plupart des liens qui reliaient les individus entre eux, de la famille à la société, à la paroisse, au quartier, sont systématiquement conchiés et reniés, parfois par bêtise, souvent par inconscience, et le tout au profit du « tout économique » pour qui un bon citoyen consommateur est un citoyen consommateur sans défenses autre que lui-même pour résister éventuellement au consumérisme et à aux injonctions de la publicité, des médias et j'en passe, dans ce genre d'époque alors que tout le reste a été jeté aux ordures, c'est la loi du plus fort qui domine, le darwinisme social violent qui se manifeste chez la plupart des individus qui le pseudo anonymat du Net aidant se croiront autorisés à aller encore plus loin dans l'abjection et le ricanement que ce qu'ils s'autoriseraient dans la vie quotidienne.

     

    Le « Seigneur des mouches » s'est mis au numérique, au fichues « NBIC » (TM°), ou « TICE » (TM°), et autres acronymes qui réduisent les êtres humains à de simples interfaces biochimiques avec les machines, qui deviennent des machines, des choses que l'on gère, car maintenant l'on « gère l'humain » qui devient un élément comme un autre de comptabilité en somme.

     

    William Golding raconte dans ce roman, allant à rebours du mythe du nécessaire retour à une sauvagerie somme toute salutaire et « pure », comment des jeunes a priori éduqués, formés et intelligents en viennent à recréer alors qu'ils sont naufragés sur une île déserte non pas une société idéale et utopique mais une société de cauchemar basée sur la violence et la haine du différent, du hors-norme, du faible.

     

    L'on a cru longtemps que le Web, le super-réseau allait justement permettre de recréer par le biais d'un partage global des connaissances un monde plus équitable, plus juste, privilégiant la culture et le savoir, la soif de découvertes, on évoquait l'avènement du « village global » de MacLuhan, d'une planète enfin unifiée, alors qu'Internet s'est principalement développé et se développe encore maintenant surtout pour deux choses : le porno le plus basique, le plus crade et la violence par l'entremise les jeux virtuels hyper-violents sur lesquels les plus jeunes internautes peuvent passer des heures et des heures par jour et qui le font par conformisme social extrême et la peur panique d'être exclu du reste du groupe en affirmant sa différence. Les utopistes sont des rêveurs sympathiques mais qui méconnaitront toujours la nature humaine et ses travers hélas encore dominants actuellement.

     

    Ainsi, de même sur les réseaux sociaux, certains d'entre eux se réveillant la nuit pour continuer à « tchater » dans le vide, car sans véritable interlocuteur en face d'eux, et hélas dans la grande majorité des cas pour harceler la personne différente, hors-norme ou considérée comme faible sans se soucier des conséquences dramatiques pouvant advenir car dans ce genre d'échanges virtualisé l'autre n'a plus de chair, de corps, et donc n'existe pas vraiment aux yeux des harceleurs, des cyber concierges et autres concierges internautesques.

     

    Le rire dans ces échanges n'est plus qu'un ricanement malveillant et lâche.

     

    Cette société des mouches 2.0 est comme le rêve humide d'un dictateur du début du XXème siècle, que ce soit Mussolini, Staline ou Hitler. C'est la concrétisation d'une société où l'individu est soumis sans se poser de questions à un système parfaitement absurde qui prétend le protéger et qui le prive de ses libertés sous prétexte de la transparence délirante actuellement à l'oeuvre avec son consentement imbécile, toujours à cause de la peur panique d'être hors du groupe, raccrochant toute dignité et son amour-propre à la possession ou non d'un gagdet électronique tout ce qu'il y a de plus inutile.


    image prise ici

  • « Putain je suis dégoûté que ça soit pas un nazi »

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    100420209_tireur_fou_la_chasse_a_lhomme_se_poursuit_avec.jpgOn va encore dire que je suis caustique, que je manque d'esprit positif, qu'il faut voir le bon côté des choses, que je voie la politique en noir.

     

    Mais pourquoi faudrait-il donc absolument regarder ce qui se passe et qui s'est passé avec le tireur fou de « Libé » et « BFM » à travers des lunettes roses ?

     

    Pourquoi s'interdire à ce point d'être lucide comme Nicolas Demorand qui n'est pas content que le pauvre type soit au fond de son camp et qui touitait ainsi :

     

    « Off de rédac : « putain je suis dégoûté que ça soit pas un nazi »

     

    C'est ballot, le méchant n'était ni un militant de LMPT, ni un fââchiiste en bouture, mais un radical d'extrême-gauche, et il est « issu de la diversité » (TM°), cerise sur le gâteau donc pas vraiment coupable. A noter que quand un tireur fou est de droite, c'est la faute à la montée d'une colère qui « rappelle les z-heures sombres de notre histoire » (TM°), c'est la faute aux méchants réacs et aux pseudo anarchistes de droite quio cachent bien mal leur appétence pour le FN tandis que lorsqu'il est à gauche, c'est un « loup solitaire », un cinglé isolé.

     

    Pour un peu on le prendrait en pitié, pauvre petit lapin...

     

    Coïncidence et ironie du sort, le destin a de l'humour et un humour caustique, le tireur fou qui a grièvement blessé un journaliste à « Libération » était une relation proche de Florence Rey et Audry Maupin, leur fournisseur des armes qui avaient servi aux deux jeunes adultes à faire des dégâts. Coïncidence encore,à l'époque « Libé » avait consacré tout un dossier à l'équipée sauvage de des deux personnages excusant leur violence et leur haine, car ce n'était que ça, au nom des idéaux révolutionnaires qu'ils affirmaient être les leurs alors qu'ils n'étaient que deux gosses perdus, en quête de repères que personne n'avait songé à leur transmettre, ne restait donc que leur violence, une violence sanglante.

     

    A l'époque, j'étais étudiant à Nanterre ami lecteur, et ce furent quatre très belles années, aucune ironie, et la plupart des étudiants politisés, à gauche, étaient également fascinés par les deux « Bonnie et Clyde » des années 90, de la « génération X », que certains parmi nous connaissaient au moins de loin, les ayant au moins croisés une fois à la B.U ou à la cafétéria de la fac. Ils traînaient souvent avec de ces « étudiants professionnels » dont on ne sait plus trop quoi ils étudient, coincés à l'université car totalement inadaptés à la vie réelle, là-dehors, au seuil, sans « papamaman », sans « cocooning » de leurs enseignants.

     

    La plupart de ces jeunes gens affichant des opinions radicalement à gauche étaient des fils et filles de bonne famille ayant un « surmoi » trop bien implanté pour se permettre un tel passage à l'acte, ce que Maupin et Rey leur offrait par procuration en somme. La Révolution n'aurait jamais eu lieu un mois avant l'examen par exemple, ni une action violente propice à l'avènement de l'égalité des travailleurs z-et des z-intellectuels, encore moins un « happening » drôlement signifiant pour qui veut comprendre la lutte anti-fââchiiste (comme justement le « Libé » sans photos pour protester contre la violence faite à la liberté d'expression par tous ceux qui ne pensent pas dans le bon sens).

     

    J'avais déjà horreur des militants qui justifient la violence, physique ou morale, quel que soit leur camp, au nom d'idéaux qui n'ont rien à voir avec ceux qu'ils prétendent incarner, qui rêvent de bain de sang, de massacres salutaires à les entendre pour remplir le néant de leurs aspirations et de leurs vies marquées par l'Ennui absolu, des parents absents, la vacuité totale des aspirations. Cette violence militante est toujours tentée par le sanglant obligatoire, la répression soit-disant inévitable afin que leurs belles idées triomphent. Remarquons d'ailleurs que ce ne sont jamais les idéologues qui se « mouillent » autant, ils laissent cela aux naïfs, aux âmes pures qui se sont fourvoyés dans leurs théories, eux se réservent les plateaux « télé » ou mondains, eux n'ont pas que ça à foutre grands dieux !

