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  • Caillou blanc du printemps

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    Sinon, toute cette agitation m'a fait oublier de déposer un petit caillou blanc de printemps le 21 mars...

    Rappelons ici ce qu'est un petit "caillou blanc"...

  • Mohammed Merah ne doit pas devenir un héros

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    Sur Agoravox

     Ce matin, en prenant le bus, en écoutant les conversations des jeunes de « quartiers » où je travaille, quelles que soient leurs origines d'ailleurs, je tiens à le souligner, on pouvait être horrifié.

    Il y a des discours moralisateurs qui ne tiennent plus, politique, toulouse, islam, tueries, hypocrisiedes leçons de bonne conscience qui ne sont plus d'actualité se dit-on alors. Et bien souvent, on voit que finalement ces discours cachent surtout une chose, la crainte que ces évènements dramatiques ne pèsent sur leur candidat à la présidentielle.

    C'est tout ce qui les gêne on peut souvent le constater, ce sont les premiers à parler de récupération, en accusant bien sûr les autres, mais le fait qu'ils en parlent veut tout dire.

    Cela aurait été tellement plus facile si l'assassin eût été un néo-nazi, un fasciste bien caractérisé.

    Cela aurait été tellement plus simple à leurs yeux.

    Elles sont maintenant insupportables ces leçons lénifiantes et un rien mièvres qui ne veulent pas voir ce qui est train de se profiler sous nos fenêtres du fait en grande partie de l'importation du conflit israélo-palestinien chez nous.

    Ils se sont tellement gargarisés ces partisans d'un côté ou de l'autre de cet affrontement interminable entre palestinien et israéliens qu'ils ne se sont pas aperçus qu'ils en avaient amené la haine et la violence qui sévissent là-bas chez nous, les uns en hurlant à l'antisémitisme et à la judéophobie dés qu'un taré traçait une croix gammée sur une porte, les autres en cachant pour certains à grand peine leur réel antisémitisme en se réclamant d'un anti-sionisme de pacotille, les deux parties accusant ceux qui osent remettre en cause le bien-fondé des interventions meurtrières à Gaza ou des attentats-suicides.

    Je pense à ces belles consciences intervenant chez Frantz-Olivier Giesbert la semaine dernière affirmant sans rire que la rébellion et la révolte étaient toujours de leur côté alors que confortablement installés dans leurs certitudes et leur aisance matérielle.

    On se dit aussi que le problème c'est l'abandon des politiques d'éducation, sous prétexte de RGPP, remplacées par du « tout répressif » ou du « tout angéliste », ce qui revient au même, que la question la plus en souffrance c'est l'ignorance absolue de ces jeunes pourtant gorgés d'information continue, et qui vont souvent sur le réseau, leur incapacité à tout sens critique, ce qui est normal car personne n'a songé à les former à en avoir.

    Qui est le héros du jour à leurs yeux ?

    Mohammed Merah, dont ils sont allés voir la photo à la « une » des journaux du buraliste, résiste aux « bleus », aux « condés », aux policiers donc, depuis bientôt une trentaine d'heures. Et on peut être certain que Merah est tout à fait conscient du cirque médiatique, et que c'est aussi cela qui le grise et le maintient en état de résister, en bon rejeton de la société spectaculaire libérale-libertaire qu'il est aussi. On rappellera qu'il voulait poster des vidéos de ses actes sur le Réseau.

    On aurait pu être content que pour une fois, ces jeunes regardent les journaux, que pour une fois, ils cherchent à s'informer.

    Il n'y a pour la plupart aucune connotation politique ou religieuse là-dedans, non simplement le fait qu'un des leurs, qui vient des mêmes « quartiers » qu'eux tient tête aux forces de police, c'est ce qu'ils voient.

    Cette admiration de la violence, de celui qui laisse libre cours à ses pulsions que ces jeunes ne voient pas du tout comme viles et basses mais légitimes, c'est la conséquence d'un abandon des valeurs communes, de ce qui portait les français à vivre entre personnes différentes, de ce qui les reliait.

    C'est la conséquence d'un masochisme mémoriel constant qui amène ces jeunes à penser que les valeurs de la France sont pourries vu le mal qu'on leur dit de ce pays et de son passé, constamment et sans faiblir.

    Ils sont aussi constamment encouragés à rester dans leur vision déformée des choses, et dans leur haine de toutes contraintes, de toute autorité pouvant les aider, les guider, les amener à s'élever, les parents comme la plupart des institutions ayant progressivement renoncés à leur rôle d'éducateurs. Il faut laisser les jeunes construire leur personnalité, construire leur citoyenneté.

    Nous sommes maintenant dans les conséquences néfastes de tous ces abandons, de tous ces renoncements.

    Et il bien tard pour réagir, en espérant que ce ne soit pas trop tard...

  • Le temps des bonnes intentions et le temps des assassins

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    En débat sur Agoravox

     Les évènements de la tuerie de Toulouse

    Cela fait des années, des décennies, que dès que l’on évoque les risques liés au fondamentalisme musulman, ou que l’on tente d’avertir sur les dangers d’une anti-sionisme qui cache souvent bien mal les haines judéophobes de ces promoteurs, l’on promet le retour des heures les plus sombres de notre histoire (TM°), des ordres noirs.

    image prise ici

    tuerie-toulouse.jpgCela ne préjuge pas de la grande majorité des croyants musulmans, qui ne font pas de politique, qui ne se soucient que de travailler et vivre en bonne entente avec les autres français. Les premières victimes du fondamentalisme se targuant de représenter leurs valeurs, c’est d’abord et avant tout eux d’ailleurs.

    Juste après les tueries de Toulouse, d’ailleurs, ça n’a pas raté, le criminel était forcément un néo-nazi, un raciste bas du front. Il s’avère que non, c’était un djihadiste qui a commis ces actes pour venger les palestiniens et du fait de l’engagement français en Afghanistan.

    D’autres commentateurs, plus ou moins hypocrites s’inquiétaient de la récupération possible de ces assassinats, s’angoissant en fait sur leur propre récupération de ces évènements, s’angoissant aussi de ne pas pouvoir encore une fois se mettre en valeur en jouant les consciences éclairées.

     Maintenant, du fait de leur aveuglement à ne pas vouloir traiter la question de l’intégrisme musulman en amont, de leur sottise, de leurs bonnes intentions qui ne mènent qu’à la haine, de la récupération ils vont en avoir, de leur appétence à jouer les Zorros, les Robins des Bois, dans des causes légitimes, comme la cause palestinienne, à laquelle ils font surtout du mal, la déligitimant par leur bêtise crasse, de la récupération ils vont en avoir.

    Ces idiots utiles sont les alliés objectifs de Marine le Pen, et s’ils s’obstinent d’une radicalisation des positions de chacun, entrainant là un risque tout à fait réel ici du retour des heures barbares et du temps des assassins.

    Et depuis ce matin, ces beaux esprits sont toujours dans le déni le plus total, il ne faut rien aborder, ne pas en parler et continuer la tête dans le sable, tels les autruches, par peur de « stigmatiser » les populations musulmanes.

