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Aux "Pédés de service" et autres "folles du régiment"

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politique, société, homosexualité, politiquement correctLes délires actuels sur l'homophobie m'ont rappelé dernièrement le cas de L... un responsable culturel français à Jérusalem que j'avais rencontré là-bas. L... . Comme ce n'était pas le seul « garçon sensible », pour faire un bon mot pour faire rire mon entourage, j'avais appelé son lieu de travail la « Cage aux folles ». Ce n'est pas que j'avais quoi que ce soit contre lui, ou les autres personnes homosexuelles autour de lui mais je n'ai jamais su résisté bien longtemps à un « bon » mot, une répartie, un sarcasme, fût-ce de mauvais goût.


Et puis j'ai été amené à travailler avec lui. Il ne me tint pas rigueur de mes plaisanteries, dont je ne me sentais pas coupable, sans en être très fier, me confiant simplement quelques petites réflexions intéressantes ayant compris aussi ma compulsion à la dérision. Grand, très mince, toujours habillé de couleurs très vives, une fine moustache d'expert-comptable sur la lèvre supérieure, il avait des faux airs de John Waters, le réalisateur de cinéma « trash » des années 70.


Pour les petits français, il avait toujours été, était encore et serait encore le « pédé de service », que ceux-ci se disent tolérants et progressistes, ou qu'ils soient réellement homophobes. Ce qui déterminait l'appréciation de sa personne, ce n'était pas ses qualités ou ses défauts mais son orientation sexuelle.


Pour les premiers, il était la « folle » tellement sympââthoche à qui les filles confiaient leurs petits soucis, tellement sensible, tellement fin. Pour les autres, c'était une « tarlouze » invétéré, la « tafiole du régiment » qui fait bien rire, et que l'on aime bien tant qu'elle consent à se faire foutre d'« elle » sans moufter, les moqueurs ne faisant qu'exprimer au fond leur peur intime de leur propre homosexualité latente se devinant à travers leur goût pour des amitiés « saines et viriles ».


Parmi eux, on trouve d'ailleurs des lecteurs ou pseudo lecteurs de d'Annunzio, qui eut des « amitiés particulières », d'Henri Massis, idem, ou de Brasillach, qui ne s'en est jamais caché.


En Palestine, du fait de ce qu'il faisait pour les autres, il pouvait être simplement lui-même pour les palestiniens qui l'appréciaient pour ce qu'il était au fond de lui, sans que son inclination ne soit même une question politique, religieuse ou autre, que ce soit dans le sens d'un angélisme effarant que celui d'une diabolisation toute aussi stupide, d'un désir de reconnaissance, qui ne passera jamais par une loi, celle-ci ne pouvant se décréter d'un trait de plume, fût-elle administrative.


Wilfred, et son ami, qui ont subi une agression que je suis le premier à reconnaître comme ignoble, sont cependant, tout comme de nombreux militants LGBT, et je suppose bien malgré eux de ces « pédés de service », qui se définissant seulement par leur orientation sexuelle ne font finalement que montrer leur profond mal-être à se voir comme ils sont, les personnes ayant le plus de mal à les accepter étant au fond eux-mêmes et non des membres de la « Manif pour tous » comme ils le laissent entendre, tout comme des homosexuelles médiatiques ne cherchent en fait qu'à faire payer à tous les hommes le divorce de leurs parents. 

image prise ici

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