     

     

    Tu vas voir, ami lecteur, grâce à quelque circonvolution théorique ils vont bien arriver à coller la folie du tireur taré sur le dos de Marine le Pen ou Frigide Barjot !


    image prise ici

  • Article sur la sémantique de l'insécurité

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    metadata011.jpgAmi lecteur, sur "la Revue raisonnable", j'ai laissé un deuxième article sur l'étrange manière de concevoir la sémantique de l'insécurité.

    On le trouve à ce lien.

  • « La France « black, blanc, beur », mon cul » (article rappelant les z-heures les plus sombres de notre histoire)

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    Depuis lundi soir, les « pleureuses », « pleureurs » et commentateurs sincèrement sensibles, plus rares, nous ressortent le vieux refrain de la « France, black, blanc, beur », unie dans sa diversité, qui a montré que dans l'adversité, elle pouvait gagner, à condition de faire confiance. Depuis hier soir, l'on pointe du doigt les méchants, les caustiques, les cyniques, les malveillants, les « skeptiques » qui faisaient rien qu'à dire du mal des bleux et qu'ils ont gagné, ce qui ferait que les « skeptiques » l'auraient dans l'os depuis le 3-0 qui permet à de nombreux patrons de se rassurer sur les bénéfices qu'ils feront du spectacle, des maillots vendus, le spectacle lui-même conservant sa dynamique intacte ce qui permet de distraire le citoyen-consommateur du reste...

     

    karim-benzema-c-fete-avec-ses-co-equipiers-la-victoire-de-l-equipe-de-france-de-foot-le-19-novembre-2013-contre-l-ukraine_4532010.jpg

    Attention, minute !, les bleus ne sont pas Athos et son valet coincés par les gardes du cardinal à cinquante contre un dans la cave d'un aubergiste félon, ce sont des sales gosses, des « affreux jojos », qui sont restés des gosses de banlieue, de milieux pauvres, intellectuellement et matériellement, sans connotation péjorative, des milieux où pour s'en sortir et réussir, on ne peut pas faire « normale sup », on n'a pas d'autre choix que de courir derrière un ballon.

     

    Un vrai beau symbole de réussite d'union nationale, ce serait plus de gosses de « cités » en « prépas », quelle que soit leur origine, plus de médecins issus de ces « quartiers » du fait d'un système d'éducation favorisant l'excellence et le goût de l'effort, le mérite. Un vrai beau symbole d'intégration, ce serait aussi de ne pas brandir l'oriflamme de l'anti-racisme dés que l'on souligne que les droits légitimes des « affreux jojos » supposent aussi des devoirs, et qu'évoquer ces devoirs ce n'est pas être xénophobe ou sectaire.

     

    A propos de sectarisme, la France issue de la diversité hier c'était surtout des drapeaux portugais et algériens qu'elle avait dans les mains sur les Champs Elysées...

     

    C'est avoir une haute idée de ces gosses et considérer qu'ils sont capables du meilleur. En quoi est-ce raciste ? Il faut m'expliquer.

     

    Vendredi soir, ils se sont fait engueuler par le proviseur du lycée et lundi soir, ils ont mis un coup de collier et se sont mis à bosser vraiment, s'apercevant avec une candeur touchante, je ne raille pas, combien l'effort et la passion pour la nation peuvent enthousiasmer beaucoup plus que le nombre de zéros sur un chèque de sponsor. C'est un début on me dira, mais ce n'est qu'un début. Ce serait dommage de s'arrêter là.

     

    Des opportunistes dont le locataire actuel de l'Elysée, plus un genre de squatter qu'autre chose vu sa côté de popularité bientôt négative, en ont profité pour bien insister sur la mise en parallèle entre les nouveaux héros du jour, jusqu'à la prochaine connerie, le prochain caprice, la prochaine bouderie, et le gouvernement Ayrault (note l'allitération de la phrase ami lecteur).

     

    Il a dit cet opportuniste :

    «L'entraîneur ça compte » (gros clin d’œil et coup de coude, l'entraîneur c'est lui).

     

    Et aussi :

    « C'est une victoire d'une équipe qui s'est battue de la première à la dernière minute, qui y a cru, qui s'est rassemblé», (re-gros clin ; re-coup de coude).

     

    Et enfin le dernier clin et le dernier coup de coude, un peu plus appuyés encore que les précédents si on n'avait pas encore tout compris :

     

    « C'est souvent le cas en France, on prend pas le chemin le plus direct. Le principal c'est d'y arriver ». On voit à peine où il veut en venir, à ce point on ne parle plus de gros sabots mais plutôt de semelles orthopédiques.

     

     

    On note qu'au départ, il n'y croyait pas à la victoire des bleus, il n'était pas présent au stade au début du match par peur de se faire huer sous le feu des projecteurs en cas de défaite, puis sentant le vent tourner, finalement, son service de com lui a conseillé d'y aller, c'était mieux pour le « storytelling ». Heureusement qu'il n'est pas venu plus tôt me dira-t-on, ainsi, on a évité la flotte.


    la photo  vient de

  • Peut-on être un "fils de" et avoir la "wock and woll attitude" ?

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    à propos d'Antoine de Caunes éternel adulescent et de son « Petit dictionnaire amoureux du Rock »

     

    9782266239929_1_75.jpgJe ne saurais pas vraiment prétendre à une culture musicale vraiment étendue en Rock ou en Pop et ses rythmes sauhauvage, ce dont je me fiche complètement détestant les morceaux à écouter obli-ga-toi-re-ment pour être considéré comme un connaisseur tout comme j'ai horreur des livres ou des films réputés obligatoires, qui me donnent envie de rendre mon « quatre-heures ». On peut s'embêter devant un « classique » réputé et avoir beaucoup plus de plaisir à regarder une « série B » dédaigné par les fines bouches mais beaucoup plus intéressante du point de vue filmique. On peut s'ennuyer comme un rat mort à lire un livre réputé incontournable.

     

    Mais cependant j'aime bien la plupart des livres américains ressortant de ce genre un peu fourre-tout qu'on appelle « l'écriture Rock », et dans lequel on trouve aussi bien Lester Bangs qu'Hunter Thompson, Greil Marcus ou Nik Cohn, Pacadis dans une certaine mesure en France, ou Yves Adrien, chacun de ses auteurs parlant de beaucoup plus de choses que de musique, tous des trublions, des auteurs à la réputation d'« allumés » car hors normes, hors de sentiers battus qui n'avaient pas besoin d'arroser le public de crème « Chantilly » (TM°) pour prendre le genre « punk » (TM°).

     

    Ces écrivains ont tous la passion des lettres et de l'écriture, du mot juste, une sensibilité à fleur de peau, surtout de la sottise du temps, et l'ambition démesurée de parler de leur époque dans tous ses aspects dans leurs livres en prenant la musique populaire comme prétexte. Si d'aucuns parmi eux ont mis en pratique le « Sex, Drugs and Rock and Roll », ils y rajoutaient l'addiction coupable, de nos jours, aux livres. La plupart n'était pas de ces « jeunes gens réalistes » et songeant surtout à leurs intérêts, leur bobine en première page et l'état de leur compte en banque.

     

    Ils se fichaient pas mal de leur réussite sociale ou d'être considérés dans leur quartier. Ils avaient envie d'exprimer ce qu'ils ressentaient avec justesse et sans forfanterie. Ecrire ou lire n'étaient pas pour eux un divertissement entre deux jobs, entre deux missions d'intérim de luxe (présentation des Césars etc...).