    Assez de coupable indulgence sur des coutumes barbares qui n’ont aucun sens, assez de coupable indulgence sur toutes les atteintes aux valeurs de liberté, toutes ces atteintes contre les femmes en particulier, aux valeurs qui portent notre société !

    Assez de tolérance et de sensiblerie quant aux radicaux religieux, qui sont de toute façon minoritaires ! Assez d’ignorances sur les croyances des uns et des autres aussi !

    Ne pas vouloir régler la question, ne pas vouloir regarder le réel en face, n’engendrera qu’un peu plus de haine, un peu plus de tentations mortifères, d’autres tueries.

    On ne discute pas avec des fondamentalistes, on ne leur tient pas un langage mièvre et compréhensif. Entrer dans leur discours, comme pour tous les fanatiques, qu’ils soient religieux ou idéologiques, c’est déjà accepter leurs thèses, c’est déjà souscrire à leurs idées. Les fanatiques et les fanaticophiles ne méritent qu’une réponse, le mépris et que l’on tourne les stupidités qui sortent de leurs cervelles malades en dérision, rien d’autres. Ils n’ont que leur haine en eux, une haine qui comme un poison les envahit et remplit tout.

  • Et les commémorations du 19 Mars 1962 ?

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    100349_image-1323363581046.jpgimage prise ici

    Aussi sur Agoravox

    Cinquante après la fin de la guerre d'Algérie, les blessures qu'elle a ouvertes ne se sont toujours pas refermées tout à fait. Ceux qui osent en parler sont aussitôt soupçonnés, jugés et condamnées aussi sec, et catalogués comme nostalgiques du colonialisme et des « ordres noirs », emballé c'est pesé...

     La question des « harkis » n'est toujours pas totalement résolue (par ici des faits sur les harkis), tout comme celle des « rapatriés », sur lesquelles les beaux esprits préfèrent jeter un voile pudique et ne pas s'aventurer trop loin, ce qui risquerait de remettre en cause quelques éléments de la mythologie politique française, qui ont la vie dure, comme on l'a vu hier, certains parlant de « reprendre la Bastille » d'autres célébrant la mémoire de Robespierre ou Saint-Just deux tortionnaires de masse.

     La plupart ne veulent plus parler de leurs blessures sincèrement par volonté d'apaisement, tandis que d'autres se bouchent les oreilles surtout par lâcheté, sachant très bien le sort horrible qui a été réservé aux harkis et aux européens d'Algérie qui n'avaient pu se résoudre à prendre le bateau pour une métropole où ils n'étaient pas les bienvenus, suscitant de la part des français du continent au mieux une indifférence polie.

     Entre la « valise ou le cercueil », beaucoup n'eurent pas même le choix, ce fut le cercueil...

     On ne peut évoquer les faits sans subir un retour de bâton des tenants d'une histoire sublimée qui oublie la plupart du temps les massacres qui ont suivis...

     Certains pensent que ces massacres sont en quelque sorte le juste pendant, une simple compensation des atrocités commises par le Général Bugeaud lors de la conquête de l'Algérie en 1830, conquête qui part au départ du but avoué de faire cesser les « razzias » barbaresques, les enlèvements d'européens pratiqués jusque là.

     Car en face de Bugeaud, il n'y avait pas des tendres non plus.

     Et la violence de l'un ne cautionne pas la violence de l'autre, le massacre des harkis ne compensant pas celui de Charonne...

     Les blessures morales sont toujours suppurantes chez les personnes qui ont « fait » la Guerre d'Algérie, chez les jeunes appelés du contingent qui ont vécu les « évènements », comme on disait à l'époque, pendant vingt-huit mois, « évènements » qui ne les concernaient pas, et à qui on a confié des tâches pour lesquelles ils n'étaient ni compétents, ni préparés, du « sale boulot » qui les a marqué à vie, les poussant à un masochisme mémoriel et une culpabilité collective que chez eux on peut comprendre et trouver légitime.

     De plus, après le 19 mars 1962 ces appelés ont dû rester les armes aux pieds, et avaient l'interdiction d'intervenir lors des règlements de compte qui ont suivi, des règlements de compte qui s'apparentent à une épuration ethnique tout comme en ex-Yougoslavie, tout comme après Dien Bien Phu en 1954.

    Ils ont même du parfois tirer sur d'autres français ainsi lors de la fusillade de la rue d'Isly.

    En 2012, ces appelés seraient passibles de la Cour Pénale Internationale pour non intervention à personnes en danger. Il est compréhensible que cela ait provoqué chez quelques uns d'entre eux un peu plus tôt le ralliement au « putsch » des généraux, comme Hélie de Saint-Marc, résistant de la première heure, déporté à Büchenwald, qui s'étaient sentis trahis par De Gaulle , dont ils étaient compagnons de résistance pour la plupart, qui a promis le maintien de « l'Algérie Française » pour arriver au pouvoir, (cf : « Je vous ai compris ! », qu'il fallait comprendre « je vous hais ! Compris ? » ainsi que le prétend Desproges dans une des « chroniques de la haine ordinaire »), alors que pour lui ce maintien coûtait trop cher de toutes façons, et il craignait que cela ne provoque une immigration massive en France, et ne pose de sérieux problèmes au principe de laïcité.

     Il craignait que son village ne devienne « Colombey les deux mosquées » ainsi que l'évoquait Éric Zemmour dans sa chronique du 19 mars justement...

     Sur la question de la torture, personne n'évoque jamais le fait que celle-ci était pratiquée par ces appelés justement, qu'un professionnel saura retenir son bras et ne pas aller trop loin, voire ne pas torturer du tout, tandis que quelqu'un qui ne l'est pas ira forcément trop loin, la violence appelant la violence, parfois un sentiment de vengeance étant mêlé à tout cela, après les attentats meurtriers du FLN qui tuaient des civils, hommes, femmes et enfants dans les cinémas par exemple, attentats que « la gauche qui pense », dont les disciples de Saint Jean-Paul Sartre trouvait et trouve encore légitimes.

    ci-dessous, la guerre d'Algérie vue par le cinéma français


    La guerre d'Algérie vue par le cinéma par LeNouvelObservateur

    Ci-dessous Hélie de Saint-Marc parle de l'Algérie et de son expérience


    Hélie de Saint Marc raconte l'Algérie française par Nouvelles-de-France

  • Puisqu'il est question de Prise de la Bastille...

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    p16ka32rs914as1o4q1sc2n3f176u1.jpg...Je rappelle ce qu'elle fût vraiment.

    La victoire de la violence de la rue sur la raison.

    Une centaine d'hommes armés de pétoires et d'un canon hors d'âge ouvrirent les portes à la lie qui s'y pressait, après avoir capitulé, et ne voulant pas tirer sur la foule.

    Et après que des gardes françaises eurent mis des canons en batterie autour de la fortesse.

    Ils furent tous massacrés jusqu'au dernier. En attendant les massacres de septembre, les guerres de Vendée, les crématoires à Angers, les noyades à Nantes, et la Terreur...

    Des "dérives" l'on vous dit...

    Les émeutiers libérèrent sept prisonniers dont un aristocrate pédophile, rattrapé peu après, quatre faussaures, et deux fous, transférés plus tard discrètement à Charenton, voilà pour les prisonniers "politiques"...

