Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« La France « black, blanc, beur », mon cul » (article rappelant les z-heures les plus sombres de notre histoire)

Imprimer Pin it!

Depuis lundi soir, les « pleureuses », « pleureurs » et commentateurs sincèrement sensibles, plus rares, nous ressortent le vieux refrain de la « France, black, blanc, beur », unie dans sa diversité, qui a montré que dans l'adversité, elle pouvait gagner, à condition de faire confiance. Depuis hier soir, l'on pointe du doigt les méchants, les caustiques, les cyniques, les malveillants, les « skeptiques » qui faisaient rien qu'à dire du mal des bleux et qu'ils ont gagné, ce qui ferait que les « skeptiques » l'auraient dans l'os depuis le 3-0 qui permet à de nombreux patrons de se rassurer sur les bénéfices qu'ils feront du spectacle, des maillots vendus, le spectacle lui-même conservant sa dynamique intacte ce qui permet de distraire le citoyen-consommateur du reste...

 

karim-benzema-c-fete-avec-ses-co-equipiers-la-victoire-de-l-equipe-de-france-de-foot-le-19-novembre-2013-contre-l-ukraine_4532010.jpg

Attention, minute !, les bleus ne sont pas Athos et son valet coincés par les gardes du cardinal à cinquante contre un dans la cave d'un aubergiste félon, ce sont des sales gosses, des « affreux jojos », qui sont restés des gosses de banlieue, de milieux pauvres, intellectuellement et matériellement, sans connotation péjorative, des milieux où pour s'en sortir et réussir, on ne peut pas faire « normale sup », on n'a pas d'autre choix que de courir derrière un ballon.

 

Un vrai beau symbole de réussite d'union nationale, ce serait plus de gosses de « cités » en « prépas », quelle que soit leur origine, plus de médecins issus de ces « quartiers » du fait d'un système d'éducation favorisant l'excellence et le goût de l'effort, le mérite. Un vrai beau symbole d'intégration, ce serait aussi de ne pas brandir l'oriflamme de l'anti-racisme dés que l'on souligne que les droits légitimes des « affreux jojos » supposent aussi des devoirs, et qu'évoquer ces devoirs ce n'est pas être xénophobe ou sectaire.

 

A propos de sectarisme, la France issue de la diversité hier c'était surtout des drapeaux portugais et algériens qu'elle avait dans les mains sur les Champs Elysées...

 

C'est avoir une haute idée de ces gosses et considérer qu'ils sont capables du meilleur. En quoi est-ce raciste ? Il faut m'expliquer.

 

Vendredi soir, ils se sont fait engueuler par le proviseur du lycée et lundi soir, ils ont mis un coup de collier et se sont mis à bosser vraiment, s'apercevant avec une candeur touchante, je ne raille pas, combien l'effort et la passion pour la nation peuvent enthousiasmer beaucoup plus que le nombre de zéros sur un chèque de sponsor. C'est un début on me dira, mais ce n'est qu'un début. Ce serait dommage de s'arrêter là.

 

Des opportunistes dont le locataire actuel de l'Elysée, plus un genre de squatter qu'autre chose vu sa côté de popularité bientôt négative, en ont profité pour bien insister sur la mise en parallèle entre les nouveaux héros du jour, jusqu'à la prochaine connerie, le prochain caprice, la prochaine bouderie, et le gouvernement Ayrault (note l'allitération de la phrase ami lecteur).

 

Il a dit cet opportuniste :

«L'entraîneur ça compte » (gros clin d’œil et coup de coude, l'entraîneur c'est lui).

 

Et aussi :

« C'est une victoire d'une équipe qui s'est battue de la première à la dernière minute, qui y a cru, qui s'est rassemblé», (re-gros clin ; re-coup de coude).

 

Et enfin le dernier clin et le dernier coup de coude, un peu plus appuyés encore que les précédents si on n'avait pas encore tout compris :

 

« C'est souvent le cas en France, on prend pas le chemin le plus direct. Le principal c'est d'y arriver ». On voit à peine où il veut en venir, à ce point on ne parle plus de gros sabots mais plutôt de semelles orthopédiques.

 

 

On note qu'au départ, il n'y croyait pas à la victoire des bleus, il n'était pas présent au stade au début du match par peur de se faire huer sous le feu des projecteurs en cas de défaite, puis sentant le vent tourner, finalement, son service de com lui a conseillé d'y aller, c'était mieux pour le « storytelling ». Heureusement qu'il n'est pas venu plus tôt me dira-t-on, ainsi, on a évité la flotte.


la photo  vient de

Commentaires