     

    Pour de Caunes, qui reste au fond un bon élève d'écoles privées de province se rêvant révolté z-et rebelle, c'est important, tout comme le pognon qui va avec. Il est de ces premiers de la classe sûrs de lui qui passerait aisément pour un révolté ou un mauvais sujet auprès des participantes de « rallyes » de pensionnaires de Sainte Marie de Neuilly (TM°) ou de la « Légion d'Honneur » (TM°) de Saint Denis qui s'aventurent parfois à danser avec des mauvais sujets pour toutes finir par épouser un brave type « droit dans ses bottes ».

     

    J'ai parcouru malgré tout avec intérêt son « petit dictionnaire amoureux du Rock » qui à côté de ces auteurs qui sont ses modèles est bien sage, bien lisse, et bien scolaire, se cantonnant à parler surtout de musique et rien d'autres et en parler sans la folie de ses prédécesseurs, avec une application agrémentée de deux ou trois potacheries qui ne font guère illusion.

     

    Comme si au fond cette potacherie un peu gênante quand on a passé la cinquantaine était surtout une manière de faire oublier qu'il est un « fils de » et un privilégié du système, de s'en consoler.

     

    De Caunes n'est jamais aussi bon, si l'on ose dire, qu'en « passe-plats » koule et décontracté qui met en valeur le talent -des autres-, ou du moins leur supposé talent. Il le raconte lui-même, s'il a fait de la télévision et n'a pas persévéré musicalement comme batteur, c'est parce qu'il n'avait pas la toute petite étincelle qui donnent à la banalité un autre éclat, transforme un musicien de fêtes paroissiales ou de comices agricoles (plus rare) en génie de la musique « wock ène wolle » et de la transgression, un spécialiste du « travail du négatif ».

     

     

    Note, ami lecteur, que ce n'est parce que je trouve quelques circonstances atténuantes à de Caunes, qui m'a laissé quelques bons souvenirs télévisuels dans les années 80, que je vais commencer à regarder « le Grand Journal », la tribune officielle de la France « kipense » dans le bon sens, d'Augustin Trappenard, l'alibi « culture » à Jean-Michel Apathie qui a su garder sa simplicité et son accent basque.


    couverture empruntée ici sur le site du Furet du Nord

  • Hollande en Israël – ni pour ni contre bien au contraire

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     PHOc19c0bba-503d-11e3-b0ab-7cacfcb71a53-805x453.jpgOn m'avait dit : « Tu verras, au bout de quatre ans, cinq ans, tu oublieras Jérusalem », mais ce n'est pas le cas, j'y ai laissé une partie de mon cœur et de mon âme. Il suffit que je ferme les yeux, ou que je contemple un ciel sans nuages et je suis « Via Dolorosa » avec les petits voleurs, ou rue Ben Yehuda à la terrasse d'un café inondée de soleil, que j'entende la plainte lancinante et nostalgique des muezzins ou le son puissant du « shofar ». J'y étais à une période semblant maintenant presque utopique car il n'y avait pas de « Mur » entre Israël et les territoires, et la violence y était moins palpable.

     

    Ce qui montre soit dit en passant que l'apaisement était encore possible...

     

    François Hollande est donc à Jérusalem, il y est fidèle à son attitude habituelle, à savoir qu'il ne sait pas se montrer ferme là où il faudrait, qu'il tergiverse, hésite et finalement se ridiculise ou s'aplatit avec tout le monde, rabaissant la France en passant. Il est comme à son habitude ni pour ni contre bien au contraire ainsi que le disait un comique mort, maintenant saint laïc, quand il voulait se moquer des hommes politiques hypocrites faisant rire dans le même temps les « bobos » de l'époque et le « prolo » du coin, mais pas forcément pour les mêmes raisons.

     

    Cette visite de Hollande en Israël me rappelle celle de Jospin en 2000, que j'avais vécu de l'intérieur, qui avec le même genre de sornettes lénifiantes débitées par paquets de douze avait provoqué dans les territoires des conséquences dramatiques et violentes, détruisant pour se faire plaisir dans un discours, et faire vibrer la « corde sensible » de l'évocation qui ne mange pas de pain des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°), des semaines de travail pédagogique avec de jeunes palestiniens, fichant en l'air par son inconscience ce que nous cherchions à mettre en place, en particulier une confiance réciproque plutôt que la défiance.

     

    De toutes façons les pseudo anti-sionistes, et judéophobes, ne manqueront pas de le qualifier d'agent dormant de la Hasbara et les pro-sionistes affirmés, et musulmanophobes de soutien des mollahs, continuant chacun dans leurs niches à bouter le feu à la haine des deux peuples, appelant de leurs vœux une déflagration mondiale, un choc de civilisations, qui satisfera leur goût de la violence. Pour eux, si on ne partage pas toutes leurs haines on est contre eux. Et puis à les entendre, c'est toujours l'autre qu'a commencé.

     

    Hélas, ce sont eux qui sont de plus en plus écoutés et non ceux qui auraient un peu plus de bon sens.

     

    Il est du côté des israéliens, mais pas trop, ne condamnant pas vraiment le « mur » de séparation ni la colonisation qui continue, qui lui sont cependant gré de les soutenir, encore plus que les américains face aux iraniens, et il est aussi avec les palestiniens, mais pas trop non plus ; un dépôt de gerbe sur la tombe d'Arafat et quelques formules bateaux sur les droits des palestiniens, formules sonnant creux qu'ils ont l'habitude d'entendre depuis longtemps déjà, dont ils savent pertinemment qu'elles ne déboucheront sur rien de concret, laissant encore la part belle aux islamistes ou aux pan-sionistes, précipitant l'exil des minorités chrétiennes palestiniennes qui auraient pu jouer un rôle évident de médiateurs.

     

    Ce qui sous-tend tout cela est que finalement, il est encore plus atlantiste que Sarkozy quant à Israël, ayant apparemment complètement oublié les alternatives qui auraient pu mener à la paix durable soutenues par Hubert Védrine ou Chirac (« Aille ouante tout tèque maille plène ! »). En période pré-insurrectionnelle, malheureusement, ce qui est le cas de notre pays, il faut dire que l'on ne suit plus du tout le bon sens politique mais seulement les plus radicaux que le troupeau suit par peur d'être « lâchés » en route et d'en payer le prix fort. En France même, la politique à l'égard d'Israël et la Palestine a des répercussions directes sur les « banlieues » dites difficiles et les « quartiers », cette question y est cruciale, déterminant l'attitude des gosses et des adultes.


    Image extraite du site du Figaro, crédits photo Heidi Levine AFP (et un petit clin d’œil au père Frans Bouwen sur la photo)

     

  • Des fouteux qui n'en ont rien à foutre

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     Ami lecteur, tu le sais, je ne suis pas un grand amateur de foûtebôle qui n'est plus vraiment un sport mais surtout un business juteux. Et finalement, le résultat d'hier implique qu'au fond on nous bassinera beaucoup moins dans la pub, les journaux, la télévision et le Net avec les banalités prononcées par les joueurs et les supporters, les sponsors divers et variés, leur sottise crasse et assumée étalée sans vergogne ainsi que leur amour du pognon qui est leur seule motivation. Et au fond la plupart reste des petits « lascars » de « cités » avides de « cash » et qui ont parfaitement intégré les règles de réussite sociale selon les préceptes libéraux-libertaires...

     

    Hollande-maillots-de-foot.jpgCependant, j'aimais bien quand mon pays gagnait les compétitions car je préférais toujours être fier, même pour quelque chose d'aussi anecdotique que le football, de mon pays qu'en avoir honte comme hier soir.