    Ce que fête la République le 14 Juillet c'est la réconciliation et l'unité paraissant retrouvée un an plus tard lors de la Fête de la Fédération le 14 Juillet 1790.

  • Anatomie du militant

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     On trouve des militants dans tous les partis, hommes et femmes, ils ont tous les mêmes habitudes sociales, mais pas tous le même look.

    Merci à Bernard pour l'illustration

    Définition de militant:

    checonso.jpgÉtymologie : du latin militia, service militaire, métier de soldat. A l'origine, le militant était celui qui se battait les armes à la main pour défendre sa cause.

    Le militant est celui qui soutient activement une cause, une idéologie ou un parti.

    C'est aussi un adhérent à un parti politique, une organisation, une association.

    Le militant n'a pas d'idée politique, il croit bon de croire, ou feindre de croire, que certains politiques persuadés d'avoir « un destin » sont plus qualifiés que lui pour réfléchir sur son présent et aussi sur son avenir. Dans la plupart des partis en fait on trouve très peu de personnes ayant de réelles idées ou points de vue raisonnés, voire réfléchis.

    Nous y reviendrons en détail (je place cette phrase là car elle pose son homme : « Nous » de majesté, et conférencier qui connait son sujet).

    Des types de militants émergent, du professeur en retraite concerné par les indignations en vogue, avec collier de barbe, lunettes « Sécu » et « baise-en-ville » à l'épaule, en passant par le couple « gay » drôlement dynamique, toujours avec l'un des deux plus sensible, ou plus viril que l'autre.

    Notons que le prof en retraite est de plus en plus remplacé par un bobo type « développement durable et toilettes sèches ».

    Il y a aussi le spécialiste des causes sociétales comme Jean-Luc Romero, il défend aussi bien l'euthanasie que le mariage homosexuel.

    Il s'en fiche d'être manipulé par l'un ou l'autre lobby, défendre ce genre de causes permet que l'on parle de lui à coup sûr. Au bout d'un moment, il ne sait plus vraiment pourquoi il milite. C'est souvent, on remarque, une manière de se justifier d'une homosexualité mal digérée, ou d'une mort dans la famille mal vécue.

    Distinguons le souverainiste sans nuances, qui croit bon parfois d'en rajouter dans le côté « vieille France », précisons, bien sûr, que je n'ai rien contre les souverainistes, mais il faut bien faire preuve d'équité, de l'européiste bon teint qui parle de sa cause comme de la bonne parole, qu'il se doit bien sûr de dispenser au bon peuple.

    La plupart des européistes se prennent pour des lumières de sagesse, des phares (dans le visage) intellectuels, des repères de civilisation.

    Ne parlons pas du théoricien libéral en germe, qui défend le libéralisme contre vents et marées, malgré les ravages de la surconsommation et de l'individualisme effréné. Ces militants du libéralisme s'opposent en France aux quelques marxistes orthodoxes qui restent sincèrement persuadés de la générosité de l'idéologie qu'ils soutiennent, tout comme les libéraux sont convaincus que seules leurs idées apporteront joie et bonheur universels alors que c'est de toutes ces idéologies que nous nous retrouvons à danser au-dessus du volcan.

    Et n'oublions pas bien sûr le « militant-midinette » qui défend SON homme politique parce qu'il aime bien son physique, son apparence, la marque de ses chaussures, la couleur de sa cravate. Dans le cas d'une femme politique, il prend celle-ci pour sa mère de substitution ou en est amoureux.

    Et surtout, car c'est aussi une question d'identification, qu'il s'identifie à lui, à elle.

    En meeting, ils scandent le prénom de leur candidat quand celui-ci, ou celle-ci, parle, et quel que soit le discours, ils scanderont.

    Car appeler leur champion par son prénom signifie qu'ils en sont proches, ce qui leur donne l'illusion de tutoyer les hauteurs.

    Il ne faut pas croire qu'ils écoutent quoi que ce soit des discours dont au fond ils se fichent.

    Le militant ne sait pas, ne veut pas savoir, qu'il est là principalement pour trois choses importantes :

    « Tracter » (distribuer des tracts) sur les marchés ou à la sortie des entreprises, et coller des affiches, et justement scander le nom du leader d'un parti, faire du bruit, faire nombre. Il y a toujours le même genre de militants « godillots » de ce genre à tracter, convaincus qu'ils font œuvre utile et qu'ils ne sont pas les larbins d'un politique qui ne songe au fond qu'à son ambition.

     Ces « godillots » sont souvent un rien pathétiques et on ne peut qu'avoir de l'affection pour eux, car ils font toujours montre d'un grand dévouement à leur cause, ne demandant même pas l'aumône d'un mot gentil ou d'une véritable amitié à leur « grand homme », « grande femme » qui de toutes façons s'en fout.

  • Sexe, cinéma et Rock and roll - les films musicaux des années 70 et du début des années 80

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    Patchouli, Glam rock et décadence aussi sur Agoravox

     Il y a quelques jours, zappant paresseusement sur la télévision, je suis tombé sur un feuilleton pour ados décérébrés, « Glee », un genre de « soap » adulescent musical qui plaît aussi à la communauté des « garçons sensibles », le genre de feuilletons superficiel que l’on aime bien aussi bien aux « Inrocks » qu’à « Closer ».

    image empruntée ici

    rhps.jpgLes personnages y interprétaient des chansons extraites de « The Rocky Horror Picture Show », ce film « culte » mythique, qui annonce le « glam rock », au sens premier du terme « culte » d’ailleurs à savoir une œuvre d’abord portée par des « aficionados », comme ceux qui vont le voir au Studio Galande à Paris depuis déjà quelques décennies, et qui font du film un véritable « happening » délirant.

     Les films dits « cultes » finissent ensuite par rencontrer leur public un peu plus tard.

     La plupart des paroles moralement gênantes ou politiquement incorrectes y étaient bien sûr censurées pour que le spectateur consommateur ne soit surtout pas dérangé par une scène qu’il pourrait trouver transgressive, ce qui risquerait de le tirer de son confort intellectuel.

    Dans le film, le professeur « Franck N’ Furter » est joué par Tim Curry. Le fait que la personne qui interprète « Sweet Transvetite » dans le film est un homme n’est pas gratuit, évidemment, ce n’est pas pour rien, dans la série niaise c’était une jeune fille, noire-américaine pour le côté « multicul », mais la chanson ne voulait plus dire grand-chose, c’est un peu la même expérience que regarder une chanteuse de salle de bains de la téléréalité chanter des textes de Barbara ou de Juliette Gréco qu’elle ne comprend pas.

    Les années 70 ont été une période faste pour différents films musicaux de tout style qui arrivaient à divertir sans pour autant oublier d’être adultes et intelligents :

    image prise ici

    44601912.jpgDe «Hair » à « Alice’s Restaurant » toutes ces œuvres fleurant bon le patchouli, certes, mais aussi la mort lente des jolies illusions des années 60 :

     Les guerres asiatiques, les massacres qu’elles entraînèrent, ne les tuèrent pas tout à fait, il fallut attendre le triomphe du fric, du cynisme au pouvoir et du narcissisme grandissant dans les années 80.

