Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

"Le bordel au Trocadéro, c'est toujours du spectacle, Coco"

Imprimer Pin it!

politique,foutebôle,société,littératureOn ne peut pas dire que je sois vraiment un amateur de foot. Que la baballe soit dans les cages, peu me chaut, je n'en ai pas grand chose à fiche. 


Soyons honnête cependant, quand mon pays gagne, je suis content, quand même c'est déjà ça. J'ai la fibre chauvine, ce doit être ça. J'ai d'ailleurs enragé cette fois où un crétin a cru bon de donner un coup de boule à un autre joueur tout ça car il croyait qu'il avait mal parlé de sa soeur, alors qu'il y avait des choses plus grandes en jeu, plus grandes que lui en tout cas...


Et puis une victoire de la France c'est toujours une occasion de plus d'une bonne tablée avec des amis, tout en sachant très bien que la plupart des joueurs de l'équipe nationale s'en foutent un peu de la Nation, autant que leur premier chèque de pub au fond...


Cependant, les rares fois où j'ai tenté de regarder un match quand j'étais plus jeune, cela m'a convaincu de ne pas recommencer la tentative, après avoir entendu un commentateur se demander avec anxiété si les joueurs allaient pouvoir s'en donner à coeur joie pour déraciner la pelsouse au Heysel, alors qu'il y avait déjà 36 morts, se posant la même question après l'effondrement d'une tribune à Furiani.


Ce n'est pas que je n'aime pas le foûte, j'ai même joué en UNSS (et non en URSS on appréciera le mot d'esprit), l'exaltation du sport, la montée d'adrénaline que certaines petites équipes donnent encore, rarement, ce n'était pas si mal cet esprit du "beau jeu", ce bon esprit dont la plupart des gosses qui jouent au foûte n'ont rien à faire en 2013, ils rêvent de gagner le fric que gagnent leurs idoles...


Ce soir, quelques multimilliardaires pour la plupart décérébrés, esclaves dociles du spectacle, ont défilé eà Paris, et se sont arrêtés au Trocadéro pour avoir la Tour Eiffel en fond derrière, "pour faire une belle image, coco, la France, coco, les baguettes, les franchouillards derrière en béret, et la ville "so romannntic" à vendre au américains coco !"...


"Tu vois ce que je veux dire, coco !"

Des petits mâles "alphas", qui ont un besoin constant d'être rassuré dans leur masculinité, des brutes sans cervelle et des gamins perdus y ont vu une bonne occasion de se défouler de leur colère, et de leurs frustrations, de leur haine, et puis surtout parce qu'on ne leur a laissé que leur violence. S'ils sont la lie, ce n'est pas seulement de leur faute...


"Et pas de stigmatisation coco, qui te dit que c'est pas les CRS qui ont commencé ?"


On pourrait lancer un sujet d'étude sur l'homosexualité latente chez les groupes de supporters, leur passion pour les étreintes brutales, leur appétence pour les cris et chants de guerre entre hommes. Les néà-barbares vus à la télévision ne sont pas loin des chars de la "Gay Pride" et c'est presque le même genre de festivisme.


Au lieu de leur belle image, les propriétaires du club et les multimilliardaires de la baballe ont eu une belle émeute urbaine, c'est pas grave ça coco, ça fait quand même le spectacle. Et puis leur donner de temps en temps un ou deux gendarmes pour se bagarrer, ça coûte toujours moins cher que d'essayer de les éduquer, Coco, ou de leur donner de la culture.

Ci-dessous la tirade de Desproges contre le foot, que je partage

Commentaires