     

    J'avais malgré tout de la sympathie pour les petites équipes semi-amatrices comme Lens il y a quelques années où le football était pratiqué vraiment dans l'amour du jeu. Et voir les joueurs de Lens accéder à un titre prestigieux m'avait enthousiasmé. Cela faisait plaisir de les voir réellement jouer au football, sans autre considération parasite. Enfin, l'ambiance au stade Bollaert est toujours bon enfant et familial, sans violences verbales et crétins ou autre semi-brutes venus là surtout pour se défausser de leurs haines et frustrations.

     

    Finalement, il est normal que la France ait perdue hier au match contre l'Ukraine, les joueurs de l'équipe dite de France n'en avaient rien à fiche au fond sachant pour l'un qu'il retrouverait ensuite son club espagnol, l'autre son club allemand, et les millions qu'ils ont au coffre. Le drapeau, la nation, le maillot n'ont pour eux aucune signification, à l'exception hier des trois petits nouveaux qui jouaient hier, et ce même depuis qu'on les pousse à chanter « la Marseillaise » les soirs de match.

     

    Et ils se fichent complètement des revenus, des métiers, des salaires que leurs victoires auraient pu amener, et sur lesquels leurs défaites aura des conséquences désastreuses. Ce n'est pas leur affaire.

     

    Ce n'est pas un affreux droitard réac et nostalgique des ordres noirs qui le faisait remarquer hier, mais un certain Ali qui était dans un bar avec des amis à Paris pour voir le match, interrogé sur la question par une journaliste de I-télé, le CNN de « Boboland » :

     

    « Ils ne sont pas patriotes alors que les ukrainiens l'étaient ».

     

    Tout est dit...

     

    Bien sûr, ce n'est pas entièrement leur faute à ces joueurs qui pourraient être aussi pour la plupart des modèles civiques d'intégration, de sens du devoir, des modèles de citoyenneté. Cela fait des années, pour ceux qui sont « issus de la diversité » (TM°) et les autres qu'on leur serine sur tous les tons une version de l'histoire de France qui se cantonne à l'auto flagellation constante et au déni de tout ce qui a pu faire le grandeur de ce pays. Certains en arrivent à proférer une ou deux énormités comme celle consistant à affirmer que la France a été entièrement construite par une main d'œuvre étrangère.

     

    Et bien entendu le contre-modèle que ces sportifs sont devenus fait des ravages parmi les jeunes français de première, deuxième ou enième génération. Et ce depuis le fameux « coup de boule » débile de Zidane. Ce dont ces types se fichent là encore complètement. Le match d'hier est l'image de ce pays qui doute de tout y compris de son identité.

     

    Donc, mardi, ou bien, dans un sursaut héroïque, ils se réveillent, et se comportent comme ils le devraient (on peut toujours rêver) ou bien ils font encore un dernier petit tour de piste et dégagent définitivement ainsi qu'ils auraient dû le faire depuis longtemps. Cela permettra également de ne pas entendre chanter sur tous les tons le refrain maintenant éculé de la « France black blanc beur », qui n'existe pas, qui gagne parce que « diverse »...


    image du joueur peut-être à faire jouer mardi prise ici

  • Stephen King enfin couronné

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     Je lis Stephen King depuis mon adolescence, j'ai toujours beaucoup aimé cet auteur qui a un vrai talent de style, une imagination féconde diablement habile. Je jure toujours que je ne me laisserai pas avoir par son verbe prolifique et il arrive toujours à m'emmener là où il veut. Ainsi, commençant « Sac d'Os » je songeais qu'il allait faire comme d'habitude et attendre une cinquantaine de pages avant de réellement débuter l'action et voilà que le narrateur voit sa mère morte lui apparaître en plein jour sous son lit. Il va sans dire que je n'ai pas lâché le livre avant de l'avoir fini au bout d'une nuit bien évidemment de pleine lune. Si beaucoup j'ai commencé à le lire grâce à l'adaptation de « Shining » par Kubrick, j'aime beaucoup les premiers recueils de nouvelles de l'écrivain ainsi que « le Fléau » ou « Charlie » considéré le plus souvent comme mineur par les fans.

     

    Science Fiction,k Fantastique, littérature, société, politiqueAu lever du soleil de cette longue nuit de lecture, je crus alors ricaner doucement la sorcière du tombeau à laquelle je ne crois plus bien entendu car je suis maintenant un adulte responsable et d'une grande maturité, à moins que ce ne soit le gardien de la crypte...

     

    Stephen King connait en ce moment en France consécration et reconnaissance en tant qu'écrivain « comme les autres », et même comme « grand écrivain alors qu'il était jusque là le « plaisir coupable » favori ou pas des lecteurs de romans dits « de genre », l'auteur que les éducateurs et les critiques méprisaient pour les thèmes qu'il abordait ; voyons, un auteur qui fait travailler l'imagination de ses lecteurs ne peut être bien sérieux et les critiques sont des gens sérieux, c'est eux qui le disent, qui ne lisent que des bons livres !

     

    Il a même eu le droit hier aux honneurs « la Grande Librairie » de François Busnel sur France 5, l'animateur, j'ai trouvé cela ironique et savoureux, avouant préférer deux romans « blancs » de King aux autres, « Dolorès Claiborne » et « Misery », comme si finalement reconnaître que l'on a des lectures relevant du fantastique ou de l'horreur est toujours aussi honteux aux yeux des z-élites. King était également en première page de « Télérama », pour la série « Under the Dome » inspirée de « Dome », son avant-dernier roman fleuve, et « Docteur Sleep », la suite de « Shining », les journalistes dans le dossier qui lui était consacré insistant bien également sur le fait qu'eux aussi préféraient les livres de cet auteur relevant de la « littérature blanche ».

     

    Pourtant, il l'a expliqué plusieurs fois, la pire horreur dans ses livres ce n'est pas celle que génère les monstres, les vampires, les zombies mais celle qui vient directement de la psyché humaine, qui est capable le plus souvent du pire. Les monstres, les vampires, les zombies, ainsi que dans la littérature populaire qui a nourri son inspiration, sont là pour se faire peur et créer des allégories, amener une réflexion comme dans les « EC Comics » d'horreur de William Gaines dans les années 50 qui étaient toujours moraux, à leurs façons de « Tales from the Crypt » à « Stories from the Vault ». Comme tous les gosses un peu trop sensibles et pas très doués pour la vie en société, il a toujours beaucoup lu, et comme tous les grands lecteurs, il a fini par écrire.

     

    King fait aussi appel à notre part d'enfance, à l'enfant que tout le monde reste toute sa vie, et dont les souffrances, mais aussi les joies, conditionnent la vie d'adulte, cet enfant qui est certain qu'il ne répétera certainement pas les erreurs des grandes personnes et qui commet exactement les mêmes. Les personnages qu'il fait vivre ne sont jamais non plus monolithiques, ce ne sont jamais des archétypes qui sont là pour servir une démonstration ou appuyer une cause ou une autre, ils sont humains, les « méchants » ne le sont jamais entièrement et les « gentils » ont énormément de zones d'ombre.

     

    Curieusement, je trouve que ses dernières productions sombrent dans une logorrhée qui n'est pas toujours intéressante, il a également tendance à ronronner quant aux thèmes abordés. Et il semblerait qu'il écrivait mieux lorsqu'il était en moins bonne santé psychologique. A moins que cela ne relève du snobisme de l'amateur de la première heure qui voit les livres qu'il croyait être le seul à apprécier à leur juste valeur aller vers d'autres. Je regrette également la disparition -tragique- de Richard Bachman qui était le versant plus subversif, plus transgressif de King, un peu plus sombre également. « Les régulateurs », qui voit une petite ville américaine typique d'un tableau de l'« Americana » par Norman Rockwell subir une sorte d'Apocalypse, ou « Rage » restent parmi ses meilleurs livres; "Cellulaire" signé King relevant de l'inspiration de Bachman.