     A notre époque hyper-individualiste, les chansons de « Hair » ou d’Arlo Guthrie dans le deuxième film sus-cité paraissent bien naïves et utopistes alors que la préoccupation de la plupart des individus est de continuer à pouvoir consommer comme comme ils l’entendent, ou que leur nombril chéri soit mis en avant sous les feux des projecteurs, que ce soit dans les médias ou sur le réseau.

    Pourtant quand on regarde ces films, où l’esprit du « Summer of Love » jette ses derniers feux, on n’y voit aucune naïveté ou crédulité, simplement le désir que ce monde soit un petit peu plus agréable à vivre, sans pour autant se gorger d’indignations parfois hypocrites ou de haine envers toute contradiction.

    Phantom_Of_The_Paradise.jpgIl y a des films comme « Phantom of the Paradise » qui sortent des cadres, c’est un « film-somme » qui est en même temps un film d’épouvante, un polar, un film romantique, une comédie musicale qui tourne en dérision le genre comédie musicale, et une réflexion sur la société spectaculaire dans laquelle nous vivons, et un message d’amour à la littérature « de genre » tellement méprisée.

    Il faut se rappeler le final dantesque du film, le mariage ultra-médiatisé et grotesque de Swan, le magnat diabolique de l'industrie de l'« entertainement », le visage caché derrière un masque d’argent, Dorian Gray moderne et terrifiant, et de Phoenix, la chanteuse angélique, l’amour perdu du fantôme.

    Il y a à la même période un autre film qui n'est pas exactement musical mais qui marque son époque, et la nôtre, par sa bande originale « funk », qui est « Shaft », on parle moins de « Superfly », dont l'histoire est anecdotique et la réalisation mollassone, dont la musique annonce le style « pimp » (qui veut dire souteneur en argot), manteaux de fourrure, nombreuses bagues aux doigts, canne et talons hyper-compensés, et le « Crank » de nos jours, film plus « sale », moins lisse encore que « Shaft ». Dans « Superfly », le héros est un « maquereau » dealer à ses heures qui fait le bonheur et la prospérité de sa communauté en vendant de la drogue et en prostituant ses « sistas ».

    image empruntée ici

    vanpee_melv_sweetswee_101b.jpgLes puristes leur préfèreront les films de Melvin Van Peebles, plus pointus sur les choix musicaux, plus exigeant et cinématographiquement plus intéressants...

    Plus tard, des producteurs vénaux essaieront de rééditer le même genre de phénomène de société en lançant des films « disco » sans grand intérêt, dont un à la gloire des « Village People ». « Thanks God, it's Friday » relève un peu le genre, mais un tout petit peu.

    « Spinal Tap » de Rob Reiner, sorti en 1984 (comme le documenteur sur les « Rutles » tourné par Eric Idle en 1978, et un ou deux autres Monty Python ») tourne en dérision toute la fausse nostalgie que d’aucuns ont de cette époque qu’ils réduisent aux pantalons « pattes d’eph » et aux sous-pulls qui grattent, ou aux « baba-cool » qui prenaient une douche une fois tous les 36 du mois. « Spinal Tap » suit la tournée d’un groupe de Hard Rock fictif minable, mais dont les membres sont persuadés d’être des génies rebelles forcément incompris, des types déjà mûrs voire blets, dégarnis, qui sont restés bloqués à leur adolescence, des rêveurs aussi.

    Si ces deux films sont marqués par la dérision et la parodie, ne respectant pas la nostalgie ni rien d'autres, on peut être ému, tout en appréciant le genre des précédents films cités par « The Rose », qui raconte la All+that+jazz.jpgvie d'une chanteuse ressemblant beaucoup à Janis Joplin, beau film qui montre une femme libre, sensible, et brisée par trop d'alcool, de drogues et d'amours désastreuses.

    La fin du rêve sera plus évidente dans « All That Jazz » de Bob Fosse, sorti en 1979, qui suit le parcours d'un chorégraphe, cynique et désabusé sur son art, qui pour continuer à le pratiquer doit composer de plus en plus avec la publicité, des commanditaires incultes qui ne songent qu'au fric, et tout le grand cirque de la société spectaculaire.

    Il manque aux années 2000 un film musical qui marque son temps...

     Ci-dessous, des images et du son de "Rocky Horror picture Show", "The Rose", All that Jazz" et "Hair"...


    Rocky Horror Picture Show - Movie Trailer par Schutzengerl1205

  • La mort de Schoenderffer - l'honneur d'un cinéaste

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    On développe sur Agoravox

    Pierre Schoenderffer est mort, on parie qu'il n'y aura pas d'hommage grave et compassé à son oeuvre, dont on retient la plupart du temps surtout le côté "politiquement incorrect", encore un peu plus en cette année de commémoration des accords d'Evian.
    Rappelons que ces films ont été souvent produits par des producteurs de gauche et joués par des acteurs à l'inverse de ses convictions, les hommes libres on me dira se retrouvant toujours et arrivant toujours à dépasser ces frontières somme toutes imbéciles.
    C'est dommage car ces films sont aussi dans la droite ligne de ceux de John Huston et des livres de Joseph Conrad, exaltant ces hommes mélancoliques, qui sont chez lui souvent des "soldats perdus" d'Algérie ou d'Indochine, car ils savent que la liberté et l'honneur ne veulent pas dire grand-chose dans notre société.

    ci-dessous un extrait du "Crabe Tambour"


    Le Crabe-Tambour (1) par RioBravo

  • « Les posters de filles nues sur tes murs... » - à propos de "la situation des esprits" de Jean-Philippe Domecq et Éric Naulleau

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    Sur Agoravox en débat

    « Les posters de filles nues sur tes murs... »

    illustration prise ici

    1984_2_george_orwell.jpgDans une chanson de Cabrel (vous savez, le chanteur qui chante la « CâAbâne au fond du jardin »...), il est question d'un type qui veut se faire passer pour cultivé, fin et intelligent, et raffiné alors qu'au mur chez lui il y a des posters de femmes nues.

    Les individus modernes, voire post-modernes, qui utilisent Facebook (TM°), MSN (TM°), qui ont un blog (TM°), qui sont sur les forums, sont un peu dans le même état d'esprit, sur le net on joue un rôle où l'on se met le plus en valeur, pour compenser une vie que l'on estime médiocre, pour se rattraper de ses frustrations et complexes plus ou moins assumés, et aussi par peur d'affronter la réalité, là-dehors, derrière l'écran, derrière la fenêtre, et d'aller à la rencontre des autres personnes pour de vrai..

    A lire les deux tiers des statuts Facebook, des articles de blogs, et j'en passe, la plupart des gens n'écoutent que des classiques de la chanson, du classique tout court, et ne lisent que des livres passionnants, bref, ne sont pas des personnes s'adonnant à quelque forme que ce soit de légèreté.

    Alors que l'on n'a jamais eu autant besoin de celle-ci.

