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« L'histoire de la page 52 d'un album de Valérian »

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« L'histoire de la page 52 » bientôt un documentaire de Kanari films

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Ami lecteur, autant te l'avouer, j'ai toujours été fan des aventures de Valérian et Laureline, agents spatio-temporels du XXXème siècle en vadrouille dans l'univers entier, rencontrant des créatures pittoresques et étranges, que ce soit des Shingouz, sorte de tamanoirs chauve-souris spécialisées dans le commerce et le négoce plus ou moins honnête, ou une méduse terrestre qui apprécie la cuisine bourgeoise terrienne. Les aventures de Valérian renvoient aux temps glorieux de « Pilote » quand les lecteurs de BD n'étaient pas considérés surtout comme des cibles commerciales potentielles.

 

Au départ, ces aventures sont plutôt classiques. Valérian, agent spatio-temporel, parcourt l'espace et différentes époques, accompagné de Laureline, ancienne licorne, éprise de justice sociale et de liberté. Valérian n'est pas un héros très malin, sa compagne le tire souvent de situations périlleuses et Laureline est bien plus fine et plus maline. Il y a apparement tous les ingrédients du space-opera cependant, dans chaque album, les auteurs instillent au départ un peu timidement puis de moins en moins une dose de préoccupations sociales très actuelles et adultes.

 

Très vite ensuite, Christin et Mézières leur donnent un ton plus fantaisiste, de SF pataphysicienne, et ose traiter plus abruptement de questions finalement tout à fait de notre temps, car la SF parle toujours de notre temps, questions que Pierre Christin connait bien comme journaliste.

 

Les scénarii de Pierre Christin sont toujours surprenants et intéressants, et le dessin de Mézières est très loin des albums impersonnels d'autres auteurs moins doués, qui semblent croire que travailler sur ordinateur leur confèrera plus de talent. Le documentaire suit le travail du dessinateur sur la création d'une page, sur son souci du trait et de la mise en scène.

 

A partir de « Métro Châtelet direction Cassiopée », les albums racontent également une histoire qui n'est plus isolée et qui court autour de la perte par les deux héros de leur futur après avoir sauvé la terre de la guerre atomique qui aurait dû conduire un peu plus tard à l'avènement de Galaxity et de l'empire terrien, et de leur terre. Ils n'ont plus que leur vaisseau et l'ancien quartier terrien de « Point Central » mégalopole cosmopolite au centre de la galaxie. Ils ne peuvent plus alors compter que sur eux-mêmes et monsieur Albert, leur contact contemporain, et Jal, un autre agent ayant échappé à la disparition de la terre du futur. Ils iront jusqu'à rencontrer une « sainte trinité » burlesque sur Hypsis, civilisation qui tiraient les ficelles de toute cette histoire.

 

Ce cycle se conclut avec « l'Ouvre-temps » qui laissaient Valérien et Laureline amnésiques sur la terre de 2013, retombés en enfance grâce à Xombul le premier « méchant » de leurs aventures rentré en grâce, et qui était alors annoncé comme le dernier titre de la série.

 

 

Heureusement les auteurs ont visiblement eu du mal à abandonner leurs créatures de papier qu'ils font revivre dans « Souvenirs de futurs », la page 52 du documentaire étant celle de cet opus qui fait dire qu'il est excessivement dur de conclure lorsque l'on prend plaisir à raconter des histoires qui font travailler l'imagination. Le documentaire permet de suivre ce travail passionnant...


couverture de "Souvenirs de futurs" pris sur le site de Dargaud


ci-dessous la bande-annonce du documentaire

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