     

    Une autre et dernière considération que je trouve intéressante est que King n'aurait peut-être jamais été édité en France, ou aurait difficilement eu sa chance sans réseau personnel. Et il serait encore largement méprisé car relevant d'un « genre ». Ce qui dans notre beau pays est rédhibitoire...

    image empruntée ici

     

    Ci-dessous le "trailer" de la série "Under the dome"

     

  • La princesse qui grasseyait

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     whirlpool.jpgAmi lecteur, je n'ai pas l'air comme ça, mais je suis un vrai cœur d'artichaut, une vraie fleur de nave vinaigrette, prêt à m'emballer en deux secondes pour une beauté qui passe et qui s'en va à jamais au coin de la rue, ou à la station de métro suivante. Je te rassure également, je ne suis pas non plus un satyre qui poursuit les femmes en jouant de la flûte de Pan, et en me cachant derrière les réverbères. C'est que j'aime la beauté féminine passionnément. Ce n'est pas seulement pour leur enveloppe que je révère les jolies femmes, mais aussi pour l'intelligence qui rajoute à leur charme et leur donne encore plus de séduction, même si on peut se leurrer bien sûr.

     

    Avec cette jeune femme, c'était encore plus fort, bien que ne la connaissant ni d'Ève ni d'Adam, et hélas même pas bibliquement. Elle était mon supplice de Tantale quotidien. Elle passait chaque jour devant moi, laissant derrière elle un nuage de parfum délicat, dont j'étais persuadé que c'était à coup sûr quelques gouttes d'eau de Guerlain. Elle était toujours bien habillée, avec goût, et elle s'habillait avec féminité, et classe, deux choses très rares de nos jour, mettant en valeur des formes très éloignées des canons actuels de la mode qui valorisent les physiques d'ados anorexiques qui font la gueule.

     

    Elle avait un visage ovale et parfaitement dessiné, une bouche pulpeuse de celle à vanter les mérites du « rouge baiser », des yeux noisette piquants, un nez mutin. Son dos « perdait son nom avec beaucoup de grâce » (Brassens TM°), et son buste défiait fièrement les lois de la pesanteur, j'étais certain qu'elle n'avait aucunement besoin des miracles de la technique textile moderne. Elle avait des hanches d'une rondeur incomparablement douce.Elle avait de longs cheveux bouclés qu'elle tentait parfois de discipliner, mais qui encadraient joliment ses yeux.

     

    Elle s'habillait comme Gene Tierney dans « Whirlpool », d'un tailleur dont la jupe droite un peu longue enserrait divinement ses jambes, d'un petit chapeau élégant et chaussait de hauts talons sur lesquels elle savait marcher avec talent, ce qui est très rare de nos jours, l'art des hauts talons. Son aimable séant se balançait avec délicatesse quand elle s'en allait et je sombrais presque dans le vertige des sens que cela provoquait en moi.

     

    Un jour, n'y tenant plus, je me décidai à l'aborder, rougissant comme un adolescent timide à peine pubère. Mais ce fut elle qui vint vers moi, elle avait besoin de mes services. Horreur et putentrailles, elle grasseyait horriblement, elle avait la voix et l'accent d'une poisonnière du marché aux poissons ! Encore plein d'espoir, je lui demandais son prénom attendant sous un prétexte futile et escomptant avidement quelque chose de romantique qui me consolerait :

     

    Manon Lescaut, Ariane comme dans « Belle du Seigneur », Yvonne de Galais comme dans « le Grand Meaulnes »..

     

    Hélas, le désespoir fondit sur moi, elle s'appelait « Charlène » : « Châârlaaine » et son nom de famille exsudait autant le romantisme que « Bidochon »...

     

    Elle crut bon de rajouter qu'elle en avait marre de sortir pour utiliser son « Blaqueberry » que cela, je cite, « lui cassait les couilles », et qu'elle voulait savoir si elle pouvait le faire sans avoir à sortir de l'endroit où nous étions.


    Je n'ai plus du tout aimé cette petite conne prétentieuse.


    image : Gene Tierney dans "Whirlpool" prise ici

  • Au pays des aveugles les borgnes seront rois

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    Article également paru dans "la Revue raisonnable"...

    A ce lien

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    Au pays des aveugles les borgnes sont rois, jamais je crois ce proverbe n'a été près de cruellement se vérifier pour les politiques qui ne voient rien, ne veulent pas voir, n'écoutent pas les français et pensent pouvoir profiter de stupidités comme la « Une » de « Minute » pour dévier la colère du pays vers des sujets sociaux, comme d'habitude, trop belle pour être vraie pour le gouvernement socialiste cette « Une », à croire que la rédaction de « Minute » travaille avec Claude Sérillon. Mais visiblement les indignations vertueuses, les colères civiques et les appels aux z-armes des « vrais » républicains certifiés conformes ne suffisent plus à faire remonter la côté de popularité du président. Notons d'ailleurs que la provocation a donné le résultat escompté, au delà de toute espérance, puisque le tirage du magazine, habituellement confidentiel est devenu largement plus important, ainsi que sa visibilité médiatique...

     

    Car le problème ce n'est pas le racisme supposé des français, à qui l'on demande de s'autoflageller sur le sujet depuis quelques décennies déjà, ce n'est pas une quelconque phobie de leur part envers telle ou telle communauté, c'est la ruine du pays, la précarité des salaires et le pouvoir quasiment absolue des financiers et des bourses sur les populations de par les décisions aberrantes prises au nom de l'Union Européenne, une Union fondée surtout sur des principes monétaristes et hyper-libérales, et quelques lieux communs vaguement humanitaristes pour lier le tout et déculpabiliser les bourgeois de soutenir cette politique.

     

    Le problème de nombreux citoyens français, ce n'est pas d'ailleurs tant l'origine ethnique ou la culture religieuse des populations la question que le fait que d'aucuns parmi eux adoptent un comportement incivique et s'opposant à la conception de la citoyenneté telle qu'elle est définie par notre constitution et la Déclaration des Droits de l'Homme, comportement que ni la diversité ni les différences de cultures ne justifient, il est des compromis minimum pour vivre ensemble, je parle d'une conception concrète et non du « vivrensemble » mièvre et « rose bonbon » que l'on nous distribue à la louche depuis des années...

     

    Alors oui certes oui, les sondages ne sont qu'un symptôme du « Barnum consumériste » et un président ou un gouvernement ne devraient jamais gouverner en ne se souciant simplement que de l'opinion des panels de citoyens choisis par les instituts de sondage. Mais gouverner implique nécessairement d'écouter les préoccupations d'un pays et de tenter d'y répondre, et le fait qu'il y ait seulement un peu plus d'un français sur dix pour comprendre la politique suivie et l'approuver est infiniment préoccupant car cela signifie simplement que le pays est ingouvernable dans l'état et que les décisions prises par les dirigeants actuels seront toutes perçues comme anti-démocratiques et arbitraires.

     

    Il n'y a guère ces derniers jours que deux voix au PS pour s'en alarmer et ouvrir leur gueule pour dire ce que les autres, certes, pensent tout bas, Malek Boutih et Marie-Noëlle Lienemann. Et encore restent-ils bien prudents tous les deux ! Car ce n'est pas un changement d'équipe qui changera quelque chose au cap suivi par ce gouvernement qui est le même que la plupart des gouvernements précédents fussent-ils libéraux-libertaires ou socio-libéraux comme celui-là.