    Nous sommes dans une époque qui adore se vautrer dans la gravité à tout bout de champ, et l'esprit de sérieux pour tout et n'importe quoi, un show soit-disant « téléréel » devient une aventure, la neige, qui tombe chaque année en France, une tragédie, une vedette qui a un petit succès, une star et j'en passe et des meilleurs, car à cet esprit de sérieux, qui comme disait quelqu'un « fait le bonheur des imbéciles », se rajoute un esprit de superlatif pour toutes les choses qui nous entourent, fussent-elles anodines au dernier degré.

    Ce qui est également amusant que la plupart des auteurs de ces « chefs d'œuvre » inconnus et en péril, croient bon d'adopter, pour parfaire leurs personnages, un ton pompeux et doctoral qui fait beaucoup rire, employant à qui mieux mieux le « nous » dit « de majesté » par exemple

    C'est un peu comme lors des sondages concernant les chaînes de télévision, tout le monde regarde « Arte », personne n'écoute les « tubes », personne ne regarde de séries « B » ou de comédies, personne ne regarde jamais TF1, non, non, non, « Arte », et les chaînes de cinéma en noir et blanc, non tout le monde n'a l'air de ne voir que des chefs d'œuvre du cinéma, des grands longs métrages à thèse, personne ne se colle jamais devant une série télévisée ou un film d'action.

    Ou alors c'est l'autre extrême, un anti-intellectualisme forcené et appuyé où l'on refuse de lire quoi que ce soit d'un peu relevé, où l'on se vautre dans la « junk culture » avec délices en assénant que de toutes façons les gens cultivés c'est rien que des prétentieux, où l'on martèle que toute culture est une forme d'oppression et de contraintes, de vanité sans limites.

    De vieux enfants sur le réseau

    Les poèmes ou les textes parfois maladroits, parfois bien écrits qu'on peut lire sur le net, qui parlent pour la plupart du mal-être de la personne qui les rédige pour diverses raisons : un chagrin d'amour mal digéré, un problème de famille, une question plus personnelle encore, donnent toujours l'impression d'avoir été rédigés par des petites filles malheureuses ou des petits garçons tristes et solitaires, et non par des adultes qui pour beaucoup adorent ressasser encore et toujours leurs malheurs ou supposés malheurs, détestant l'ironie ou la critique toujours prises au premier degré, et comme des attaques personnelles.

     

    Attention, je précise d'ailleurs que mon propos n'est pas ici de railler les souffrances ressenties par telle ou telle personne, ou de les mépriser, aucune souffrance n'est méprisable, et même pas celles qui témoignent aussi de l'ultra-narcissisme moderne, et tout cela au fond témoigne surtout, d'abord et avant toute chose de l'épouvantable crise de sens, je n'ose morale, qui sévit dans notre société où il est logique que la chose à laquelle les gens se raccrochent soient ce qu'ils connaissent ou croient connaître le mieux, à savoir eux-mêmes et l'argent, qui devient la seule et unique valeur repère.

    Alors oui, de temps en temps, certains se donnent des alibis, pleurent à chaudes larmes sur les pauvres, les SDF qui meurent de froid, et qu'on oublie sitôt le mois de mars passé, sur les pays en guerre civile, sur les enfants mal nourris, mais personne absolument personne ne veut réellement remettre en cause son mode de vie et surtout de consommation.

    La confusion entre la vie réelle et la vie virtuelle, bien confortable, bien pantouflarde, est quasiment totale, un peu comme ses personnes avant qui étaient persuadés que le « speaker » dans la télévision s'adressait à eux personnellement et non à la caméra.

    Comme si la personne faisant preuve d'ironie ou de sens de la dérision était forcément en train d'attaquer quelqu'un qu'elle ne connait pas vraiment, qu'elle n'a jamais rencontré, car une rencontre ne se fait pas derrière un écran, elle se fait face à la personne. Mais il apparait bien que les individus modernes, à l'instar de Winston Smith à la fin de "1984" aiment "Big Brother" auxquels ils se soumettent sans aucun problème...

    ici un papier de Serge Tisseron sur le narcissisme moderne

  • Grandgil de retour sur Antidoxe

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    traver11.jpgGrandgil, à savoir ma pomme, est de retour sur Antidoxe, il s'est laissé convaincre par Sophie Flamand qui est la rédactrice en chef de ce site (ah les femmes, elles savent comment nous convaincre nous pauvres hommes). Grandgil parle de littérature, et il en profite pour parler de Marcel Aymé et Jean-Philippe Domecq...

    Voir ici

  • Xavier Mathieu caution popu des plateaux télés

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    Aussi sur Agoravox 

    Chez Taddéï mardi soir, il y avait Xavier Mathieu (qui a des faux airs de Pasolini qui a tourné "l'Évangile selon saint Mathieu", comme quoi tout est lié), il était invité en même temps que Zemmour, Denis Tillinac ou Nicolas Bedos, et Thierry Lévy ainsi que deux ou trois autres invités, habitués de ce platean une comédienne libanaise dite « laïque » qui a parlé du Coran, un éditorialiste politiquement incorrect, tellement incorrect que c'en est pas possible, économiste du PS qui s'est révélé social-libéral, une fanatique du libéralisme, disciple visiblement de Nicolas Baverez...

     ...Bref rien que des gens passionnants.

    image prise ici

    Xavier-MATHIEU.jpgCurieusement, sur l'économie, sur les conséquences de la mondialisation, Xavier Mathieu est au fond d'accord avec Zemmour, ce que je trouvais assez ironique, il en est conscient car comme il le dit lui-même, « ça l'emmerde d'être d'accord avec Zemmour », le leader syndical à « grande gueule » des « Contis » habitué des plateaux télés depuis quelques temps où il assure le quota populaire voire prolo.

     Je l'aime bien au moins pour deux choses, s'être payé en direct Alain Minc, l'éminence grise du prince.

     Quand on pense « éminence » dans son cas, on ne songe pas au Cardinal de Richelien ou à des politiques historiques grandioses, mais plutôt à une marque de lingerie masculine dont l'élastique avait tendance à se relâcher assez vite, comme la moralité des « marchés » économiques,

     Et Mathieu a aussi croisé le fer avec Nicolas Baverez, ne manque plus alors qu'à cela pour obtenir la « sainte » trinité du libéralisme actuel que Jacques Attali qui est l'alibi de gauche des « penseurs qui pensent » de notre temps qui se révéla pendant cette passe d'armes plus proche de Baverez que de Xavier Mathieu dont il se fiche absolument.

     Avec Baverez et Minc, au moins on sait où on va, il n'y a pas d'ambiguïté, mais au fond ils ne savent pas tellement où va le monde, Attali fait un peu plus froid dans le dos car lui sait ce que les « maîtres du monde » nous réservent pour demain ou après-demain.

     La gauche a toujours aimé les « bons sauvages » dans le genre de Xavier Mathieu comme la droite aime les « ouvriers exemplaires » (qui ne mouftent pas), le pauvre de service qui est la caution morale que l'on se crée soi-même, la caution populaire qui montre combien l'on est concerné par la précarité, la preuve on l'invite.