     

    Que répondent à l'urgence induite par la colère du peuple les ministres, le président et leurs supporters (il en reste ! Leur organe officiel est « le Petit Journal » de Canal pelu) ? Les mécontents sont tous mis dans le même sac des extrèmes forcément anti-républicains et anti-démocratiques. Ils sont tous soupçonnés de nationalisme, de racisme, voire de fââchiisme et j'en passe et des meilleures. Quant à en envisager de suivre une autre politique, la question ne se pose même pas, leur refrain à tous est que la politique du gouvernement est inéluctable et la seule possible, la seule à respecter les valeurs humanistes et les idéaux réputés fondateurs de l'Union Européenne...

     

    Le « pays légal » se réduit comme une « peau de chagrin » et ses sermons moralisateurs ne fonctionnent plus, le « pays réel » se fait entendre et cela les dirigeants actuels ne veulent surtout pas écouter ce qu'il a à dire.


    image prise ici

  • 79% de français "fachos" ?

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    Ce qui s'est passé hier, les huées et les sifflets pendant le défilé du 11 Novembre sont surtout de la responsabilité d'un gouvernement qui, comme les précédents, a déjà enterré la France, la Nation et sa mémoire qu'il feignait de célébrer. Si le peuple était écouté il2013-11-11T181336Z_1_APAE9AA1EMQ00_RTROPTP_3_OFRTP-FRANCE-11-NOVEMBRE-HOLLANDE-20131111.JPG n'y aurait pas ces incidents...

    Le président Hollande bat ces jours encore un record d'impopularité en étant à 21% d'opinions favorables (au moins il bat un record), du fait surtout d'une politique autiste consistant surtout à appliquer sans aucune concertation ni respect de l'expression démocratique des mesures dictées par l'Union Européenne et les satanés critères de convergence budgétaire qu'implique le traité de Lisbonne.

     

    Hollande est à 21% d'opinions favorables de par une pression fiscale qui ne se justifie plus par le civisme et le sens de la collectivité pour les citoyens, l'impôt servant surtout à étayer un système hyper-libéral en voie de destruction, à renflouer les banques et alimenter la dynamique des marchés.

     

    Hollande est à 21% d'opinions favorables à cause de lois essentiellement sociétales qui concernent au fond un tout petit milieu de bourgeois ayant abandonné leur « surmoi » moralisateur depuis « Soissantuite ». Il a été élu d'ailleurs contre un autre et non pour son programme qu'il applique, on peut lui reconnaître ce mérite, sans tenir compte des avis extérieurs.

     

    Hollande est à 21% d'opinions favorables de par une politique concernant la Sécurité et l'Éducation simplement déconnectée du réel que vivent chaque jour des français qui ne sont pas tous, tant s'en faut, des soutiens du Bloc Identitaire ou des catholiques « intégriss' » ?

     

    Hollande est à 21% par la faute du « deux poids deux mesures » qui a cours un peu partout, du clientélisme électoral qui sévit à tous les niveaux, du copinage de plus en plus insupportable, du communautarisme qui excuse toutes les incivilités, du dogmatisme angélique, des corporatismes qui l'ont soutenu.

     

    Face à cette déferlante de mécontentement qui paraît parfois pré-insurrectionnelle, de la gauche à la droite, qu'entend-on suggérer par les soutiens du président et soutiens, ceux qui sont sincères et ceux qui sont tout juste serviles ? Évoquons par exemple « le petit Journal » de Canal + qui de petit moment aimablement et gentiment caustique au départ devient de plus en plus le quart d'heure d'« expression directe » du PS section « Terra Nova », et dont les cibles favorites sont Jean-Luc Mélenchon et Marine le Pen.

     

    Si on suit le raisonnement des « hollandistes », dont ce prof d'histoire hier si anonyme si peu militant qu'il acceptait une interview chez Yann Barthès justement le soir même, un représentant des corporatismes évoqués tiens, les mécontents, les « bonnets rouges », le « Printemps Français », sont tous issus de l'extrême-droite ou l'extrême-gauche, des jaloux, des aigris, des râleurs réactionnaires, tous des nostalgiques des ordres noirs, de l'Ordre Moral. On s'étonne, il y aurait donc en France 79 % de « fââchiistes » et de staliniens nostalgiques des fameuses « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°).

     

    C'est seulement ça la réponse du gouvernement et de ses partisans ? Ils sont donc si peu à l'écoute que cela des français ?

     

    J'en connais que cela étonne encore. Ce n'est pas cet autisme, ce mépris total de l'expression démocratique, quand celle-ci ne suit pas celle qu'on lui dicte, qui est le plus étonnant, c'est que les français soient encore encore aussi calmes quant à ce qu'ils subissent.

     

    Personnellement, je ne souhaite pas une seconde l'insurrection et l'incendie général. La foule imbécile et violente est toujours imbécile et violente, quelles que soient la pureté de ses intentions affichées au départ et ses raisons. Mais nous nous y dirigeons à grands pas et ce un peu partout en Europe. A gauche, la gauche sociétale surtout, on ne comprend pas ce retour de balancier des peuples qui ne veulent plus d'un pseudo progrès qui a surtout consisté à imposer une société libérale libertaire où l'argent est roi et la seule « valeur ».


    image empruntée ici

     

  • Le racisme des français ? Ou la coupure entre le pays légal et le pays réel ?

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     racisme_2.jpgDepuis quelques jours, les moralisateurs politiques de la « gôche kipense », essentiellement de la gauche sociétale font un retour fracassant assimilant le désir de retour à la Nation exprimé par de plus en plus de français comme du populisme, voire du racisme. Pour ces braves gens, dont madame Taubira est une des représentantes les plus dures, une des théoriciennes, le lien national, le lien républicain et institutionnel sont des vieilleries tout justes bonnes à être remisées dans le grenier des mémoires, et de mémoires réputées moisies et auxquelles ils ont renoncé depuis belle lurette, se contentant d'essayer d'accaparer à leur et unique profit les miettes de pouvoir national demeurant encore.

     

    Parfois, ce désir de retour à la Nation s'exprime de manière injurieuse et violente, hélas, celle-ci s'expliquant par l'autisme des z-élites, dont madame Taubira, incapables de simplement écouter les inquiétudes des citoyens, incapables de simplement considérer ce que les « simples » citoyens ont à dire. Pire, quand ceux-ci s'expriment hors des rails idéologiques ils sont soient racistes, soient poujadistes, on écarte leur parole d'un revers de la main dédaigneux.

     

    Pourquoi s'étonne-t-elle tant d'ailleurs d'une violence et d'une haine provoqués par son propre aveuglement ? Le fait de traiter les français de racistes montre simplement que comme d'autres, elle n'a toujours rien compris. Et que cela ne fera qu'aggraver les choses et la radicalisation car les citoyens français ne supportent plus vraiment d'être constamment tancés par des bourgeois qui depuis qu'ils ont abandonné leur surmoi en « Soissantuite » sont persuadés de pouvoir prétendre à un rôle de guides du peuple.

     

    Quand un gamin, ou une gamine, dans le métro, dans le bus, dans un car, embête tout le monde en insultant les autres voyageurs, en parlant fort dans son « smartphone », en ne respectant pas les règles basiques de vie en communauté, quand il, elle est affublé-e d'un « baggys » descendant sur son postérieur bien au delà des limites du raisonnablement indécent et qu'il refuse de s'acquitter du prix du billet, ce n'est pas le fait qu'il ait la peau noire, cuivrée ou blanche qui est le problème mais son comportement incivique et irrespectueux des règles de vie en collectivité, de son rejet de ces règles qui ne sont pas entièrement de sa faute certes.

     

    La pauvreté matérielle et intellectuelle, l'absence d'éducation digne de ce nom, la mépris envers la France, l'enseignement auto-flagellant de l'histoire, la vacuité des aspirations suggérées par la société libérale-libertaire, y sont largement également pour quelque chose. Cependant, ces gosses n'ont pas que des excuses, ce serait vite oublier qu'ils sont également dotés d'une conscience tout comme leurs parents et les autres adultes, dont ceux qui ont charge d'éducation, largement défaillants dans leurs missions.

     

    Et qu'à ce genre de gamin, ou de gamine, aidés, suivis, assistés, coconnés, on ne demande jamais aucun devoir en échange, aucune obligation civique de respect envers de ce qui relève du simple bon sens, les français en ont plus qu'assez. A ce sujet, une réaction de Léonarda est parlante, elle avouait vouloir retourner en France « parce qu'on s'occupait beaucoup d'elle », reconnaissant elle-même d'ailleurs ne pas être très assidue en retour. C'était un témoignage presque touchant d'une gamine de quinze ans vivant dans une famille dont le père est un truand, certainement violent avec ses enfants, et la mère une pauvre femme soumise à des coutumes « issues de la diversité » qui n'ont rien de respectables et sont simplement barbares.


    Enfin, être français ce n'est pas qu'un simple bout de plastique en poche...

     

    Toutes ces belles consciences, toutes ces « belles âmes » ne voient pas, ne veulent surtout pas voir qu'il y a dans le peuple un retour de balancier vers la Nation, et vers des valeurs qu'ils conchient. A force d'injurier ceux qui les portent et de les conchier, ce retour de balancier ils le prendront en pleine figure...


    Et la coupure entre "le pays légal" et "le pays réel" n'a jamais été finalement aussi forte et marquée...

     

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  • Les ricanements et la grandeur des "poilus"

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    200811110667.jpg

    J'écris ce texte en souvenir d'une visite à Vimy...


    Bientôt nous commémorerons le centenaire du début de la Première Guerre Mondiale. Il est devenu malséant et assimilable aussitôt à du fascisme ou une nostalgie réactionnaire de simplement utiliser le mot de « Nation » ou d'évoquer l'histoire de France sans passer par une auto-flagellation obligatoire, tel Lorant Deùtsch aussitôt soupçonné des pires avanies par Gilles Verdez, historien (qui a un très beau « brushing » on peut lui concéder au moins cela) tout ce qu'il y a de plus consensuel au fond, ce qui conduisit à un esclandre qui est toujours bon pour l'audience dans l'émission dont je ne voudrais même pas ou entourer mes poissons « Touche pas à mon poste ».

     

    Il a été amusant de voir ensuite une célébration dithyrambique de Cyril Hanouna, « kloune » cynique de « l'infotainement » et ses séides par la presse de la « gôche kipense », a.k.a Bruno Roger Petit sur son blog en l’occurrence , le Zorro de « Boboland » (TM°) tellement de gôche que s'il ne se retenait il partagerait la moitié de son salaire avec des « pôvres », enfin des « pôvres » qui votent comme lui bien sûr !

     

    Lorsque les mêmes parlent des soldats de « la Grande Guerre » ils sont très vite dans le ricanement déplaisantr et la raillerie, le mépris social envers ces « poilus » qui sont allés combattre non pas paraveuglement et par soumission au pouvoir mais par devoir envers leur pays, ce qui pour eux voulait dire leur famille, leur quartier, leurs amis et tous les autres, et ce qui pour ces personnes allait de soi car ils avaient conscience que les droits dont ils jouissaient impliquaient des devoirs, qu'ils soient de droite ou de gauche, coyant en Dieu ou pas. Je songe ici à mon arrière grand-père catholique et d'« Action Française », celle d'avant la « Grande » Guerre, et à son ami instituteur qu'il respectait sans aucun questionnement, radical et de gauche, athée, qui combattirent tous deux ensemble pour les mêmes idéaux qu'ils savaient plus grands qu'eux et leurs divisions habituelles. Je me souviens aussi de cet arrière grand-père maternel mort quelque part en Sologne dans le bataillon d'Alain Fournier.

     

    99 ans après eux, après leur sacrifice qui fut excessivement lourd, et sanglant, les gosses qui ont l'âge que ces hommes avaient en 1914 préfèrent également se laisser aller à ricaner de leurs ascendants qui n'avaient même pas de « smartphone », feindre parfois de l'apprécier pour se fondre dans la masse, et n'iraient certainement pas défendre le pays, surtout pas pour d'autres personnes qu'eux. Comme leurs aînés perdus par l'égoïsme et l'avidité, ils préfèrent ne songer qu'à leur intérêt personnel et étriqué.

     

    Ce qui est d'ailleurs normal puisque personne n'a daigné leur transmettre autre chose, et surtout pas des valeurs ou des repères. Ils baignent dans un vague, très vague, humanitarisme « light » qui implique d'affirmer que tout ce qui relève de la Nation est ringard et dépassé.

     

    Mais encore une fois, ce n'est pas tout à fait de leur faute s'ils feraient ainsi honte à leurs ancêtres.

     

    A l'inverse nos dirigeants, qui ont dans les faits déjà entériné la mort de la France, engluée dans une Europe hyper-libérale n'ont strictement aucune excuse justifiant leur cynisme.

     

    sn1916.jpgUne chose d'ailleurs m'étonne toujours, les historiens comme Gilles Verdez, qui reprochent à d'autres de ne traiter qu'une histoire « blanche » et selon eux raciste ne parlent jamais des tirailleurs sénégalais, des algériens, des marocains engagés à ce moment dans l'Armée Française non pas par contrainte pour mais défendre les mêmes valeurs que leurs camarades des « Tranchées ». Généralement, ils sont décrits comme de pauvres hères déboussolés attirés sur le Front par des promesses de primes et rien d'autres.

     

    On pourrait aussi rappeler la manière dont les autorités françaises les ont traités depuis, à commencer par le montant ridicule des pensions que certains de ces anciens combattants touchent encore pour la Seconde Guerre Mondiale, et bien sûr, nous nous tairons sur le mépris réservé aux « harkis ».

     

    Ce mépris, ami lecteur, l'auteur de ces lignes l'a plutôt pour tous ces cloportes lamentables qui ont oublié tout cela...


    illustration du haut prise ici

    illustration du bas empruntée


    Voir ici la polémique évoquée plus haut

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  • Ode à de futurs barbons

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    47938741.jpgL'homme qui écrit ce texte, ami lecteur, si tu tapes son nom et son prénom sur « Gougueule » (TM°) tu tomberas sur un article où il subit l'opprobre d'une chevalière du genre et de la défense de l'égalité qui lui envoie quelques flèches, telle Diane chasseresse, et le bannirait à tout jamais de l’Éden de toutes façons bien improbable si elle en avait le pouvoir.


    Il va ci-dessous aggraver son cas, lui qui a écrit et répété un peu partout qu'une de ses joies dans l'existence est d'admirer à la terrasse des cafés, seul ou bien accompagné, la beauté des jambes des femmes qui n'attendent même plus les beaux jours pour revêtir des jupes d'une brièveté que la morale réprouve encore paradoxalement à notre époque pourtant complètement a-morale quant à l'argent et à l'iniquité du partage des ressources qui visiblement les choque moins et ceci de « Terra Nova » aux « Femen ».