     Par contre, le bon sauvage, le pauvre de service, il ne faut pas qu'il ouvre la bouche

     Xavier Mathieu était assez marrant à observer mardi soir, ou du moins les autres invités autour qui visiblement n'ont pas l'habitude de côtoyer des gens du peuple, des « vraigens », à commencer par les esprits libres de gôche qui étaient là ce soir, dont Nicolas Bedos qui avait la tête, quand Mathieu parlait, du fils de famille bien élevé qui n'ose pas ouvrir la bouche devant le petit voyou qui est en train de lui piquer ses baskets « griffés » car il a peur de se faire taper dessus ou de salir ses habits.

     Tillinac jouait un peu la conversation de bistrot à qui parlerait le plus fort, mais on sent que ça fait trop longtemps qu'il ne fréquente plus de bistrots populaires, où l'on trouve autre chose que du cultureux de droite ou de gauche, ou du journaliste complice qui mange à tous les râteliers.

     Tillinac qui finit par lâcher en gros que les pauvres c'est rien que des jaloux et que c'est pour ça qu'ils approuvent la proposition de François Hollande de taxer les revenus de plus de 1 million d'Euros à 75%, proposition rappelons le qui est un leurre, car il y aura aussi une hausse d'impôts conséquente pour les classes « moyennes » qui le sont de moins en moins.

     Ne manquait au tableau que le militant de gauche, petit bourgeois, un peu dans le genre du personnage de Luchini dans « Uranus » d'après Marcel Aymé (auteur que l'on devrait relire un peu plus en cette période hypocrite), Jourdan, professeur d'histoire, qui joue la fraternisation avec le peuple tout en faisant preuve de condescendance à son égard, se croyant là pour éduquer et mener les brebis égarées vers la lumière du socialisme et du marxisme orthodoxe.

     C'était encore Zemmour qui était le plus à l'aise avec lui car finalement ils viennent du même milieu simple.

     L'embêtant est que Xavier Mathieu, au milieu de tous ces « messieurs dames » tellement importants, roulant des mécaniques, montrant aussi qu'au fond, ces grands esprits ne mènent que des conversations de comptoir de « café du commerce », croit encore dans les vieilles lunes défendues par des démagogues qui sont moins sincères que malins.

    Il n'a pas visiblement pas besoin des lumières des beaux esprits, il sait combattre tout seul sans qu'ils le guident, c'est là que serait la vraie libération...

    Ci-dessous Xavier Mathieu face à Nicolas Baverez et Attali, et face à Alain Minc


    Xavier Mathieu face à jacky attali et Nicolas... par tchels0o

  • Les cathos de flanelle

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    aussi sur Agoravox

    Il est des catholiques qui naissent dans des milieux protégés socialement, où l’on ne se fréquente qu’entre gens de bonne compagnie et du même milieu. Ils ont été dans les mêmes écoles, ont fréquenté les mêmes « rallyes », ces soirées matrimoniales qui sont un peu leur soupape de sécurité, leur défouloir chic.
    doncamillo3.jpgLes adolescents des « bons » milieux y oublient les conventions sociales qu’on leur impose, qui ne sont de toutes manières qu’une façade et se libèrent, s’alcoolisant le cortex et connaissent « bibliquement » la gent féminine. On remarque d’ailleurs qu’au fond dans les milieux populaires on est beaucoup plus moraux, ce genre de comportement à la fois hypocrite et amoral choquant plus que dans la petite, moyenne et grande bourgeoisie.
    Il faut dire aussi que le prolo se console de ses pauvretés en imaginant que l’ensemble des bourgeois est forcément corrompu et jouisseur, tout en les enviant car rien n’est simple. Et bien sûr il y a aussi une bourgeoisie de gauche qui met ses gosses à l’école privée, aide la carrière de sa progéniture, tout en continuant à se prétendre concernés…
    Parmi ces catholiques appartenant à de « bons » milieux, il y en a qui sont meilleurs élèves que les autres, des jeunes gens et des jeunes filles sages qui pour faire carrière se font porte-parole des catholiques. Les autres catholiques n’étant pas des gens cyniques les soutiennent, et les croient sincères, et leur assurent de trouver un créneau de carrière intellectuelle finalement intéressant sur tous les plans dont le plan financier évidemment.
    Parfois autour de l’un ou l’autre se crée un petite notoriété, surtout quand ces jeunes gens et jeunes filles sages passent à la télévision où ils sont la plupart du temps des « cathos de service » là pour mettre en valeur les autres invités, de la gôche qui pense ou libéraux-libertaires sans scrupules. Le jeune homme (ou la jeune fille) sage est alors fasciné par le comportement du milieu qu’il ou elle découvre.
    Il (elle) aime que les salonnards(es) lui sourient avec bienveillance même si celle-ci est teintée d’un peu de condescendance. Les jolies jambes des unes et les fêtes des autres lui apparaissent comme des promesses de délices bien plus intéressants à ses yeux, bien plus excitants, que les idées des catholiques qu’il(elle) voit alors comme étriquées, tellement moins plaisantes voire moralisatrices.
    Bien sûr, comme il (elle) est naïf (ve), il (elle) ne voit pas tout le poids des névroses bien enfouie, les petitesses et la vilenie de ce milieu où l’obséquiosité, la bassesse et les coups bas sont monnaie courante.
    Là, comme il veut continuer à être bien vu des salonnards, il commence à cracher dans la soupe et à rejeter ceux qui finalement lui ont permis d’arriver là où il en est (que l’on voit sa binette à la télé). Il (elle) ne supporte alors pas la moindre allusion à sa tiédeur supposée, pour lui (elle) ce sont rien que des jaloux, des aigris, des envieux qui disent cela.
    Evidemment, comme tous les autres, il (elle) finit par traiter d’intégriste les autres catholiques qui osent ouvrir leur bouche un peu plus que les autres en allant moins dans le sens du vent. Il ne se dit plus de droite, il a peur d’être trop mal vu par ses nouveaux « amis » qui en seront tant que sa notoriété durera, mais pour ne pas trop se dédire non plus, il se dira ni de droite ni de gauche, ou anarchiste chrétien (« anar de droite » il n’osera pas, les anars de droite, il les aime bien au cinéma ou dans les livres, mais aller jusqu’à s’affirmer comme tel lui fait un peu peur).
    Car il (elle) a fini par devenir un « catho en phase » qui va dans le sens du vent, un catho fait de flanelle que la moindre bourrasque empêche de tenir debout, au « cœur sec, aux tripes molles », selon la formule de Bernanos, pour qui c’est le dernier qui a parlé qui a raison et qui ne veut surtout pas déplaire à la jolie attachée de presse qu’il a rencontré sur le plateau de Taddéï ou à la salonnarde dont la bouche pulpeuse lui semblait appeler ses baisers enflammés, et qui toutes deux le font tourner en bourrique depuis quelques temps déjà ou à cet éditeur quinquagénaire (qui aime bien la chair fraîche) qui l’a écoutée parler de son projet de roman sur le mal être des trentenaires diplômées et sages avec componction et un air de Raminagrobis guettant la petite souris en « col Claudine » dont il ne fera qu’une bouchée pour son « quatre heure ».