     

    Enfin, l'auteur de ces lignes tient à préciser qu'il est loin de penser que les femmes ne sont que le « produit d'un os surnuméraire », au contraire, il aime bien être contre, tout contre... Donc, les grenouilles de bénitier pharisiennes, les féministes (Nota Bene : pas toutes, amie lectrice, pas toutes, pas les jolies, donc pas toi... Nota Bene Bis Repetita (ne placent pas toujours) : tu pardonneras ici mon inconvenance, tu sais que je suis au fond un brave garçon candide et d'une grande gentillesse), les adeptes de la théorie du « Gender », les cheftaines du MLF, les futurs barbons revêches ont au moins une chose en commun :

     

    Pour elles à chaque fois qu'un homme fait un commentaire admiratif sur la beauté d'une femme, il est soit vulgaire, soit irrespectueux de la dame à l'enveloppe ainsi célébrée. A leurs yeux, c'est un atroce « matcho » sans vergogne, un vil phallocrate que leurs thuriféraires masculins, il en existe de nombreux, condamnent sans appel eux qui n'ont qu'un regret dans la vie, être nés sans ovaires à la naissance. Assistant un jour à une conférence sur « le Genre », sujet qui me passionne tu t'en doutes ami lecteur, j'ai pu croiser quelques un des ces mâles repentants qui baissaient les yeux humblement et respectueusement dés que la conférencière évoquait un de ces affreux misogynes sans vergogne des siècles passés.

     

    Ce genre de femmes manquant à la fois de charme, de séduction, le plus souvent de finesse et de féminité, on le trouve, ami lecteur, de l'extrème-droite à l'extrème-gauche où ces donzelles compensent ou subliment, c'est selon, leur carence en appâts charmants par un radicalisme de la pensée et une expression violente de leurs opinions qui se résument la plupart du temps à une haine de l'autre sexe.

     

    Elles semblent croire, c'est étonnant, que plus elles sont moches, plus elles seraient intelligentes selon l'idée reçue d'une sottise sans égale qui veut qu'une belle fille est forcément une idiote alors que l'on peut très bien être moche et con. Ne parlons pas des spécialistes ès médias du sexisme et des phobies en tout genre telle Caroline Fourest qui règlent leur Œdipe devant tous les passants sous la lumière des « sunlights » des studios de télévision. Je réserve mon jugement quant à Najat Vallaud-Belkacem qui professe à première vue les mêmes opinions, la joliesse de ses jambes qu'elle montre assez souvent m'incite à la magnanimité ce qui est certainement le signe j'en conviens que je suis encore influencé par une conception de l'hédonisme certainement fort regrettable mais que je n'ai aucunement l'intention d'abandonner ce qui me causera, m'a déjà causé et me cause maintenant l'un ou l'autre anathème.

     

    Elles voudraient ces greluches que l'on célèbre la beauté intérieure, la beauté de l'« ââme », bien cachée, des moches ou des mal foutues qui sont souvent réputées êtres de filles « teeellement » dynamiques et pétulantes, la bonne blague : c'est d'ailleurs généralement la raison pour laquelle, leur pétulance supposée, elles restent vieilles filles toute leur vie et coiffent toutes Sainte Catherine à cinquante ans passées ainsi que toi ami lecteur tu l'as sans doute assez souvent vérifié.


    Image de Barbara Stanwick prise ici

  • La mort d'un écrivain populaire qui emmerdait les calotins et les purotins, Gérard de Villiers

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    C'est pour toi Christine-Laure Morgan aussi, et pour ceux qui savent ce qu'était ce monde à jamais perdu...


    sas1.jpgGérard de Villiers est mort, un écrivain populaire, au style toujours plus fluide que Marc Musso ou Guillaume Lévy, ou que celui d'Anna Nothomb. Il écrivait ce que l'on appelait un rien péjorativement des « romans de gare », car oui ami lecteur dans le monde d'il y a à peine quelques décennies, quand ils voyageaient tes parents ou grands parents lisaient des livres quand ils partaient en voyage. La lecture n'était pas seulement une occupation de prétentieux, ou d'intello qui veut se donner un genre, non tout le monde lisait sans qu'il n'y ait besoin de grands mots grandiloquents sur l'accès à tous de la littérature.

     

    C'était avant l'invention de tous ces gadgets tous plus inutiles les uns que les autres qui non seulement empêche leurs possesseurs de voyager dans les contrées toujours magnifiques des livres, mais qui les ramènent sans cesse à leurs nombrils.

     

    devilliersgerardsas059c.jpgEt pour un homme qui a grandi dans les années 70 et 80, De Villiers ce sont d'abord et avant tou les couvertures, les poses des modèles, totalement inconcevables dans le monde de l'édition actuel et une société se voulant moderne mais devenue des plus pudibonde, puritaine au dernier degré dans laquelle les bons apôtres, pour diverses raisons, parfois opposées, ne laissent pas passer un bout de sein ou de chute de reins dans un film réputé « tout public » mais tolèrent sans trop de problèmes des carnages sanglants, des intrigues cyniques ou brutales destinées à vendre des « produits dérivés » aux brouteurs de « pop corn » à la sortie du cinoche qui est devenu plus un genre de centre commercial qu'un cinéma digne de ce nom.

     

    Ces couvertures me rappellent les vacances, les filles en bikini à la peau couleur pain d'épices, ces livres sentant visiblement le souffre que les parents rangeaient hors de portée du regard de leur progéniture, ce qui rendait ces livres encore plus attirants.

     

    Quand on entend causer dans le poste de littérature ouverte « au plus grand nombre », de culture vraiment « populaire » par les laudateurs du festivisme artistique ou mondain, ça fait rire quand on songe à Gérard de Villiers, que les festivistes honnissent pour ces prises de positions sans complexes à droite. Je me rappelle de lui les exposant au « Tribunal des Flagrants délires » de Villers, Rego et Desproges, une émission de radio qui est également une « madeleine » évoquant un monde à tout jamais disparu, plus libre, moins cynique aussi, toutes choses qui ne m'ont pas encouragé à renoncer à la posture de « l'anar de droite » bien au contraire.


    Ce n'est pas de ma faute monsieur le juge, le père d'un copain les avait tous, et nous les parcourions fébrilement en cachette le mecredi !

    littérature,infréquentables,société,politique,hypocrisie,monde perdu 

    Grâce à de Villiers et d'autres comme Frédéric Dard, les transports ferroviaires se doublaient de transports aventureux ou amoureux des héros de ces livres méprisés par les trou du cul pompeux qui portent pourtant aux nues les « pulps » américains depuis le film de Tarantino, « pulps » qu'ils n'ont il est vrai jamais lu. Le bruit des roues sur les rails rythmaient les ébats du prince, et remplaçaient avantageusement celui des tirs de mitrailleuse des affreux que Malko finissait toujours par dézinguer, des affreux toujours politiquement incorrects, ne respectant jamais le point de vue angélique de mise sur la diversité, toussa....

     

    Le commissaire San Antonio et son adjoint « hénaurme », et énorme, Béru, sont deux autres de ces héros « de gare » avec les tribulations jamais mièvres, toujours épicées, de Son Altesse Sérénissime Malko Linge, agent contractuel de la CIA. Ses aventures comme dirait l'oncle Fernand, « c'est plutôt une boisson d'hommes », des aventures pas si fantaisistes car correspondant toujours à la réalité « de terrain » que les copains de l'auteurs, des « services » eux aussi, lui rapportaient, même si d'ailleurs, et contrairement aux préjugés, beaucoup de femmes lisaient « SAS ». Dard avait pour lui, aux yeux des z-élites d'être de gauche et beaucoup plus consensuel sur le plan politique. De Villiers est pour eux un « infréquentable », et ils ont sur son œuvre un dédain finalement très petit bourgeois, et tout aussi moralisateur que celui des calotins qu'ils feignent de prendre pour leurs ennemis héréditaires alors qu'ils se rejoignent dans l'étroitesse d'esprit...

     

     

    Votre serviteur s'était fendu d'un petit pastiche de SAS, « KO à Bamako »


    couverture du haut prise ici

    couverture du bas prise