  • Dialogue avec l’inventeur de l’eau chaude sur la politique française

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    En débat sur Agoravox

    Dans le « Figaro-magazine » de ce samedi, un journaliste, Jean Quatremer, ancien de « Libération » qui vient de pondre un énième livre d’après l’affaire DSK nous affirme qu’il y aurait une connivence entre les médias et les politiques, et que les uns cacheraient des affaires encore plus douteuses sur les seconds :*

    excellente image empruntée à cet excellent blog

    343_hp.jpgAffaires de mœurs pour la plupart, dont pédophilie, partouzes chics, tous s’imaginant que leur statut leur assure l’impunité en matière criminelle ; les politiques tutoieraient certains journalistes qui seraient aux ordres et j’en passe et des meilleures etc…

    Ce n’est pas le pire comme nous avons pu le voir au cours de notre conversation avec l’inventeur de l’eau chaude qui s’avère être…

    …Un journaliste.

    On dit qu’il se serait d’ailleurs brûlé avec.

    -La plupart des journalistes étaient donc au courant concernant le comportement de prédateur sexuel de DSK et personne n’en aurait rien dit, du fait d’une omerta imposée d’en haut, mais n’est-ce pas comme ça depuis belle lurette ? Ainsi, Aristide Briand aurait eu des problèmes suite à une affaire de mœurs qui aurait été étouffée, (il passe quand même en correctionnelle en 1891), et tout le monde savait pour la « connaissance » de Félix Faure…

    Sous la IIIème République, à gauche et à droite c’était loin d’être les seuls.

    -Je ne savais pas, je viens de le découvrir avant-hier, mais j’ai plus fort, j’ai d’autres bombes atomiques en réserve. Par exemple, il paraitrait que les hommes et femmes politiques français ne soient pas complètement sincères quant à leurs engagements, et qu’en fait ils ne font que choisir un « poulain » sur lequel ils misent, pour lequel ils seront prêts à toutes les compromissions, et un créneau quand ils sortent des « grandes écoles », le tout pour faire carrière comme ils choisissent l’un ou l’autre corps administratif quand ils sont diplômés.

    En fait ils se fichent des idéaux qu’ils affirment.

    -C’est pas possible ! lui répondis-je incrédule.

    Il continue derechef le bougre...

    -Il parait aussi que tout ce qui compte au fond pour Marine le Pen, ce n’est pas le pouvoir et encore moins ces idées, mais de conserver le magot du père et le domaine de Montretout entre autres, et que c’est pour ça qu’elle a viré la plupart des cadres de son parti, non pas pour dédiaboliser le Front National mais pour l’argent, pour éviter de le partager, la politique ça rapporte avec les aides de l’état, les prêts accordés aux candidats, les dons faits par les militants.

    C’est d’ailleurs surtout pour ça qu’elle a du mal à rassembler ses cinq-cents signatures, et non pour d’autres raisons, elle n’a plus de cadres sur le terrain, elle les a virés.

    -Vous en êtes sûr, lui demandais-je, c’est quand même incroyable !

    Il enfonce alors le clou un peu plus.

    -Tenez-vous bien, il parait même que quelqu’un comme Mélenchon, de par ses indemnités de parlementaire européen gagnerait au minimum trois ou quatre fois plus qu’un ouvrier de chez « Conti » ! Bien sûr, ce n’est pas un milliardaire, il ne faut pas exagérer non plus comme dans le PDF  « Sacré Méluche » qui circule en ce moment sur Internet, mais c’est loin d’être un précaire tout comme Chevènement qui n’est pas le seul à disposer d’un logement « social », Fadela Amara aussi !

    (note personnelle : là je dois quand même nuancer son propos, au moins Mélenchon, tout comme Bayrou, semblent tous deux au moins sincères dans leurs idées. Aucun des deux ne paie l’impôt sur la fortune à la différence de Sarkozy par contre).

    Et attendez, attendez !

    J’ai encore plus fort !

    Ici il prend une grande inspiration et se lance…

    -Il y aurait des politiques de gauche comme Martine Aubry, DSK (note personnelle : mais ça on a fini par le savoir), Lang, qui disposeraient d’une fortune personnelle, comme à droite mais cela, on le sait plus, car les politiques de droite ont moins de scrupules avec l’argent. Bien sûr, ils font mine de faire preuve de transparence, mais pour l’instant, on ne sait pas grand-chose au fond, il y a quelques zones d’ombres.

    -C’est tellement surprenant !

    Il reprend sa respiration :

    -La politique serait une farce en France depuis quelques décennies déjà, manipulée par des idéologues de gauche comme de droite, de temps à autre on sert au peuple un démagogue ou deux où il croit se retrouver, ce qui le distrait de réfléchir réellement à un projet alternatif de société dont il ne veut pas en fait, le peuple veut pouvoir continuer à consommer, le peuple aime Big Brother en l’occurrence (note personnelle : là bien sûr je laisse l’inventeur de l'eau chaude responsable de son propos pessimiste sur la démocratie, mais quand on voit que les peuples européens font la fine bouche sur l’exercice de leurs droits et de leurs engagements, cela laisse à réfléchir).

  • "Slaughterhouse 5"

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    Je viens de découvrir le livre et le film, étonnants, originaux, drôles, tragiques et dérisoires : Billy Pilgrim, un jeune américain, voyage entre le passé, le futur et son présent, et aussi sur une planète étrange, Tramalfadore où la sagesse des habitants tient en une phrase : "C'est la vie".

    Le "genre" réputé mineur de la Science Fiction en dira toujours plus que la plupart des pensums...


    Abattoir 5 - Bande-annonce [VO] par CinemotifTV

  • Pourquoi se priverait-on de jubiler avec "The Artist" ?

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    Inutile de préciser que j'ai vu ce film en V.O...

     Après de longues semaines d’hésitation, je suis allé voir « The Artist », surtout après avoir lu des critiques tatillonnes ou l’on sent que le critique fait une moue dubitative, et aussi par esprit de contradiction face à l’enthousiasme général. Parfois, vouloir absolument sortir du rang n’est pas forcément un signe d’intelligence.

    Il faThe_Artist_reduite.jpgut être en fait malade du foie, bilieux, hargneux ou sacrément désabusé, pour ne pas jubiler devant ce film, qui s’il n’est pas un chef d’œuvre ; il manque cependant ce petit grain qui fait que certains films atteignent réellement au génie, est malgré tout un grand film, français, qui pour une fois ne nous narre pas par le menu les tribulations narcissiques de trentenaires adulescents et petits bourgeois couchant de droite et de gauche, ou celle du sempiternel flic fatigué et cynique que l’on nous ressert un peu trop depuis qu’Olivier Marchal écrit des scénarii.

    Mais pourquoi bouder donc son plaisir ?

    Et pourquoi donc rater une occasion d’être heureux devant un film ?

    Quand on aime le cinéma, ce qui est mon cas depuis que j’ai vu sur grand écran, (le cinéma se voit sur un véritable grand écran, s’il vous plaît), « Vingt-Mille lieues sous les mers » de Richard Fleischer à six ans, on y est durablement marqué par le « Nemo » de James Mason, j’aime profondément le cinéma.

    Et en plus, c’est une œuvre remplie de citations et références sur la culture cinéma, références qui ne sont pas pour faire joli mais qui se paient en plus le luxe de faire avancer l’histoire et qui témoignent à chaque fois combien ceux qui ont fait ce film aiment le cinéma, références qui je suis sûr ne t’auront pas échappé ami lecteur à l’œil exercé :

    Les films de Louise Brooks, les « girls » des Ziegfield Follies, « Helzappopin », les mimiques de Mary Pickford, les films de cape et d’épée de Douglas Fairbanks, le « Zorro » qu’il tourna, le pamplemousse de "Public Enemy", la maison de « Sunset Boulevard », les films de D.W Griffith etc...

    Le réalisateur avait déjà plus ou moins montré son amour ducinéma dans les deux « OSS 117 » qui sont éclairés et filmés avec amour par Eugène Schifman qui fut je le rappelle chef opérateur des derniers Renoir et de Max Ophuls, entre autres. Certains ont cru voir dans ce film un « filmage » télévisuel ignorant visiblement que l’on filmait avec les mêmes objectifs dans les années du « muet », époque à laquelle l’on s’interdisait les grands angles qui n’étant pas au point déformaient l’image.
    De plus, quand ces personnes qui font la fine bouche parlent de cinéma américain, ils sous-entendent son impérialisme, le fait que Michel Hazanavicius se serait dédit en somme.

    En particulier concernant ces années-là, ils oublient, ces esthètes de bazar, qu’ils parlent en fait de cinéma européen, en droite ligne de la « Mitteleuropa » précisément, où la pire sottise devint reine en 1933, la sottise la plus criminelle, celle qui massacre, et qui brûle aussi  des livres, qui interdit des films.

    Et je dis ça en tant que catholique, mais une œuvre, un film, un livre fût-il violemment blasphématoire ne doit jamais être interdit. Critiqué oui, mais c’est autre chose.  Et il ne faut pas oublier qu’un blasphémateur, un pêcheur comme Pasolini a tourné le plus beau film spirituel et mystique qui est « la Passion selon saint Mathieu »  

    Tous les grands cinéastes « américains », à de rares exceptions sont en effet allemands, tel Fritz Lang, autrichiens, comme Billy Wilder, qui fut danseur mondain à Berlin et grouillot à Vienne, ou Otto Preminger (la plupart juifs, sans doute des « sionistes »), ou Erich Von Stroheim dont le père était tailleur à Vienne, ayant dû ficher le camp d’Europe, français, italiens, comme Capra, et même grec comme Jules Dassin, auteur de remarquables films noirs etc...
    Mais visiblement, ces esthètes qui font la fine bouche ne connaissent pas vraiment l’histoire du cinéma…

    N’écoute pas les grincheux ami lecteur, va voir « The Artist ».

  • Syrie or not Syrie ?

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     Depuis quelques jours déjà nos belles consciences se sont faites pressantes pour que le gouvernement français intervienne en Syrie, et y envoie des troupes, des armes, des missiles, tout ça.  

    image prise ici

    2012-02-27T213744Z_1_APAE81Q1O2Y00_RTROPTP_3_OFRTP-SYRIE-SYNTHESE-20120227.JPGNos belles consciences sont donc incapables de contradiction, même si certains mauvais esprits rappelleront leur levée de boucliers au sujet de la Libye, pays où à les entendre, Sarkozy a commis des massacres contre les civils par pur cynisme, Il y est certes allé pour le pétrole principalement, mas cela n’aurait pas du tout contribué à faire tomber Kadhafi que l’armée française intervienne dans ce pays ?  

     Là, en Syrie, où il serait plus légitime d’aller, ce ne serait donc pas pareil ?

     Autre contradiction que des mauvais sujets verraient, certains vont jusqu’à dire que la France doit y aller car elle a des choses « à se faire pardonner » comme en Algérie dixit Mme Diallo par exemple dans l’émission de RTL « On refait le monde » du 29 février, à savoir hier. La même et d’autres quelques jours auparavant fustigeaient le « masochisme mémoriel » au sujet du génocide arménien qui à les entendre est un pur fantasme.

     Une question qui me vient spontanément ici, c’est : comment peut-on parler de liberté de pensée quand il s’agit de nier l’existence et la véracité de faits concrets concernant un massacre ?

     Ce genre de négationnisme s’assimile pourtant à un étalage de haine et d’ignorance…

     En passant rappelons qu’elles sont aussi d’une grande tolérance, citons  un exemple, de par leur tolérance, et leur « vigilance » civique, elles viennent d’obtenir l’interdiction d’une émission portant sur le dernier livre de Reynald Secher sur France cul. Le malappris avait osé remettre en cause leur vision de l’histoire, la Révolution, et il avait osé parler des Guerres de Vendée et du massacre à cette occasion de 175900 personnes selon l’hypothèse « basse » qu’il expose dans sa thèse de doctorat « Un génocide franco-français, la Vendée Vengé ». Pour certains auteurs, c’est même plus

     Ces belles consciences savent qu’un « printemps arabe » a eu lieu, un printemps donc nationaliste mais là c’est pas pareil, et qu’il a « libéré » les peuples du Proche et Moyen Orient et ne les a pas livré corps et bulletins de vote aux islamistes et aux salafistes, de l’Egypte à la Tunisie.

     Cela elles le nient, ne veulent pas le voir.

     Je songe quant à moi avec tristesse aux jeunes filles d’Alexandrie ou du Caire, auxquelles les « barbus » fichaient la paix qui doivent maintenant toutes porter le voile sous peine de subir la vindicte publique, le tout à cause de l’ignorance de quelques illuminés occidentaux qui ne comprennent rien à ces régions du monde. Pour eux, visiblement, les droits des femmes c’est pas pareil que l’on soit en Europe ou ailleurs.

     Elles paraissent ignorer par exemple que tous les régimes maintenant abattus étaient tous laïcs et protégeaient les communautés moins importantes de leurs pays, ces régimes le faisaient par calcul, mais ils le faisaient. Et comme partout ailleurs, derrière Assad en Syrie, il y a toujours et encore des islamistes. Et même si je suis le premier à ne surtout pas contester la terreur qu'il fait régner, il faut être prudent quant à la suite qui peut être pire.

     Ce ne sont pas des printemps qui ont la liberté pour but ultime, mais l’affirmation d’une identité arabe  commune à ses peuples,  ce qui passe donc par l’affirmation logique de leur identité religieuse commune, musulmane, et à l’« Umma ».

     S’affirmer passe généralement pour la plupart des êtres humains qui équilibrent le rapport des forces à leur profit par la destruction et l’oppression de ceux qui ne sont pas d’accord quant au nouveau rapport de force ou qui ne pensent pas de la même manière ou ne sont pas nés dans la même communauté.

     C’est ce qui se passe pour la plupart des chrétiens d’Orient, minorités arabes vivant depuis des siècles dans ses pays, minorités maintenant insupportables pour ces peuples. Ce n’est même pas une question de jugement moral, une simple constatation.

     Mais comme dit la chanson de Béart : « Gare à celui qui dit la vérité … »